28.10.2009
Devoir de mémoire vis à vis des millions de victimes des communistes.
Au cours de cette soirée de la mémoire, de nombreux orateurs rassemblés autour de Bernard Antony prendront la parole pour rappeler comment, de 1917 à nous jours, le communisme n’a cessé de perpétrer son crime immense contre la vérité. Contre la liberté. Contre la vérité. La date du 7 novembre n’a pas été choisie au hasard car rappelle deux dates proches de l’Histoire :
— 82 ans après l’instauration du pouvoir des soviets en Russie, le 8 novembre 1917.
— 20 ans après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989.
Depuis sa création, en 1978, Chrétienté-Solidarité se bat pour que soit instauré le procès international du communisme et n’a cessé de multiplier les manifestations les plus spectaculaires en ce sens :
— Le 28 avril 1980 c’était à Paris, salle de la Mutualité, en présence des représentants de plus de vingt peuples opprimés ou génocides, le « Non aux JO à Moscou, pays du goulag ».
— Le 9 novembre 1987, la justice française refusant de poursuivre le bo-doï Boudarel, tortionnaire de nos soldats dans les camps de la mort en Indochine, ce fut – sous la présidence de Me Biaggi, héros de la guerre et de la Résistance, et de Pierre Clostermann, compagnon de la Libération – une grande journée de mise en examen du communisme, horizon indépassable de l’esclavagisme moderne.
Le choix de la place du Président Edouard-Herriot pour cette veillée de mémoire et de prière n’est pas innocent. Cet homme, qui fut président de la Chambre en 1925, de 1936 à 1940, de 1947 à 1954, député-maire de Lyon, président du parti radical, fut l’un des plus actifs compagnons de route du communisme en France. En 1933, alors que la famine organisée par les communistes fait des millions de morts en Ukraine, il est invité par Staline. Il reviendra de ce voyage en décrivant de manière lyrique les réussites de l’URSS et dénoncera dans son livre, Orient, « la fable de la famine en Ukraine ». En 1953, à la mort de Staline, Herriot, alors président de la Chambre des députés, fit observer une minute de silence à sa mémoire (1).
Alors ce 7 novembre, nous devons être au rendez-vous de Chrétienté-Solidarité. Il fera froid sans doute. Mais il ne fera jamais aussi froid que dans les goulags et autres bagnes du communisme. Avec, au cœur, la belle prière de Soljenitsyne : « Sur le chemin qui, à travers le désespoir, m’a conduit ici / A ce point d’où j’ai pu moi aussi envoyer à tous les hommes / Le reflet de tes rayons / S’il faut que je les reflète encore, / Tu me l’accorderas / Mais si le temps me manque, c’est qu’à d’autres / Tu l’auras assigné.
(1) Le Monde écrira : « Staline restera sans doute l’homme qui a réconcilié la Russie et la révolution au point de les rendre inséparables. Elle a aussi permis à l’homme de remporter sur la nature quelques-unes de ses plus magnifiques victoires. »
ALAIN SANDERS
09:39 Publié dans Devoir de mémoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : victimes des communistes, lois gayssot, perben




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