30.06.2009
Hénin-Beaumont:Un front « ripoublicain » face au Front national !
Comme l’on pouvait s’y attendre, à quelques jours du second tour de l’élection municipale, une coalition pompeusement – et ridiculement – qualifiée de « front républicain » se dessine donc de plus en plus à Hénin-Beaumont. Communistes, socialistes, écolos, centristes du MoDem ou encore mollassons de l’UMP : tous acteurs d’un même système anti-national et corrompu, tous coupables à des degrés divers de la déliquescence de notre pays, ont en effet multiplié lundi les appels à l’union pour tenter de faire barrage à un FN « renaissant » qui a recueilli près de 40 % des voix au premier tour (Présent d’hier).
Lundi matin, c’est le candidat de la liste d’« Union de la gauche » (PCF/MRC/PS/MoDem), et ancien adjoint du maire corrompu aujourd’hui incarcéré Gérard Dalongeville, Pierre Ferrari, arrivé troisième au premier tour et en mesure de se maintenir, qui devait assurer que, « quoi qu’il arrive », il n’y aurait « pas de triangulaire ». Et, dans la foulée, annoncer son désistement et appeler à une « fusion des listes » en faveur de Daniel Duquenne, le candidat divers gauche arrivé dimanche en deuxième position avec 20,19 % des voix.
Un désistement, il est vrai, qui ne s’est pas fait sans mal et est intervenu après de fortes pressions du PS qui, dans un communiqué, avait estimé que « face au danger que représente le Front national, le Parti socialiste appelle tous les républicains à se rassembler derrière la liste conduite par Daniel Duquenne ». Catherine Génisson, premier secrétaire de la fédération PS du Pas-de-Calais, devait enfoncer le clou un peu plus tard, en ajoutant que la solution « la plus claire » était celle d’un « désistement de toutes les listes au profit de Duquenne ».
De son côté, le parti des cent millions de morts et du goulag, devait lui aussi expliquer très sérieusement que « l’urgence est à l’union la plus large pour barrer la route à Marine Le Pen et sa clique » et que « le temps viendra ultérieurement de faire toute la clarté sur les causes qui ont rendu encore fécond le ventre de la bête immonde » ! Fort heureusement pour eux, le ridicule, contrairement au communisme, ne tue plus depuis longtemps…
Cependant, dans ce concert lamentable, la palme de la trahison du peuple français devait revenir à l’UMP. Invité lundi matin sur LCI, le chef de file des députés UMP Jean-François Copé devait en effet déclarer que « de manière générale, il faut faire barrage au FN, il faut être absolument intraitable ». Avant d’ajouter : « Le FN, dans certaines parties du territoire, remonte et cela commande d’être très vigilant. » Quelques heures plus tard, à l’issue d’une réunion à l’Elysée entre Sarkozy et les responsables de l’UMP, celle-ci devait à son tour publier un communiqué officiel dans lequel elle indiquait ne pas vouloir « l’élection de la liste Front national d’Hénin-Beaumont » et appelait les électeurs « à choisir le candidat divers gauche et républicain, Daniel Duquenne ». Après quoi, les appels de membres de l’UMP en faveur d’un « front républicain » allaient pleuvoir : Dominique de Villepin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand…
Une mobilisation immédiate de l’UMP en faveur d’une liste de gauche contre la liste de Steeve Briois et du Front national, qui – espérons-le – donnera peut-être enfin à réfléchir aux nombreux électeurs du FN, et plus généralement de la droite nationale, qui ont apporté et apportent régulièrement leur soutien électoral à Nicolas Sarkozy et à l’UMP !
Ironisant lundi sur le « front républicain » qui se dessinait contre la liste de Steeve Briois, Marine Le Pen rappelait de son côté que « ce front sera celui de la défense des intérêts de ceux qui ont géré la ville depuis trente ans » et que « le déferlement d’appels de l’UMP démontre qu’il y a un système à sauver. De quoi ont-ils si peur ? », s’est-elle en effet demandé. « Qu’ont-ils si peur que nous découvrions si nous sommes élus ? » Et la vice-présidente du FN, de conclure : « Les appareils nationaux sont à la manœuvre, on voit qu’on est très loin des intérêts des habitants d’Hénin-Beaumont… »
FRANCK DELETRAZ
18:26 Publié dans Mesures antinationales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hénin-beaumont
26.06.2009
Etats-généraux de la bioéthique
Dynamique de groupes
Un colloque a clos, mardi, à Paris, les « états généraux de la bioéthique » où les citoyens lambda étaient invités à donner leur avis sur des sujets aussi disparates, voire techniques, que le don d’organes, les fécondations in vitro et le don anonyme, ou non, de gamètes, la recherche sur l’embryon humain et le diagnostic prénatal. Le rapporteur, Alain Graf, n’avait pas eu le temps de faire une synthèse des trois réunions de Marseille, Rennes et Strasbourg où des panels dits « représentatifs » de 16 personnes avaient été constitués en jurys pour trancher ces questions et présenter à l’Assemblée et au Sénat un travail prémâché, voire irrécusable.
En revanche, avec Roselyne Bachelot et Jean Leonetti (de la loi « fin de vie »), Alain Graf s’est longuement étendu sur la « démocratie participative » qui caractérise ce débat et qui fera des nouvelles lois bioéthiques le fruit d’un vrai consensus. Vraiment ? Non, bien sûr : acquérir l’adhésion d’un public ignorant ou manipulé pour faire apparaître les mesures discutables comme l’expression de la volonté du plus grand nombre, c’est le b.a.-ba de la dynamique des groupes, le ressort caché de bien des innovations catastrophiques (comme en matière de pédagogie) et de bouleversements sans précédent : voyez la « gouvernance mondiale ».
Michel Villette, qui commente longuement et très pertinemment cette affaire sur son site, lunivers.info, relève d’ailleurs à propos des « techniques de groupe » : « L’un des organisateurs, m’ayant vu aux trois forums, me prit pour un homme du sérail et me confia lors de la pause du colloque, en s’en réjouissant, qu’ils avaient pratiqué ces techniques avec les jurés. »
Parmi les propositions « citoyennes » (les guillemets sont de rigueur), on pourra certes se réjouir de voir la pratique des mères porteuses rejetée, tout comme l’assistance médicale à la procréation pour les couples homosexuels. En réalité, ces quelques garde-fous servent de paravents derrière lesquels se glissent de nouvelles avancées de la culture de mort : recommandation de la possibilité d’adoption pour ces couples, sacralisation du principe du projet parental puisque les embryons conservés qui en seraient dépourvus pourraient faire l’objet de recherches, refusées pour les « embryons à naître », etc.
On a beaucoup parlé de la gratuité du don : cellules reproductrices, organes prélevés en état de mort cérébrale, ce qui a permis de passer totalement sous silence les questions éthiques graves qui se posent à propos des dons eux-mêmes.
Mais c’est le mouvement qui compte, Sarkozy l’a dit lundi ! Si bien qu’un Jean Leonetti a pu déclarer aux jurés : « La question n’est pas de savoir où est le vrai ou le faux… Ne pas tenir compte de vos avis serait une faute… Le rapport des états généraux primera tous les autres rapports (…), y compris celui déjà rendu du Conseil d’Etat. » Celui-ci se montrant trop « conservateur », peut-être ?
Michel Villette, qui assistait donc au colloque, relève l’heureuse intervention du sénateur PS Alain Claeys qui réagit fermement pour souligner qu’on ne se forme pas en quelques mois à la bioéthique, voire « en deux week-ends » comme les membres des jurys, et qui demanda que l’on reconnaisse la primauté du Parlement quand il s’agit de voter les lois et définir leur contenu.
Peut-on être sûr que le Parlement respecte mieux la vie que ces « forums citoyens » ? Non, sans doute, mais du moins n’est-on pas en présence d’une prise de pouvoir de ceux qui savent si bien diriger les « débats citoyens » et aboutir exactement là où ils veulent aller dans une illusion de démocratie.
La démocratie parlementaire n’est pas garante de vérité, l’illusion démocratique est plus nocive encore en ce qu’elle fait davantage porter par « le peuple » la responsabilité de décisions qui déshumanisent l’homme.
Michel Villette se demande, à la fin de son commentaire, s’il faut continuer à « valoriser » cette véritable révolution en participant au « débat » : « Une dictature, cela se combat. Le dialogue est impossible avec une dictature. » C’est la critique qu’on peut adresser à la démarche de Mgr d’Ornellas qui, au nom de l’Eglise, s’est engagé dans ce « dialogue ».
Mais il est urgent de soutenir toutes les initiatives – celles d’évêques, d’associations comme l’Alliance pour les droits de la vie, celles des « espaces anthropo-éthiques régionaux » créés grâce à l’action de Michel Villette – pour éduquer à la vérité, la faire connaître et la défendre.
JEANNE SMITS
22:06 Publié dans Bioéthique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-généraux de la bioéthique
25.06.2009
Un trio de choc: Carla Bruni,Sarkozy et Frédéric Mitterrand...
On nous dit que c’est sous l’influence de Carla Bruni que Sarkozy a pris conscience de l’importance de nommer à la culture un type comme Frédéric Mitterrand. Décidément elle n’en rate pas une. Penser une seconde que les révélations autobiographiques dudit Mitterrand dans La Mauvaise vie, sur sa quête homosexuelle dans les bordels de Thaïlande, auraient pu faire sourciller le président de la République, c’est se tromper de monde.
La presse, du Monde au Nouvel Obs, avait unanimement salué la sincérité et la crudité des révélations de l’ancien présentateur de télé dans son livre sorti en 2005. Frédéric Mitterrand raconte d’abord son enfance des années cinquante, dorée et confortable mais triste, confiée aux diverses bonnes et gouvernantes.
Le neveu de Mitterrand y détaille son goût pour les garçons et ses aventures d’abord clandestines. Puis sa quête éperdue de sexe tarifé qui n’est pas sans rappeler les confidences de pissotières de Cyril Collard (mort du sida) dans Les Nuits fauves.
Frédéric Mitterrand le raconte : il écume les clubs gay de Pigalle, puis du Maroc (la « Solution Maghreb »), ceux de Carthage et de Patpong : « On sert de femme de remplacement et de livret de caisse d‘épargne. Les beaux gosses arrivent comme au sport et pour financer l‘électroménager de leur futur mariage avec la cousine choisie par leur mère. »
Il décrit son obsession pour les jeunes garçons et les scènes de sodomie dans les chambres sordides de Bangkok ou de Djarkarta.
Son livre s’ouvre sur l’adoption d’un enfant marocain et se referme sur les obsèques d’un ancien amant. Il « balance » peu de noms célèbres à part “ce pédé de Cary Grant” (sic). Entre ces deux « étapes », il s‘épanche sur sa destination de vacances préférée, l’Asie du Sud et plus précisément les jeunes prostitués locaux : « L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système. »
Le premier chapitre soulève la question de la pédophilie de l’auteur. Certains faits relatés entretiennent l’ambiguïté. Dans une interview récente, le nouveau ministre dit sa « fierté » de la reconnaissance que lui voue un jeune Thaïlandais dont il a financé les études. En échange de rapports sexuels… Mitterrand s’empresse de préciser que le jeune garçon en question était majeur au moment des faits. En langage courant, on appelle ça de la prostitution. Et il a vraiment demandé à chacun de ses gitons sa carte d’identité ou son livret de famille ? Alors que la lutte contre le tourisme sexuel et l’exploitation sexuelle de la misère des enfants des pays pauvres est aujourd’hui annoncée comme une priorité pour la plupart des pays occidentaux et que celle contre la cyberpédomanie s’intensifie, a-t-on le droit de s’interroger sur la nomination à un poste phare de l’Etat d’une personnalité qui a tenu à revendiquer de telles ignominies ?
CAROLINE PARMENTIER
22:06 Publié dans Lobby homosexuel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : un homosesuel de plus au gouvernement
22.06.2009
Immigration:l'Etat ne contrôle pas les violences qui en résultent.
Guerre tribale au Blanc-Mesnil
« En général c’est calme, sauf quand les bandes des deux cités se croisent. » Ce brave riverain du Blanc-Mesnil qui ne s’exprime qu’anonymement, a tout résumé de la situation. Un adolescent de 17 ans est mort samedi d’une balle dans la tête. Au cours d’une rixe haineuse, violente, barbare. Une rixe à mort.
Depuis quelques mois, les rixes entre la bande de la cité des 212 et celle de la cité des Tilleuls au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) sont devenues quotidiennes. « Une guerre des territoires » selon un enquêteur. Un « jeune » est mort, un autre âgé de 18 ans a été touché à l’omoplate, un autre blessé à la main. Les policiers sont intervenus vers minuit. Ils ont interpellé onze personnes dont trois mineurs et récupéré un fusil à pompe. Mercredi une lutte sanglante avait opposé des mineurs âgés de 13 à 14 ans. La police pense qu’un « mauvais échange de regards » entre membres de bandes rivales, aurait été le déclencheur.
Les violences entre bandes sont en constante augmentation en France. Avec un record pour les deux derniers mois de l’année 2009. Exploitant cette nouvelle rixe mortelle, le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a exhorté les parlementaires à voter « à l’unanimité » le texte de Christian Estrosi contre les bandes.
Un texte « effet d’annonce » dont les mesures sont vagues et redondantes par rapport à la législation déjà existante, ou carrément ridicules comme l’interdiction du port de la cagoule. Ce faux arsenal veut traquer l’intention, l’appartenance supposée, et se place dans une logique de soupçon comme au temps de la Terreur où l’on pouvait être suspect d‘être suspect… Une idée sarkozienne tout à fait discutable, alors que l’Etat se refuse à désigner les bandes pour ce qu’elles sont : un regroupement le plus souvent connu de « jeunes » d’origine immigrée, animés par une haine raciste, qui se livrent à des actions violentes et criminelles.
Dans le projet de loi Estrosi, aucune définition précise du mot bande n’est formulée. C’est toute l’ambiguïté du projet de loi. Le gouvernement ne peut pas qualifier honnêtement un phénomène qu’il a lui-même contribué à fabriquer.
Ces bandes ethniques ne sont pas arrivées de Mars. Elles sont le résultat d’une politique d’immigration massive, folle et non contrôlée. Des centaines de « jeunes » d’origine immigrée, en marge, non intégrés, non intégrables, en rupture culturelle, sociale, légale, religieuse, raciale, qui sont passés à la barbarie. Avec Youssouf Fofana, la justice a entre les mains en ce moment l’un des caïds de bandes les plus emblématiques qui soit et qu’elle ne sait d’ailleurs pas comment juger sinon par l’implication la plus condamnable : anti-sémite. Et hop, liquidé le cas Fofana.
CAROLINE PARMENTIER
22:24 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insécurité, immigration
21.06.2009
Le contribuable français continue de financer toute la misère du monde .
15:02 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration
Quand les salariés français font confiance aux hérauts de la mondialisation.
|
|
|
Bien sûr, comme il se doit le malheur des uns pourrait faire le bonheur de quelques autres…
Sonas Automotive ?
Entreprise qui a vu le jour en 2006 suite à la cession des activités de découpage et d’emboutissage de «Wagon Automobile », reprise par un cadre, « Sonas Automobile » est repris par l’Allemand Halberg Guss avec la bénédiction du tribunal de commerce de Guéret. L’Allemand étant seul en lice…
Bien que s’engageant à garder les quatre sites de Beaucourt (Territoire de Belfort), Saint-Nicolas-d’Aliermont (Seine-Maritime), Bessines (Haute-Vienne) et La Souterraine (Creuse), le nouveau propriétaire se sépare de 257 salariés sur les 850… Des promesses aussi, à hauteur de plus de 5 millions d’investissements…
Des promesses ?
Le groupe familial italien « Zen » n’a jamais manqué d’en faire quand il a repris en 2006, « New Fabris », qui était spécialisé dans l’usinage de pièces de fonte et en aluminium, dépendant à 90% des commandes de PSA et de Renault.
La main sur le cœur, les juges consulaires de Lyon ont prononcé la liquidation de l’entreprise, avec « arrêt immédiat de l’activité ».
PSA et Renault ayant cessé de passer commande à « New Fabris », l’Allemand Halberg Guss qui était là aussi en embuscade, un temps intéressé par la reprise, s’est retiré…
Autre entreprise qui était tombé dans le giron de « Zen », la SBFM situé à Caudan serait peut-être reprise par l’espagnol « CIE Automotive »…
Mais les accords d’entreprise sont remis en cause et 200 personnes seraient licenciées sur 538… Il serait également demandé aux donneurs de commandes de porter leur volume annuel à 50 000 tonnes de production avec une relève de prix de 10% la première année et 5% la deuxième.. , alors qu’il est tombé à 30 000 tonnes… Des exigences qui soulèvent l’opposition du personnel à ce seul projet de reprise…
Chez le fondeur Rencast l’épée de Damoclès s’affûte aussi.
Rencast qui avait été sous la coupe de « Zen » 9 mois, devait devenir le vaisseau amiral de l’Italien en France. Nous ne vanterons pas les mérites de la marine italienne…
Les juges lyonnais se prononceront le 24 juin… Et « Zen » qui pensait revenir sur cette affaire, pensant peut-être en faire non plus un vaisseau mais une gondole… s’est retiré après lecture d’une lettre reçue de PSA et Renault… La voie serait peut-être libre pour l’Allemand, toujours le même Halberg Guss. Avec une prévision de réduction de 192 emplois et une intervention du Fonds de modernisation des équipementiers…
Les salariés dont la tête est sur le billot devraient percevoir une prime « supralégale » de 30 000 euros financée à 90% par les constructeurs… Pas de quoi perdre la tête !
Quelques espoirs pour les 380 employés de « Florence et Peillon », là encore filiale de l’Italien « Zen ». Leur avenir passe par la vente de l’entreprise…
Allo Halberg Guss ?
Combien de salariés en France qui sentent le sol se dérober sous leurs pas en se rendant à leur travail ?
Un remède ? Qu’ils lèvent donc la tête vers le ciel et contemplent béatement les hirondelles chantées par les hérauts de la mondialisation…
14:59 Publié dans Mondialisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mondialisation, sbfm, sarkozy, europe
20.06.2009
Le satanisme financé par nos impôts
Pour la troisième année de suite, la petite ville de Clisson en Loire-Atlantique accueille le répugnant festival Hellfest (fête de l’enfer). Et ses groupes de « Brutal death metal » d‘épouvante, gothiques, satanistes, morbides, qui vocifèrent et éructent pendant trois jours leur haine anti-chrétienne.
Le site internet du Hellfest affiche la couleur : mort, morbidité, tortures, mutilations, visages monstrueux, corps déchiquetés, boyaux éparpillés et regards désespérés. Avec une sorte d’obsession du blasphème aussi bien dans les clips que dans les vêtements ou le graphisme choisis par le groupe. Des groupes qui s’appellent « Aborted » (« avortés » et leur imagerie est éloquente »), « Behemoth », « Lamb of God » (« Agneau de Dieu », « Douleur de la rédemption », « Cadavre cannibale », etc.
L’année dernière le festival Hellfest, soutenu par le conseil régional des Pays de la Loire et celui de Loire-Atlantique, recevait « Impaled Nazarene » (« Le Nazaréen empalé ») Dimu Borgir, auteur du titre « Satan mon maître » ou encore Haemorrhage : « Troublant la quiétude je fracture une tombe, arrachant le cercueil, saisissant un couteau et une fourchette, je respire la putréfaction, je festoie sur la putréfaction » (sic).
Cette année, toujours avec l’argent des contribuables, Clisson accueille Pentagram, Sacred Reich et « Destroÿer 666 », qui se définit comme « l’anti-christ » appelle à « commencer l’attaque », à « faire feu » et conseille aux chrétiens de « dire leurs prières ». « Vous n‘échapperez pas au marteau de Satan », psalmodie le chanteur qui invoque « les sorcières qui boivent le sperme du démon ». Plusieurs de ces groupes ouvertement sataniques appellent au meurtre des chrétiens, et à « brûler les prêtres » .
Hellfest a le soutien de la ville, du conseil général et du conseil régional. Avec pour résultat, spécialement dans leur région bretonne, toujours plus de tombes profanées, de croix de cimetières retournées, de caveaux vandalisés et de symboles nazis et sataniques tagués sur les sépultures… Peut-on imaginer une seule seconde que les institutions républicaines sponsorisent au nom de l’expérience culturelle un festival de musique où certains groupes appelleraient au meurtre contre les musulmans ou les juifs ?
Le site e-deo.info a organisé une résistance magnifique au Hellfest. De même que l’AGRIF, les Jeunes pour la France de Philippe de Villiers, le collectif Act Hope et les jeunes du CNI qui appellent à la mobilisation contre l’organisation du festival. Avec une première victoire : Coca Cola, sponsor officiel du Hellfest (tout comme Kronenbourg) a retiré son soutien et son logo après avoir reçu de nombreuses protestations.
Pour la première fois, un rapport parlementaire daté du 11 décembre 2008, rédigé par les députés André Flagolet (Pas-de-Calais) et Jean-Frédéric Poisson (Yvelines) établit un rapport entre le Hellfest et les profanations de tombes. S’interrogeant sur « le bien-fondé pour des collectivités locales de subventionner des concerts où des artistes véhiculent avec virulence un message ouvertement anti-chrétien ». Bel effort ! Loin du simple folklore, rappelons que le rapport Fenech avait dénoncé les dangers du satanisme en France (25 000 personnes concernées), le passage à l’acte des jeunes adeptes de même que leurs tendances suicidaires. Ce rapport avait finalement servi à faire interdire les écoles familiales rassemblant les enfants de plusieurs familles… Le satanisme en France, en tant que tel, n’est jamais inquiété.
CAROLINE PARMENTIER
18:51 Publié dans Satanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival satanique de clisson, attaques contre les chrétiens
16.06.2009
Islam = jihad
L'INFIDÈLE
22:18 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jihad, islamisation
07.06.2009
Elections européennes: réponses de Bruno G0LLNISCH à CEC
Questionnaire
à l'attention des candidats aux élections européennes
Madame, Monsieur le candidat,
candidat aujourd'hui, vous pouvez être élu député européen le 7 juin prochain et avoir, de
ce fait, à prendre des décisions importantes.
Catholiques impliqués en politique, nous sommes très intéressés par votre vision de vos
éventuelles futures fonctions. Pour mieux vous connaître et pour procéder à un choix
éclairé lors du scrutin.
Vos fonctions se rapportent à l'exercice de compétences encadrées par le droit :
compétences juridiques, donc. Mais, elles vous confèrent aussi une certaine autorité
morale. D'où, la teneur de certaines questions.
Soyez remercié,
Collectif "Catholiques en Campagne"
Exercice de compétences juridiques
· Êtes-vous favorable au non-cumul de mandats eu égard à la charge de travail et
à l'importance des fonctions d'un député européen ?
_ Non. Un des reproches les plus importants et les plus justifiés faits aux institutions
européennes est qu’elles sont coupées des réalités locales et nationales, qu’il est
sans doute facile pour beaucoup d’oublier à Bruxelles. A l’inverse, beaucoup de
collectivités territoriales ont à mener des politiques liées à ce qui se passe au
niveau européen (fonds structurels, coopération transfrontalière, ou tout simplement
conformité des politiques avec la législation européenne). Les liens des élus avec
leur(s) territoire(s) - je ne parle pas des circonscriptions électorales artificielles
créées exprès pour les élections européennes - me semblent devoir être
entretenus. Personnellement, j’affirme avoir pu être le député français qui est le
plus intervenu au Parlement européen, tout en étant conseiller régional. Je pense
toutefois qu’il ne faut dans ce cas pas plus d’un mandat local.
Compétences législatives
· En quels domaines, êtes-vous disposé à être un député particulièrement actif par
des propositions de textes ?
_ La capacité des députés à déposer des textes en séance plénière (résolutions ou
amendements) dépend de leur appartenance à un groupe et de règles très
spécifiques. Si les résultats nous sont favorables et que nous réussissons à faire un
groupe de patriotes français, anglais, autrichiens, flamands, hongrois, portugais,
etc…, aucun domaine ne sera exclu de cette capacité d’action. Autrement, nous
utiliserons tous les moyens (eux aussi très encadrés) à disposition des députés à
titre individuel. Je considère cependant que le déficit démographique est un des
plus graves problèmes de l’Europe, et qu’il faut d’urgence concevoir des
programmes en faveur de la famille et de l’accueil de la Vie.
· Nombre de députés européens français évitent les commissions stratégiques en
matière économique pour leur préférer celles plus « intellectuelles » ou
symboliques (éducation, culture, etc) : où vont vos préférences ?
_ Tous les domaines sont importants, la capacité de nuisance de l’Union européenne
se manifestant de bien des façons, mais il est certain que les commissions dites
« législatives » revêtent une importance particulière. Elles traitent des questions qui
concernent directement l’avenir de nos économies et de nos sociétés. Les textes
qu’elles examinent sont le fondement de 80 % des lois adoptées par l’assemblée
nationale française.
J’ai été moi-même membre ou suppléant dans les commissions « économiques » et
« transports » lors de la dernière mandature et j’aurais une petite préférence pour les
commissions législatives, notamment celle des « libertés publiques » (immigration,
coopération policière et judiciaire), ainsi que pour la commission « institutionnelle », qui
traite du règlement intérieur du Parlement, des modifications des traités ou encore de
la « citoyenneté » européenne.
· A quelles conditions, êtes-vous partisan d'une liberté de circulation des
travailleurs ? Acceptez-vous des limites liées à la sécurité, au domaine régalien,
à l'équilibre social, au dumping social, ... ?
_ De manière générale, je suis pour le droit souverain des Etats à choisir qui a le droit
d’entrer, de séjourner et de travailler sur leur territoire, à quelles conditions et de
quels droits ils peuvent y bénéficier.
Au sein de l’Union européenne, cette liberté de circulation étant effective, elle ne peut que
s’accompagner d’un respect absolu du droit social et du travail du pays d’accueil et bien
évidemment être compatibles avec la protection de l’ordre, de la sécurité et de la santé
publics, ainsi que des équilibres sociaux et économiques nationaux.
· Sous quelles conditions restrictives, êtes-vous partisan d’un marché intérieur
dérégulé ?
_ A la condition qu’il ne puisse exister réellement qu’entre pays ayant des niveaux de
développement et de protection sociale similaires et qu’il soit réellement protégé, à
ses frontières extérieures, des pratiques commerciales déloyales de concurrents
qui pratiquent le « dumping social ».
Mais dans l’absolu, je suis favorable à la reprise en main par les Etats de leurs
politiques économiques, commerciales et monétaires, ce qui n’empêche pas le libreéchange
avec des pays comparables au nôtre, acceptant des normes aussi
contraignantes que les nôtres, et des écluses douanières plus ou moins importantes
avec les autres, en fonction du niveau de leurs coûts de production et de la loyauté de
leur comportement économique et commercial.
· Êtes-vous résolu à protéger l'environnement avec bon sens et efficacité, sans
idéologie, sans adhésion à un mondialisme sous-jacent ?
_ Oui. La protection du patrimoine naturel de nos pays est un enjeu important.
Cependant, comme vous le soulignez, le pragmatisme ne l’est pas moins : il a
motivé le vote du Front national sur des dossiers comme le règlement REACH
(produits chimiques) ou le paquet « énergie-climat » par exemple.
Avec deux principes : les contraintes imposées aux entreprises européennes doivent être
équilibrées par des règles strictes en matière d’importations (exigences similaires sur la
qualité des produits importés et les processus de fabrication), faute de quoi de telles
mesures ne peuvent qu’encourager les délocalisations et seront de nul effet sur la
protection de l’environnement ; la sauvegarde de l’emploi des Européens dans leur pays
surtout dans cette époque troublée, doit primer. Je dois dire aussi que, résolument hostile
au mondialisme, je ne suis cependant pas systématiquement opposé à la concertation
dans un cadre universel, tel que les Nations Unies. Eu égard à certains problèmes,
l’Europe elle-même est un cadre trop étriqué.
· Êtes-vous d'avis de protéger les consommateurs ou y voyez-vous une intrusion
illégitime du politique dans le marché ?
_ Il faut protéger le consommateur et garantir que les produits qui sont mis à sa
disposition sont des produits de qualité, inoffensifs pour sa santé ou sa sécurité. Ce
qui doit valoir également pour les produits importés ! Nous soutenons également la
possibilité d’engager des actions collectives par les consommateurs.
· Selon vous, l'éducation est-elle d'abord la chose des parents, ou doit-elle être
une compétence du parlement, voire de l'UE ?
_ L’éducation relève des parents, auxquels les systèmes éducatifs nationaux doivent
garantir, moralement et matériellement, un libre choix de l’établissement.
La seule valeur ajoutée possible de « l’Europe » est d’ouvrir pour nos enfants la possibilité
de faire une partie de leurs études dans un autre pays européen (programmes Erasmus
par exemple). Mais faut-il obligatoirement une Union européenne pour cela ? La
circulation des étudiants dans l’Europe du Moyen-Age se passait fort bien d’un organisme
centralisé de type bruxellois.
· Selon vous, la culture est-elle d'abord la chose des personnes privées, puis de
l'Etat national, ou doit-elle être une compétence du parlement, voire de l'UE ?
L’Etat peut intervenir pour protéger le patrimoine historique et artistique, promouvoir
l’accès du public à la culture (y compris via internet en favorisant l’accès de tous à un
réseau à haut débit de qualité), encourager le mécénat… Les subventions, quand elles
sont nécessaires, doivent rompre avec le clientélisme trop souvent en vigueur, et être au
contraire fondées sur la capacité des manifestations culturelles à attirer un large public.
Quant à l’UE, elle se préoccupe plus souvent de la promotion des cultures extraeuropéennes
et à la promotion d’une société « multi-culturelle » mondialisée. En l’état
actuel des choses, il vaudrait hélas mieux qu’elle n’ait aucune compétence en la matière.
Compétences budgétaires
· Vous engagez-vous à être présent le(s) jour(s) du vote du budget ?
_ Oui, comme je l’ai toujours été, pour tous les votes, mise à part une indisponibilité
passagère pour hospitalisation. Il faut cependant savoir que le Parlement n’a de
réel pouvoir d’amendement du budget européen que sur une partie de celui-ci. Ce
qui, dans l’état actuel des compétences de l’Union et des majorités prévisibles au
Parlement, n’est pas plus mal !
· Êtes-vous un promoteur d'une agriculture non subventionnée, sans PAC,
protégée seulement de façon conjoncturelle et pour assurer la suffisance
alimentaire du pays ?
_ L’idéal, et je pense que les agriculteurs en seraient d’accord, serait que les prix de
vente de leurs produits permettent aux producteurs de vivre de leur travail, sans
subventions. Mais les produits agricoles ne sont pas des produits comme les
autres, comme l’agriculture n’est pas une activité comme les autres, puisqu’elle a la
charge de nourrir les hommes, qu’elle façonne depuis des siècles nos paysages,
qu’elle est l’activité centrale de nos territoires ruraux. L’indépendance alimentaire
nationale et européenne est un objectif primordial, mais nous devons également
penser à l’avenir et ne pas renoncer à être un grand pays exportateur, alors que
tout tend à indiquer que des pays comme la Chine et l’Inde, et leurs milliards
d’habitants, seront demain de grands importateurs de denrées alimentaires.
Confiée aux seules forces du marché, et aujourd’hui d’un marché mondial livré par
Bruxelles à la suprématie américaine et à la logique des multinationales de
l’agroalimentaire, cette activité a besoin de soutien et de régulation, de préférence au
niveau national.
· Êtes-vous un promoteur d'un aménagement du territoire (“politique régionale”)
d'abord national et européen seulement de façon subsidiaire ?
_ Oh, oui ! La politique régionale européenne est purement clientéliste et vise à
promouvoir les liens directs entre Bruxelles et les régions, par-dessus les autorités
nationales. Elle promeut même la création d’entités juridiques transnationales, des
regroupements de régions de différents pays, dans une volonté évidente de faire
disparaître à jamais les frontières des nations. De plus, elle est une incitation à la
dépense publique : les fonds européens ne peuvent en effet financer en totalité un
projet et le cofinancement par les Etats et/ou les collectivités est obligatoire.
L’aménagement du territoire doit rester de la compétence nationale, ce qui n’exclut
pas des coopérations sur des sujets précis, tels par exemple que l’achèvement des
liaisons Rhin-Rhône ferroviaire ou fluviale à grand gabarit.
· Êtes-vous d'avis de fonctionner à l'économie, y compris concernant votre propre
rémunération ?
_ Oui. Encore que la première des économies à faire serait sur la contribution nette
française au budget européen, qui est quasiment la seule à ne cesser de s’accroître
pour atteindre aujourd’hui 6,5 à 7 milliards d’euros par an.
· Êtes-vous d'avis, par souci d'économie, de supprimer les quelques séances du
Parlement à Strasbourg et de ne les tenir qu'à Bruxelles ?
_ Non. Strasbourg est le siège du Parlement européen : il faut au contraire y
organiser l’ensemble des travaux du Parlement. Le gouvernement français aurait
pu et du négocier cela, par exemple lorsque nous avons accepté que Francfort au
lieu de Lyon soit le siège de la Banque centrale européenne.
· Êtes-vous favorable à l'euro par principe ou seulement par pragmatisme ? Êtesvous
d'avis de redonner de la marge de manoeuvre à la politique monétaire
nationale ?
Je ne suis pas favorable à l’euro monnaie unique, mais j’accepte en revanche une
monnaie commune, comme l’était l’ECU, ce qui n’est pas la même chose ! Pourquoi en
effet ne pas réfléchir à un euro monnaie commune utilisable dans les relations
commerciales avec nos partenaires européens comme avec les reste du monde ?
Et c’est une question de principe : la monnaie est un élément essentiel de la liberté des
nations.
Compétences de contrôle de l’exécutif de l’UE
· Êtes-vous résolu à exercer un contrôle rigoureux de la Commission ?
_ Oui.
· Êtes-vous prêt à la censurer en cas de dépassement de ses prérogatives ?
_ Oui également. Mais je tiens à rappeler que la possibilité de déposer une motion de
censure à été durcie dans le règlement intérieur du Parlement européen il y a plus
de quinze ans pour éviter que les députés du Front National et leur groupe puissent
l’exercer comme ils l’avaient fait. Il faut désormais un dixième des membres
effectifs du Parlement pour déposer une motion de censure (soit 74 députés dans
la prochaine mandature), ce qui privilégie les grands groupes (démocrateschrétiens,
socialistes, libéraux). Or ces derniers, même au moment où la
Commission Santer avait été convaincue d’un certain nombre de malversations
financières, ont toujours hésité à sanctionner les agissements d’une institution
symbolique de la supranationalité et alliée objective du Parlement contre les Etats
et les gouvernements dans le triangle institutionnel européen.
http://catholiques-en-campagne.fr
· Êtes-vous résolu à exercer un contrôle attentif du Conseil et des organes de la
politique étrangère et de sécurité ?
_ Oui, dans la limite des pouvoirs dévolus au Parlement européen dans ces
domaines, qui relèvent encore largement, et c’est heureux, de la coopération
intergouvernementale.
Mais le contrôle du Conseil, et donc de l’action des gouvernements au niveau européen,
appartient, en principe, aux Parlement nationaux, dont on ne peut pas dire (du moins en
France) qu’ils exercent cette fonction avec efficacité ou rigueur !
Que chacun prenne ses responsabilités !
Exercice d'une autorité morale
· Êtes-vous favorable à l'entrée de la Turquie dans l'UE ? à l'entrée d'autres pays
n'appartenant pas à l'ère géographique européenne ? si oui, lesquels ?
_ Non. Dans les deux cas. La Turquie est un grand pays, mais il n’est pas européen.
Pour le reste, combattant pour que mon pays retrouve son indépendance et sa liberté visà-
vis de l’Eurocratie, je ne saurais même pas encourager d’autres pays européens
(géographiquement, culturellement, démographiquement, historiquement ceux-là) à
tomber dans ce piège.
· Distinguez-vous l'Europe, réalité naturelle et culturelle permanente, de l'Union
européenne, construction politique soumise aux aléas humains ?
_ Oui. Je m’insurge souvent contre la confusion que l’on fait entre cette réalité
charnelle et culturelle qu’est l’Europe, et d’autre part une organisation, l’Union
Européenne, qui n’est que l’une des formes possibles de coopération entre pays
européens (en l’occurrence la pire, l’Union européenne qui se veut super-Etat en
devenir). Cette confusion sémantique participe selon moi de la propagande.
Français, je suis par définition également Européen, mais opposé à la construction
européenne actuelle.
· La nation reste-t-elle une réalité naturelle ou est-elle dépassée ? Faut-il la
préserver ou faut-il aller au-delà ? Dans ce cas, vers où ?
_ Je crois que la nation est le cadre indépassable seul à même d’assurer la liberté, la
sécurité, la prospérité et l’épanouissement de ses membres. Cela n’a rien à voir
avec un nationalisme agressif, dominateur ou révolutionnaire qui nous est
totalement étranger.
La crise actuelle, qui a vu l’inaction de l’Union, mais la réaction des Etats, serait-ce dans
un cadre tel que le « G20 », est la preuve de la pertinence du cadre national, quoi que l’on
pense par ailleurs des mesures entreprises.
· Êtes-vous disposé à agir avec détermination pour redonner au principe de subsidiarité sa vraie valeur, à rebours de ses déviances actuelles par les
européistes ? Un principe de subsidiarité distinguant compétences naturelles,
propres (Etat, provinces, communes) et compétences déléguées, construites
(intercommunes, départements, union européenne) ?
_ La subsidiarité est définie dans les traités à l’inverse de ce qu’elle devrait être,
puisqu’il laisse entendre que la Communauté/l’Union européenne est le niveau de
décision de droit commun. Elle est de plus faussée par la « sanctuarisation » d’un
certain nombre de compétences, dites exclusives, dévolues à l’UE. Quant au
protocole supposé en définir l’application, il est constamment violé, principalement
dans sa disposition qui prévoit que les décisions doivent être prises au niveau le
plus proche de ceux qu’elles concernent.
Je suis plus favorable à la définition de l’encyclique de Pie XI Quadragesimo Anno comme
principe d’organisation des autorités nationales et infra-nationales. En outre, la
multiplication des regroupements de collectivités me semble induire confusion, conflits de
compétences et double-emplois.
Au niveau européen, je suis favorable à l’arrêt de la boulimie de compétences exercées
par des entités supranationales, et à son remplacement par la libre coopération d’Etats
souverains dans des domaines concrets, précis, identifiés, mutuellement profitables.
· Êtes-vous un défenseur de la Vie et de la famille sans complexe ? Prêt à
participer à une manifestation pro-Vie ceint de votre écharpe de député européen
?
_ Oui. J’ai déjà participé à plusieurs manifestations pro-vie ceint de cette écharpe, la
dernière en janvier 2009.
13:54 Publié dans Elections européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes 2009
02.06.2009
L' utopie des européistes et des élections européennes ...
Dans quelques jours, nous seront appelés à désigner des députés au Parlement européen. Que faut – il penser de ces élections et des enjeux qui se cachent derrière ?
Tout d’abord, disons un mot de l’abstention qui caractérise depuis longtemps ces élections. D’après les sondages, il semble que plus de la moitié des électeurs inscrits souhaitent s’abstenir. On a beaucoup glosé sur cette tendance « du peuple européen » à se désintéresser de ce scrutin. Elle peut paraître peu rationnelle étant donné que le Parlement européen dispose de pouvoirs accrus et qui le seraient encore davantage si les irlandais revenaient sur leur vote NON et que le Traité de Lisbonne entrait en application.
Un surplus de démocratie n’y change rien
Ne nous a-t-on pas seriné que cette tendance à l’absentéisme provenait d’un « déficit démocratique » ? Visiblement, ce n’est pas ce que les électeurs ressentent. On a beau demander à 500 millions d’européens de prendre part à ce vote au suffrage universel direct, rien n’y fait. l’Europe continue d’être considérée comme un monstre technocratique, dont on ne ressent que des effets négatifs ( dégâts causés par les décisions destructrices de Bruxelles dans la pêche, le lait, le vin… etc ). On a bien vu d’ailleurs récemment que cette « machine » lointaine ne protège guère les européens contre la crise économique et les menaces extérieures ; la Commission, c’est – à - dire le pouvoir exécutif de l’Europe, a paru désemparée et incapable de trouver des parades et solutions aux problèmes gigantesques nés de la crise. D’ailleurs, le volontarisme de Monsieur Sarkozy a clairement montré que la seule Europe valable était l’Europe des Etats. Les citoyens ont bien compris à cette occasion que seules, les Nations ont la légitimité et la force nécessaires pour protéger leurs citoyens, leurs agricultures, leurs industries et leurs banques… Autrement dit, l’idéologie « européiste » bat de l’aile ! Il est symptomatique, par exemple, de lire dans le Figaro , sous la plume de Monsieur Alain - Gérard Slama, peu suspect de souverainisme : « Le projet de traité de Rome se voulait réaliste : il visait en fait à camoufler l’idéalisme d’un projet fédéraliste qui, en l’absence d’un peuple européen, n’avait et n’a, aujourd’hui encore, aucune chance d’aboutir. » Car le problème est là : il n’y a pas un peuple européen, il y a vingt – sept peuples appartenant à des Nations différentes, avec leurs langues, leurs traditions, leurs cultures… et dont les intérêts diffèrent et parfois divergent. Il est évident que seule une Europe n’essayant pas de se substituer aux Nations et fonctionnant par voie de coopération entre les Etats a des chances de réellement fonctionner de manière satisfaisante.
Mais les européistes s’obstinent
Malgré cela, bien des européistes s’obstinent dans la voie du fédéralisme supra-national. D’ailleurs, puisque nous mentionnions Monsieur Sarkozy, il a été le premier à persévérer dans cette voie sans issue : Alors que le peuple français, comme le peuple hollandais, interrogé par référendum, avait rejeté massivement le Traité de Lisbonne, il a, par un tour de passe – passe dont le cynisme coupe le souffle, fait approuver par voie parlementaire un « traité simplifié » reprenant toutes les dispositions importantes du traité rejeté par le peuple. Bravo la démocratie ! Cela est d’autant plus étonnant que, comme nous l’avons dit, Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était président pour six mois de l’Union européenne, jouait à fond la carte de la coopération des Etats et paraissait en totale contradiction avec l’esprit d’intégration communautaire… Il y a du gribouille dans cette volte – face surprenante !
L’Europe unie : une mauvaise plaisanterie !
Tous les européistes partagent, à une degré ou à un autre, la volonté de détruire les Nations européennes et de construire à leur place un conglomérat qui ressemble aux Etats – Unis. Ils veulent faire, nous disent-ils, les Etats-Unis d’Europe ! Mais ces personnes véritablement insensées oublient que les Etats-Unis d’Amérique avaient en eux, dès le départ, une langue, une culture et une religion communes. Une langue unique d’abord : la langue d’origine, l’anglais, est et demeure, trois siècles après l’indépendance, non seulement la langue officielle, mais, et de loin, la langue la plus utilisée par la population. Une culture, qui pendant très longtemps est restée unique et qui, comme la langue, découle de leurs origines anglo-saxonnes. Voyez comme les essais de transposition en France de certaines fêtes pittoresques, telles qu’Halloween, ont échoués, en dépit d’un énorme effort commercial : l’univers latin n’a guère l’habitude des fantômes, des sorcières et des morts-vivants ! Une religion enfin, ou plutôt une multitude de religions, mais qui ont presque toutes un point commun : elles sont fondées sur la Bible, livre phare des protestants. En somme, la formule qu’on utilisait autrefois pour caractériser l’aristocratie américaine – car il existe une aristocratie aux Etats-Unis, mais camouflée - : « White Anglo-Saxon Protestant » (ce qui signifie : protestant blanc anglo-saxon ), peut s’appliquer d’une manière générale à la plus grande partie des américains. Cette description montre qu’il faut être fou, littéralement fou, pour imaginer que les peuples d’Europe vont se fondre en seul peuple. Au lieu d’une langue, il en existe vingt-trois, et quelques pays ont même plusieurs langues ( Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse…etc). Au lieu d’une religion, il en existe quatre principales, qui se succèdent d’ouest en est : catholique, protestante, orthodoxe, musulmane ( car, sans même compter la Turquie, l’Islam dispose de solides bastions aussi bien dans certains pays de l’est - Bulgarie, par exemple - que désormais dans certains pays de l’ouest, et en premier rang, la France ! Il faudrait être fou pour prétendre que la culture de ces différent pays est la même…Les religions, les origines ethniques et surtout l’Histoire s’opposent à une telle uniformité. Au contraire, la richesse de l’Europe, ce sont ces traditions différentes, ces arts différents, ces gastronomies et ces manières de vivre différentes ! Par comparaison, on peut passer un mois à visiter les Etats-Unis en mangeant les mêmes hot - dogs et les mêmes hamburgers, en regardant les mêmes gratte - ciels et en écoutant la même musique syncopée… ! Quant à l’Histoire, n’en parlons pas : nos nations ont passées des millénaires à se combattre, à s’allier quelque temps pour de nouveau se combattre. La culture de chacun de nos pays est donc pétrie, même inconsciemment, des souvenirs de ces combats d’antan…
21:22 Publié dans Elections européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : utopie européenne




