21.12.2009
Les brillants lauréats de la Carpette Anglaise 2009 .
Académie de la Carpette anglaise
Le 16 Décembre 2009
PRIX 2009 DE LA CARPETTE ANGLAISE
COMMUNIQUÉ DE l’ACADÉMIE DE LA CARPETTE ANGLAISE
L’académie de la Carpette anglaise(1) s’est réunie le 16 Décembre 2009. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif (2) et littéraire.
Au premier tour de scrutin, par huit voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2009 a été décerné, à M. Richard DESCOINGS, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, pour imposer des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées et pour correspondre en anglais avec le lycée français de Madrid.
Deux voix ont été attribuées à Philippe Varin, président du directoire de Peugeot Citroën, pour promouvoir l’anglais dans le nom de produits de la marque Citroën, la documentation technique et la communication professionnelle.
À titre étranger (3), la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par six voix contre quatre, à M. Jean-Louis BORLOO, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, pour avoir signé, le traité de l’IRENA (International Renewable Energy Agency) dont la seule langue de travail est l’anglais, en invoquant l’urgence, alors que cinq pays importants ne l’ont toujours pas signé.
Anne Cublier, Hervé Bourges, Claude Duneton, Alain Gourdon, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.
(1) La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.
(2) Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).
(3) Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.
Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.
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20.12.2009
En France, le droit du sol supplée le droit du sang.
« La loi française a établi « urbi et orbi », comme il se doit pour une loi que personne n’est censé ignorer, qu’on n’entendra plus parler de « droit du sang » mais uniquement de « droit du sol ». Que personne n’en ignore et gare aux récalcitrants !
Tu nais en France, tu es Français. Point, à la ligne. Très bien. Dont acte. Mais moi, je suis né à Tunis. Et Zidane est né à Marseille. Donc, il est Français. Mais moi, que suis-je dans cette histoire ? Pourtant, Zidane avec l’Algérie – comme Noah avec le Cameroun, comme Karembeu avec la Nouvelle Calédonie et quelques dizaines de milliers d’autres avec leur terre d’origine - ne cessent de bassiner les indigènes du territoire français avec ce qu’ils appellent leurs vraies racines, leur véritable identité, avec ce qui serait leur nationalité cachée. Zidane investit dans le "foutebole" algérien.
| Irez-vous voir jouer l’équipe d’Algérie si elle se qualifie en Coupe du Monde de 2010 ? http://www.lebuteur.com/entretien/actualites/zidane-si-la... |
Pas dans le foutebole des Aygalades, quartier Nord de Marseille où il a grandi. Il investit dans le droit du sang. Ce droit que la loi interdit.
Karembeu s’interdit courageusement de chanter « La Marseillaise ».
La France l’a frustré de ses racines, de son droit du sang. Elle s’est seulement contentée de le rendre riche et célèbre. Ses ancêtres ne sont pas gaulois, déclare-t-il sans relâche. Le droit du sang parle. Le Gaulois, lui, comparaît au tribunal dans la journée s’il revendique pour lui ce que Karembeu revendique pour le peuple kanak. Les Français adorent Zidane, Karembeu, Noah et les Tibétains. Les Français adorent les gens qui se battent pour le droit du sang, pour leur identité. Sauf s’ils sont Gaulois. Ou même Européens. Ribéry bat les records du courage.
Il y a quelques années, les laïcs déchaînés avaient claqué le bec de cet américain, vainqueur de Roland-Garros, qui avait publiquement remercié Jésus-Christ.
| Michael Chang, ancien numéro 2 de tennis, explique qu’il est devenu chrétien quelques mois avant le tournoi de Roland-Garros de 1989 qu’il a remporté à l’âge de 17 ans. « Je suis en revanche devenu chrétien avant de disputer Roland Garros cette année-là... et Dieu m’a donné la force de terminer le match », explique-t-il dans une interview parue cette semaine aux Etats-Unis. Chez les femmes, Mary Pierce est devenue en 2000 la première chrétienne (évangélique) à remporter Roland-Garros. |
Mais à présent on n’entend que leur silence assourdissant quand Ribéry gesticule en salutations mahométanes à chaque but marqué.
| Ces sportifs et la foi http://www.grace-lyon.org/zoom/evangile/temoins/sportifs-... |
On est courageux avec qui on peut ! Après la victoire de l’Algérie contre le Rwanda, Ribéry, qu’on n’a jamais vu agiter aucun drapeau, se dépêche de se faire photographier en tenant le drapeau algérien de sa vraie patrie. Lui, c’est un pur gaulois, transfusé algérien et musulman. Le fric ici, l’âme là-bas. S’agit-il du droit du sang ou du droit du sol ?
Quand Ganelon voue son âme et son corps à la victoire des Sarrasins, qu’il trahit Roland et qu’il renie Charlemagne, tous les droits sont évidemment faussés.
C’est le commencement d’un troisième droit. Celui de Judas. Que les Identitaires français revendiquent de mettre du lard dans la soupe qu’ils distribuent aux nécessiteux, et Sarko père, est au tribunal des Référés pour faire interdire cette abjection raciste.
Le droit du sol, oui …. Le droit du sang, non ! C’est presque le sketch de Bourvil avec son eau ferrugineuse – oui ! l’alcool – non ! Le droit du sang fait horreur à la Ligue des Droits de l’Homme, à SOS Racisme, au MRAP et à la LICRA. Ils conduisent au tribunal tout coupable de cette infraction à la loi républicaine. Comment se fait-il donc que ces associations permettent à des citoyens français de revendiquer le droit du sang de leur origine ethnique alors que nous sommes devenus tous des citoyens égaux et semblables et que devant la loi il n’y a pas de Kanak ni de Camerounais ni de Gaulois ni d’Antillais ni de Guyanais ni d’Algérien mais seulement des citoyens ? Comment se fait-il que cette loi n’intervienne qu’à l’encontre des seuls autochtones de la vieille Europe ? Comment se fait-il que le droit du sang est sanctifié quand Ben Bella libère l’Algérie de son million de Français d’Algérie qui avaient construit ce pays parce que Ben Bella considère avec De Gaulle et le peuple français que les Français ne sont pas chez eux en Algérie ? Comment se fait-il que les Identitaires français deviennent des délinquants quand ils revendiquent pour leur propre terre ce que Karembeu, Aimé Césaire et Ho Chi Minh revendiquent pour la leur ? Pourquoi le « droit du sol» est-il obligatoire en Europe et pourquoi le « droit du sang » est-il légitime pour les autres peuples ? Pourquoi la France a-t-elle l’obligation de se faire coloniser au nom du « droit du sol» et pourquoi les colonisateurs de la France ont-ils le droit de revendiquer, même en France, le « droit du sang » pour eux-mêmes ?
Le droit du sol est un droit permanent, un privilège offert à la misère du monde de s’installer librement en France aux dépens du Gaulois de base qui n’est plus qu’un Tibétain occupé, condamné à se taire.
| Et en retour les Chinois ne manquaient pas de mots tendres... |
La France est devenue un terrain vague comme un autre. Elle dispense des avantages sociaux et financiers au même titre que le Sahara du pétrole ou que l’Afrique du Sud du diamant. Il n’y a qu’à se servir. Les Indigènes sont priés par la loi de se taire. Le droit du sang est un droit permanent offert aux étrangers qui acceptent de venir en France pour en pomper tous les cadeaux généreusement attribués, comme nulle part au monde et de revendiquer en même temps leur attachement indéfectible à leurs origines, comme par exemple aux musulmans de convertir à Mahomet les gens qui les accueillent. C’est une obligation que leur fait leur religion, il suffit de le comprendre. Le droit du sol efface le passé et l’Histoire. Il sert à expliquer aux colonisés d’Europe qu’ils doivent tout à leurs colonisateurs et qu’eux ne leur doivent rien, même pas le respect ni la reconnaissance. Et comme toujours dans ce pays, depuis Vercingétorix, les volontaires se bousculent au portillon des 19 Mars pour dérouler des tapis pure laine de chameau sous les pieds de conquérants ébahis toujours par autant d’incommensurable connerie.
Le droit du sol c’est le droit qu’a un pigeon qui naît dans une écurie de se proclamer cheval. On n’arrête plus le progrès. Quant à moi, natif de Tunis, j’en ferais plier de rire beaucoup s’il me venait à l’idée de débarquer dans ce charmant pays qu’est la Tunisie en m’y déclarant chez moi. Du coup, à entendre nos grands champions et leurs admirateurs revendiquer leur droit du sol ici et leur droit du sang là-bas, je ne sais plus dire, en ce qui me concerne, et au nom de ces deux droits qui me tournent le dos, où est ma vraie patrie. En ai-je une seulement ? Tous ces idéologues confus ont semé les pistes. D’où viens-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’erre ? Je me demande en conclusion si une patrie n’appartient pas, finalement, à celui qui plante un drapeau quelque part en déclarant qu’il y est chez lui.
La loi du plus fort, disait La Fontaine. Parler à voix basse, avec une énorme puissance de feu. Ou une démographie pullulante. Et le plus fort a vite fait de dire le droit. En conclusion, j’aime bien le Bloc Identitaire. Il aide à remonter les frocs et redonne une histoire et une boussole à chacun. Pour que les Européens puissent parler à nouveau, eux aussi, en Européens. »
Je peux comprendre la révolte des « Identitaires », même si je pense que, quand ils commettent des provocations, c’est plutôt contre-productif. Quand je parle de « provocation », ce n’est pas mettre du lard dans la soupe, comme on l’a toujours fait en France chez les paysans et les artisans. C’est le faire en expliquant que c’est destiné à écarter les Musulmans. Or, quand on fait oeuvre de charité, quand on nourrit ceux qui ont faim, on ne décide pas d’écarter tel ou tel affamé. Le bon Samaritain a soigné un Juif, alors que les Samaritains ne voulaient avoir aucun rapport avec les Juifs... Mettre du lard dans la soupe, pourquoi pas ? mais proposer un morceau de pain et du fromage à celui qui estime ne pas pouvoir manger une telle soupe, je crois que c’est mieux.
Anne-Lys
16:18 Publié dans Avenir de la France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit du sol, droit du sang
16.12.2009
Défendons la langue française avant qu'il ne soit trop tard.
Appel des associations de défense et de promotion de la langue française
DÉFENDONS LA LANGUE FRANÇAISE, NOTRE BIEN COMMUN
C’est l’alarme ! Les associations qui signent cet appel regroupent des français de toutes sensibilités .
Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France. « Langue de la République » (art. II de la Constitution), le français est une condition du vivre ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des principaux piliers de l’« identité nationale ».
Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu’au Québec, en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l’est moins par l’air du temps, contre lequel il pourrait se défendre seul, que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprises françaises avec l’appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d’abord hexagonaux. Après Michel Serres, observant qu’ « il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation », le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son « Dictionnaire amoureux des langues ».
L’heure est donc venue d’appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.
Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences, doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.
LE VOL NOIR DU GRAND PATRONAT SUR NOS PLAINES
Depuis longtemps, on n’en est plus aux seuls emprunts massifs à l’anglo-américain : nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : « Time to move ! » est le titre du programme de mutations que « France-Telecom » impose à ses salariés, ajoutant l’humiliation linguistique à l’effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C’est aussi la mode – le «mood» – chez AREVA… Dans la distribution : Carrefour, Auchan… basculent leurs produits et enseignes à l’anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, la Poste ou Air France… Loin du programme du Conseil National de la Résistance, la devise du MEDEF n’est-elle pas « ready for the future » ?
Sommet du « dialogue social » : c’est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d’usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC…, ont dû monter au créneau pour « défendre le droit de travailler en français en France », mouvement internationalisé en 2009.
Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l’acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le « Discours de la méthode », ils sont devenus inaccessibles au citoyen ne maîtrisant que le français ou maîtrisant d’autres langues que l’anglo-américain. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les enfants… Que fait le CSA ?
QUI VEUT NOUS COUPER LA LANGUE DOIT AVOIR LE COURAGE D’AFFRONTER LE DÉBAT
On ne voit que trop qui sert cette politique d’anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette partie privilégiée de la société qui, pas seulement à droite, a honte de son pays incurablement frondeur ; une « élite » qui n’hésite pas à désintégrer sa langue maternelle pour mieux intégrer l’élite mondialisée et ressembler à ses maîtres ! Les « gens de peu », pour leur part, nés en France ou venus d’Afrique francophone, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s’en tirer en ingurgitant le « Wall Street English »promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.
Face aux coups portés, le silence des autorités inquiète. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l’anglais au français, des petites classes jusqu’à l’enseignement supérieur. Ainsi la direction de Sciences-Po a-t-elle décidé que sa nouvelle antenne de Reims dispenserait tous ses cours en anglais. Ainsi Mme Valérie Pecresse semble-t-elle chercher à extraire l’Université du champ de la loi Toubon. Ainsi le chef de l’État annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés « en langues étrangères » (traduisons : en anglais).
De cet arrachage linguistique, c’est peu dire que l’Union européenne, à laquelle ses textes fondateurs font pourtant obligation de défendre les langues et identités nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme économique, son exécutif s’emploie même à démanteler toute protection juridique des langues nationales, au point que c’est le plus souvent de directives bruxelloises que se prévalent les décideurs français pour contourner la loi Toubon et le code du travail.
C’est pourquoi nous exigeons un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues, pour que l’assassinat linguistique planifié ne puisse s’accomplir en silence et pour que le peuple souverain se saisisse de la défense de sa langue.
MOBILISATION LINGUISTIQUE ET RESPONSABILITÉ CIVIQUE
L’actuel gouvernement qui glose sur l’identité nationale va-t-il contribuer à enfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Une politique est proposée dans nos sites. Parlons ici simplement de ses éléments fondamentaux pour revenir au bon sens : à l’école élémentaire ou au collège, asseoir d’abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l’anglais ; réaffirmer le français comme langue de l’enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; faire respecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.
Notre appel s’adresse aussi aux espérantistes ; aux amis des langues régionales, vite éradiquées si la langue commune était marginalisée ; aux immigrés qui veulent continuer à parler la langue de leur pays d’accueil sans oublier celle de leur pays d’origine ; à nos compatriotes des DOM qui veulent parler français ET créole. Si une langue de portée mondiale comme la nôtre finissait par être supplantée sur sa terre natale, quelle autre langue, en Europe, pourrait résister au rouleau compresseur de l’anglo-américain ? Cet appel à la résistance et à la créativité linguistique de tous les francophones s’adresse aux citoyens et aux décideurs conscients de leurs responsabilités, aux salariés, étudiants, enseignants, entrepreneurs de base, qui font vivre le français en l’habitant au quotidien. Car, en marginalisant sa langue, c’est le peuple qu’en définitive on voudrait déloger de ses rêves.
Nous interpellons enfin avec gravité tous les écrivains, philosophes, enseignants, chercheurs, traducteurs et autres créateurs de francophonie, en France, en Belgique, en Suisse, au Québec et au Canada, en Afrique, et partout où notre langue est pratiquée et aimée : vous dont la langue constitue l’outil de travail et l’élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la « défense et (l’) illustration » du français, faisons vivre notre langue et défendons la contre la logique barbare de l’Argent-roi.
- Associations auteurs et premières signataires :
Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française -ASSELAF – www.asselaf.fr )
Association francophonie avenir -AFRAV –
www.francophonie-avenir.com
Avenir de la langue française- ALF -
www.avenir-langue-francaise.f
r
Cercle littéraire des écrivains cheminots Etienne Cattin -CLEC - http://clec.naicf.asso.fr
C.O.U.R.R.I.E.L.
(www.courriel-languefrancaise.org
Défense de la langue française Paris-Ile-de-France-DLF Paris IdF -
www.langue-francaise.org
Forum francophone international France -FFI-France-
Le Droit de comprendre (DDC).
- Associations qui ont apporté ultérieurement leur adhésion :
Alliance Champlain-
www.alliance-champlain.asso.nc
Le Français en Partage
www.solidarite-laique.asso.fr
Association France-Univers
www.editionsfranceunivers.com
Gerflint
16:50 Publié dans Avenir de la France | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : défense de la langue française, francophonie
15.11.2009
LE DEVOIR DES CHEFS D'ÉTAT CATHOLIQUES (à méditer et appliquer...)
« Chapitre 1
1 - Quand les sujets se soumettent aux commandements divins, on voit cesser les révoltes, les vols, les fraudes, les adultères, les homicides ; ainsi l'État est florissant, la soumission s'entretient envers les souverains, et la paix persévère entre les familles.
2 - Mais, dira-t-on, les lois des « princes » et les supplices destinés aux malfaiteurs suffisent à ce dessein.
5 - Ni les lois, ni les supplices dont elles menacent ne suffisent pour réprimer l'insolence des méchants.
6 - Les « monarques » sont tenus de veiller sur leurs sujets afin qu'ils obéissent à Dieu.
7 - Les « princes » doivent faire une attention particulière à ce que leurs royaumes soient purgés des hommes qui répandent des doctrines pernicieuses. C'est pourquoi plusieurs souverains catholiques n'admettent à leur service ni les hérétiques, ni les schismatiques.
Chapitre II: Moyens dont se servent les bons princes pour porter leurs sujets à vivre chrétiennement
1 - Dans la distribution des charges et des honneurs, ils donnent la préférence à ceux qui ont de meilleures mœurs.
2 - Ils répandent des grâces et des faveurs abondantes .sur les bons.
4 - Ils saisissent les occasions qui se présentent pour louer les hommes vertueux et font voir qu'ils estiment peu ceux qui n'aiment point la piété.
Il convient que les « princes » attirent à leur cour des prédicateurs zélés qui persuadent à chacun l'obligation de servir Dieu.
6 - Quant au choix des ministres, plusieurs « princes » catholiques sont dans l'usage de le faire par leur Conseil, afin qu'ils choisissent celui qui leur paraîtra le meilleur des trois sujets qu'on leur aura proposés.
8 - Les charges ecclésiastiques qui seraient à la nomination du « prince », doivent être données aux sujets les plus dignes.
Additions
1 - Pour bien gouverner, le bon « prince » a toujours Dieu devant les yeux, il préfère la gloire divine à toutes les raisons d'État.
2 - Le bon « prince » se montre ennemi de l'adulation.
3 - Il exerce la justice envers tout le monde, sans passion, sans partialité.
6 - Il met tous ses soins à choisir des conseillers sages et d'une conscience droite.
/ 9 - Le bon « prince » emploie plutôt le bon exemple que la force pour engager ses sujets à bien vivre.
10 - Ce n'est point seulement le devoir d'un évêque mais encore celui d'un souverain de provoquer parmi ses sujets des exercices de dévotion, et de prêcher l'honneur de Dieu".
Conclusion
"Des exemples qui seront rapportés, on pourra conclure combien est fausse la maxime de quelques faux prudents qui disent que même dans les royaumes catholiques, il faut tolérer les mécréants pour conserver la paix de la république...
Là où il y a des mécréants, chacun veut être à la tête, parce que ceux qui n'obéissent pas à Dieu, comme nous l'avons fait voir au commencement, n'obéissent pas non plus à leur souverain.
- Lors même que tous les moyens de suivre la saine doctrine viendraient à leur manquer, ils n'auraient qu'à appeler dans leur royaume de bons missionnaires.
- Il est vrai que c'est l'évêque qui doit envoyer les missionnaires, mais l'expérience apprend que souvent l'activité que montre un « prince » saint et prudent pour convertir ses sujets fait plus que ne feraient mille évêques, mille missions, et mille missionnaires. »
Saint Alphonse de LIGUORI
Nota : Ces deux chapitres sont tirés d'un livre de Saint-Alphonse de Liguori, Docteur de l'Église. (Oeuvres complètes, Tome 7). Opuscule « La Fidélité des sujets envers Dieu les rend aussi fidèles envers leurs princes » .
18:47 Publié dans Avenir de la France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avenir de la france, règne social de ns jésus christ
14.11.2009
La France en route vers le naufrage.
Comme chaque année, le Wall Street Journal et la Heritage Foundation ont publié, voici quelques mois, l’ Index de la liberté économique (http://www.heritage.org/Index/), qui compare les performances de plus de 180 pays sur la planète.
Les critères retenus sont économiquement précis et rigoureux, puisqu’ ils concernent la liberté de créer une entreprise et les coûts impliqués, la liberté d’ embaucher, de licencier, de passer contrat et de se livrer à des transactions commerciales, la protection des droits de propriété face aux risques de vol, de confiscation ou de pillage, le poids de la fiscalité et des réglementations.
Le classement est important, car il montre que plus un pays est libre, plus il est prospère et plus il offre à ses habitants un niveau de vie élevé. Il est important aussi en ce qu’ il montre quels pays avancent et quels pays reculent. Le verdict, pour la France, est sans appel et montre, une nouvelle fois, un recul assez net.
Celui-ci n’ est pas aussi important que celui qui frappe, par exemple, le Zimbabwe ou le Venezuela: Nicolas Sarkozy n’ est pas tombé au niveau de Robert Mugabe ou de Hugo Chavez. Mais, pour quelqu’ un qui prétendait, au moment de son élection, incarner un souffle et un renouveau, c’ est raté.
Si nous avions encore des médias dignes de ce nom, journalistes et éditorialistes devraient le dire. Et les économistes compétents qui existent en ce pays devraient se voir autorisés à proposer des remèdes. Quant aux charlatans innombrables qui encombrent les écrans de télévision, ils pourraient prendre une retraite anticipée fort bénéfique pour nos neurones.
Comment, demandent les rédacteurs de l’ Index, un pays où les dépenses gouvernementales représentent environ 56 % du Produit intérieur brut pourrait-il ne pas avoir un taux de chômage élevé, une croissance en berne, des déficits publics qui explosent? On se le demande, effectivement. Comment un pays où les coûts non salariaux impliqués par l’ embauche de nouveaux salariés sont si hauts pourrait-il inciter des gens à embaucher? On se le demande aussi. Comment un pays où la fiscalité atteint des niveaux effarants pourrait-il attirer des investisseurs supplémentaires? On se le demande encore.
Les charlatans ont leurs réponses à ces questions, je sais. Le bonheur intérieur brut en est une. La taxe carbone en est une autre, sans doute, tout comme les vingt impôts supplémentaires créés au cours des deux années écoulées.
Abrutir la population en lui retirant tout sens critique est, vraisemblablement, la réponse suprême et, sur ce plan, les faits sont là. Il n’ existe, en France, plus un seul quotidien et plus une seule grande radio ou chaîne de télévision qui, dans un pays libre, n’ apparaîtraient pas comme étant peu ou prou d’ obédience socialiste.
Les seules activités qu’ on voit proliférer relèvent de travaux publics stériles destinés à transformer tout parcours routier en course d’ obstacles jonchée de parpaings et de faux trottoirs de toutes les formes imaginables. L’ immense majorité des gens qui créent, néanmoins, une entreprise doivent vite mettre la clé sous la porte face au poids des charges et du harcèlement administratif.
Des quartiers entiers dans les banlieues des grandes villes sont livrés aux trafics les plus divers et à une délinquance proliférante et très explicable: on gagne mieux sa vie en France, aujourd’ hui, en revendant de la drogue qu’ en travaillant légalement. Et on court moins de risque d’ interpellation policière en appartenant à une bande de voleurs qu’ en ne portant pas sa ceinture de sécurité dans une automobile.
L’ Index de la liberté économique montre un recul net de la France. Si on ajoutait au recul de la liberté économique tous les autres asservissements qui broient ce pays, on comprendrait à quel point nous sommes dans une société détraquée.
D’ un côté, une jeunesse désœuvrée, frustrée, mal éduquée, sans horizon, venue souvent d’ une immigration mal intégrée. De l’ autre, des gens du troisième âge aigris, crispés, souvent désespérés.
Entre les deux, des gens aveuglés et moroses qui se débrouillent en sentant que le navire sombre, des politiciens qui font de la politique politicienne et pensent surtout à la prochaine élection, des journalistes presque tous réduits au statut de domestiques et qui, comme les chiens tenus en laisse, font où on leur dit de faire. Pauvre pays. Pauvre peuple à l’ agonie dans une Europe en route vers le naufrage…
Guy Millière pour les 4 Vérités hebdo le 27 octobre 2009
20:14 Publié dans Avenir de la France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avenir de la france, décadence, dette publique
Le positionnement à gauche de Sarkozy en vue de 2012.
Lorsqu’ on a la chance d’ avoir un emploi lucratif, intéressant et dispensateur d’ honneurs, il faut, bien sûr, tout faire pour le conserver. C’ est le but prioritaire du chef de l’ État, en France et ailleurs. On le constate chaque jour.
La mentalité française étant majoritairement à gauche – l’ idéal étant d’ être payé à ne rien faire avec allocations et subventions de toute nature –, il faut pour gagner les élections se positionner à gauche. Le problème pour l’ actuel président de la république est qu’ il y a déjà une gauche, certes divisée (« Haines et basses œuvres » écrit « Le Monde » du 19 septembre), mais néanmoins réelle. Toutes les régions, sauf deux, sont dirigées par des élus de gauche, alors que la vraie droite a disparu du paysage politique et est, en tout cas, dépourvue de tout leader ayant une chance quelconque d’ accéder au sommet de l’ État. La conclusion s’ impose: soyons plus à gauche que la gauche.
C’ est ce qu’ a fort bien compris Nicolas Sarkozy qui, abandonnant le programme pour lequel il a été élu, trahissant ainsi son électorat qui a eu la naïveté de le croire, se présente aujourd’ hui comme l’ incarnation des « valeurs » de la gauche (c’ est-à-dire augmentation de la dépense publique, donc des impôts, immigration à tout va, insécurité générale). En même temps, il se proclame moralisateur de la finance nationale et internationale, pourfendeur des banques, des bonus et des riches et pratiquement recruteur de personnalités de gauche: Frédéric Mitterrand parce qu’ il se nomme Mitterrand, Éric Besson actuel ministre de l’ Immigration dont on pense faire un Premier ministre, avec les bras grands ouverts aux Verts-rouges pour le plaisir desquels on a créé un nouvel impôt, la taxe carbone (une décision ridicule et purement électoraliste estime le scientifique Claude Allègre). Et pourquoi pas demain José Bové ministre de l’ Agriculture?
Cette politique s’ inscrit d’ évidence dans la campagne pour la présidentielle de 2012, largement commencée. « Les électeurs de droite, de toute façon, ne voteront pas à gauche. Ou ils continueront malgré tout à voter pour moi ou ils s’ abstiendront. J’ aurai gagné ainsi une frange de l’ électorat de gauche et je serai réélu. » Ainsi raisonne le chef de l’ État, prochain candidat à l’ élection présidentielle.
Devant cette nouvelle politique, la gauche classique n’ a d’ autre possibilité que d’ en rajouter. La surenchère est ainsi enclenchée au grand dam de l’ intérêt national et à celui des Français travailleurs et honnêtes qui n’ ont plus personne pour les représenter et les défendre à l’ exception de quelques parlementaires « exaspérés par le gauchisme de Sarkozy » comme l’ écrit sur toute la largeur de la première page « Le Monde » du 17 septembre.
Il n’ est pas inutile de rappeler, à ce propos, que cette gauche que le chef de l’ État veut surpasser à gauche est faite de la gauche trotskiste (mort aux patrons!), de la gauche communiste à nostalgie soviétique avec la CGT comme bras armé (qui, en fait, gouverne une bonne partie du pays avec grèves, séquestrations de patrons souvent molestés, menaces de destruction d’ usines par explosifs, ce qui est une forme de terrorisme), plus la gauche marxiste (le PS) et maintenant la gauche opportuniste, c’ est-à-dire l’ UMPS démagogique, électoraliste et fiscaliste.
À vrai dire, cette évolution ne choque pas vraiment la population d’ un pays qui est sans doute, en Europe occidentale, le plus imprégné par le marxisme et peut-être plus profondément encore par l’ égalitarisme consubstantiel à sa nature profonde. C’ est là une mentalité destructrice dont on constate le bilan: décadence générale, paupérisation du pays surendetté, nivellement par le bas, destruction des valeurs morales, anarchie croissante. Le droit de vote qu’ on finira par donner aux immigrés arabo-africains et musulmans assènera le coup de grâce à une France finissante que, pendant des décennies, ses dirigeants auront affaiblie, ruinée, et finalement assassinée.
Si la tête de l’ État voulait, dans l’ intérêt de tous, remettre le pays sur le bon chemin, elle devrait mener une politique à l’ inverse de celle qui est pratiquée par le président de la République: refouler les immigrés (coût annuel de leur présence sur le sol national, tous comptes faits, 44 milliards d’ euros), diminuer la dépense publique en sabrant dans les allocations, subventions et les gaspillages, baisser les prélèvements obligatoires de 30 %, simplifier la fiscalité, dégraisser les administrations nationales, régionales, départementales, communales, contrôler et maîtriser les syndicats politiques.
Alors l’ atmosphère changerait du tout au tout; la confiance reviendrait; les capitaux rentreraient par centaines de milliards d’ euros; les investissements se multiplieraient; le chômage de masse disparaîtrait; la dette commencerait à être remboursée. Mais, pour cela, il faudrait un grand courage, une grande autorité, une grande honnêteté et ne pas confondre politique et démagogie.
Christian LAMBERT
Ancien Ambassadeur de France
20:07 Publié dans Avenir de la France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le gauchisme de sarkozy
En France tout augmente ...
En France, tout augmente: les prélèvements obligatoires, la dette, les déficits, l’ immigration, la délinquance, l’ anarchie et… le nombre des discours.
S’ agissant des prélèvements obligatoires, le pouvoir joue sur les mots. Le président de la république a déclaré à maintes reprises qu’ il n’ avait pas été élu pour augmenter les impôts; donc, les impôts n’ augmentent pas. Ce qui augmente, ce sont les « prélèvements obligatoires », comme en témoignent les avis d’ imposition foncière qui viennent d’ être distribués à tous les Français, plus 30 % à Paris et ça va continuer! En réalité, chaque année, le contribuable sort davantage de son porte-monnaie – la classe moyenne est laminée – et tous travaillent jusqu’ au 15 juillet pour remettre dans le tonneau des Danaïdes du fisc le montant exigé des « prélèvements obligatoires ».
Ainsi, le pouvoir se moque du monde avec, depuis deux ans, une vingtaine de taxes nouvelles, la dernière en date étant, comme chacun sait, la « taxe carbone », nouvel impôt compliqué à l’ extrême, d’ une inefficacité garantie dont on dirait qu’ il a été inventé uniquement pour emm… les Français. Quand on sait que les entreprises françaises sont soumises chaque année à plus de 80 impôts et taxes divers, il ne faut pas s’ étonner de l’ augmentation des faillites, du chômage et des suicides. Tout cela, bien sûr, ne diminue aucunement la dette, un festival de mauvaise gestion qui ne date pas d’ hier. Cette dette s’ élevait en juin à 1 414 milliards d’ euros, mais en fait, avec les engagements de l’ État, à plus de 2000 milliards d’ euros. Elle progresse de 2000 euros par seconde.
Le déficit budgétaire a doublé en un an pour franchir le 31 juillet le seuil des 100 milliards d’ euros. Il sera de 150 milliards à la fin de l’ année, en totale contradiction avec le traité de Maastricht.
Le déficit du régime général de la sécurité sociale, quant à lui, va s’ élever cette année à 30 milliards d’ euros, malgré l’ augmentation du forfait hospitalier. Tout cela s’ appelle une débâcle financière, sans compter le déficit de la balance commerciale (57,5 milliards d’ euros en 2008).
En parallèle, on note une augmentation des indemnités du chef de l’ État, 172 % en octobre 2007 (!), ainsi que du budget de l’ Élysée, ce qui a fait dire sans rire à un porte-parole officiel: « Le bu,dget de la présidence de la république augmente, mais il ne progresse pas. » On avait déjà entendu: « Le malaise cardiaque du président de la république n’ a pas de cause. » On a maintenant le mouvement immobile…
On a aussi l’ augmentation continue de l’ électricité, du gaz, de l’ eau et des charges immobilières.
Quant aux avoirs des 3 000 noms découverts dans deux succursales à Paris de banques suisses par le ministre du Budget en utilisant des « procédés criminels », selon ce qu’ a déclaré publiquement le président de l’ association nationale des banquiers suisses (une personnalité aussi importante que le président de la confédération helvétique), ils ne représenteraient s’ ils étaient recouvrés que 0,2 % de la dette française, un puits sans fond – ce qui n’ a été dit nulle part.
Un mot encore de l’ immigration, dont on connaît les conséquences graves et ruineuses et dont il ne faut surtout pas parler. Le ministre de l’ Intérieur vient d’ en faire, malgré lui, la démonstration. Ayant fait une réflexion anodine relevant de l’ évidence, il vient d’ en être la victime, alors qu’ il venait de sanctionner le préfet Girot de Langlade pour avoir lancé une boutade du même ordre. Tel est pris qui croyait prendre. Tout cela est aussi choquant que grotesque et révélateur d’ une mentalité raciste en faveur de l’ immigration-invasion.
Ce constat nous conduit tout naturellement à la délinquance, elle aussi, logiquement, en forte augmentation. Les violences contre les personnes et les biens ne cessent d’ augmenter, en particulier contre les personnes dépositaires de l’ autorité, qui ont atteint en 2008 le chiffre record de 26 177 cas recensés (le double en réalité).
En Seine St-Denis, ces violences ont augmenté de 30 % sur l’ année 2008. Il est tout à fait piquant et significatif, à cet égard, que le conseiller « spécial » du président de la république, rédacteur de ses très nombreux discours, voulant prendre connaissance des réalités du 9-3, département peuplé à 90 % d’ immigrés, ait failli se faire lyncher dans la voiture de police où il avait pris place. Sous une pluie de cailloux, les policiers de l’ escorte ont dû faire usage de leurs fusils pour éviter le pire! Et pourtant, on a l’ impression que, pour les autorités au plus haut niveau, le but est de lutter contre les « violences policières », aussitôt sanctionnées, si bien que les forces de l’ ordre, de peur d’ être punies, n’ osent plus rien faire. Donc, la vie est belle pour les « jeunes », dont beaucoup vivent du très lucratif commerce de la drogue. Quant aux établissements scolaires, il serait bon que, dans nos banlieues, les professeurs soient revêtus d’ un gilet pare-balles. Enfin, petite cerise sur le gâteau, 500 000 colis sont volés à la Poste chaque année.
Bref, c’ est l’anarchie générale. En six mois, les cortèges syndicaux à Paris ont augmenté de 31,81 % par rapport à la même période en 2008, passant de 1116 à 1471 (soit presque 8 par jour!) manifestations autorisées par la préfecture de police qui, néanmoins, reconnaît qu’ elles « empoisonnent » la vie des Parisiens. Une note confidentielle de l’ administration révèle que le nombre des policiers et des gendarmes blessés au cours de ces manifestations a bondi de 318 % entre janvier et mai derniers. On apprend aussi que le ministre du Bugdet, en visite amicale à la fête de l’ Humanité, a failli recevoir une bouteille en pleine figure. Mais qu’ allait-il faire dans cette galère?
Au regard de ce bilan entièrement négatif et inquiétant, les discours du chef de l’ État se succèdent toujours plus nombreux, en augmentation eux aussi. Enflure de la rhétorique d’ un côté, dure réalité de la vie quotidienne des Français de l’ autre. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, franchement, bravo pour tout!
Christian LAMBERT
Ancien Ambassadeur de France
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19:58 Publié dans Avenir de la France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dette, décadence, insécurité, immigration
25.10.2009
Les "droits de l' homme", outil de destruction de la civilisation chrétienne
| Écrit par Thierry Martin | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Article tiré du numéro 8 de la revue Civitas (mars 2003) : Les droits de l'homme « Droits de l’homme », expression aussi floue qu’incapacitante, invoquée à tout propos, utilisée comme une arme, y compris par ceux qui devraient pourtant savoir ce qui se cache derrière : ils sont devenus la source de la légitimité institutionnelle, consacrés par la loi, sanctionnés par le juge. En France, depuis juillet 1971, le Conseil constitutionnel fait figurer la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’août 1789 au nombre des textes servant à contrôler la constitutionnalité des lois. Sa démarche a cependant depuis longtemps quitté le terrain juridique, puisque les juges constitutionnels se font fort de déterminer, selon leurs propres dires, de « nouveaux droits » en application de ladite Déclaration. C’est, sans l’avouer, donner un caractère « religieux » aux droits de l’homme et entrer de plain-pied dans l’idéologie. Jamais, à leur égard, le lumineux jugement de Mgr Gaume ne fut plus vrai : « Si, arrachant le masque à la Révolution, vous lui demandez : Qui es-tu ? elle vous dira : «… Je suis la haine de tout ordre religieux et social que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble ; je suis la proclamation des droits de l’homme contre les droits de Dieu… » 1 L’homme-roi à la place du Christ-roiL’article premier de la Déclaration des droits de 1789 proclame, on le sait, que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Affirmation réitérée, sous forme méthodologique, à l’article 3, « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation » et à l’article 6, « La Loi est l’expression de la volonté générale ». Droits de Dieu ou droits de l’homme, ordre ou désordre : il faut choisir !Fonder la société sur la seule volonté des hommes, est une chimère dont les conséquences n’ont pas fini de se faire cruellement sentir : « C’est en vain que, inspiré par l’orgueil et l’esprit de rébellion, l’homme cherche à se soustraire à toute autorité ; à aucune époque, il n’a pu réussir à ne dépendre de personne » 2. L’homme ne peut être « libre » au sens de l’idéologie des droits, puisqu’il n’est aucunement autonome, ni quand il naît, ni quand il est adulte. Animal social, l’homme ne se développe que grâce à la coopération d’autrui dans toute société. Seul le Bien commun peut permettre le bien particulier : « Ce qui réunit les hommes pour les faire vivre en société, c’est la loi de nature ou, plus exactement, la volonté de Dieu auteur de la nature ; c’est ce que prouvent avec évidence et le don du langage, instrument principal des relations qui fondent la société, et tant de désirs qui naissent avec nous, et tant de besoins de premier ordre qui resteraient sans objet dans l’état d’isolement, mais qui trouvent leur satisfaction dès que les hommes se rapprochent et s’associent entre eux » 3. Telle est la vraie science politique chrétienne, à l’exact opposé du « contrat social » de John Locke et de Rousseau. De la « laïcité »…Il s’ensuit que l’Etat laïque est un état dégradé, une « dissociété » (Marcel de Corte), oscillant en permanence entre désordre et césarisme, « l’anarchie plus le gendarme », selon Charles Maurras. La loi, livrée à l’arbitraire construction des hommes, en réalité, fruit de minorités organisées (sociétés de pensée, grands intérêts…), ne servira plus à canaliser l’homme vers sa fin surnaturelle, mais à assouvir ses passions déréglées. L’Eglise catholique, par son Magistère, mère et maîtresse de vérité en matière de théologie et de morale, rappelle les principes devant gouverner les hommes : « En favorisant la prospérité publique, la société civile doit pourvoir au bien des citoyens non seulement en n’opposant aucun obstacle, mais en assurant tous les moyens possibles pour la poursuite et l’acquisition de ce bien suprême et immuable auquel ils aspirent. Le premier de ces moyens consiste à faire respecter la sainte et inviolable observance de la religion dont les justes actes unissent l’homme à Dieu. » 4 Cette vérité naturelle découle d’une vérité surnaturelle, que nous affirmons chaque fois que nous récitons notre Credo et que Saint Paul rappelle dans ses Epîtres : « Il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu » (Rom. 13,1). C’est la raison pour laquelle, il ne saurait y avoir de séparation de l’Eglise et de l’Etat (proposition n° 55 condamnée par le Syllabus), comme le prétendent la loi française du 9 décembre 1905 et l’article 2 de la Constitution actuelle. … à l’apostasieLe refus conjoint de MM. Chirac et Jospin en décembre 2000, de rappeler dans le préambule de la Charte européenne des droits fondamentaux, l’héritage chrétien de l’Europe (formule déjà insuffisante en soi), est une apostasie de plus dont les peuples et les dirigeants européens auront à répondre en ce monde… ou dans l’autre. Cette apostasie, officielle et institutionnelle, a des conséquences très pratiques. Si, aujourd’hui le sort de la Turquie, hier janissaire de l’Islam, aujourd’hui réislamisée, est en discussion pour savoir si l’Union européenne doit l’admettre en son sein, c’est parce que l’Europe « n’est pas un club chrétien », comme le dit le premier ministre grec 5. Si en France et dans d’autres états d’Europe, les pouvoirs publics athées ou « catholiques » modernistes (M. Chirac, p. ex.) se refusent à endiguer les flots d’une immigration massive, c’est parce que celle-ci, qu’elle soit arabe ou africaine d’origine, est (très) majoritairement musulmane. Comment exiger de ces populations l’accomplissement de leur devoir d’état sur place, comment leur demander de se conformer aux principes de la civilisation chrétienne (monogamie, par exemple), comment assurer la paix civile dans ces pays aux ethnies nombreuses, si on les laisse dans l’ignorance de la Foi et des Commandements du Christ ou au minimum si on ne les contraint pas à se conformer aux lois découlant de l’ordre naturel ? Faire de la France « un territoire de résidence » 6, où toute personne est admise en raison de son « appartenance à l’humanité », renvoie au mythe de la Tour de Babel et fut affirmé, dès l’origine, par la philosophie des prétendues Lumières dont découlent les droits de l’homme : « Le droit cosmopolitique doit se restreindre aux conditions de l'hospitalité universelle » 7. Sur le plan spirituel, l’immigration de masse que connaît aujourd’hui la France est la conséquence autant de son apostasie que de la liberté religieuse de Vatican II qui met sur le même plan, Vrai Dieu, fausses religions et pratiques démoniaques 8. L’homme-législateur à la place du Christ-législateurL’idéologie des droits de l’homme postule, on l’a vu, que la loi est l’expression de la volonté générale. C’est-à-dire, très clairement, qu’elle n’est pas le reflet de la loi divine mais découle de la « souveraineté du peuple » : « Quant à la souveraineté du peuple…, si elle est éminemment propre à flatter et à enflammer une foule de passions, elle ne repose sur aucun fondement solide » 9. L’autonomie de la loi humaine par rapport à la loi divine, sous couvert des droits de l’homme, entraîne la destruction de la famille et de la paix publique, bases des sociétés humaines. Destruction de la familleL’idéologie des droits de l’homme détruit la Famille, société surnaturelle et naturelle, société-mère de la société humaine et c’est de manière très prophétique que Léon XIII annonçait toutes les législations hostiles que nous connaissons depuis 40 ans : « La société domestique trouve sa solidité nécessaire dans la sainteté du lien conjugal, un et indissoluble ; les droits et les devoirs des époux sont réglés en toute justice et équité ; l’honneur dû à la femme est sauvegardé ; l’autorité du mari se modèle sur l’autorité de Dieu ; le pouvoir paternel est tempéré par les égards dus à l’épouse et aux enfants ; enfin, il est parfaitement pourvu à la protection, au bien-être et à l’éducation des enfants. Dans l’ordre politique et civil, les lois ont pour but le bien commun, dictées non par la volonté et le jugement trompeur de la foule mais par la vérité et la justice » 10. Au nom de la libéralisation de la société et des « droits de la personne humaine », au sens révolutionnaire, de la diminution des allocations familiales en 1959 à la loi Royal de 2002 sur le nom patronymique, la famille a fait depuis 40 ans l’objet d’une hostilité proprement satanique, quel que soit le gouvernement 11. Il faut y ajouter l’édifice scolaire de « l’éducation nationale » (expression née sous la Révolution) et qui n’est en fait que l’école sans Dieu, donc sans vraie morale - d’où l’inenrayable vague de violences dans les établissements scolaires - édifice totalitaire renforcé par la loi du 16 octobre 1998 sur « l’obligation scolaire » qui, sous prétexte de viser des écoles « sectaires », veut en fait empêcher tout véritable enseignement catholique hors « contrat d’association », c’est-à-dire d’assimilation à l’enseignement laïque. On n’oubliera pas non plus le démantèlement des nécessaires et bienfaisantes censures en matière de spectacle ou de publications, commencé sous le ministère Malraux dans les années soixante et récemment confirmé : le gouvernement Raffarin a refusé de faire examiner une proposition de loi sur la violence et la pornographie à la télévison présentée par quatre députés de sa majorité, au nom du « droit à la libre expression » rappelé par le ministre Aillagon. Le ministre Sarkozy s’est, dans le même temps, refusé à faire saisir un roman pédophile. Destruction de la paix publiqueIl n’est pas que la politique familiale a subir les assauts infernaux camouflés sous les législations actuelles. La politique pénale, sous l’influence des droits de l’homme et de la « défense sociale nouvelle », est totalement subvertie et la protection de la vie des honnêtes gens est démantelée. Pourtant « la puissance politique n’est faite pour servir l’intérêt de personne et les fonctions publiques doivent être remplies pour l’avantage non de ceux qui gouvernent, mais de ceux qui sont gouvernés » 12. Mais il est vrai qu’on ne peut demander à des pouvoirs publics notoirement corrompus d’être fermes avec délinquants et criminels… Voici comment le pénaliste Pradel présente cette « défense sociale nouvelle » : « Cette nouvelle doctrine entend non pas défendre la société contre les délinquants…, mais faire passer la défense de la société par celle des délinquants qui doivent être resocialisés… Le juge devra tenir le plus grand compte de la personnalité du délinquant et… prononcer des sanctions… dépouillées de toute idée de blâme et de responsabilité morale. Enfin, la mesure prononcée sera constamment révisable ». Dans leur Précis de droit pénal publié en 2001, Jean-François Burgelin, procureur général près la Cour de cassation, Frédéric Debove, professeur de droit pénal et François Falleti, procureur général à Lyon, ancien directeur des affaires criminelles et des grâces, affirment : « Cela fait maintenant plus d’un demi-siècle que la défense sociale nouvelle domine les discours officiels en même temps qu’elle inspire les réformes législatives »… C’est malheureusement exact : de la dépénalisation de multiples infractions entamée en décembre 1958 à la loi Guigou sur la présomption d’innocence en passant par l’abolition de la peine de mort, c’est non moins systématiquement que les gouvernements successifs ont démantelé la protection de la paix publique 13. L’homme qui se fait dieu au lieu du Dieu qui s’est fait hommeDes « droits » illimités des criminels, reconnus par le législateur, au « droit » sur la vie des innocents, il y a un pas que le législateur des droits de l’homme devait logiquement franchir. Ce fut d’abord l’oeuvre de la loi Neuwirth en 1967 (dépénalisation de la propagande anticonceptionnelle et autorisation de la pilule), loi dont le Grand-maître maçon Pierre Simon avouera plus tard qu’elle fut élaborée dans les loges, puis de la loi Veil sur l’avortement (I.V.G. est un euphémisme de l’Ennemi) du 15 janvier 1975, entérinée par la loi Pelletier de 1979, remboursée par la loi Roudy de 1982, étendue par la loi Guigou du 4 juillet 2001 (délai porté à 12 semaines de grossesse), sans omettre la loi Aubry du 13 décembre 2000 sur la « contraception d’urgence » (Norlevo). Les droits de l’homme cultivent la culture de mort, c’est particulièrement vrai en matière de statut de l’embryon et de clonage : « Notre choix est de ne pas traiter la question du statut de l’embryon. Nous ne disposons pas des éléments techniques et éthiques nécessaires pour légiférer dans ce domaine » 14. Paradoxe des paradoxes, la loi Veil est plus précise que l’actuel article 16 du code civil puisqu’elle dispose (art. 1) que « la loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie ». Une dérive semblable concerne l’euthanasie, au nom du « droit de mourir dans la dignité ». L’Eglise, encore une fois prophète face à l’effrayante propension démoniaque des législations modernes, a répondu par avance à tous les sophismes du « droit à disposer librement de son corps »… et de celui d’autrui : « Ceux qui, dans les nations, tiennent le pouvoir ou élaborent les lois, n’ont pas le droit d’oublier qu’il appartient aux pouvoirs publics de défendre la vie des innocents par des lois et des pénalités appropriées, et cela d’autant plus que ceux dont la vie est en péril et menacée, ne peuvent se défendre eux-mêmes, et c’est assurément le cas, entre tous, des enfants cachés dans le sein de leur mère. Que si les autorités de l’Etat n’omettent pas seulement de protéger ces petits, mais si, par leurs lois et leurs décrets, ils les abandonnent et les livrent même aux mains des médecins ou d’autres, pour que ceux-ci les tuent, qu’ils se souviennent que Dieu est juge et vengeur du sang innocent qui, de la terre, crie vers le Ciel » 15. ConclusionMgr Lefèbvre observe très justement qu’on ne saurait « trop insister sur le rôle providentiel de l’autorité de l’Etat pour aider et soutenir les citoyens dans l’obtention de leur salut éternel » 16. C’est la raison pour laquelle, aucune réforme politique n’est possible dans notre pays, comme chez ses voisins, tant qu’y règnera officiellement l’apostasie, et l’apostasie renouvelée : « Il n’y a pas de loi morale supérieure à la loi légale », tel est le « credo » de nos dirigeants actuels 17. Une fois de plus, c’est vers le Saint Pape du XXème siècle qu’il faut nous tourner pour (re)trouver la clé de la restauration sociale : « Non, la civilisation n’est plus à inventer, ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est. C’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété. Omnia instaurare in Christo. » 18 Thierry Martin
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17:45 Publié dans Avenir de la France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme, civilisation chrétienne, franc-maçonnerie, 1789
La Turquie, puissance « globale » et détonateur en Europe
| Écrit par Trancrède Vitry | |||||||||||||||
| Article tiré du numéro 4 de la revue Civitas (mars 2002) : L'Etat Aperçu géographiqueC’est un grand pays, du moins à l’échelle des approches de notre continent, puisqu’il a une surface de 780 000 kilomètres carrés (une fois et demie la France métropolitaine) et qu’il est peuplé de soixante trois millions d’habitants, presque tous musulmans. La Turquie, réduite depuis 1920 au plateau anatolien et à une tête de pont européenne autour d’Istanbul, est généralement aride, souvent montagneuse et ne recèle pas de grandes richesses naturelles. Verrou des détroits du Bosphore, donnant sur deux mers, la Méditerranée et la Mer Noire, ce pays, à forte personnalité et à l’histoire prestigieuse, est au carrefour entre les influences européennes, perses, arabes et russes. Il est un des acteurs principaux des problèmes du Caucase et peut contrôler le débouché des oléoducs de l’Irak et de la mer Caspienne vers l’Europe. Enfin, le plateau anatolien et les montagnes de l’est sont le « château d’eau » des deux grands fleuves du Croissant fertile : le Tigre et l’Euphrate, ils représentent donc un des acteurs majeurs de la « grande bataille de l’eau » qui s’annonce au Proche Orient. Aspects religieux et spirituelsEtat officiellement laïque, mais pourvue d’une population pratiquant un islam sunnite assez modéré, la Turquie est cependant traversée depuis une vingtaine d’années par de puissants courants fondamentalistes issus du wahhabisme saoudien. De plus, considérant que son pays a été dépecé depuis le traité de Sèvres de 1920, l’élite Turque est orpheline de la splendeur de l’Empire ottoman, qui, au XVIIIe siècle, régnait de Sarajevo à Alger, via Jérusalem, Riad, Mossoul et Le Caire. La Cappadoce, berceau d’une des plus anciennes chrétientés du globe est maintenant vide de chrétiens et il est inutile de revenir sur le génocide des Arméniens en 1915 1, qui s’explique plus pour des raisons politiques que purement religieuses. Ainsi, la chrétienté de Turquie est-elle maintenant réduite à presque rien, y compris à Istanbul. Quand à son hostilité à la Grèce, terre orthodoxe (donc à la Russie), elle est intacte et absolue. Par ailleurs, les Turcs, qui se considèrent comme les héritiers du plus grand empire musulman du monde, acceptent très mal les indépendances des pays arabes jadis soumis à la Sublime Porte. Ils professent volontiers un certain sentiment anti-Arabe et surtout anti-panarabiste 2. Aspects historiques récentsAlliée de l’Allemagne durant la Grande guerre 3, la Turquie a donc succombé aux puissances victorieuses qui se sont taillées sur ses dépouilles des zones d’influence qui, à quelques détails près, ont abouti à la carte du Proche Orient telle que nous la connaissons aujourd’hui. Mustapha Kemal Atatürk s’insurgea contre la sujétion dans laquelle était tombé son pays, et organisa une véritable « révolution culturelle » dans les années 1920. Elle donna naissance à la Turquie moderne, seul Etat musulman véritablement laïc de la planète. Neutre pendant le second conflit mondial et s’étant opposé fermement à Staline aux débuts de la guerre froide, ce pays s’est ancré dans le camp occidental en adhérant à l’OTAN, dont il est l’un des plus fidèles partenaires entre les mains des Américains. Il poursuit néanmoins une politique constante d’hostilité à la Grèce, qui culmina avec l’invasion et la partition de l’île de Chypre en 1974, dont tout le nord est maintenant sous domination turque 4. PerspectivesCe pays a de grandes ambitions puisque l’on parle turc d’Istanbul au Sin-Kiang, son premier ministre Ecevit a d’ailleurs déclaré récemment que « la Turquie n’est pas une puissance régionale mais une puissance globale ». Néanmoins, ce panturquisme n’est actuellement pas appelé à un grand avenir du fait de la jalouse identité que manifestent les républiques turcophones d’Asie centrale 5. Les perspectives à court terme de la Turquie résident dans sa farouche volonté d’adhésion à l’Europe dont le Conseil a enfin accepté d’enregistrer en 1999 la candidature, après des décennies de refus. Cette adhésion ferait le jeu des Américains qui craignent beaucoup une Europe culturellement homogène et font tout pour occulter les immenses problèmes que constitue l’immigration turque en Occident 6. Par ailleurs, la Turquie se place dans les Balkans et au Caucase comme une digue anti-orthodoxe (toujours sur l’influence américaine) ainsi que comme un allié d’Israël, par anti-arabisme. Elle connaît deux problèmes majeurs et immédiats : l’irrédentisme kurde et la montée de l’islamisme qui, sans l’intervention constante de l’armée (600 000 hommes 7) dans la vie publique, aurait probablement déjà triomphé par la voie des urnes. Aussi ce grand pays au fort sentiment national mérite-t-il toute notre vigilante attention. Tancrède Vitry
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17:31 Publié dans Avenir de la France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : turquie, islamisation de la france, politique américaine
16.10.2009
Sarkozy défend les "valeurs" de l'homosexualité et de la pédophilie.
Dans son entretien fleuve au Figaro, Nicolas Sarkozy a largement minimisé les difficultés actuelles de son gouvernement en raillant un « climat médiatique politisé et agité ». Interrogé sur l’affaire Mitterrand il s’est exprimé pour la première fois. Et c’est éloquent…
Il faut se souvenir au passage que Le Figaro avait fait une très louangeuse critique de La Mauvaise Vie lors de sa sortie en 2005 comme l’a rappelé récemment dans un débat le rédacteur en chef de Marianne à Alexis Brezé. Le Figaro n’est donc pas le mieux placé pour cuisiner le chef de l’Etat sur le sujet. Il n’est d’ailleurs pas le mieux placé pour cuisiner le chef de l’Etat tout court.
« A vos yeux, l’affaire Frédéric Mitterrand est-elle close ? », demande le quotidien.
« Je suis président de la République, commence Sarkozy avec solennité. Je dois défendre certaines valeurs. » Parfait, bien dit. On retient son souffle, on attend, c’est vrai qu’il y a pas mal à dire…
« Je ne laisserai donc personne assimiler homosexualité et pédophilie », assène un Sarkozy menaçant.
Et voilà la seule et unique valeur absolue proclamée par le président de la République sur l’affaire Mitterrand.
Avant d’ajouter, cerise sur le gâteau, que cette assimilation est un « retour au Moyen-Age qui fait honte à ceux qui l’ont employée ». Que connaît au juste du Moyen-Age ce Président qui ne lit pas et qui n’a jamais pu aller au bout de La Princesse de Clèves ? Qu’il commence par les ouvrages « faciles » de Jeanne Bourin et de Régine Pernoud sur l’amour courtois et il sera étonné de voir que le Moyen-Age n’était pas ce no man’s land obscur et barbare de jeu vidéo où les restes fumants des homosexuels assimilés à des pédophiles, finissent de se consumer sur des bûchers…
Ne brandir comme étendard qu’une seule mise en garde à propos de tout ce qui a été évoqué autour des écrits de Mitterrand, et que ce soit celle-là, en dit long en effet sur l’état actuel de l’échelle des valeurs de notre Président.
Rien sur le déballage sordide de son ministre de la Culture dans La Mauvaise Vie ni sur le récit ostentatoire et choisi de ses « Nuits fauves » dans les bordels du Maroc ou de Thaïlande où il choisit des « boys » sur un podium avec des numéros, et raconte comment il les sodomise dans la chambre d’un club de Patpong. (Chapitre « Bird » dans La Mauvaise Vie). Rien qui fasse sourciller notre Président non plus lorsque Frédéric Mitterrand utilise plusieurs fois dans son texte le terme de « gosse », une fois en parlant de ce « Bird » justement, ou une autre fois en déplorant que ces garçons ne récoltent que les miettes de la prostitution. Tout cela est normal, acceptable, présentable, défendable (et écrit avec talent !) pour un ministre de la République venu expliquer ses préférences sexuelles perverses et tordues au 20 h de TF1.
Interrogé sur l’affaire Polanski à qui Frédéric Mitterrand avait tout de suite apporté son soutien, Sarkozy dit comprendre que l’on soit choqué par la gravité des accusations contre le cinéaste mais lui-même ne dit pas qu’il l’est, et préfère condamner la lenteur de l’administration de la justice américaine.
Il n’y avait vraiment rien d’autre à dire pour un Président qui ose affirmer qu’il se place sur le terrain des valeurs et qu’il doit les défendre ? On en est là. Sarkozy en est là.
CAROLINE PARMENTIER
13:53 Publié dans Avenir de la France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lobbies homosexuels, lobby gay, affaire mitterand, ministre de la culture




