25.07.2009
Les Chrétiens et les Français doivent dénoncer la loi MALLIE
Le Sénat a adopté en juillet et de nuit, par 165 voix contre 159, et sans le modifier le texte de loi Mallié tel que l'Assemblée l'avait voté le 15 juillet par 282 voix contre 238. Est-ce à dire que le combat s'arrête ici ? NON !
Comme je l'ai martelé hier soir à Radio Courtoisie, il ne s'agit pas de se résigner parce qu'une très courte majorité de sénateurs a succédé à une majorité de députés pour se soumettre aux ukases de Nicolas Sarkozy et imposer une loi inique, anti-chrétienne, anti-familiale et anti-sociale.
Une loi néfaste, anti-chrétienne, anti-familiale et anti-sociale
"Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ?", telle est la formule désormais célèbre prononcée par Nicolas Sarkozy. Quelle valeur faut-il donner à une telle déclaration ? L'argument est nul et démontre simplement le côté capricieux et "nouveau riche" du Président de la République. Et si Mme Obama et ses filles s'étaient mises en tête de satisfaire une pulsion consommatrice en pleine nuit, faudrait-il légiférer pour que les commerces soient ouverts jour et nuit ?
Mais Nicolas Sarkozy est grand amateur de petites phrases. Et, toujours pour justifier le travail le dimanche, il avait déjà gratifié les Français d'un slogan réducteur : "Travailler plus pour gagner plus". En situation de crise économique où tant de Français ont difficile à nouer les deux bouts, l'idée pouvait faire mouche. Pourtant, si on y regarde de plus près, on s'aperçoit qu'il s'agira surtout que beaucoup travaillent plus pour que très peu gagnent plus. En effet, les principes du volontariat et des compensations économiques ne s'appliquent pas aux salariés des commerces situés en zone touristique. Autrement dit, en zone touristique, travailler le dimanche, c'est être payé comme les autres jours. Et c'est l'employeur qui décide les jours et les horaires de travail des salariés.
Qui plus est, la notion de zone touristique n'étant pas clairement définie, on peut légitimement considérer qu'environ 6.000 communes sont concernées. Et aucune étude d'impact n'a été réalisée pour estimer raisonnablement l'effet sur le petit commerce ou sur l'emploi.
Et qui a évalué les conséquences pour la vie familiale des travailleurs du dimanche ? Qui a évalué ce que priver des dizaines de milliers d'enfants d'une vie familiale correcte peut avoir comme conséquence pour la société de demain ? Combien de cas particulièrement difficiles ? Familles dont les enfants sont instruits en internats, couples dont le mari est en tournée commerciale durant la semaine,..., il y a tant d'exemples de familles pour lesquelles le dimanche est essentiel pour se retrouver.
Enfin, quelle habile façon d'accentuer encore la déchristianisation de la France, n'est-ce pas ? Tout régir autour d'une société matérialiste sans plus laisser de place à la vie spirituelle. En oubliant qu'une société qui se prive aussi volontairement de Dieu s'assure un bien sombre avenir. Sans foi, sans morale, sans repères.
Une loi qui doit donc être combattue
Inique, néfaste, anti-chrétienne, anti-familiale et anti-sociale, la loi Mallié instaurant la fin du repos dominical doit être fermement combattue. Il ne s'agit pas de poursuivre une chimère. Il s'agit avec foi, espérance, méthode et efficacité de mener la bataille jusqu'à son terme et, si Dieu veut, mais oui, de l'emporter.
L'étape suivante, c'est le Conseil constitutionnel qui peut juger cette loi anti-constitutionnelle, sur base notamment de la question de l'égalité entre les citoyens et des critères d'inégalité découlant de cette loi, par exemple en matière salariale, le travail en "zone touristique" le dimanche n'étant soumis à aucune compensation contrairement au travail dominical en zone "PUCE".
19:31 Publié dans Christianophobie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loi mallié, christianophobie, civitas
Faillite de la France: Sarkozy vend nos satellites militaires !
Selon le site du quotidien économique “Les Echos”, le gouvernement serait en train d’étudier la vente des satellites du système Syracuse (pour SYstème de RAdioCommunication Utilisant un SatellitE), qui assure notamment l’ensemble des communications sécurisées entre la France et les différentes unités déployés sur un théâtre d’opération extérieure et les bâtiments de la Marine nationale. Il constitue un élément essentiel à la conduite des opérations militaires, tant au niveau du commandement, de la coordination et du renseignement.
Le programme Syracuse, lancé à l’origine en 1980, comptait 3 satellites Telecom I dont l’utilisation était partagée entre France Telecom et le ministère de la Défense. La version II du système reposait sur l’utilisation de 4 satellites Telecom 2, dont 2 étaient partagés avec l’opérateur historique de télécommunications. Le dernier satellite, le Telecom 2D, sera retiré du service en 2010.
Enfin, le programme Syracuse III, qui a débuté en novembre 1999, s’appuie sur deux satellites de télécommunications dits de troisième génération, appelés Syracuse 3A et 3B, le dernier ayant été mis sur orbite géostationnaire en août 2006, soit un peu moins d’un an après son clone.
A la différence de leurs prédécesseurs, les satellites 3A et 3B, développés par Alcatel Alenia Space, permettent d’établir des communications non seulement à haut débit mais également sécurisées. Le projet “Athéna Fidus” vise à compléter ce système avec un troisième satellite, développé en collaboration avec l’Italie, qui devrait augmenter le flux des communications - on parle de très haut débit - à partir de technologies civiles.
L’idée du gouvernement serait donc de céder ces satellites pour 400 millions d’euros et de les louer par la suite, et sur le long terme, au nouveau propriétaire, dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP). Deux sociétés seraient sur les rangs pour cette affaire : EADS Astrium et Thales, qui a racheté, en avril 2006, une part du capital d’Alcatel Alenia Space, devenu depuis Thales Alenia Space.
09:49 Publié dans Défense | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : satellites militaires, défense, armées
23.07.2009
Gourin, Sodome et Gomorrhe bretonne ?
Cette année encore la municipalité UMP de GOURIN (Morbihan) va laisser envahir ses rues et ses trottoirs par des défilés de chars faisant la promotion de quelques détraqués et pervers sexuels sous prétexte « d’ouverture d’esprit et d’acceptation de la différence » …
Voir aussi l’article déjà mis en ligne en août 2008 sur les « folies gourinoises » : http://fn56.hautetfort.com/lobby-homosexuel/
Dans les jours qui ont suivi ces défilés, OUEST FRANCE s’empressait de normaliser cet évènement en diffusant des photos montrant, dans les badauds, la présence de jeunes parents accompagnés de leurs enfants . "Malheur à ceux qui scandaliseront un seul de ces petits; Il vaudrait mieux pour eux qu'on les jette dans l'arène et qu'ils soient dévoré par les bêtes sauvages ou qu'on leur attache une meule de moulin au cou et qu'on les précipite dans les flots " !
OUEST FRANCE pousse aujourd'hui encore plus loin la provocation et l’ignominie en affichant en page 15 de l’édition de PONTIVY du 22 juillet un grand encart sur la « festy gay » jouxtant une photo sur le remplacement des prêtres de la paroisse, une sur le pardon de Sainte-Julienne, des précisions sur le pèlerinage à Fatima , le Pardon de Sainte-Anne-d’ Auray , le pardon de Roudouallec ... ! Bien sûr, ce n’est pas un hasard de mise en page d’autant que ce quotidien abject s’efforce de semer le trouble chez le lecteur en faisant référence à la participation de « sœurs de la perpétuelle indulgence du couvent de Paris» venues faire la promotion du préservatif et dont voici unes de leur présentation sur leur site internet www.lessoeurs.org :
Vous aussi, si vous en avez assez de lire des articles médiocres emplis de désinformation, de mensonges et d’obscénités n’achetez plus ce genre de quotidien (idem pour LIBERATION,Le FIFARO,Le TELEGRAMME etc) et lisez les articles de journaux non subventionnés tels que PRESENT.
A noter enfin que tous les élus environnants maires,conseillers généraux et régionaux, le député maire de Plouay se taisent et laissent faire ...
10:39 Publié dans Lobby homosexuel | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lobby gay, gourin, folies gourinoises, ouest france
22.07.2009
Le laïcisme français dans toute son horreur et incongruité.
« Bassidjis » du laïcisme
Impossible neutralité !
Nous avions déjà parlé de ces deux examinatrices cathophobes qui avaient demandé (en vain) au directeur du lycée Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) d’enlever le crucifix d’une salle d’examen pendant le baccalauréat (Présent du 1er juillet). Elles sont revenues à l’assaut avec le renfort de Libération (du 17 juillet) en des termes particulièrement grotesques :
« Pourtant nous ne faisions rien d’autre que de nous alarmer de la mise en péril d’un principe fondateur de notre école républicaine : la laïcité. Dans un Etat laïque tel que la France, peut-on accepter que les candidats de tous horizons qui présentent l’examen national du baccalauréat passent les épreuves dans des locaux arborant ostensiblement des signes religieux ? »
Il faut savoir que depuis plusieurs années, manquant de locaux, l’Etat fait appel à des établissements privés sous contrat car ce titre leur donne officiellement une mission de service public. A ce titre, ils accueillent des candidats et des examinateurs venant, pour la plupart, d’établissements publics et doivent respecter les règles permettant le bon déroulement des épreuves.
Demander le retrait de la croix, c’était donc déjà offenser le principe civilisationnel de l’hospitalité : « Ces enseignantes voulaient que le SIEC [Service interacadémique des examens et concours] oblige le chef d’établissement à enlever les croix mais je ne suis pas sûr d’en avoir le droit, commente Stephane Kesler (le directeur dudit SIEC qui a simplement fait remplacer les deux examinatrices). J’ai donc demandé un avis, que j’attends, à la direction des affaires juridiques du ministère. C’est une question complexe. Mais ce qui est sûr, c’est qu’un examinateur n’a pas à décider de là où il veut aller ou non. »
Imaginons que la fenêtre de la salle d’examen donne sur une église ou un clocher dont la France regorge du fait historique de son baptême et qui font donc partie du paysage. Faudrait-il les faire raser, selon la pratique de vulgaires talibans, pour faire respecter ledit principe de neutralité ? Cachez ces croix que je ne saurais voir : on n’est pas si éloigné du syndrome du tchador !
Mais il y a surtout la contradiction interne et l’ineptie dans lesquelles s’enferment ces pauvres militantes laïcardes : « Je ne voulais pas nuire [sic] aux élèves, alors je suis venue mais j’étais mal à l’aise, explique l’une d’elles (Orane Wyplosz), je les interrogeais notamment sur un texte très anticlérical et je les ai sentis parfois gênés pour répondre dans un tel cadre. » Bonjour la sacro-sainte neutralité ! « Est-ce si gênant d’expliquer l’anticléricalisme voltairien et d’analyser sa critique de l’Eglise à l’ombre d’un crucifix », s’enferrent nos deux « bassidjis » de la neutralité dans leur tribune de Libération, sans s’apercevoir qu’on réalisait ainsi une espèce d’équilibre…
Négatif ou positif, le laïcisme est toujours un leurre, sa neutralité ou son égalité un mensonge, un mythe ou une « chimère » reconnue par les francs-maçons eux-mêmes (Viviani). Il en va de la croix comme du dimanche : on ne peut les retrancher de notre nation sans une dose alarmante de mauvaise foi extrémiste. On ne les efface pas comme cela (laïcité négative), pas plus qu’on pourrait les mettre en concurrence égalitaire (laïcité positive) avec d’autres symboles, comme on me le suggérait un jour : « J’imaginerais bien, sur les murs publics, des tableaux à plusieurs cases ornées des symboles correspondant à chaque croyance, l’une des cases étant vide, celle représentant l’athéisme. » (cf. Présent du 10 décembre 2008).
Alain Finkielkraut répond ainsi à ce genre de raisonnement libéral et relativiste : « La France n’est pas une auberge espagnole. Ce pays ne se réduit pas à la diversité de ses composantes actuelles. Il a une histoire, il a une substance, il est davantage qu’un ensemble de procédures visant à régler la coexistence de communautés… (Présent du 10 juillet dernier). » Halte aux procéduriers laïcistes de notre auto-destruction !
REMI FONTAINE
12:12 Publié dans Education Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laïcisme, éducation nationale
21.07.2009
Le système pénitentiaire et judiciaire français est aussi en faillite.
82 000 condamnations non exécutées. Un système pénitentiaire et judiciaire au bord de la rupture
L’aiguille est dans le rouge et même au-delà : avec 63 189 détenus pour 51 000 places environ, les prisons françaises sont plus que proches du record de surpopulation.
Autre record : 82 000 condamnations à la prison ferme, soit près de 20 %, seraient non exécutées. Sans suite. Au mieux, « en attente d’exécution ». C’est le chiffre alarmant que révèle le dernier rapport de l’inspection générale du ministère de la Justice qui dénonce par ailleurs le – désastreux – fonctionnement des tribunaux, incapables de mettre à exécution les peines de prison prononcées par eux, essentiellement pour les peines les plus courtes.
Un sombre tableau et une situation qualifiée « d’inacceptable » par Michèle Alliot-Marie, qui a succédé le 24 juin à Rachida Dati au poste de ministre de la Justice.
« L’exécution des peines dans un délai raisonnable est l’une des conditions de la crédibilité et de l’efficacité de notre justice », a déclaré la nouvelle garde des Sceaux aux présidents des cours d’appel, procureurs généraux, directeurs d’administration, président et procureur général de la Cour de cassation. Elle a par ailleurs fixé comme priorité de son action l’adoption du projet de loi pénitentiaire, en attente depuis près de deux ans, qui prévoit notamment de développer les possibilités de libération et d’aménagement de peines sans oublier la mise en place et le développement de l’usage du bracelet électronique – et d’autres aménagements comme les TIG (travaux d’intérêt général) – en fin de peines ou à la place de l’emprisonnement.
Un leitmotiv, une rengaine et une garde des Sceaux qui, comme ses prédécesseurs, préfère la politique de l’autruche plutôt que de reconnaître qu’une bonne part de l’engorgement des tribunaux et de la surpopulation carcérale est due à une immigration-invasion non contrôlée depuis de nombreuses années.
Du coup, le système pénitentiaire et judiciaire français est au bord de la rupture.
Pour les syndicats de magistrats, notamment le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), le problème vient de l’engorgement du système d’exécution des peines aggravées par le durcissement des lois, comme celle sur les « peines-plancher » pour les récidivistes. Selon les chiffres officiels, ce texte et une vingtaine d’autres adoptés depuis 2002 sur la sécurité ont fait passer les entrées annuelles en prison de 67 308 en 2001 à 89 054 en 2008.
Estimant que la résorption du chiffre de 82 000 personnes frappées de peines non exécutées passe par un renforcement des services de probation – les peines supérieures ou égales à un an ferme, soit la grande majorité des cas en instance, doivent en effet obligatoirement être examinées par un juge d’apllication des peines –, les syndicats de magistrats ajoutent que l’afflux de petites peines a paralysé le fonctionnement des cabinets de magistrats et des services de suivi.
PIERRE MALPOUGE
12:32 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, système pénitentiaire
19.07.2009
Vivons nous au dessus de nos moyens?
16:48 Publié dans Politique budgétaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : français endettés
16.07.2009
Sarkozy et les députés auront des comptes à rendre "là haut".
Travail du dimanche
Sans enthousiasme peut-être, comme l’assure le correspondant de l’AFP, mais tout de même nombreux, 282 députés ont voté mercredi la loi élargissant la possibilité du recours au travail du dimanche. 282 députés de la majorité UMP se sont couchés devant les exigences de Nicolas Sarkozy qui, à la suite de l’initiateur de la loi, Richard Mallié, et des propositions de Jacques Attali, a voulu faire du travail dominical un nouveau facteur de « croissance », alors qu’il s’agit en réalité d’une proposition mortelle pour la société, l’affirmation par l’Etat de la primauté de la consommation.
Le texte doit encore passer devant le Sénat, et l’on peut dire qu’il aura été amplement contesté. Toute la gauche a voté contre, pour des raisons essentiellement « sociales » certes, mais c’est déjà ça. 10 députés UMP l’ont rejointe, ainsi qu’un partie du Nouveau centre et François Bayrou. Les « chrétiens démocrates » de Christine Boutin ont voté… pour.
Pour leur honneur, signalons donc quelques-uns des UMP qui ont voté contre : le villepiniste Hervé Mariton, les élus d’Alsace ou de Moselle (dont les départements sont pourtant exclus du dispositif) Yves Bur, Denis Jacquat, Marie-Jo Zimmermann et Jean Uberschlag, et Christian Vanneste. Quinze députés UMP se sont abstenus dont Etienne Pinte et Lionel Tardy et d’autres villepinistes (Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen). Par ailleurs, 17 n’ont pas pris part au vote.
Troisième version du texte, la loi imposée par Sarkozy est une véritable claque pour tous ces catholiques, de « Liberté politique » à Jacques de Guillebon qui continuent de voir en lui le rempart contre la gauche qu’il faudrait toujours soutenir au motif que la présence de nos idées dans son entourage permettrait d’obtenir au moins des freins aux avancées de la culture de mort. Il n’en est rien. Qu’on ne nous dise pas, surtout, que les toilettages successifs qui auront permis d’en restreindre un peu la portée apparente relèvent de ces petites victoires malgré tout. Rémi Fontaine a montré ici que ces réaménagements ne changent rien à la philosophie profonde du texte : entre « zones d’ombre » et révolution du droit du travail, on aboutit, quoi que l’on dise, à un bouleversement radical de la logique sociale.
Les communes touristiques et thermales pourront bien plus facilement déroger à l’interdiction du travail dominicale qui demeure la règle, pour la forme. Là, le travail dominical sera en quelque sorte de droit et ne donnera lieu à aucune contrepartie supplémentaire. 500 communes sont concernées, dit l’UMP : mes opposants à la loi en comptent plutôt 6 000. Le travail du dimanche sera légalisé dans les grands centres commerciaux autour de Paris, Lille et Marseille, situés dans des « périmètres d’usage de consommation exceptionnelle ».
Exceptionnelle ? L’immense zone de Plan de Campagne, près de Marseille, où les magasins ouvrent en toute illégalité depuis 35 ans avec le soutien du député local Richard Mallié, enregistre le tiers de son chiffre d’affaires le dimanche. C’est énorme et c’est à cette aune qu’il faut juger l’extension du recours au travail dominical. En soulignant que le chiffre, la consommation, l’activité marchande ne sont pas des arguments face aux valeurs non négociables découlant de notre nature humaine.
Pour quoi sommes nous faits ? Pour Dieu. Dès la création du premier homme et de la première femme, notre Père à tous nous a montré que le septième jour est un jour pour Lui, où Adam en tant que chef de l’humanité devait lui rendre un culte ordonné à la communion, à la joie, au repos. Le mot sept, en hébreu, désigne aussi l’alliance : précisément, le repos du septième jour, devenu par la Rédemption et la consommation de la Nouvelle Alliance le repos du premier jour de la semaine, est le signe de ce lien entre Dieu et l’homme qui donne à l’homme sa dignité spécifique d’être créé à l’image et à la ressemblance de son Créateur et Père.
Proclamer que le dimanche est fait pour le travail, pour la consommation, pour le gain matériel, pour les activités purement terrestres, c’est nier de la manière la plus brutale et la plus absolue cette alliance que Dieu a voulu conclure avec nous, et pour le rétablissement de laquelle Notre Seigneur a versé jusqu’à la dernière goutte de son sang.
Eriger en principe, non plus ces services légitimes qu’ordonne la charité parce que « le sabbat est fait pour l’homme » (pour lui permettre d’être homme !), mais la primauté du matériel, c’est fixer l’homme dans la logique du sixième jour, à l’égal et aux niveau des bêtes, les yeux désespérément rivés sur l’avoir, rendus aveugles au seul objet, ou plutôt à l’Etre qui peut combler notre désir.
Le gouvernement Sarkozy ose cela. 282 députés ont osé cela. Notre devoir de résistance sera éclairé par ce que dit Caritas in veritate : chacun de nos actes engage notre responsabilité morale. Y compris nos actes d’achat.
JEANNE SMITS
14:54 Publié dans Politique de la Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail du dimanche
14.07.2009
Affaire GOLLNISCH: la Cour de Cassation contre les persécuteurs.
Par Wallerand de SAINT-JUST, avocat à la Cour
1) La décision de la Cour de cassation rendue le 23 juin 2009 lavant Bruno Gollnisch de toutes les accusations d’avoir commis le délit de contestation de crimes contre l’humanité lors de sa conférence de presse d’octobre 2004, constitue un désaveu particulièrement cinglant infligé à tous ses détracteurs, et spécialement à l’arrêt de la 7ème chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Lyon en date du 28 février 2008, rendu par les juges Brejoux, Gramaize et Bordenave.
2) Il faut se souvenir que, depuis le début de la procédure, Bruno Gollnisch affirme que les propos qu’il a tenus pendant cette conférence de presse ont été tout à fait inexactement rapportés d’abord par certains journalistes, ensuite dans la citation du procureur de la république de Lyon, Xavier Richaud, quand, après avoir, selon Libération et RTL, conclu de l’enquête de la police criminelle, à l’innocence de Gollnisch, il l’a cependant poursuivi sur ordre formel du ministre et ex-candidat à la mairie de Lyon Dominique Perben.
En dépit d’une instruction menée par le vice-président Chauveau qui avait conclu de façon catégorique à l’innocence de Gollnisch, le Tribunal correctionnel de Lyon, présidé par le juge Schir, et la Cour d’appel, présidée par le juge Bréjoux, ont, laborieusement, tenté de contourner cet argument pourtant imparable et qui tire sa force du principe selon lequel toute personne ne peut se défendre que si elle sait très précisément de quoi elle est accusée, ce qui n’était manifestement pas le cas ici !
3) Dans ces conditions, devant la Cour de cassation, Bruno Gollnisch a dénoncé le fait que ses propos, tels que relevés par le procureur Richaud dans sa citation, étaient a) constitués, en réalité, de bribes de réponses à une série de plusieurs questions posées successivement par des journalistes présents, b) rapportés sans indication du contenu des questions, c) mis bout à bout dans le désordre d) selon plusieurs versions différentes et e) présentés enfin inexactement comme une déclaration se concluant par une réponse à une unique question !
Il a, en outre, dénoncé le fait que, pour les déclarer constitutives du délit de contestation de crimes contre l’humanité, la Cour d’appel a, de la compilation que constituait la citation du procureur Richaud, extrait certaines de ces bribes disparates de réponses en les regroupant indument par thèmes (les chambres à gaz, le procès de Nuremberg, le nombre de victimes) et a refusé de reconstituer le dialogue provoqué sur ces sujets par les journalistes, reconstitution pourtant indispensable pour saisir le sens et la portée exacte des propos en question.
4) La Cour de cassation, dans sa décision du 23 juin 2009, adopte expressément ces critiques : elle juge ainsi que « les propos [de Bruno Gollnisch] retenus dans la citation … renferment des énonciations contradictoires ».
5) Cette décision, sur ce point, est de nature à mettre en cause la responsabilité de X. Richaud, procureur de la république de Lyon, rédacteur de la citation, et des juges Schir et Bréjoux en ce qu’ils ont refusé catégoriquement d’entendre les protestations de Bruno Gollnisch à l’égard de la relation qui était ainsi faite de ses propos.
6) Elle met aussi en cause la responsabilité professionnelle et morale de ceux des journalistes1 qui, ayant assisté à la conférence de presse de Bruno Gollnisch et provoqué ses réponses par leurs questions répétitives, ont tronqué ou relaté mensongèrement ses propos, et sont venus fournir des faux témoignages, d’abord dans leurs agences ou journaux, puis à la police criminelle et enfin au tribunal correctionnel. Cas notamment de MM. Crouzet, Fromentin2, Forcari3, de Mmes Catherine Lagrange4 et Sophie Landrin. Tous qualifiés significativement de « chiens de garde de la démocratie » (sic) par le juge Schir. Est-ce bien le rôle de journalistes que d’être des « chiens de garde » et pour quel type de démocratie ? Les « démocraties populaires » chères à M. Gayssot, le député communiste initiateur de la législation ayant permis les poursuites contre Gollnisch ?
Il est ainsi particulièrement ignoble d’avoir à ce point, depuis le début de cette affaire, mutilé, falsifié, illustré par des titres mensongers, les propos de Bruno Gollnisch et d’avoir, par ces falsifications, permis sa condamnation. 5
La quasi-totalité des médias français ont rendu compte de ces propos de façon tronquée, en les sortant, en outre, de leur contexte, technique bien connue. A l’aide de ces manipulations, l’indignation de ces médias devant ces prétendus propos a été artificiellement étalée : ce sont des centaines de gros titres, d’articles, d’heures d’émissions de radio et de télévision qui ont été consacrés à traîner Bruno Gollnisch dans la boue.
Il existe des dispositions légales relatives à la protection de la présomption d’innocence : elles ont été foulées au pied au préjudice de Bruno Gollnisch. Il a tenté de réagir contre ces multiples tentacules de la pieuvre qui voulait l’étouffer, notamment par l’exercice du droit de réponse consacré par une législation séculaire6. Mais, devant la mauvaise foi et le refus opposé par la plupart des media concernés, l’exercice de ce droit relève d’un véritable parcours du combattant, requiert des mois, voire des années de procédures aléatoires, de sorte qu’en vérité il est presque impossible en France, aujourd’hui, de résister à une campagne de presse orchestrée comme celle-là…
Ainsi, les poursuites pénales à l’encontre de Bruno Gollnisch n’ont-elles pu valablement prospérer que parce qu’un certain nombre de journalistes lyonnais (pas tous heureusement !) ont parfaitement joué leur rôle de collaborateurs de police. En vérité, il faut rappeler que le principal responsable de l’affaire d’Outreau, c’est la presse et son pouvoir totalitaire dont l’exercice donne parfois envie de vomir.
7) Toutefois la Cour de cassation n’en reste pas là !
Elle juge formellement que, même rapportés de façon mensongère, les prétendus propos de Bruno Gollnisch ne peuvent constituer en aucun cas le délit de contestation de crimes contre l’humanité : « Les propos retenus dans la citation … ne permettent pas de caractériser à la charge du prévenu le délit de contestation d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tel que défini par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale » (arrêt, page 13).
Pour la Cour de cassation, et les onze magistrats composant ici la Chambre criminelle (Messieurs Pelletier, Joly, Beauvais, Guérin, Straehli, Finidori, Monfort et Mesdames Degorce, Anzani, Palisse et Guirimand), la Cour d’appel de Lyon présidée par le juge Bréjoux a « méconnu le sens et la portée des textes [légaux] ».
8) Ce faisant, la Cour suprême décide clairement et en premier lieu que les propos imputés par la citation du procureur Richaud à Bruno Gollnisch (« l’existence des chambres à gaz, c’est aux historiens d’en discuter…moi je ne nie pas les chambres à gaz homicides mais la discussion doit rester libre….je pense que sur le drame concentrationnaire, la discussion doit rester libre »), à supposer même qu’ils aient été tenus sous cette forme, ne peuvent constituer en aucun cas le délit de contestation d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité.
La Cour de cassation accueille ainsi expressément l’argumentation présentée devant elle sur ce point par Bruno Gollnisch : « Une telle proposition ne constitue nullement le délit de contestation de crimes contre l’humanité. (…) La Cour d’appel ne pouvait légalement retenir l’intention supposée de Bruno Gollnisch pour donner aux propos incriminés un sens caché prévalant sur leur sens clair et évident… ».
9) En deuxième lieu, la Cour de cassation, en ce qui concerne les propos suivants : « il n’existe plus aucun historien sérieux qui adhère intégralement aux conclusions du procès de Nuremberg », juge que, lorsque Bruno Gollnisch tient ce propos et cite comme exemple le massacre de Katyn mis sur le compte des Allemands alors qu’il avait été perpétré par les Soviétiques, il n’existe aucun délit de contestation de crimes contre l’humanité.
La Cour de cassation choisit la démonstration de Bruno Gollnisch qui a fait valoir que la Cour d’appel de Lyon ne pouvait « donner à ces propos une portée dépassant leur sens clair et précis en se référant à d’autres propos tenus dans d’autres circonstances qui révéleraient, selon les juges d’appel, la véritable intention du prévenu lorsqu’il a prononcé ces paroles ».
10) En troisième lieu, la Cour décide encore que les propos attribués à Bruno Gollnisch, sur le nombre de victimes, contrairement à ce qui avait été faussement prétendu, (y compris par M. Hollande sur les ondes de France 2), ne constituent pas plus le délit de contestation d’un ou de plusieurs crimes contre l’humanité.
Ce faisant, la Cour de cassation adopte, à nouveau, intégralement, l’argumentation de Bruno Gollnisch qui a montré que la Cour d’appel de Lyon s’était prononcée sur des propos non relevés par la citation et, qu’en tout état de cause, de tels dires, (à supposer qu’ils aient été proférés), tenus spontanément dans le cours d’une réponse improvisée, ne pouvaient être assimilés à une « minoration outrancière du nombre des victimes du nazisme ».
11) La Cour de cassation française s’est, en conséquence, prononcé sur le fond de ce dossier. Surtout, elle a, de façon éclatante, décidé qu’il n’y avait pas lieu à renvoi devant une nouvelle cour d’appel « pour qu’il soit à nouveau fait droit » !
Par cette décision exceptionnelle, la Cour de cassation signifie qu’en réalité Bruno Gollnisch n’aurait jamais dû être poursuivi pour quelque propos que ce soit : que ce soit pour les propos réellement tenus ou que ce soit pour ceux qu’ont manipulé les journalistes, la police, le procureur de la république, le juge Schir ou le juge Bréjoux. Elle stigmatise, dans ces conditions, la méthode inacceptable de l’accusation et des juges d’appel refusant d’annuler la citation et allant alors chercher ailleurs les éléments pour condamner Bruno Gollnisch. Elle a craint, à juste titre, une énième condamnation de la France par la Cour Européenne des droits de l’homme pour violation du droit constitutionnel à la liberté d’expression.
Habituellement, les cassations sans renvoi sont prononcées lorsque, par exemple, la haute juridiction constate que sa décision de cassation emporte la prescription de l’action. Mais il est très rare que la Cour de cassation estime ainsi que son arrêt est de nature à mettre fin, sur le fond, à toute discussion possible. Cette procédure est apparue pour la première fois à l’occasion de l’affaire Dreyfus.
La victoire de Bruno Gollnisch est une victoire par KO au troisième round. Ses adversaires (les journalistes, les magistrats, le ministre de la justice Perben, MM. Queyranne, Touraine, Morvan, Duhamel, etc…etc…) l’ont contraint, lors des deux premiers rounds, à mettre un genou en terre, mais au troisième, par un uppercut cinglant, il les aligne tous et les laisse pour morts et définitivement dégoûtés, on l’espère, d’y revenir.
12) Il faut encore pointer du doigt l’attitude scandaleuse des associations stipendiées, subventionnées par l’argent public, qui n’ont eu de cesse de se présenter comme des procureurs-bis et de salir Bruno Gollnisch, en cela particulièrement appuyées par les médias.
Honte à SOS Racisme « Comité du Rhône », à SOS Racisme « national », à la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance FNDIR, à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, à l’Union Nationale des Associations de Déportés et Internés et Familles de Disparus UNADIF, à l’Union Nationale des Déportés et Internés Victimes de Guerre UNDIVG, à la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes FNDIRP, à la Fédération Départementale du Rhône du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié des Peuples, à l’association nationale du Mouvement pour le Racisme et pour l’Amitié des Peuples (MRAP). Mieux inspirés (pour une fois !), la LICRA, l’Union des Etudiants Juifs de France UEJF, l’Amicale des Déportés d’Auschwitz Birkenau et des camps de Haute Silésie et des Militants du Souvenir, s’étaient quant à eux désistés en cours d’audience de première instance…pour tenter de refaire un tour de piste à l’orée de l’audience d’appel !
D’ailleurs les associations qui, malgré le pourvoi en cassation, ont exigé le versement des très lourds dommages et intérêts qui leur avaient été accordés, vont devoir immédiatement rembourser les sommes indûment perçues. Les adhérents de ces associations peuvent se poser des questions sur la conduite de leurs dirigeants, les collectivités qui les enrichissent peuvent y réfléchir.
13) Les fomenteurs de ces manipulations devraient rougir de déshonneur, se couvrir la tête de leur robe et de cendres.
Ils ont contraint un homme politique d’opposition parfaitement respectable à disputer pendant cinq ans un combat aux règles truquées et outrageusement politisées. Ils sont, au surplus, à l’origine des inqualifiables poursuites disciplinaires contre Bruno Gollnisch à l’Université de Lyon III, dont il avait eu le « tort », à la base de toute cette affaire, de prendre la défense ! Ils sont à l’origine de la campagne menée pendant cinq ans contre Bruno Gollnisch par tous les médias français et mondiaux, à l’origine de la campagne menée contre Bruno Gollnisch au Parlement Européen, à l’origine de ses graves ennuis de santé. Ils portent une responsabilité extraordinaire, ils se sont faits les hérauts du mensonge, de la médisance, de la calomnie et de la diffamation.
Assez de cette législation « mémorielle » qui permet tous les arbitraires, assez de la « police de la pensée ».
Assez des juges et de la justice politisés et aux ordres !
Bruno Gollnisch doit maintenant obtenir pleine, complète, totale réparation. Ses persécuteurs doivent encourir les conséquences de leurs actes. Cela ne procède pas d’un désir de vengeance, c’est une élémentaire et emblématique exigence de justice.
20:21 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : perben, sos racisme, mrap, ouest france, négationnisme, chambres à gaz, nuremberg, hollande, queyranne
La politique de Sarkozy et de son gouvernement encourage les émeutiers.
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Les émeutes qui ont secoué Firminy pour la troisième nuit consécutive, marquées notamment cette fois par l’incendie de sept commerces, apportent une nouvelle preuve que, malgré les rodomontades de M. Sarkozy, les forces de l’ordre ont la consigne de ne pas faire respecter l’ordre, ni de protéger les personnes et les biens.
L’obsession de la « bavure » réduit le rôle des policiers à celui de spectateurs des destructions. Et qui, eux, prennent des coups.
Il est honteux de laisser entendre, tant à la population pacifique qu’aux émeutiers, que la police nationale est incapable de rétablir l’ordre.
Cette politique de lâcheté ne fait qu’encourager les voyous dans leurs zones de non-droit.
Elle est criminelle.
20:03 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : firminy, immigration, insécurité, laxisme du gouvernement
12.07.2009
Les responsables du G8 nous entraînent dans l' esclavage du mondialisme.
Toujours moins de « protectionnisme » et toujours plus de mondialisme.
Un sommet plus touristique que laborieux puisque les chefs d’Etat réunis à L’Aquila, plutôt que de se pencher sérieusement sur les dossiers qu’ils étaient censés débroussailler et approfondir, ont préféré les survoler. De haut. Et même parfois de très haut. Les dépêches de presse nous disent : « Mercredi, à L’Aquila, les dirigeants se sont efforcés d’ouvrir la voie à trois grandes négociations internationales décisives : celle sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009 ; celle de Pittsburgh, qui réunira en septembre le G20 au chevet de la finance et de l‘économie mondiale, enfin celle sur la libéralisation du commerce, ouverte depuis 2001 à Doha et qui devrait se conclure en 2010. » En somme il s’agit d’un sommet préparatoire, en vue de définir l’ordre du jour de ces trois sommets à venir ? Ce n‘était peut-être pas la peine de déplacer des chefs d’Etat pour cela. Les hauts fonctionnaires de leur entourage, que l’on nomme en ces circonstances de rencontre internationales « les sherpas » font généralement très bien cela. Et à moindre frais…
Décider de ne rien décider… C’est la solution adoptée par les grandes puissances vis-à-vis de l‘épineux dossier iranien. Ces dernières se sont en effet accordé deux mois pour décider « de la conduite à tenir à l‘égard de l’Iran ». Donner du temps au temps en espérant que celui-ci finira par résoudre le problème. Ou du moins le fera un peu oublier. Il est vrai que la situation politique iranienne est actuellement confuse et mouvante. Et les membres du G8, aux options diverses et variées, auront beaucoup de mal à s’entendre sur ce dossier.
Le « niet » russe
En début de semaine, les Américains disaient, ou laissaient dire, que leur président Barack Obama avait réussi à persuader son homologue russe Dimitri Medvedev de la réalité du péril iranien. Ce n‘était pas tout à fait exact. Loin s’en faut. Là aussi, le G8 a choisi la solution dilatoire. Dans sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a tenté de mettre quelques balises dans ce brouillard diplomatique. « Le G8 a décidé de donner sa chance à la négociation mais avec un rendez-vous qui sera à Pittsburgh. S’il n’y a pas d’avancée nous serons amenés à prendre des décisions. » Rendez-vous donc en septembre. Où là, de nouveau, on fera le point sur la situation. Obama, le faiseur de miracles (électoraux) semble, sur le plan international, tragiquement en panne de prodiges. Son conseiller à la Sécurité nationale, James Jone, a reconnu « un certain attentisme » des Etats-Unis. « Nous sommes un peu patients pour le moment. » Seul Israël, « qui se sent menacé », ou feint de le croire, montre sur ce sujet de plus en plus de signes « d’impatiente ». Nicolas Sarkozy a toutefois prévenu : « Une attaque unilatérale de l’Iran par Israël serait une catastrophe absolue (…). Israël doit savoir qu’il n’est pas seul et doit regarder tout ceci avec calme. » C’est un agité permanent qui le leur dit…
Selon un responsable européen, les Russes se sont opposés à toute condamnation vigoureuse de la tricherie des élections iraniennes et de la répression qui s’est ensuite abattue sur les manifestants. Du coup, Nicolas Sarkozy, toujours plus juif que les juifs, « qui voulait faire condamner la négation de la Shoah par le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad », a remis cette motion sanction dans sa poche. Avec son mouchoir par-dessus…
Climat : le chaud et le froid
La lutte contre le réchauffement climatique est une vieille lune des Européens. Ceux-ci se targuent d’avoir été rejoints sur cette préoccupation, que d’aucuns n’hésitent plus à taxer de lubie, par les Etats-Unis d’Obama. Du moins verbalement. Mais le verbe du Président américain, volontiers lyrique, ne correspond pas toujours aux actes, plus prosaïques. Qu’importe : les hôtes huppés de L’Aquila se sont fendus jeudi d’un communiqué commun expliquant : « Pays riches et émergeants sont parvenus à des avancées sur le climat, qu’ils doivent toutefois encore concrétiser. » C’est là généralement que le bât blesse. Le président Obama a néanmoins salué devant la presse un « consensus historique » sur la lutte contre le réchauffement climatique, exhortant l’ensemble des pays du G8 et les pays émergeants à « participer à la tâche » pour parvenir à un accord « ambitieux » avant la conférence de Copenhague de décembre prochain.
Nettement moins enthousiastes, les Nations unies ont toutefois fait connaître leur déception, jugeant que les avancées obtenues à L’Aquila risquaient de ne pas être suffisantes pour arracher un accord à Copenhague. « Les dirigeants du G8 avaient une occasion unique qui risque de ne plus se représenter », a estimé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.
Si le G8 s’est bien engagé à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 50 % en 2050 et celles des pays industrialisés de 80 % (par rapport à 1990), il n’a pris en revanche aucun engagement à moyen terme. Quoi qu’ils disent, après nous le déluge, semble bien toujours être la philosophie de nos dirigeants.
Les médias de sensibilité écolo parlaient vendredi matin de « coup de froid ». Pour lutter contre le réchauffement climatique n’est-ce pas ce qui convient encore le mieux ?
Commerce : libéralisme sans frontières ni contraintes
En revanche, question commerce, les résolutions sont plus concrètes et plus précises. « Nous nous engageons à parvenir à une conclusion ambitieuse et équilibrée du cycle de Doha en 2010. » Et surtout : « Nous réaffirmons notre engagement à maintenir et à promouvoir des marchés ouverts et à rejeter toutes les mesures protectionnistes. » Dans ce contexte d‘éradications des frontières et de délocalisations à tout va, toute évocation de préférence nationale devient quasiment un crime contre l’humanité : celle bien sûr de la mondialisation en marche. Et même de la mondialisation à marches forcées. Sur tout un tas de sujets, souvent cruciaux, ces sommets relèvent du théâtre. Mais en revanche, sur un point précis, ils nous acheminent inexorablement et toujours davantage vers un monde globalisé et l’utopie d’un gouvernement mondial. Jeudi les potentats du G8 ont affirmé qu’ils « souhaitaient favoriser un système monétaire international stable ». En aparté certains parlent d’une monnaie mondiale. Après l’euro, le mondio ? Ou quelque chose d’approchant. L‘égalitarisme et le nivellement par l‘équarrissage monétaire ?
Bon appétit !
Jeudi soir nous dit l’AFP, les leaders du G8 ont dîné d’un menu gastronomique à cinq plats faisant la part belle à la cuisine du pays hôte, l’Italie, avant de se pencher, le lendemain, « sur la problématique de la sécurité alimentaire dans le monde ». Ils se pencheront donc, selon la loi de la gravité Nord-Sud, avec la panse bien remplie. Bon appétit messieurs les tartuffes de l’internationalisme rampant ! Mais après les macaronis, il semble bien que ce soit les citoyens lambda des pays européens, ceux que ces convives s’apprêtent à dépouiller de leur patrie, de leur identité nationale et de leur niveau de vie, qui seront les truffes et les dindons du menu…
JEAN COCHET
16:30 Publié dans Politique mondialiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : g8, mondialisme, esclavage





