04.05.2009

Démenti sur l'article de Ouest France à propos du 1er mai

FN : Non, Jean-Marie Le Pen n‘était pas tout seul !

 

Exceptionnel ! En organisant pour la première fois un 1er mai unitaire, les huit syndicats – CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC (cadres), FSU, Solidaires, dont Sud et UNSA (autonomes) promettaient, surtout à Paris, une participation « exceptionnelle ». Au moins aussi importante que lors de la manifestation protestataire du 19 mars dernier et sans doute plus. « La mobilisation sera historique », annonçait Bernard Thibault. Certes, par rapport aux 1er Mai précédents, l’unité oblige, les marcheurs étaient nettement plus nombreux. Mais bien en deçà malgré tout des prévisions. Les centrales syndicales tablaient sur plus d’un million de manifestants dans toute la France. Vendredi, ils étaient en fait moitié moins… Défilés certes importants, mais ni historiques ni vraiment exceptionnels. Pas de quoi, en tout cas, accentuer la pression sur le gouvernement comme le souhaitaient les chefs syndicalistes et les partis de gauche. Mais ce nombre inhabituel reflétait tout de même une inquiétude et un mécontentement croissants, à ne surtout pas sous-estimer.

Selon la jauge des sondeurs : « Entre quatre et six fois plus que le 1er Mai 2008 – qui fut plutôt squelettique – mais moitié moins que le 19 mars. » Dominique Paillé minimise : « Manifestation d’une ampleur inférieure aux attentes des organisateurs. »

Sur les calicots, les slogans disaient toutefois l’inquiétude des salariés et leur colère diffuse, déversée à tort ou à raison sur le gouvernement et en particulier sur le chef de l’Etat : « Casse-toi riche con… » Le cortège parisien, comme ceux de province, était avant tout dirigé contre la politique du gouvernement accusé de ne pas suffisamment relancer la consommation et de maintenir certaines réformes contestées par la gauche (hôpital, éducation…). Bien sûr, était aussi visé le patronat : « Banquer pour nos salaires, pas pour les actionnaires »…

Peu après son départ de Denfert-Rochereau (lieu de rassemblement), une demi-douzaine de jeunes manifestants d’extrême gauche essaient de durcir les mots d’ordre : « Pendez les patrons ! » « Pendez les banquiers ! », rectifient aussitôt d’autres manifestants autour d’eux. Avant de revenir très vite à des slogans plus civilisés : « Je travaille, nous travaillons, vous travaillez, ils profitent », « Qui sème la misère récolte la colère. » La colère, comme l’inquiétude et peut-être parfois l’angoisse – l’angoisse de lendemains que nul n’entend plus chanter – dominaient ces défilés du 1er Mai. Mais une colère contenue, pas encore prête à déboucher sur des actes violents. Une colère que certains syndicats, comme Sud et FO, et les partis d’extrême gauche, essaient de canaliser vers un objectif immédiat : celui d’une grève générale. Un objectif sur lequel l’unité syndicale pourrait déjà se lézarder.

Dans beaucoup de villes de province, les salariés directement touchés par les réductions d’effectifs occupaient les premiers rangs des cortèges, comme à Toulouse avec les ouvriers de Molex, à Compiègne où les employés de Continental étaient quasiment tous présents, à Grenoble bien sûr avec ceux de Caterpillar.

Français, réveille-toi, tu es ici chez toi

A l’inverse du succès annoncé des syndicats, les augures politiques prédisaient un fiasco retentissant pour le 37e défilé organisé par le Front national en l’honneur de Jeanne d’Arc. Même Jean-Marie Le Pen semblait le redouter quelque peu. N’avait-t-il pas annoncé, avec certes beaucoup de panache : S’il n’en reste plus qu’un je serai celui-là ! Malgré les scissions et les défections en masse qui ont émaillé les deux dernières années du FN, le bide prévu n’a pas eu lieu. Certes, ce n‘était pas, devant l’Opéra, la foule des grandes heures de la droite nationale. Mais 4 000 personnes environ ont défilé jusqu‘à la place des Pyramides. Le même nombre à peu près que l’année dernière. Avec dans leurs rangs sans doute plus de jeunes… « Français, réveille-toi, tu es ici chez toi », scandaient ces derniers, à l’adresse de nos compatriotes victimes de l’immigration-invasion et de la préférence étrangère, auxquelles trop de leurs aînés semblent s‘être résignés.

Les fédérations de province étaient là, derrière leurs bannières, tantôt par régions : l’Alsace, la Lorraine, le Centre, la Bourgogne, le Nord-Pas-de-Calais, Midi-Pyrénées, la Picardie, l’Ile-de-France, la Normandie… Tantôt par départements : l’Auvergne, la Drôme, l’Eure-et-Loir, le Loir-et-Cher, l’Indre, l’Isère, la Marne, l’Essonne, le Val-d’Oise… Une banderole proclamait : Les Savoyards avec Jean-Marie Le Pen, tandis que, juste derrière, une autre affirmait : Les Chti’s avec Marine… D’autres encore déclinaient des slogans politiques : Non à l’euromondialisme, oui à l’Europe des nations…

Un euromondialisme que Jean-Marie Le Pen a bien sûr fustigé dans son discours de près d’une heure qu’il a prononcé sous le soleil, place des Pyramides, au pied de la statue de Jeanne d’Arc. Le président du FN a dénoncé une Europe qui sert de « pavillon de complaisance » à une marchandisation « planétaire ». Un système qui a soumis les nations aux prédateurs. « Déjà appauvris par l’extraordinaire flambée des prix occasionnée par la mise en place de l’euro en 2001, les Français, anxieux, angoissés, anticipent un avenir sombre, sans emplois, sans ressources, sans retraites (…). On ne dépense plus, ou le moins possible. On achète la nourriture chez les discounters alimentaires, les vêtements d’occasion sur des sites internet (…). Il y aura 11% de chômeurs officiels en 2010, en réalité 16 à 20% de la population active, soit plus de cinq millions de personnes, dans un pays qui compte en outre, au bas mot, sept millions de pauvres (…). Le pire, c’est que nous ne sommes plus les maîtres chez nous, dans nos banlieues, dans nos villes et même dans nos campagnes, à cause de “l’immigration de peuplement” mise en place par les dirigeants français qui se sont succédé depuis cinquante ans à la tête de l’Etat. (…). L’objectif de ces gens-là est clair, mes chers camarades. Il faut dénationaliser notre peuple, le transformer en troupeau de consommateurs béats, sans repères, sans conscience, sans culture, le noyer dans l’illusion cosmopolite et matérialiste qu’entretiennent depuis des décennies les puissants de ce monde. »

Samedi matin, des journaux ont titré un peut vite : Le Pen ne fait plus recette. Tant pis pour la recette : le FN, en tout cas, existe toujours. Pour ce 1er Mai, il était dans la rue, toutes bannières déployées. En juin prochain, à la faveur de la globalisation qui frappe de plus en plus de Français, et de plus en plus durement, les électeurs de la droite nationale pourraient se retrouver dans les urnes en beaucoup plus grand nombre que prévu. Comme l’analysait samedi le politologue Dominique Reynié : « Il est clair que dans les temps actuels, le FN conserve un logiciel très efficace. » A condition bien sûr, que les responsables de la droite nationale sachent l’installer convenablement…

Français, réveille-toi, il est plus tard que tu ne le crois !

JEAN COCHET

29.01.2009

Galette des Rois 2009

 

La galette des Rois du Front national du Morbihan a rassemblé une centaine de personnes ,samedi 24 janvier) à Carnac ( voir Ouest France et le Télégramme du 26 courant).

 

 

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17.04.2008

Défilé du 1er mai à Paris et covoiturage

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POUR LE DEFILE DU 1er MAI A PARIS , PLACE DE L'OPERA.

UN CO-VOITURAGE AURA LIEU AU DEPART DES QUATRE DEPARTEMENTS BRETONS POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS VOICI LES TELEPHONES :

 

FN DES CÔTES D'ARMOR: 02 96 21 39 17

FN DU FINISTERE          : 02 98 66 18 72

FN D'ILLE ET VILAINE     :06 83 73 99 80

FN DU MORBIHAN           :02 99 91 34 31