02.11.2009

Taxe professionnelle et règlement de comptes.

 

 

Raffarin se rebiffe et se rappelle au bon souvenir de Sarkozy

 

Et voilà que dans le climat extrêmement délétère pour la droite gouvernementale, l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, entraînant avec lui 24 sénateurs (dont Jean Arthuis), lève l’étendard de la révolte contre la suppression de la taxe professionnelle. Le sénateur de la Vienne explique dans le dernier JDD : « Pourquoi nous ne voterons pas la réforme en l’état ». Cette taxe professionnelle, appelée aussi « l’impôt imbécile » puisqu’elle pénalisait les entreprises, notamment au niveau de l’embauche, pose néanmoins des problèmes de substitution : par quoi va-t-on la remplacer. Toute imbécile qu’elle était, elle faisait tout de même rentrer autour de 28 milliards dans les caisses des collectivités, dont 17 milliards pour les communes, 8,5 milliards pour les départements, 2,7 milliards pour les régions. Où désormais trouver ces milliards rayés d’un trait de plume par décision élyséenne ? L’Etat paiera ! promet Sarkozy. Comment, puisqu’il n’a plus le sou ? Sans doute en s’endettant encore davantage. Ce genre de promesse faite à crédit ne rassure évidemment pas les élus. Ces derniers, nous dit Jean-Pierre Raffarin, « ont besoin des simulations financières et fiscales que Bercy est dans l’impossibilité de fournir dans les délais impartis ».

Cette révolte a toutefois, elle aussi, a un petit air de revanche. Raffarin n’a jamais pardonné au président de la République de l’avoir écarté de la présidence du Sénat. Cet homme souffre d’une présidence rentrée. « Il nous apparaît peu rationnel de mener la réforme des finances avant celle des compétences », rappelle-t-il au chef de l’Etat. Façon comme une autre de taxer la politique de ce dernier, de gribouille… En politique, la vengeance est un plat qui se mange froid. Voilà pour la taxe professionnelle : en attendant la taxe sur le réchauffement ?

  

                 

JEAN COCHET

 

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Coût de la présidence européenne

 

La présidence française de l’Union européenne aura coûté 1 million d’euros par jour !

 

Un second semestre présidentiel à 171 millions d’euros selon le rapport de la « Cour des Comptes »  !

En l’an 2000 la France n’avait dépensé que 57 millions d’euros.


Le cru « sarkozien » enfonce toutes les dépenses de nos voisins « européens ».

Le simple décompte des frais engagés pour le sommet de l'Union pour la Méditerranée en juillet 2008 au Grand Palais pour un total de 16,6 millions d’euros témoigne de notre remarquable savoir-faire !: « 4.383.614 euros d'installation, nettoyage et démontage, 301.208 euros pour le podium, 136.895 euros de fond de scène, 194.977 euros de jardinières ou encore 91.456 euros de moquette. Sans oublier le dîner des 43 chefs d'Etat invités pour l'occasion au Petit Palais, le 13 juillet : 1.010.256 euros.
Et Philippe Séguin, le Grand Comptable, de regretter qu'«aucune appréciation sérieuse ne peut être faite quant à l'impact des multiples événements»

Le coût d’une douche présidentielle poserait aussi de sérieuses interrogations…

Mais nous ne le soulèverons pas. Les Français subissent suffisamment de douches froides…

Portemont, le 1er novembre 2009