02.07.2009

Sarkozy se confie au Nouvel Obs: "je suis devenu plus tolérant" dit 'il ...

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Mea Carla, mea Carla, mea maxima Carla…

 

 

 

Voilà qui va enchanter Carla : Nicolas Sarkozy veut montrer son plus joli profil au Nouvel Obs. Et vas-y que je me repens et vas-y que je me contorsionne et vas-y que je te papouille et que j’essaie de te plaire.

« J’ai commis des erreurs », déclare le président de la République. Certes ! Nous sommes bien placés pour le savoir. Mais comme vous imaginez, ce ne sont pas toutes celles auxquelles nous pensons. Sa repentance, elle est destinée aux journalistes et au public du Nouvel Obs. Et pas à son électorat de droite qu’il a pourtant méthodiquement trahi. Son plus gros « scud » est pour la droite catholique, celle qui a défilé en 1999 aux côtés de Christine Boutin contre le PACS :

« Le problème de l’opposition aujourd’hui, c’est d‘être à ce point fermée. Nous avons connu cela nous-mêmes. L’erreur qu’a commise la droite à l‘époque du PACS ! c‘était ridicule et outrancier. On s’est trompé. J’en ai tiré les conséquences définitives. Jamais il ne faut se raidir. Jamais il ne faut se bunkériser. »

De ces « conséquences définitives » on peut s’inquiéter. Plus jamais désormais Sarkozy ne se laissera entraîner comme pendant sa campagne présidentielle sur le terrain des convictions et valeurs incarnées par la droite, sur le vague reste de racines et d‘éducation judéo-chrétienne dont il nous avait parlé il y a fort longtemps ou sur sa résistance à l’héritage de 68 ? « Avec l‘âge, confie-t-il au magazine, je suis devenu plus tolérant, plus ouvert, plus serein. » Il laissera tout « filer » désormais, de mères porteuses en adoption par les homos, d’ouverture à gauche en fusion politico-culturo-sentimentale avec la bande à Carla, de Bachelot en Morano, de Philippe Val en Frédéric Mitterrand ?

Sur Frédéric Mitterrand, il a ce couplet vibrant : « L’ouverture, Frédéric Mitterrand la caractérise magnifiquement. J’avais trouvé son livre La Mauvaise Vie courageux et talentueux. »

S’il l’avait seulement lu au lieu d‘écouter ce que lui soufflaient ses nouveaux potes bobos, Nicolas Sarkozy aurait été pétrifié, ne serait-ce qu’en bon père de famille, par la crudité et la nature des propos autobiographiques rapportés : la quête homosexuelle de Frédéric Mitterrand, chroniqueur régulier de Têtu, dans les bordels asiatiques ou marocains, le tourisme sexuel, la prostitution des adolescents dont il est le client, l’ambiguïté autour de la pédophilie (Présent du 26 juin). Alors que la lutte contre le tourisme sexuel et l’exploitation sexuelle de la misère des enfants des pays pauvres est une priorité  désormais pour la plupart des pays civilisés et que celle contre la cyberpédomanie s’intensifie, Nicolas Sarkozy nomme à un poste phare de son gouvernement, une personnalité qui a tenu à revendiquer de telles ignominies. Et il s’en vante : une ouverture « magnifique ». Et ce n’est bien évidemment pas (et surtout aux yeux du Nouvel Observateur !) l’une des erreurs qu’il confesse avoir commises.

Parmi celles-ci, il cite sa querelle avec Laurent Joffrin, le patron de Libération. Querelle selon lui qu’il n’aurait plus aujourd’hui parce qu’il a « beaucoup de considération » pour l’intéressé et parce qu’il a renoncé à son attitude de monarque élu… Repentance aussi, sur le « péché originel du sarkozysme », la soirée du Fouquet’s, le CAC 40, les patrons de presse amis, le showbiz, le yacht de Bolloré, le bling-bling ! Et là avec une rare élégance, Sarko met tout sur le dos de son « ex », Cécilia : « Cela correspondait à une époque de ma vie personnelle qui n‘était pas facile et où j’avais à me battre sur plusieurs fronts. Je n’avais pas attaché à cette soirée [NDLR : celle du Fouquet’s le soir de l‘élection présidentielle] une importance considérable. J’ai eu tort. »

Selon L’Express qui a annoncé la « révolution culturelle » du Président, désormais le soir des élections, comme pour les dernières européennes, Nicolas Sarkozy regarde Mort à Venise avec Carla Bruni… En pensant à Frédéric Mitterrand pour son prochain remaniement.

CAROLINE PARMENTIER

Ces violences ethniques dont ne parlent ni les médias ni le gouvernement.

Henri Guaino caillassé à Montfermeil


Il voulait voir la réalité du terrain dans les banlieues ethniques ? Il a vu….


Deux véhicules de police en patrouille, dont l’un accueillait le conseiller spécial de l’Elysée Henri Guaino, ont été caillassés dans la nuit de lundi à mardi, à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Celui-ci était venu, a-t-il dit, « en observation » du travail des policiers sur le terrain. Il a été servi…

Une quarantaine de « jeunes » s’en sont pris aux deux véhicules au cœur de la nuit (vers une heure du matin), ignorant vraissemblablement la présence de M. Guaino à l’intérieur de l’un d’eux. Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux voitures banalisées auraient été retenues « par des jeunes gens » (sic) à l’aide d’une barrière placée en travers de la route des policiers. Devant « l’encerclement » et le « piège » flagrant, les policiers ont dû se dégager, non sans se faire caillasser avec bris de glaces et voitures endommagées.

Henri Guaino a lui-même raconté l’« incident » : « C’est pas un guet-apens prémédité, ils étaient là dans les rues. Quand ils se sont rendus compte que c’étaient deux voitures banalisées de la police, ils s’en sont pris à ces voitures très violemment… Tout ça s’est passé très vite. On sort un peu secoué... On n’a pas eu le temps d’avoir très peur, on a plutôt peur pour l’avenir de nos sociétés, ça aurait pu très mal tourner. »

Le haut-fonctionnaire a rendu hommage au « sang-froid » des policiers avec lesquels il se trouvait et qui n’ont pas riposté : « Cela aurait été suicidaire. » Ce qui l’a marqué, c’est que ces policiers n’ont nullement provoqué les jeunes : il a suffi que ceux-ci se rendent compte qu’il s’agissait de la police pour qu’ils déclenchent les hostilités. Or « ce n’est pas un événement extraordinaire, ce qui est inquiétant, c’est que c’est un événement ordinaire ».

Plusieurs incidents du genre se sont produits ces derniers jours dans des quartiers sensibles en France, principalement en région parisienne. Cinq véhicules ont été incendiés dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier de La Bastide, à Limoges, où des affrontements ont opposé des « jeunes » et des forces de l’ordre, pour la troisième nuit consécutive. Des policiers ont essuyé des tirs de mortiers de feux d’artifice la même nuit à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), un mois et demi après des tirs de fusil d’assaut Kalachnikov contre leurs collègues à La Courneuve, dans le même département. Deux individus de 21 et 24 ans ont été interpellés après que des policiers aient été visés par des jets de projectiles lundi soir dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, au lendemain d’une intervention de la police.

Deux gardiens de la paix hors service ont été agressés et roués de coups dans la nuit de lundi à mardi en sortant du commissariat de police de Gagny (Seine-Saint-Denis). Ils étaient « attendus » par leurs agresseurs qui « n’ignoraient rien de leur fonction de policier ». Cette agression n’avait rien à voir avec le hasard, commente le syndicat Alliance : « Nos collègues ont été suivis et agressés car ils n’avaient commis qu’une faute, celle d’être policiers (...). Après les attaques à l’arme lourde, c’est tant sur le fond que sur la forme qu’un nouveau palier vient d’être franchi. »

En vérité, le palier a été franchi depuis longtemps, comme le sous-entend lui-même Henri Guaino qui voulait donc « aller voir sur le terrain », se rendre compte de visu, après avoir discuté avec le préfet de Seine-Saint-Denis : « Je n’y passe pas mes nuits mais c’est intéressant de voir de près le quotidien des policiers, j’avais déjà expérimenté cela il y a douze ans à Marseille quand j’étais Commissaire au Plan. »

Le palier qu’il faudrait franchir du côté des syndicats de police et des autorités politiques (comme de leurs éminences grises) c’est celui des lapalissades, qui péchent en outre par omission, comme le sous-entend à nouveau Guaino : « Il leur faut [aux policiers] des moyens, il faut qu’on les respecte et qu’on les soutienne. Ils font un métier très, très dur qui est absolument indispensable et qui ne suffira pas évidemment à résoudre le problème qui nous est posé. »

Le conseiller du Président est venu en banlieue et il a vu en effet « le problème » : la guerre qui est faite à notre police et à la France. Mais on n’est pas prêt de la vaincre cette guerre civile, tant qu’on s’indignera seulement de ses effets récurrents et croissants en feignant d’ignorer, par tabou idéologique (« leur » soi-disant laïcisme et antiracisme !), ce qui l’alimente toujours plus : l’immigration-invasion et l’islamisme.

REMI FONTAINE