03.07.2009

Les perles du baccalauréat ...

 

Ci-après quelques "perles'' relevées dans des copies de candidats au bac, dans la région parisienne. Cuvée 1998 ; cette année-là, un des sujets d'examen était : « la Bretagne ».

On pourrait croire qu'il s'agit d'une évaluation de la fin du CM2 ( et encore ! ); mais non, il s'agit bien du baccalauréat!

 

La population bretonne ne se compose que de quelques fermiers.

Dans ce pays, les sabots sont de rigueur.

La population de Bretagne diminue parce que tous les pêcheurs meurent en mer.

Les problèmes bretons ne sont pas seulement du domaine de la fatalité mais aussi de l'imbécillité des gens qui sillonnent la mer.

Physiquement, la Bretagne est rattachée à la France par un lien très fragile.

La situation figée de la Bretagne s'explique par son passé celtique.

La Bretagne se distingue du reste de la France par sa position au bord de la mer.

La Bretagne forme un bras qui donne dans la Manche.

Les côtes bretonnes sont situées au niveau de la mer.

Les grands ports bretons sont le Pas-de-Calais qui nous permet d'aller en Angleterre, le Finisterre, Le Havre. Seule la Somme est navigable.

Les deux régions de la Bretagne sont la Champagne humide et la Champagne pouilleuse. La Champagne humide est un pays d'étangs et de marées.

La Bretagne est une région pêchière par excellence.

La pêche bretonne n'est plus au stade artisanal comme chez nous en France.

Les bateaux sont équipés de surgénérateurs pour la conservation.

Les Bretons se reposent six mois de l'année.

En se promenant, on peut voir les fameuses femmes bretonnes avec leur chapeau en dentelle et des calvaires qui prouvent que nous sommes dans une région moyenâgeuse et calcaire.

La Bretagne a une structure très originale, de nature physique due aux humains qui la peuplent.

La Bretagne, selon les anciens, se serait détachée de l'Amérique il y a plusieurs millions d'années.

Comme en France, il y a en Bretagne quatre saisons : l'été, l'automne, l'hiver et le printemps.

Les cours d'eau se dirigent vers la mer.

Son climat connaît des précipitations telles que la pluie.

L'érosion a créé des curiosités telles que menhirs et dolmens.

Les montagnes ont été usées par les invasions des Maures.

Il y a d'importantes usines d'extraction de granit dont on fait l'aluminium.

Le massif hercynien a été saboté par l'érosion.

La Bretagne est de forme triangulaire, par conséquent peu élevée.

La Bretagne possède des gisements de plutonium.

Seule l'iode des algues est extrait du sous-sol de la région.

La Bretagne est un pays d'élevage ; bovins, oursins.

La production agricole la plus rentable est la pêche.

La principale industrie alimentaire est la crêpe.

Les vaches, à cause de la proximité de la mer, donnent du lait salé dont on fait le délicieux beurre breton de pré-salé.

Les prés abondent de vaches.

Les vaches bretonnes produisent du lait.

Les vieilles femmes pratiquent la fabrication du beurre.

La Bretagne est aussi une région de poissons fumés.

Le climat chaud permet la culture de la vigne, la Bretagne est en effet célèbre pour le cidre.

La Bretagne peut s'enorgueillir de son cidre issu de la transformation de la pomme de terre.

La viticulture prend une place considérable en Bretagne.

Le bocage breton est formé de haies de cyprès qui protègent les cultures du mistral.

La population bretonne n'est actuellement plus rénovée.

La Bretagne vote traditionnellement à droite car elle est tournée vers la mer.

La Bretagne, qui était délaissée a été remise à la mode par les aventures d'Astérix.

Les côtes bretonnes sont le lieu où sont cachés les trésors des pirates et les Bretons qui sont cupides et avides se battent pour ces trésors.

 Exploit unique au monde, la Bretagne, qui n'a pas de pétrole a réussi à faire tourner des usines électriques à l'eau de mer en particulier celle de la Rance.

 

PS: onze ans après ,en 2009 cela n'a pas dû s'améliorer !

 

Ouverture du procès des émeutes de Villiers-le-Bel

Une centaine de policiers blessés, certains par balles

 Jeudi s’ouvrait devant le tribunal correctionnel de Pontoise le procès sous haute surveillance policière de dix « jeunes » majeurs impliqués dans les violentes émeutes de Villiers-le-Bel de novembre 2007, au cours desquelles une centaine de policiers devaient être blessés par armes à feu et divers projectiles (Présent des 28, 29 et 30 novembre 2007). Un procès quelque peu faussé : d’abord parce que sur les quelque 250 émeutiers repérés à l’époque par la police, 10 seulement comparaissaient libres devant le tribunal de Pontoise. Ensuite, parce que, comme l’expliquait un responsable de la police du Val-d’Oise sous couvert d’anonymat, « il est très difficile de réunir des preuves dans ce genre d’affaires ». Et, enfin, parce que tout le monde sait déjà que, quelle que soit l’issue de ce procès, la situation continuera à se dégrader dans les banlieues ethniques.

Souvenez-vous : c’était le 25 novembre 2007. Deux « jeunes » qui circulaient à vive allure sur une de ces mini-motos aujourd’hui interdites trouvaient la mort en percutant violamment une voiture de police patrouillant dans le quartier. Immédiatement, le bruit devait courir dans les cités ethniques de Villiers que les deux victimes avaient été renversées volontairement par les policiers. Rumeur encore amplifiée par les sous-entendus scandaleux des tous permiers flashs d’informations diffusés par la radio et la télévision. Aussi, les 26 et 27 novembre allaient voir s’installer à Villiers une véritable guérilla urbaine, particulièrement bien organisée et ultra-violente. Au cours de ces émeutes anti-flics, une centaine de policiers devaient être blessés par des tirs d’armes à feu, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits, et enfin une centaine de voitures incendiées.

Devant le tribunal correctionnel de Pontoise, Thierry Aubry, capitaine de police à la PJ de Versailles, devait souligner jeudi l’extrême organisation des émeutes. Avec la « constitution de groupes et de secteurs », des « lampadaires cassés » pour plonger les quartiers dans le noir, l’organisation de « guet-apens » et l’écoute du « trafic radio de la police » pour anticiper les mouvements des CRS. « Les émeutes de 2005 étaient beaucoup plus improvisées. C’est la première fois qu’on voyait autant de policiers blessés sur un si petit périmètre », a-t-il affirmé.

De son côté, Gilbert Siniscalco, chef d’une unité de quarante CRS présente à Villiers, devait décrire le « mur humain de 250 personnes » auquel ses hommes ont fait face, « avec des individus qui venaient au contact pour essayer d’extirper un policier avec la volonté de le lyncher ». « Un fonctionnaire encerclé par des émeutiers a sorti son arme, a pointé les casseurs et ça n’a eu aucun effet », devait-il expliquer jeudi… Une attitude à l’époque fortement déconseillée par le ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie qui, hantée par la crainte d’une bavure raciste, devait même aller jusqu’à décorer des policiers ayant choisi de ne pas riposter et de se laisser « casser la gueule » sans réagir !

Des consignes du gouvernement d’autant plus lamentables, quand on entend aujourd’hui le témoignage des « jeunes » jugés par le tribunal correctionnel de Pontoise. Comme Yassin Mouaddan qui devait résumer ainsi l’état d’esprit des émeutiers : «  Ils ont tué nos frères, il faut les fumer ! » Ou encore Stéphane Farade, qui devait expliquer jeudi avoir jeté des cailloux pour « ne pas passer pour un bouffon », en précisant que « tout le monde était fier d’avoir blessé autant de policiers »…

 

FRANCK DELETRAZ