30.06.2009

Hénin-Beaumont:Un front « ripoublicain » face au Front national !

 

 

 

 

Comme l’on pouvait s’y attendre, à quelques jours du second tour de l’élection municipale, une coalition pompeusement – et ridiculement – qualifiée de « front républicain » se dessine donc de plus en plus à Hénin-Beaumont. Communistes, socialistes, écolos, centristes du MoDem ou encore mollassons de l’UMP : tous acteurs d’un même système anti-national et corrompu, tous coupables à des degrés divers de la déliquescence de notre pays, ont en effet multiplié lundi les appels à l’union pour tenter de faire barrage à un FN « renaissant » qui a recueilli près de 40 % des voix au premier tour (Présent d’hier).

Lundi matin, c’est le candidat de la liste d’« Union de la gauche » (PCF/MRC/PS/MoDem), et ancien adjoint du maire corrompu aujourd’hui incarcéré Gérard Dalongeville, Pierre Ferrari, arrivé troisième au premier tour et en mesure de se maintenir, qui devait assurer que, « quoi qu’il arrive », il n’y aurait « pas de triangulaire ». Et, dans la foulée, annoncer son désistement et appeler à une « fusion des listes » en faveur de Daniel Duquenne, le candidat divers gauche arrivé dimanche en deuxième position avec 20,19 % des voix.

Un désistement, il est vrai, qui ne s’est pas fait sans mal et est intervenu après de fortes pressions du PS qui, dans un communiqué, avait estimé que « face au danger que représente le Front national, le Parti socialiste appelle tous les républicains à se rassembler derrière la liste conduite par Daniel Duquenne ». Catherine Génisson, premier secrétaire de la fédération PS du Pas-de-Calais, devait enfoncer le clou un peu plus tard, en ajoutant que la solution « la plus claire » était celle d’un « désistement de toutes les listes au profit de Duquenne ».

De son côté, le parti des cent millions de morts et du goulag, devait lui aussi expliquer très sérieusement que « l’urgence est à l’union la plus large pour barrer la route à Marine Le Pen et sa clique » et que « le temps viendra ultérieurement de faire toute la clarté sur les causes qui ont rendu encore fécond le ventre de la bête immonde » ! Fort heureusement pour eux, le ridicule, contrairement au communisme, ne tue plus depuis longtemps…

Cependant, dans ce concert lamentable, la palme de la trahison du peuple français devait revenir à l’UMP. Invité lundi matin sur LCI, le chef de file des députés UMP Jean-François Copé devait en effet déclarer que « de manière générale, il faut faire barrage au FN, il faut être absolument intraitable ». Avant d’ajouter : « Le FN, dans certaines parties du territoire, remonte et cela commande d’être très vigilant. » Quelques heures plus tard, à l’issue d’une réunion à l’Elysée entre Sarkozy et les responsables de l’UMP, celle-ci devait à son tour publier un communiqué officiel dans lequel elle indiquait ne pas vouloir « l’élection de la liste Front national d’Hénin-Beaumont » et appelait les électeurs « à choisir le candidat divers gauche et républicain, Daniel Duquenne ». Après quoi, les appels de membres de l’UMP en faveur d’un « front républicain » allaient pleuvoir : Dominique de Villepin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand…

Une mobilisation immédiate de l’UMP en faveur d’une liste de gauche contre la liste de Steeve Briois et du Front national, qui – espérons-le – donnera peut-être enfin à réfléchir aux nombreux électeurs du FN, et plus généralement de la droite nationale, qui ont apporté et apportent régulièrement leur soutien électoral à Nicolas Sarkozy et à l’UMP !

Ironisant lundi sur le « front républicain » qui se dessinait contre la liste de Steeve Briois, Marine Le Pen rappelait de son côté que « ce front sera celui de la défense des intérêts de ceux qui ont géré la ville depuis trente ans » et que « le déferlement d’appels de l’UMP démontre qu’il y a un système à sauver. De quoi ont-ils si peur ? », s’est-elle en effet demandé. « Qu’ont-ils si peur que nous découvrions si nous sommes élus ? » Et la vice-présidente du FN, de conclure : « Les appareils nationaux sont à la manœuvre, on voit qu’on est très loin des intérêts des habitants d’Hénin-Beaumont… »

 

FRANCK DELETRAZ

 

26.06.2009

Etats-généraux de la bioéthique

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Dynamique de groupes

 

Un colloque a clos, mardi, à Paris, les « états généraux de la bioéthique » où les citoyens lambda étaient invités à donner leur avis sur des sujets aussi disparates, voire techniques, que le don d’organes, les fécondations in vitro et le don anonyme, ou non, de gamètes, la recherche sur l’embryon humain et le diagnostic prénatal. Le rapporteur, Alain Graf, n’avait pas eu le temps de faire une synthèse des trois réunions de Marseille, Rennes et Strasbourg où des panels dits « représentatifs » de 16 personnes avaient été constitués en jurys pour trancher ces questions et présenter à l’Assemblée et au Sénat un travail prémâché, voire irrécusable.

En revanche, avec Roselyne Bachelot et Jean Leonetti (de la loi « fin de vie »), Alain Graf s’est longuement étendu sur la « démocratie participative » qui caractérise ce débat et qui fera des nouvelles lois bioéthiques le fruit d’un vrai consensus. Vraiment ? Non, bien sûr : acquérir l’adhésion d’un public ignorant ou manipulé pour faire apparaître les mesures discutables comme l’expression de la volonté du plus grand nombre, c’est le b.a.-ba de la dynamique des groupes, le ressort caché de bien des innovations catastrophiques (comme en matière de pédagogie) et de bouleversements sans précédent : voyez la « gouvernance mondiale ».

Michel Villette, qui commente longuement et très pertinemment cette affaire sur son site, lunivers.info, relève d’ailleurs à propos des « techniques de groupe » : « L’un des organisateurs, m’ayant vu aux trois forums, me prit pour un homme du sérail et me confia lors de la pause du colloque, en s’en réjouissant, qu’ils avaient pratiqué ces techniques avec les jurés. »

Parmi les propositions « citoyennes » (les guillemets sont de rigueur), on pourra certes se réjouir de voir la pratique des mères porteuses rejetée, tout comme l’assistance médicale à la procréation pour les couples homosexuels. En réalité, ces quelques garde-fous servent de paravents derrière lesquels se glissent de nouvelles avancées de la culture de mort : recommandation de la possibilité d’adoption pour ces couples, sacralisation du principe du projet parental puisque les embryons conservés qui en seraient dépourvus pourraient faire l’objet de recherches, refusées pour les « embryons à naître », etc.

On a beaucoup parlé de la gratuité du don : cellules reproductrices, organes prélevés en état de mort cérébrale, ce qui a permis de passer totalement sous silence les questions éthiques graves qui se posent à propos des dons eux-mêmes.

Mais c’est le mouvement qui compte, Sarkozy l’a dit lundi ! Si bien qu’un Jean Leonetti a pu déclarer aux jurés : « La question n’est pas de savoir où est le vrai ou le faux… Ne pas tenir compte de vos avis serait une faute… Le rapport des états généraux primera tous les autres rapports (…), y compris celui déjà rendu du Conseil d’Etat. » Celui-ci se montrant trop « conservateur », peut-être ?

Michel Villette, qui assistait donc au colloque, relève l’heureuse intervention du sénateur PS Alain Claeys qui réagit fermement pour souligner qu’on ne se forme pas en quelques mois à la bioéthique, voire « en deux week-ends » comme les membres des jurys, et qui demanda que l’on reconnaisse la primauté du Parlement quand il s’agit de voter les lois et définir leur contenu.

Peut-on être sûr que le Parlement respecte mieux la vie que ces « forums citoyens » ? Non, sans doute, mais du moins n’est-on pas en présence d’une prise de pouvoir de ceux qui savent si bien diriger les « débats citoyens » et aboutir exactement là où ils veulent aller dans une illusion de démocratie.

La démocratie parlementaire n’est pas garante de vérité, l’illusion démocratique est plus nocive encore en ce qu’elle fait davantage porter par « le peuple » la responsabilité de décisions qui déshumanisent l’homme.

Michel Villette se demande, à la fin  de son commentaire, s’il faut continuer à « valoriser » cette véritable révolution en participant au « débat » : « Une dictature, cela se combat. Le dialogue est impossible avec une dictature. » C’est la critique qu’on peut adresser à la démarche de Mgr d’Ornellas qui, au nom de l’Eglise, s’est engagé dans ce « dialogue ».

Mais il est urgent de soutenir toutes les initiatives – celles d’évêques, d’associations comme l’Alliance pour les droits de la vie, celles des « espaces anthropo-éthiques régionaux » créés grâce à l’action de Michel Villette – pour éduquer à la vérité, la faire connaître et la défendre.

JEANNE SMITS

 

25.06.2009

Un trio de choc: Carla Bruni,Sarkozy et Frédéric Mitterrand...

On nous dit que c’est sous l’influence de Carla Bruni que Sarkozy a pris conscience de l’importance de nommer à la culture un type comme Frédéric Mitterrand. Décidément elle n’en rate pas une. Penser une seconde que les révélations autobiographiques dudit Mitterrand dans La Mauvaise vie, sur sa quête homosexuelle dans les bordels de Thaïlande, auraient pu faire sourciller le président de la République, c’est se tromper de monde.

La presse, du Monde au Nouvel Obs, avait unanimement salué la sincérité et la crudité des révélations de l’ancien présentateur de télé dans son livre sorti en 2005. Frédéric Mitterrand raconte d’abord son enfance des années cinquante, dorée et confortable mais triste, confiée aux diverses bonnes et gouvernantes.

Le neveu de Mitterrand y détaille son goût pour les garçons et ses aventures d’abord clandestines. Puis sa quête éperdue de sexe tarifé qui n’est pas sans rappeler les confidences de pissotières de Cyril Collard (mort du sida) dans Les Nuits fauves.

Frédéric Mitterrand le raconte : il écume les clubs gay de Pigalle, puis du Maroc (la « Solution Maghreb »), ceux de Carthage et de Patpong : « On sert de femme de remplacement et de livret de caisse d‘épargne. Les beaux gosses arrivent comme au sport et pour financer l‘électroménager de leur futur mariage avec la cousine choisie par leur mère. »

Il décrit son obsession pour les jeunes garçons et les scènes de sodomie dans les chambres sordides de Bangkok ou de Djarkarta.

Son livre s’ouvre sur l’adoption d’un enfant marocain et se referme sur les obsèques d’un ancien amant. Il « balance » peu de noms célèbres à part “ce pédé de Cary Grant” (sic).  Entre ces deux « étapes », il s‘épanche sur sa destination de vacances préférée, l’Asie du Sud et plus précisément les jeunes prostitués locaux : « L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système. »

Le premier chapitre soulève la question de la pédophilie de l’auteur. Certains faits relatés entretiennent l’ambiguïté. Dans une interview récente, le nouveau ministre dit sa « fierté » de la reconnaissance que lui voue un jeune Thaïlandais dont il a financé les études. En échange de rapports sexuels… Mitterrand s’empresse de préciser que le jeune garçon en question était majeur au moment des faits. En langage courant, on appelle ça de la prostitution. Et il a vraiment demandé à chacun de ses gitons sa carte d’identité ou son livret de famille ? Alors que la lutte contre le tourisme sexuel et l’exploitation sexuelle de la misère des enfants des pays pauvres est aujourd’hui annoncée comme une priorité pour la plupart des pays occidentaux et que celle contre la cyberpédomanie s’intensifie, a-t-on le droit de s’interroger sur la nomination à un poste phare de l’Etat d’une personnalité qui a tenu à revendiquer de telles ignominies ?

CAROLINE PARMENTIER

22.06.2009

Immigration:l'Etat ne contrôle pas les violences qui en résultent.

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Guerre tribale au Blanc-Mesnil

 

 

 

 

« En général c’est calme, sauf quand les bandes des deux cités se croisent. » Ce brave riverain du Blanc-Mesnil qui ne s’exprime qu’anonymement, a tout résumé de la situation. Un adolescent de 17 ans est mort samedi d’une balle dans la tête. Au cours d’une rixe haineuse, violente, barbare. Une rixe à mort.

Depuis quelques mois, les rixes entre la bande de la cité des 212 et celle de la cité des Tilleuls au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) sont devenues quotidiennes. « Une guerre des territoires » selon un enquêteur. Un « jeune » est mort, un autre âgé de 18 ans a été touché à l’omoplate, un autre blessé à la main. Les policiers sont intervenus vers minuit. Ils ont interpellé onze personnes dont trois mineurs et récupéré un fusil à pompe. Mercredi une lutte sanglante avait opposé des mineurs âgés de 13 à 14 ans. La police pense qu’un « mauvais échange de regards » entre membres de bandes rivales, aurait été le déclencheur.

Les violences entre bandes sont en constante augmentation en France. Avec un record pour les deux derniers mois de l’année 2009. Exploitant cette nouvelle rixe mortelle, le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a exhorté les parlementaires à voter « à l’unanimité » le texte de Christian Estrosi contre les bandes.

Un texte « effet d’annonce » dont les mesures sont vagues et redondantes par rapport à la législation déjà existante, ou carrément ridicules comme l’interdiction du port de la cagoule. Ce faux arsenal veut traquer l’intention, l’appartenance supposée, et se place dans une logique de soupçon comme au temps de la Terreur où l’on pouvait être suspect d‘être suspect… Une idée sarkozienne tout à fait discutable, alors que l’Etat se refuse à désigner les bandes pour ce qu’elles sont : un regroupement le plus souvent connu de « jeunes » d’origine immigrée, animés par une haine raciste, qui se livrent à des actions violentes et criminelles.

Dans le projet de loi Estrosi, aucune définition précise du mot bande n’est formulée. C’est toute l’ambiguïté du projet de loi. Le gouvernement ne peut pas qualifier honnêtement un phénomène qu’il a lui-même contribué à fabriquer.

Ces bandes ethniques ne sont pas arrivées de Mars. Elles sont le résultat d’une politique d’immigration massive, folle et non contrôlée. Des centaines de « jeunes » d’origine immigrée, en marge, non intégrés, non intégrables, en rupture culturelle, sociale, légale, religieuse, raciale, qui sont passés à la barbarie. Avec Youssouf Fofana, la justice a entre les mains en ce moment l’un des caïds de bandes les plus emblématiques qui soit et qu’elle ne sait d’ailleurs pas comment juger sinon par l’implication la plus condamnable : anti-sémite. Et hop, liquidé le cas Fofana.

CAROLINE PARMENTIER

21.06.2009

Le contribuable français continue de financer toute la misère du monde .

lafrancefinance.gif

Quand les salariés français font confiance aux hérauts de la mondialisation.

Les hérauts de l’économiquement correct en voient partout… Des hirondelles ! Des hirondelles ! Et de promettre des temps meilleurs pour très bientôt…
Il suffit de passer en pertes et profits quelques dommages collatéraux, des broutilles en somme… Combien de milliers d’emplois sont joués aux dès chez nombre de sous-traitants de l’automobile ?

 

Bien sûr, comme il se doit le malheur des uns pourrait faire le bonheur de quelques autres…

Sonas Automotive ?

 

Entreprise qui a vu le jour en 2006 suite à la cession des activités de découpage et d’emboutissage de «Wagon Automobile », reprise par un cadre, « Sonas Automobile » est repris par l’Allemand Halberg Guss avec la bénédiction du tribunal de commerce de Guéret. L’Allemand étant seul en lice…
Bien que s’engageant à garder les quatre  sites de Beaucourt (Territoire de Belfort), Saint-Nicolas-d’Aliermont (Seine-Maritime), Bessines (Haute-Vienne) et La Souterraine (Creuse), le nouveau propriétaire se sépare de 257 salariés sur les 850… Des promesses aussi, à hauteur de plus de 5 millions d’investissements…

Des promesses ?
Le groupe familial italien « Zen » n’a jamais manqué d’en faire quand il a repris en 2006, « New Fabris », qui était spécialisé dans l’usinage de pièces de fonte et en aluminium, dépendant à 90% des commandes de PSA et de Renault.
La main sur le cœur, les juges consulaires de Lyon ont prononcé la liquidation de l’entreprise, avec « arrêt immédiat de l’activité ».

 

PSA et Renault ayant cessé de passer commande à « New Fabris », l’Allemand Halberg Guss qui était là aussi en embuscade, un temps intéressé par la reprise, s’est retiré…

Autre entreprise qui était tombé dans le giron de « Zen », la SBFM situé à Caudan serait peut-être reprise par l’espagnol « CIE Automotive »…

 

Mais les accords d’entreprise sont remis en cause et 200 personnes seraient licenciées sur 538… Il serait également demandé aux donneurs de commandes de porter  leur volume annuel à 50 000 tonnes de production avec une relève de prix de 10% la première année et 5% la deuxième.. , alors qu’il est tombé à 30 000 tonnes… Des exigences qui soulèvent l’opposition  du personnel à ce seul projet de reprise…

Chez le fondeur Rencast l’épée de Damoclès s’affûte aussi.

 

Rencast qui avait été sous la coupe de « Zen » 9 mois, devait devenir le vaisseau amiral de l’Italien en France. Nous ne vanterons pas les mérites de la marine italienne…

Les juges lyonnais se prononceront le 24 juin… Et « Zen » qui pensait revenir sur cette affaire, pensant peut-être en faire non plus un vaisseau mais une gondole… s’est retiré après lecture d’une lettre reçue de PSA et Renault… La voie serait peut-être libre pour l’Allemand, toujours le même Halberg Guss. Avec une prévision de réduction de 192 emplois et une intervention du Fonds de modernisation des équipementiers…

Les salariés dont la tête est sur le billot devraient percevoir une prime « supralégale » de 30 000 euros financée à 90% par les constructeurs… Pas de quoi perdre la tête !

 

 

Quelques espoirs pour les 380 employés de « Florence et Peillon », là encore filiale de l’Italien « Zen ». Leur avenir passe par la vente de l’entreprise…
Allo Halberg Guss ?

Combien de salariés en France qui sentent le sol se dérober sous leurs pas en se rendant à leur travail ?


Un remède ? Qu’ils lèvent donc la tête vers le ciel et contemplent béatement les hirondelles chantées par les hérauts de la mondialisation…

20.06.2009

Le satanisme financé par nos impôts

Pour la troisième année de suite, la petite ville de Clisson en Loire-Atlantique accueille le répugnant festival Hellfest (fête de l’enfer). Et ses groupes de « Brutal death metal » d‘épouvante, gothiques, satanistes, morbides, qui vocifèrent et éructent pendant trois jours leur haine anti-chrétienne.

Le site internet du Hellfest affiche la couleur : mort, morbidité, tortures, mutilations, visages monstrueux, corps déchiquetés, boyaux éparpillés et regards désespérés. Avec une sorte d’obsession du blasphème aussi bien dans les clips que dans les vêtements ou le graphisme choisis par le groupe. Des groupes qui s’appellent « Aborted » (« avortés » et leur imagerie est éloquente »), « Behemoth », « Lamb of God » (« Agneau de Dieu », « Douleur de la rédemption », « Cadavre cannibale », etc.

L’année dernière le festival Hellfest, soutenu par le conseil régional des Pays de la Loire et celui de Loire-Atlantique, recevait « Impaled Nazarene » (« Le Nazaréen empalé ») Dimu Borgir, auteur du titre « Satan mon maître » ou encore Haemorrhage : « Troublant la quiétude je fracture une tombe, arrachant le cercueil, saisissant un couteau et une fourchette, je respire la putréfaction, je festoie sur la putréfaction » (sic).

Cette année, toujours avec l’argent des contribuables, Clisson accueille Pentagram, Sacred Reich  et « Destroÿer 666 », qui se définit comme « l’anti-christ » appelle à « commencer l’attaque », à « faire feu » et conseille aux chrétiens de « dire leurs prières ». « Vous n‘échapperez pas au marteau de Satan », psalmodie le chanteur qui invoque « les sorcières qui boivent le sperme du démon ». Plusieurs de ces groupes ouvertement sataniques appellent au meurtre des chrétiens, et à « brûler les prêtres » .

Hellfest a le soutien de la ville, du conseil général et du conseil régional. Avec pour résultat, spécialement dans leur région bretonne, toujours plus de tombes profanées, de croix de cimetières retournées, de caveaux vandalisés et de symboles nazis et sataniques tagués sur les sépultures… Peut-on imaginer une seule seconde que les institutions républicaines sponsorisent au nom de l’expérience culturelle un festival de musique où certains groupes appelleraient au meurtre contre les musulmans ou les juifs ?

Le site e-deo.info a organisé une résistance magnifique au Hellfest. De même que l’AGRIF, les Jeunes pour la France de Philippe de Villiers, le collectif Act Hope et les jeunes du CNI qui appellent à la mobilisation contre l’organisation du festival. Avec une première victoire : Coca Cola, sponsor officiel du Hellfest (tout comme Kronenbourg) a retiré son soutien et son logo après avoir reçu de nombreuses protestations.

Pour la première fois, un rapport parlementaire daté du 11 décembre 2008, rédigé par les députés André Flagolet (Pas-de-Calais) et Jean-Frédéric Poisson (Yvelines) établit un rapport entre le Hellfest et les profanations de tombes. S’interrogeant sur « le bien-fondé pour des collectivités locales de subventionner des concerts où des artistes véhiculent avec virulence un message ouvertement anti-chrétien ». Bel effort ! Loin du simple folklore, rappelons que le rapport Fenech avait dénoncé les dangers du satanisme en France (25 000 personnes concernées), le passage à l’acte des jeunes adeptes de même que leurs tendances suicidaires. Ce rapport avait finalement servi à faire interdire les écoles familiales rassemblant les enfants de plusieurs familles… Le satanisme en France, en tant que tel, n’est jamais inquiété.

CAROLINE PARMENTIER

16.06.2009

Islam = jihad

L'INFIDÈLE

 Comme le démontrent les lignes qui suivent, j’ai été contraint de prendre conscience de l’extrême difficulté à définir ce qu’est un « infidèle ».
Choisir entre Allah ou le Christ, alors que l’Islam est de loin la religion qui progresse le plus vite au Royaume Uni.
 Le mois dernier, je participais au stage annuel de remise à niveau, nécessaire au renouvellement de mon habilitation de sécurité dans les prisons. Il y avait dans le cursus une présentation par trois intervenants représentant respectivement les religions Catholique, Protestante et Musulmane,  expliquant les fondements de leurs doctrines respectives.
 C’est avec un intérêt tout particulier que j’attendais l’exposé de l’Imam. La prestation de ce dernier fut remarquable, assortie d’une projection vidéo.
 A l’issue des présentations, vint le temps des questions/réponses, et lorsque ce fut mon tour, je demandais :
 « Je vous prie de me corriger si je me trompe, mais j’ai cru comprendre que la majorité des Imams et autorités religieuses ont décrété le Jihad (guerre sainte), à l’encontre des infidèles du monde entier, et que en tuant un infidèle (ce qui est une obligation faite à  tous les  musulmans), ceux-ci sont assurés d’aller au paradis.
Dans ce cas, pourriez vous me donner la définition de ce qu’est un infidèle ?
 Sans rien objecter à mon interprétation et sans la moindre hésitation,l’Imam répondit « un non croyant ».
 Je rétorquais : alors permettez moi de m’assurer que j’ai bien compris. L’ensemble des adorateurs d’Allah doivent obéir au commandement de tuer quiconque n’appartient pas à votre religion, afin de gagner leur place au paradis, n’est-ce pas ?
 Son visage qui affichait jusqu’alors une expression pleine d’assurance et d’autorité se transforma soudain en celui « d’un garnement surpris la main dans le pot de confiture ».
 C’est exact rétorqua -t-il dans un murmure.
 Je repris : « Eh bien, j’ai beaucoup de mal à essayer de m’imaginer le Pape Benoît XVI exhortant tous les Catholiques à massacrer vos coreligionnaires ou le Pasteur Stanley en faisant autant pour garantir aux Protestants une place au paradis. »
 L’Imam se retrouva sans  voix !
 Je poursuivis : « J’ai également des difficultés à me considérer comme votre « ami », lorsque vous-même et vos confrères incitez vos fidèles à m’égorger ! Juste une autre question ; Choisirez vous de suivre Allah qui vous ordonne de me tuer afin d’obtenir le paradis, ou le Christ qui m’incite à vous aimer afin que j’accède, moi aussi au paradis, parce qu’Il veut que j’y sois en votre compagnie. ? »
 On aurait pu entendre une mouche voler, tandis que l’Imam demeurait silencieux.
 Inutile de préciser que les organisateurs et promoteurs du séminaire de formation à la « Diversification » n’ont pas particulièrement apprécié cette façon de traiter le ministre du culte Islamique et d’exposer quelques  vérités à propos des dogmes de cette religion.
 Au cours des vingt années à venir, il y aura suffisamment d’électeurs musulmans au Royaume Uni pour installer un gouvernement de leur choix, avec l’application de la Sharia en guise de loi.
 Il m’apparaît que tous les citoyens de ce  pays devraient pouvoir prendre connaissance de ces lignes, mais avec le système de justice et de médias libéraux combinés à la mode démente du politiquement correct, il n’y a aucune chance que ce texte soi largement publié.
 C’est pourquoi je vous demande de le diffuser à tous les contacts de votre carnet d’adresse internet.
                             John Harrison Master of Business Education . MIDSc

07.06.2009

Elections européennes: réponses de Bruno G0LLNISCH à CEC

Questionnaire

à l'attention des candidats aux élections européennes

 

Madame, Monsieur le candidat,

candidat aujourd'hui, vous pouvez être élu député européen le 7 juin prochain et avoir, de

ce fait, à prendre des décisions importantes.

Catholiques impliqués en politique, nous sommes très intéressés par votre vision de vos

éventuelles futures fonctions. Pour mieux vous connaître et pour procéder à un choix

éclairé lors du scrutin.

Vos fonctions se rapportent à l'exercice de compétences encadrées par le droit :

compétences juridiques, donc. Mais, elles vous confèrent aussi une certaine autorité

morale. D'où, la teneur de certaines questions.

Soyez remercié,

Collectif "Catholiques en Campagne"

Exercice de compétences juridiques

· Êtes-vous favorable au non-cumul de mandats eu égard à la charge de travail et

à l'importance des fonctions d'un député européen ?

_ Non. Un des reproches les plus importants et les plus justifiés faits aux institutions

européennes est qu’elles sont coupées des réalités locales et nationales, qu’il est

sans doute facile pour beaucoup d’oublier à Bruxelles. A l’inverse, beaucoup de

collectivités territoriales ont à mener des politiques liées à ce qui se passe au

niveau européen (fonds structurels, coopération transfrontalière, ou tout simplement

conformité des politiques avec la législation européenne). Les liens des élus avec

leur(s) territoire(s) - je ne parle pas des circonscriptions électorales artificielles

créées exprès pour les élections européennes - me semblent devoir être

entretenus. Personnellement, j’affirme avoir pu être le député français qui est le

plus intervenu au Parlement européen, tout en étant conseiller régional. Je pense

toutefois qu’il ne faut dans ce cas pas plus d’un mandat local.

Compétences législatives

· En quels domaines, êtes-vous disposé à être un député particulièrement actif par

des propositions de textes ?

_ La capacité des députés à déposer des textes en séance plénière (résolutions ou

amendements) dépend de leur appartenance à un groupe et de règles très

spécifiques. Si les résultats nous sont favorables et que nous réussissons à faire un

groupe de patriotes français, anglais, autrichiens, flamands, hongrois, portugais,

etc…, aucun domaine ne sera exclu de cette capacité d’action. Autrement, nous

utiliserons tous les moyens (eux aussi très encadrés) à disposition des députés à

titre individuel. Je considère cependant que le déficit démographique est un des

plus graves problèmes de l’Europe, et qu’il faut d’urgence concevoir des

programmes en faveur de la famille et de l’accueil de la Vie.

· Nombre de députés européens français évitent les commissions stratégiques en

matière économique pour leur préférer celles plus « intellectuelles » ou

symboliques (éducation, culture, etc) : où vont vos préférences ?

_ Tous les domaines sont importants, la capacité de nuisance de l’Union européenne

se manifestant de bien des façons, mais il est certain que les commissions dites

« législatives » revêtent une importance particulière. Elles traitent des questions qui

concernent directement l’avenir de nos économies et de nos sociétés. Les textes

qu’elles examinent sont le fondement de 80 % des lois adoptées par l’assemblée

nationale française.

J’ai été moi-même membre ou suppléant dans les commissions « économiques » et

« transports » lors de la dernière mandature et j’aurais une petite préférence pour les

commissions législatives, notamment celle des « libertés publiques » (immigration,

coopération policière et judiciaire), ainsi que pour la commission « institutionnelle », qui

traite du règlement intérieur du Parlement, des modifications des traités ou encore de

la « citoyenneté » européenne.

· A quelles conditions, êtes-vous partisan d'une liberté de circulation des

travailleurs ? Acceptez-vous des limites liées à la sécurité, au domaine régalien,

à l'équilibre social, au dumping social, ... ?

_ De manière générale, je suis pour le droit souverain des Etats à choisir qui a le droit

d’entrer, de séjourner et de travailler sur leur territoire, à quelles conditions et de

quels droits ils peuvent y bénéficier.

Au sein de l’Union européenne, cette liberté de circulation étant effective, elle ne peut que

s’accompagner d’un respect absolu du droit social et du travail du pays d’accueil et bien

évidemment être compatibles avec la protection de l’ordre, de la sécurité et de la santé

publics, ainsi que des équilibres sociaux et économiques nationaux.

· Sous quelles conditions restrictives, êtes-vous partisan d’un marché intérieur

dérégulé ?

_ A la condition qu’il ne puisse exister réellement qu’entre pays ayant des niveaux de

développement et de protection sociale similaires et qu’il soit réellement protégé, à

ses frontières extérieures, des pratiques commerciales déloyales de concurrents

qui pratiquent le « dumping social ».

Mais dans l’absolu, je suis favorable à la reprise en main par les Etats de leurs

politiques économiques, commerciales et monétaires, ce qui n’empêche pas le libreéchange

avec des pays comparables au nôtre, acceptant des normes aussi

contraignantes que les nôtres, et des écluses douanières plus ou moins importantes

avec les autres, en fonction du niveau de leurs coûts de production et de la loyauté de

leur comportement économique et commercial.

· Êtes-vous résolu à protéger l'environnement avec bon sens et efficacité, sans

idéologie, sans adhésion à un mondialisme sous-jacent ?

_ Oui. La protection du patrimoine naturel de nos pays est un enjeu important.

Cependant, comme vous le soulignez, le pragmatisme ne l’est pas moins : il a

motivé le vote du Front national sur des dossiers comme le règlement REACH

(produits chimiques) ou le paquet « énergie-climat » par exemple.

Avec deux principes : les contraintes imposées aux entreprises européennes doivent être

équilibrées par des règles strictes en matière d’importations (exigences similaires sur la

qualité des produits importés et les processus de fabrication), faute de quoi de telles

mesures ne peuvent qu’encourager les délocalisations et seront de nul effet sur la

protection de l’environnement ; la sauvegarde de l’emploi des Européens dans leur pays

surtout dans cette époque troublée, doit primer. Je dois dire aussi que, résolument hostile

au mondialisme, je ne suis cependant pas systématiquement opposé à la concertation

dans un cadre universel, tel que les Nations Unies. Eu égard à certains problèmes,

l’Europe elle-même est un cadre trop étriqué.

· Êtes-vous d'avis de protéger les consommateurs ou y voyez-vous une intrusion

illégitime du politique dans le marché ?

_ Il faut protéger le consommateur et garantir que les produits qui sont mis à sa

disposition sont des produits de qualité, inoffensifs pour sa santé ou sa sécurité. Ce

qui doit valoir également pour les produits importés ! Nous soutenons également la

possibilité d’engager des actions collectives par les consommateurs.

· Selon vous, l'éducation est-elle d'abord la chose des parents, ou doit-elle être

une compétence du parlement, voire de l'UE ?

_ L’éducation relève des parents, auxquels les systèmes éducatifs nationaux doivent

garantir, moralement et matériellement, un libre choix de l’établissement.

La seule valeur ajoutée possible de « l’Europe » est d’ouvrir pour nos enfants la possibilité

de faire une partie de leurs études dans un autre pays européen (programmes Erasmus

par exemple). Mais faut-il obligatoirement une Union européenne pour cela ? La

circulation des étudiants dans l’Europe du Moyen-Age se passait fort bien d’un organisme

centralisé de type bruxellois.

· Selon vous, la culture est-elle d'abord la chose des personnes privées, puis de

l'Etat national, ou doit-elle être une compétence du parlement, voire de l'UE ?

L’Etat peut intervenir pour protéger le patrimoine historique et artistique, promouvoir

l’accès du public à la culture (y compris via internet en favorisant l’accès de tous à un

réseau à haut débit de qualité), encourager le mécénat… Les subventions, quand elles

sont nécessaires, doivent rompre avec le clientélisme trop souvent en vigueur, et être au

contraire fondées sur la capacité des manifestations culturelles à attirer un large public.

Quant à l’UE, elle se préoccupe plus souvent de la promotion des cultures extraeuropéennes

et à la promotion d’une société « multi-culturelle » mondialisée. En l’état

actuel des choses, il vaudrait hélas mieux qu’elle n’ait aucune compétence en la matière.

Compétences budgétaires

· Vous engagez-vous à être présent le(s) jour(s) du vote du budget ?

_ Oui, comme je l’ai toujours été, pour tous les votes, mise à part une indisponibilité

passagère pour hospitalisation. Il faut cependant savoir que le Parlement n’a de

réel pouvoir d’amendement du budget européen que sur une partie de celui-ci. Ce

qui, dans l’état actuel des compétences de l’Union et des majorités prévisibles au

Parlement, n’est pas plus mal !

· Êtes-vous un promoteur d'une agriculture non subventionnée, sans PAC,

protégée seulement de façon conjoncturelle et pour assurer la suffisance

alimentaire du pays ?

_ L’idéal, et je pense que les agriculteurs en seraient d’accord, serait que les prix de

vente de leurs produits permettent aux producteurs de vivre de leur travail, sans

subventions. Mais les produits agricoles ne sont pas des produits comme les

autres, comme l’agriculture n’est pas une activité comme les autres, puisqu’elle a la

charge de nourrir les hommes, qu’elle façonne depuis des siècles nos paysages,

qu’elle est l’activité centrale de nos territoires ruraux. L’indépendance alimentaire

nationale et européenne est un objectif primordial, mais nous devons également

penser à l’avenir et ne pas renoncer à être un grand pays exportateur, alors que

tout tend à indiquer que des pays comme la Chine et l’Inde, et leurs milliards

d’habitants, seront demain de grands importateurs de denrées alimentaires.

Confiée aux seules forces du marché, et aujourd’hui d’un marché mondial livré par

Bruxelles à la suprématie américaine et à la logique des multinationales de

l’agroalimentaire, cette activité a besoin de soutien et de régulation, de préférence au

niveau national.

· Êtes-vous un promoteur d'un aménagement du territoire (“politique régionale”)

d'abord national et européen seulement de façon subsidiaire ?

_ Oh, oui ! La politique régionale européenne est purement clientéliste et vise à

promouvoir les liens directs entre Bruxelles et les régions, par-dessus les autorités

nationales. Elle promeut même la création d’entités juridiques transnationales, des

regroupements de régions de différents pays, dans une volonté évidente de faire

disparaître à jamais les frontières des nations. De plus, elle est une incitation à la

dépense publique : les fonds européens ne peuvent en effet financer en totalité un

projet et le cofinancement par les Etats et/ou les collectivités est obligatoire.

L’aménagement du territoire doit rester de la compétence nationale, ce qui n’exclut

pas des coopérations sur des sujets précis, tels par exemple que l’achèvement des

liaisons Rhin-Rhône ferroviaire ou fluviale à grand gabarit.

· Êtes-vous d'avis de fonctionner à l'économie, y compris concernant votre propre

rémunération ?

_ Oui. Encore que la première des économies à faire serait sur la contribution nette

française au budget européen, qui est quasiment la seule à ne cesser de s’accroître

pour atteindre aujourd’hui 6,5 à 7 milliards d’euros par an.

· Êtes-vous d'avis, par souci d'économie, de supprimer les quelques séances du

Parlement à Strasbourg et de ne les tenir qu'à Bruxelles ?

_ Non. Strasbourg est le siège du Parlement européen : il faut au contraire y

organiser l’ensemble des travaux du Parlement. Le gouvernement français aurait

pu et du négocier cela, par exemple lorsque nous avons accepté que Francfort au

lieu de Lyon soit le siège de la Banque centrale européenne.

· Êtes-vous favorable à l'euro par principe ou seulement par pragmatisme ? Êtesvous

d'avis de redonner de la marge de manoeuvre à la politique monétaire

nationale ?

Je ne suis pas favorable à l’euro monnaie unique, mais j’accepte en revanche une

monnaie commune, comme l’était l’ECU, ce qui n’est pas la même chose ! Pourquoi en

effet ne pas réfléchir à un euro monnaie commune utilisable dans les relations

commerciales avec nos partenaires européens comme avec les reste du monde ?

Et c’est une question de principe : la monnaie est un élément essentiel de la liberté des

nations.

Compétences de contrôle de l’exécutif de l’UE

· Êtes-vous résolu à exercer un contrôle rigoureux de la Commission ?

_ Oui.

· Êtes-vous prêt à la censurer en cas de dépassement de ses prérogatives ?

_ Oui également. Mais je tiens à rappeler que la possibilité de déposer une motion de

censure à été durcie dans le règlement intérieur du Parlement européen il y a plus

de quinze ans pour éviter que les députés du Front National et leur groupe puissent

l’exercer comme ils l’avaient fait. Il faut désormais un dixième des membres

effectifs du Parlement pour déposer une motion de censure (soit 74 députés dans

la prochaine mandature), ce qui privilégie les grands groupes (démocrateschrétiens,

socialistes, libéraux). Or ces derniers, même au moment où la

Commission Santer avait été convaincue d’un certain nombre de malversations

financières, ont toujours hésité à sanctionner les agissements d’une institution

symbolique de la supranationalité et alliée objective du Parlement contre les Etats

et les gouvernements dans le triangle institutionnel européen.

http://catholiques-en-campagne.fr

· Êtes-vous résolu à exercer un contrôle attentif du Conseil et des organes de la

politique étrangère et de sécurité ?

_ Oui, dans la limite des pouvoirs dévolus au Parlement européen dans ces

domaines, qui relèvent encore largement, et c’est heureux, de la coopération

intergouvernementale.

Mais le contrôle du Conseil, et donc de l’action des gouvernements au niveau européen,

appartient, en principe, aux Parlement nationaux, dont on ne peut pas dire (du moins en

France) qu’ils exercent cette fonction avec efficacité ou rigueur !

Que chacun prenne ses responsabilités !

Exercice d'une autorité morale

· Êtes-vous favorable à l'entrée de la Turquie dans l'UE ? à l'entrée d'autres pays

n'appartenant pas à l'ère géographique européenne ? si oui, lesquels ?

_ Non. Dans les deux cas. La Turquie est un grand pays, mais il n’est pas européen.

Pour le reste, combattant pour que mon pays retrouve son indépendance et sa liberté visà-

vis de l’Eurocratie, je ne saurais même pas encourager d’autres pays européens

(géographiquement, culturellement, démographiquement, historiquement ceux-là) à

tomber dans ce piège.

· Distinguez-vous l'Europe, réalité naturelle et culturelle permanente, de l'Union

européenne, construction politique soumise aux aléas humains ?

_ Oui. Je m’insurge souvent contre la confusion que l’on fait entre cette réalité

charnelle et culturelle qu’est l’Europe, et d’autre part une organisation, l’Union

Européenne, qui n’est que l’une des formes possibles de coopération entre pays

européens (en l’occurrence la pire, l’Union européenne qui se veut super-Etat en

devenir). Cette confusion sémantique participe selon moi de la propagande.

Français, je suis par définition également Européen, mais opposé à la construction

européenne actuelle.

· La nation reste-t-elle une réalité naturelle ou est-elle dépassée ? Faut-il la

préserver ou faut-il aller au-delà ? Dans ce cas, vers où ?

_ Je crois que la nation est le cadre indépassable seul à même d’assurer la liberté, la

sécurité, la prospérité et l’épanouissement de ses membres. Cela n’a rien à voir

avec un nationalisme agressif, dominateur ou révolutionnaire qui nous est

totalement étranger.

La crise actuelle, qui a vu l’inaction de l’Union, mais la réaction des Etats, serait-ce dans

un cadre tel que le « G20 », est la preuve de la pertinence du cadre national, quoi que l’on

pense par ailleurs des mesures entreprises.

· Êtes-vous disposé à agir avec détermination pour redonner au principe de subsidiarité sa vraie valeur, à rebours de ses déviances actuelles par les

européistes ? Un principe de subsidiarité distinguant compétences naturelles,

propres (Etat, provinces, communes) et compétences déléguées, construites

(intercommunes, départements, union européenne) ?

_ La subsidiarité est définie dans les traités à l’inverse de ce qu’elle devrait être,

puisqu’il laisse entendre que la Communauté/l’Union européenne est le niveau de

décision de droit commun. Elle est de plus faussée par la « sanctuarisation » d’un

certain nombre de compétences, dites exclusives, dévolues à l’UE. Quant au

protocole supposé en définir l’application, il est constamment violé, principalement

dans sa disposition qui prévoit que les décisions doivent être prises au niveau le

plus proche de ceux qu’elles concernent.

Je suis plus favorable à la définition de l’encyclique de Pie XI Quadragesimo Anno comme

principe d’organisation des autorités nationales et infra-nationales. En outre, la

multiplication des regroupements de collectivités me semble induire confusion, conflits de

compétences et double-emplois.

Au niveau européen, je suis favorable à l’arrêt de la boulimie de compétences exercées

par des entités supranationales, et à son remplacement par la libre coopération d’Etats

souverains dans des domaines concrets, précis, identifiés, mutuellement profitables.

· Êtes-vous un défenseur de la Vie et de la famille sans complexe ? Prêt à

participer à une manifestation pro-Vie ceint de votre écharpe de député européen

?

_ Oui. J’ai déjà participé à plusieurs manifestations pro-vie ceint de cette écharpe, la

dernière en janvier 2009.

02.06.2009

L' utopie des européistes et des élections européennes ...

Dans quelques jours, nous seront appelés à désigner des députés au Parlement européen. Que faut – il penser de ces élections et des enjeux qui se cachent derrière ?

 

Tout d’abord, disons un mot de l’abstention qui caractérise depuis longtemps ces élections. D’après les sondages, il semble que plus de la moitié des électeurs inscrits souhaitent s’abstenir. On a beaucoup glosé sur cette tendance « du peuple européen » à se désintéresser de ce scrutin. Elle peut paraître peu rationnelle étant donné que le Parlement européen dispose de pouvoirs accrus et qui le seraient encore davantage si les irlandais revenaient sur leur vote NON et que le Traité de Lisbonne entrait en application.

 

Un surplus de démocratie n’y change rien

 

Ne nous a-t-on pas seriné que cette tendance à l’absentéisme provenait d’un « déficit démocratique » ? Visiblement, ce n’est pas ce que les électeurs ressentent. On a beau demander à 500 millions d’européens de prendre part à ce vote au suffrage universel direct, rien n’y fait. l’Europe continue d’être considérée comme un monstre technocratique, dont on ne ressent que des effets négatifs ( dégâts causés par les décisions destructrices de Bruxelles dans la pêche, le lait, le vin… etc ). On a bien vu d’ailleurs récemment que cette « machine » lointaine ne protège guère les européens contre la crise économique et les menaces extérieures ; la Commission, c’est – à - dire le pouvoir exécutif de l’Europe, a paru désemparée et incapable de trouver des parades et solutions aux problèmes gigantesques nés de la crise. D’ailleurs, le volontarisme de Monsieur Sarkozy a clairement montré que la seule Europe valable était l’Europe des Etats. Les citoyens ont bien compris à cette occasion que seules, les Nations ont la légitimité et la force nécessaires pour protéger leurs citoyens, leurs agricultures, leurs industries et leurs banques… Autrement dit, l’idéologie « européiste » bat de l’aile ! Il est symptomatique, par exemple, de lire dans le Figaro , sous la plume de Monsieur Alain - Gérard Slama, peu suspect de souverainisme : « Le projet de traité de Rome se voulait réaliste : il visait en fait à camoufler l’idéalisme d’un projet fédéraliste qui, en l’absence d’un peuple européen, n’avait et n’a, aujourd’hui encore, aucune chance d’aboutir. » Car le problème est là : il n’y a pas un peuple européen, il y a vingt – sept peuples appartenant à des Nations différentes, avec leurs langues, leurs traditions, leurs cultures… et dont les intérêts diffèrent et parfois divergent. Il est évident que seule une Europe n’essayant pas de se substituer aux Nations et fonctionnant par voie de coopération entre les Etats a des chances de réellement fonctionner de manière satisfaisante.

 

Mais les européistes s’obstinent

 

Malgré cela, bien des européistes s’obstinent dans la voie du fédéralisme supra-national. D’ailleurs, puisque nous mentionnions Monsieur Sarkozy, il a été le premier à persévérer dans cette voie sans issue : Alors que le peuple français, comme le peuple hollandais, interrogé par référendum, avait rejeté massivement le Traité de Lisbonne, il a, par un tour de passe – passe dont le cynisme coupe le souffle, fait approuver par voie parlementaire un « traité simplifié » reprenant toutes les dispositions importantes du traité rejeté par le peuple. Bravo la démocratie ! Cela est d’autant plus étonnant que, comme nous l’avons dit, Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était président pour six mois de l’Union européenne, jouait à fond la carte de la coopération des Etats et paraissait en totale contradiction avec l’esprit d’intégration communautaire… Il y a du gribouille dans cette volte – face surprenante !

 

L’Europe unie : une mauvaise plaisanterie !

 

Tous les européistes partagent, à une degré ou à un autre, la volonté de détruire les Nations européennes et de construire à leur place un conglomérat qui ressemble aux Etats – Unis. Ils veulent faire, nous disent-ils, les Etats-Unis d’Europe ! Mais ces personnes véritablement insensées oublient que les Etats-Unis d’Amérique avaient en eux, dès le départ, une langue, une culture et une religion communes. Une langue unique d’abord : la langue d’origine, l’anglais, est et demeure, trois siècles après l’indépendance, non seulement la langue officielle, mais, et de loin, la langue la plus utilisée par la population. Une culture, qui pendant très longtemps est restée unique et qui, comme la langue, découle de leurs origines anglo-saxonnes. Voyez comme les essais de transposition en France de certaines fêtes pittoresques, telles qu’Halloween, ont échoués, en dépit d’un énorme effort commercial : l’univers latin n’a guère l’habitude des fantômes, des sorcières et des morts-vivants ! Une religion enfin, ou plutôt une multitude de religions, mais qui ont presque toutes un point commun : elles sont fondées sur la Bible, livre phare des protestants. En somme, la formule qu’on utilisait autrefois pour caractériser l’aristocratie américaine – car il existe une aristocratie aux Etats-Unis, mais camouflée - : « White Anglo-Saxon Protestant » (ce qui signifie : protestant blanc anglo-saxon ), peut s’appliquer d’une manière générale à la plus grande partie des américains. Cette description montre qu’il faut être fou, littéralement fou, pour imaginer que les peuples d’Europe vont se fondre en seul peuple. Au lieu d’une langue, il en existe vingt-trois, et quelques pays ont même plusieurs langues ( Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse…etc). Au lieu d’une religion, il en existe quatre principales, qui se succèdent d’ouest en est : catholique, protestante, orthodoxe, musulmane ( car, sans même compter la Turquie, l’Islam dispose de solides bastions aussi bien dans certains pays de l’est - Bulgarie, par exemple - que désormais dans certains pays de l’ouest, et en premier rang, la France ! Il faudrait être fou pour prétendre que la culture de ces différent pays est la même…Les religions, les origines ethniques et surtout l’Histoire s’opposent à une telle uniformité. Au contraire, la richesse de l’Europe, ce sont ces traditions différentes, ces arts différents, ces gastronomies et ces manières de vivre différentes ! Par comparaison, on peut passer un mois à visiter les Etats-Unis en mangeant les mêmes hot - dogs et les mêmes hamburgers, en regardant les mêmes gratte - ciels et en écoutant la même musique syncopée… ! Quant à l’Histoire, n’en parlons pas : nos nations ont passées des millénaires à se combattre, à s’allier quelque temps pour de nouveau se combattre. La culture de chacun de nos pays est donc pétrie, même inconsciemment, des souvenirs de ces combats d’antan…

 

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