21.06.2009
Quand les salariés français font confiance aux hérauts de la mondialisation.
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Bien sûr, comme il se doit le malheur des uns pourrait faire le bonheur de quelques autres…
Sonas Automotive ?
Entreprise qui a vu le jour en 2006 suite à la cession des activités de découpage et d’emboutissage de «Wagon Automobile », reprise par un cadre, « Sonas Automobile » est repris par l’Allemand Halberg Guss avec la bénédiction du tribunal de commerce de Guéret. L’Allemand étant seul en lice…
Bien que s’engageant à garder les quatre sites de Beaucourt (Territoire de Belfort), Saint-Nicolas-d’Aliermont (Seine-Maritime), Bessines (Haute-Vienne) et La Souterraine (Creuse), le nouveau propriétaire se sépare de 257 salariés sur les 850… Des promesses aussi, à hauteur de plus de 5 millions d’investissements…
Des promesses ?
Le groupe familial italien « Zen » n’a jamais manqué d’en faire quand il a repris en 2006, « New Fabris », qui était spécialisé dans l’usinage de pièces de fonte et en aluminium, dépendant à 90% des commandes de PSA et de Renault.
La main sur le cœur, les juges consulaires de Lyon ont prononcé la liquidation de l’entreprise, avec « arrêt immédiat de l’activité ».
PSA et Renault ayant cessé de passer commande à « New Fabris », l’Allemand Halberg Guss qui était là aussi en embuscade, un temps intéressé par la reprise, s’est retiré…
Autre entreprise qui était tombé dans le giron de « Zen », la SBFM situé à Caudan serait peut-être reprise par l’espagnol « CIE Automotive »…
Mais les accords d’entreprise sont remis en cause et 200 personnes seraient licenciées sur 538… Il serait également demandé aux donneurs de commandes de porter leur volume annuel à 50 000 tonnes de production avec une relève de prix de 10% la première année et 5% la deuxième.. , alors qu’il est tombé à 30 000 tonnes… Des exigences qui soulèvent l’opposition du personnel à ce seul projet de reprise…
Chez le fondeur Rencast l’épée de Damoclès s’affûte aussi.
Rencast qui avait été sous la coupe de « Zen » 9 mois, devait devenir le vaisseau amiral de l’Italien en France. Nous ne vanterons pas les mérites de la marine italienne…
Les juges lyonnais se prononceront le 24 juin… Et « Zen » qui pensait revenir sur cette affaire, pensant peut-être en faire non plus un vaisseau mais une gondole… s’est retiré après lecture d’une lettre reçue de PSA et Renault… La voie serait peut-être libre pour l’Allemand, toujours le même Halberg Guss. Avec une prévision de réduction de 192 emplois et une intervention du Fonds de modernisation des équipementiers…
Les salariés dont la tête est sur le billot devraient percevoir une prime « supralégale » de 30 000 euros financée à 90% par les constructeurs… Pas de quoi perdre la tête !
Quelques espoirs pour les 380 employés de « Florence et Peillon », là encore filiale de l’Italien « Zen ». Leur avenir passe par la vente de l’entreprise…
Allo Halberg Guss ?
Combien de salariés en France qui sentent le sol se dérober sous leurs pas en se rendant à leur travail ?
Un remède ? Qu’ils lèvent donc la tête vers le ciel et contemplent béatement les hirondelles chantées par les hérauts de la mondialisation…
14:59 Publié dans Mondialisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mondialisation, sbfm, sarkozy, europe




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