22.06.2009

Immigration:l'Etat ne contrôle pas les violences qui en résultent.

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Guerre tribale au Blanc-Mesnil

 

 

 

 

« En général c’est calme, sauf quand les bandes des deux cités se croisent. » Ce brave riverain du Blanc-Mesnil qui ne s’exprime qu’anonymement, a tout résumé de la situation. Un adolescent de 17 ans est mort samedi d’une balle dans la tête. Au cours d’une rixe haineuse, violente, barbare. Une rixe à mort.

Depuis quelques mois, les rixes entre la bande de la cité des 212 et celle de la cité des Tilleuls au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) sont devenues quotidiennes. « Une guerre des territoires » selon un enquêteur. Un « jeune » est mort, un autre âgé de 18 ans a été touché à l’omoplate, un autre blessé à la main. Les policiers sont intervenus vers minuit. Ils ont interpellé onze personnes dont trois mineurs et récupéré un fusil à pompe. Mercredi une lutte sanglante avait opposé des mineurs âgés de 13 à 14 ans. La police pense qu’un « mauvais échange de regards » entre membres de bandes rivales, aurait été le déclencheur.

Les violences entre bandes sont en constante augmentation en France. Avec un record pour les deux derniers mois de l’année 2009. Exploitant cette nouvelle rixe mortelle, le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a exhorté les parlementaires à voter « à l’unanimité » le texte de Christian Estrosi contre les bandes.

Un texte « effet d’annonce » dont les mesures sont vagues et redondantes par rapport à la législation déjà existante, ou carrément ridicules comme l’interdiction du port de la cagoule. Ce faux arsenal veut traquer l’intention, l’appartenance supposée, et se place dans une logique de soupçon comme au temps de la Terreur où l’on pouvait être suspect d‘être suspect… Une idée sarkozienne tout à fait discutable, alors que l’Etat se refuse à désigner les bandes pour ce qu’elles sont : un regroupement le plus souvent connu de « jeunes » d’origine immigrée, animés par une haine raciste, qui se livrent à des actions violentes et criminelles.

Dans le projet de loi Estrosi, aucune définition précise du mot bande n’est formulée. C’est toute l’ambiguïté du projet de loi. Le gouvernement ne peut pas qualifier honnêtement un phénomène qu’il a lui-même contribué à fabriquer.

Ces bandes ethniques ne sont pas arrivées de Mars. Elles sont le résultat d’une politique d’immigration massive, folle et non contrôlée. Des centaines de « jeunes » d’origine immigrée, en marge, non intégrés, non intégrables, en rupture culturelle, sociale, légale, religieuse, raciale, qui sont passés à la barbarie. Avec Youssouf Fofana, la justice a entre les mains en ce moment l’un des caïds de bandes les plus emblématiques qui soit et qu’elle ne sait d’ailleurs pas comment juger sinon par l’implication la plus condamnable : anti-sémite. Et hop, liquidé le cas Fofana.

CAROLINE PARMENTIER

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