15.11.2009

LE DEVOIR DES CHEFS D'ÉTAT CATHOLIQUES (à méditer et appliquer...)

 

 

 

 « Chapitre 1

 

1 - Quand les sujets se soumettent aux commandements divins, on voit cesser les révoltes, les vols, les fraudes, les adultères, les homi­cides ; ainsi l'État est florissant, la soumission s'entretient envers les souverains, et la paix persévère entre les familles.

2 - Mais, dira-t-on, les lois des « princes » et les supplices destinés aux malfaiteurs suffisent à ce dessein.

 

    5 - Ni les lois, ni les supplices dont elles menacent ne suffisent pour réprimer l'insolence des méchants.

    6 - Les « monarques » sont tenus de veiller sur leurs sujets afin qu'ils obéissent à Dieu.

 

7 - Les « princes » doivent faire une attention particulière à ce que leurs royaumes soient purgés des hommes qui répandent des   doctrines  pernicieuses. C'est pourquoi plusieurs souverains catholiques n'admettent à leur service ni les hérétiques, ni les schismatiques.

 

Chapitre II: Moyens dont se servent les bons princes pour porter leurs sujets à vivre chrétiennement

    1 - Dans la distribution des charges et des honneurs, ils donnent la préférence à ceux qui ont de meilleures mœurs.

 

    2 - Ils répandent des grâces et des faveurs abondantes .sur les bons.

 

4 - Ils saisissent les occasions qui se présentent pour louer les hom­mes vertueux et font voir qu'ils estiment peu ceux qui n'aiment point la piété.

Il convient que les « princes » attirent à leur cour des prédicateurs zélés qui persuadent à chacun l'obligation de servir Dieu.

 

6 - Quant au choix des ministres, plusieurs « princes » catholiques sont dans l'usage de le faire par leur Conseil, afin qu'ils choisissent celui qui leur paraîtra le meilleur des trois sujets qu'on leur aura proposés.

8 - Les charges ecclésiastiques qui seraient à la nomination du « prince », doivent être données aux sujets les plus dignes.

 

Additions

 

1 - Pour bien gouverner, le bon « prince » a toujours Dieu devant les yeux, il préfère la gloire divine à toutes les raisons d'État.

    2 - Le bon « prince » se montre ennemi de l'adulation.

    3 - Il exerce la justice envers tout le monde, sans passion, sans partialité.

    6 - Il met tous ses soins à choisir des conseillers sages et d'une conscience droite.

 

/   9 - Le bon « prince » emploie plutôt le bon exemple que la force pour engager ses sujets à bien vivre.

 

  10 - Ce n'est point seulement le devoir d'un évêque mais encore celui d'un souverain de provoquer parmi ses sujets des exercices de dévotion, et de prêcher l'honneur de Dieu".

 

 

Conclusion

 

"Des exemples qui seront rapportés, on pourra conclure combien est fausse la maxime de quelques faux prudents qui disent que même dans les royaumes catholiques, il faut tolérer les mécréants pour conserver la paix de la république...

Là où il y a des mécréants, chacun veut être à la tête, parce que ceux qui n'obéissent pas à Dieu, comme nous l'avons fait voir au com­mencement, n'obéissent pas non plus à leur souverain.

 

- Lors même que tous les moyens de suivre la saine doctrine vien­draient à leur manquer, ils n'auraient qu'à appeler dans leur royaume de bons missionnaires.

 

- Il est vrai que c'est l'évêque qui doit envoyer les missionnaires, mais l'expérience apprend que souvent l'activité que montre un « prince » saint et prudent pour convertir ses sujets fait plus que ne feraient mille évêques, mille missions, et mille missionnaires. »

 

 

Saint Alphonse de LIGUORI

 

 

Nota : Ces deux chapitres sont tirés d'un livre de Saint-Alphonse de Liguori, Doc­teur de l'Église. (Oeuvres complètes, Tome 7). Opuscule « La Fidélité des sujets envers Dieu les rend aussi fidèles envers leurs princes » .

 

 

 

 

14.11.2009

La France en route vers le naufrage.

 

 

 

Comme chaque année, le Wall Street Journal et la Heritage Foundation ont publié, voici quelques mois, l’ Index de la liberté économique (http://www.heritage.org/Index/), qui compare les performances de plus de 180 pays sur la planète.

Les critères retenus sont économiquement précis et rigoureux, puisqu’ ils concernent la liberté de créer une entreprise et les coûts impliqués, la liberté d’ embaucher, de licencier, de passer contrat et de se livrer à des transactions commerciales, la protection des droits de propriété face aux risques de vol, de confiscation ou de pillage, le poids de la fiscalité et des réglementations.

Le classement est important, car il montre que plus un pays est libre, plus il est prospère et plus il offre à ses habitants un niveau de vie élevé. Il est important aussi en ce qu’ il montre quels pays avancent et quels pays reculent. Le verdict, pour la France, est sans appel et montre, une nouvelle fois, un recul assez net.

Celui-ci n’ est pas aussi important que celui qui frappe, par exemple, le Zimbabwe ou le Venezuela: Nicolas Sarkozy n’ est pas tombé au niveau de Robert Mugabe ou de Hugo Chavez. Mais, pour quelqu’ un qui prétendait, au moment de son élection, incarner un souffle et un renouveau, c’ est raté.

Si nous avions encore des médias dignes de ce nom, journalistes et éditorialistes devraient le dire. Et les économistes compétents qui existent en ce pays devraient se voir autorisés à proposer des remèdes. Quant aux charlatans innombrables qui encombrent les écrans de télévision, ils pourraient prendre une retraite anticipée fort bénéfique pour nos neurones.

Comment, demandent les rédacteurs de l’ Index, un pays où les dépenses gouvernementales représentent environ 56 % du Produit intérieur brut pourrait-il ne pas avoir un taux de chômage élevé, une croissance en berne, des déficits publics qui explosent? On se le demande, effectivement. Comment un pays où les coûts non salariaux impliqués par l’ embauche de nouveaux salariés sont si hauts pourrait-il inciter des gens à embaucher? On se le demande aussi. Comment un pays où la fiscalité atteint des niveaux effarants pourrait-il attirer des investisseurs supplémentaires? On se le demande encore.

Les charlatans ont leurs réponses à ces questions, je sais. Le bonheur intérieur brut en est une. La taxe carbone en est une autre, sans doute, tout comme les vingt impôts supplémentaires créés au cours des deux années écoulées.

Abrutir la population en lui retirant tout sens critique est, vraisemblablement, la réponse suprême et, sur ce plan, les faits sont là. Il n’ existe, en France, plus un seul quotidien et plus une seule grande radio ou chaîne de télévision qui, dans un pays libre, n’ apparaîtraient pas comme étant peu ou prou d’ obédience socialiste.

Les seules activités qu’ on voit proliférer relèvent de travaux publics stériles destinés à transformer tout parcours routier en course d’ obstacles jonchée de parpaings et de faux trottoirs de toutes les formes imaginables. L’ immense majorité des gens qui créent, néanmoins, une entreprise doivent vite mettre la clé sous la porte face au poids des charges et du harcèlement administratif.

Des quartiers entiers dans les banlieues des grandes villes sont livrés aux trafics les plus divers et à une délinquance proliférante et très explicable: on gagne mieux sa vie en France, aujourd’ hui, en revendant de la drogue qu’ en travaillant légalement. Et on court moins de risque d’ interpellation policière en appartenant à une bande de voleurs qu’ en ne portant pas sa ceinture de sécurité dans une automobile.

L’ Index de la liberté économique montre un recul net de la France. Si on ajoutait au recul de la liberté économique tous les autres asservissements qui broient ce pays, on comprendrait à quel point nous sommes dans une société détraquée.

D’ un côté, une jeunesse désœuvrée, frustrée, mal éduquée, sans horizon, venue souvent d’ une immigration mal intégrée. De l’ autre, des gens du troisième âge aigris, crispés, souvent désespérés.

Entre les deux, des gens aveuglés et moroses qui se débrouillent en sentant que le navire sombre, des politiciens qui font de la politique politicienne et pensent surtout à la prochaine élection, des journalistes presque tous réduits au statut de domestiques et qui, comme les chiens tenus en laisse, font où on leur dit de faire. Pauvre pays. Pauvre peuple à l’ agonie dans une Europe en route vers le naufrage…

Guy Millière pour les 4 Vérités hebdo le 27 octobre 2009

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Le positionnement à gauche de Sarkozy en vue de 2012.

 

UMPS

 

Lorsqu’ on a la chance d’ avoir un emploi lucratif, intéressant et dispensateur d’ honneurs, il faut, bien sûr, tout faire pour le conserver. C’ est le but prioritaire du chef de l’ État, en France et ailleurs. On le constate chaque jour.

La mentalité française étant majoritairement à gauche – l’ idéal étant d’ être payé à ne rien faire avec allocations et subventions de toute nature –, il faut pour gagner les élections se positionner à gauche. Le problème pour l’ actuel président de la république est qu’ il y a déjà une gauche, certes divisée (« Haines et basses œuvres » écrit « Le Monde » du 19 septembre), mais néanmoins réelle. Toutes les régions, sauf deux, sont dirigées par des élus de gauche, alors que la vraie droite a disparu du paysage politique et est, en tout cas, dépourvue de tout leader ayant une chance quelconque d’ accéder au sommet de l’ État. La conclusion s’ impose: soyons plus à gauche que la gauche.

C’ est ce qu’ a fort bien compris Nicolas Sarkozy qui, abandonnant le programme pour lequel il a été élu, trahissant ainsi son électorat qui a eu la naïveté de le croire, se présente aujourd’ hui comme l’ incarnation des « valeurs » de la gauche (c’ est-à-dire augmentation de la dépense publique, donc des impôts, immigration à tout va, insécurité générale). En même temps, il se proclame moralisateur de la finance nationale et internationale, pourfendeur des banques, des bonus et des riches et pratiquement recruteur de personnalités de gauche: Frédéric Mitterrand parce qu’ il se nomme Mitterrand, Éric Besson actuel ministre de l’ Immigration dont on pense faire un Premier ministre, avec les bras grands ouverts aux Verts-rouges pour le plaisir desquels on a créé un nouvel impôt, la taxe carbone (une décision ridicule et purement électoraliste estime le scientifique Claude Allègre). Et pourquoi pas demain José Bové ministre de l’ Agriculture?

Cette politique s’ inscrit d’ évidence dans la campagne pour la présidentielle de 2012, largement commencée. « Les électeurs de droite, de toute façon, ne voteront pas à gauche. Ou ils continueront malgré tout à voter pour moi ou ils s’ abstiendront. J’ aurai gagné ainsi une frange de l’ électorat de gauche et je serai réélu. » Ainsi raisonne le chef de l’ État, prochain candidat à l’ élection présidentielle.

Devant cette nouvelle politique, la gauche classique n’ a d’ autre possibilité que d’ en rajouter. La surenchère est ainsi enclenchée au grand dam de l’ intérêt national et à celui des Français travailleurs et honnêtes qui n’ ont plus personne pour les représenter et les défendre à l’ exception de quelques parlementaires « exaspérés par le gauchisme de Sarkozy » comme l’ écrit sur toute la largeur de la première page « Le Monde » du 17 septembre.

Il n’ est pas inutile de rappeler, à ce propos, que cette gauche que le chef de l’ État veut surpasser à gauche est faite de la gauche trotskiste (mort aux patrons!), de la gauche communiste à nostalgie soviétique avec la CGT comme bras armé (qui, en fait, gouverne une bonne partie du pays avec grèves, séquestrations de patrons souvent molestés, menaces de destruction d’ usines par explosifs, ce qui est une forme de terrorisme), plus la gauche marxiste (le PS) et maintenant la gauche opportuniste, c’ est-à-dire l’ UMPS démagogique, électoraliste et fiscaliste.

À vrai dire, cette évolution ne choque pas vraiment la population d’ un pays qui est sans doute, en Europe occidentale, le plus imprégné par le marxisme et peut-être plus profondément encore par l’ égalitarisme consubstantiel à sa nature profonde. C’ est là une mentalité destructrice dont on constate le bilan: décadence générale, paupérisation du pays surendetté, nivellement par le bas, destruction des valeurs morales, anarchie croissante. Le droit de vote qu’ on finira par donner aux immigrés arabo-africains et musulmans assènera le coup de grâce à une France finissante que, pendant des décennies, ses dirigeants auront affaiblie, ruinée, et finalement assassinée.

Si la tête de l’ État voulait, dans l’ intérêt de tous, remettre le pays sur le bon chemin, elle devrait mener une politique à l’ inverse de celle qui est pratiquée par le président de la République: refouler les immigrés (coût annuel de leur présence sur le sol national, tous comptes faits, 44 milliards d’ euros), diminuer la dépense publique en sabrant dans les allocations, subventions et les gaspillages, baisser les prélèvements obligatoires de 30 %, simplifier la fiscalité, dégraisser les administrations nationales, régionales, départementales, communales, contrôler et maîtriser les syndicats politiques.

Alors l’ atmosphère changerait du tout au tout; la confiance reviendrait; les capitaux rentreraient par centaines de milliards d’ euros; les investissements se multiplieraient; le chômage de masse disparaîtrait; la dette commencerait à être remboursée. Mais, pour cela, il faudrait un grand courage, une grande autorité, une grande honnêteté et ne pas confondre politique et démagogie.

Christian LAMBERT
Ancien Ambassadeur de France

http://www.les4verites.com

En France tout augmente ...




En France, tout augmente: les prélèvements obligatoires, la dette, les déficits, l’ immigration, la délinquance, l’ anarchie et… le nombre des discours.

S’ agissant des prélèvements obligatoires, le pouvoir joue sur les mots. Le président de la république a déclaré à maintes reprises qu’ il n’ avait pas été élu pour augmenter les impôts; donc, les impôts n’ augmentent pas. Ce qui augmente, ce sont les « prélèvements obligatoires », comme en témoignent les avis d’ imposition foncière qui viennent d’ être distribués à tous les Français, plus 30 % à Paris et ça va continuer! En réalité, chaque année, le contribuable sort davantage de son porte-monnaie – la classe moyenne est laminée – et tous travaillent jusqu’ au 15 juillet pour remettre dans le tonneau des Danaïdes du fisc le montant exigé des « prélèvements obligatoires ».

Ainsi, le pouvoir se moque du monde avec, depuis deux ans, une vingtaine de taxes nouvelles, la dernière en date étant, comme chacun sait, la « taxe carbone », nouvel impôt compliqué à l’ extrême, d’ une inefficacité garantie dont on dirait qu’ il a été inventé uniquement pour emm… les Français. Quand on sait que les entreprises françaises sont soumises chaque année à plus de 80 impôts et taxes divers, il ne faut pas s’ étonner de l’ augmentation des faillites, du chômage et des suicides. Tout cela, bien sûr, ne diminue aucunement la dette, un festival de mauvaise gestion qui ne date pas d’ hier. Cette dette s’ élevait en juin à 1 414 milliards d’ euros, mais en fait, avec les engagements de l’ État, à plus de 2000 milliards d’ euros. Elle progresse de 2000 euros par seconde.

Le déficit budgétaire a doublé en un an pour franchir le 31 juillet le seuil des 100 milliards d’ euros. Il sera de 150 milliards à la fin de l’ année, en totale contradiction avec le traité de Maastricht.

Le déficit du régime général de la sécurité sociale, quant à lui, va s’ élever cette année à 30 milliards d’ euros, malgré l’ augmentation du forfait hospitalier. Tout cela s’ appelle une débâcle financière, sans compter le déficit de la balance commerciale (57,5 milliards d’ euros en 2008).

En parallèle, on note une augmentation des indemnités du chef de l’ État, 172 % en octobre 2007 (!), ainsi que du budget de l’ Élysée, ce qui a fait dire sans rire à un porte-parole officiel: « Le bu,dget de la présidence de la république augmente, mais il ne progresse pas. » On avait déjà entendu: « Le malaise cardiaque du président de la république n’ a pas de cause. » On a maintenant le mouvement immobile…

On a aussi l’ augmentation continue de l’ électricité, du gaz, de l’ eau et des charges immobilières.

Quant aux avoirs des 3 000 noms découverts dans deux succursales à Paris de banques suisses par le ministre du Budget en utilisant des « procédés criminels », selon ce qu’ a déclaré publiquement le président de l’ association nationale des banquiers suisses (une personnalité aussi importante que le président de la confédération helvétique), ils ne représenteraient s’ ils étaient recouvrés que 0,2 % de la dette française, un puits sans fond – ce qui n’ a été dit nulle part.

Un mot encore de l’ immigration, dont on connaît les conséquences graves et ruineuses et dont il ne faut surtout pas parler. Le ministre de l’ Intérieur vient d’ en faire, malgré lui, la démonstration. Ayant fait une réflexion anodine relevant de l’ évidence, il vient d’ en être la victime, alors qu’ il venait de sanctionner le préfet Girot de Langlade pour avoir lancé une boutade du même ordre. Tel est pris qui croyait prendre. Tout cela est aussi choquant que grotesque et révélateur d’ une mentalité raciste en faveur de l’ immigration-invasion.

Ce constat nous conduit tout naturellement à la délinquance, elle aussi, logiquement, en forte augmentation. Les violences contre les personnes et les biens ne cessent d’ augmenter, en particulier contre les personnes dépositaires de l’ autorité, qui ont atteint en 2008 le chiffre record de 26 177 cas recensés (le double en réalité).

En Seine St-Denis, ces violences ont augmenté de 30 % sur l’ année 2008. Il est tout à fait piquant et significatif, à cet égard, que le conseiller « spécial » du président de la république, rédacteur de ses très nombreux discours, voulant prendre connaissance des réalités du 9-3, département peuplé à 90 % d’ immigrés, ait failli se faire lyncher dans la voiture de police où il avait pris place. Sous une pluie de cailloux, les policiers de l’ escorte ont dû faire usage de leurs fusils pour éviter le pire! Et pourtant, on a l’ impression que, pour les autorités au plus haut niveau, le but est de lutter contre les « violences policières », aussitôt sanctionnées, si bien que les forces de l’ ordre, de peur d’ être punies, n’ osent plus rien faire. Donc, la vie est belle pour les « jeunes », dont beaucoup vivent du très lucratif commerce de la drogue. Quant aux établissements scolaires, il serait bon que, dans nos banlieues, les professeurs soient revêtus d’ un gilet pare-balles. Enfin, petite cerise sur le gâteau, 500 000 colis sont volés à la Poste chaque année.

Bref, c’ est l’anarchie générale. En six mois, les cortèges syndicaux à Paris ont augmenté de 31,81 % par rapport à la même période en 2008, passant de 1116 à 1471 (soit presque 8 par jour!) manifestations autorisées par la préfecture de police qui, néanmoins, reconnaît qu’ elles « empoisonnent » la vie des Parisiens. Une note confidentielle de l’ administration révèle que le nombre des policiers et des gendarmes blessés au cours de ces manifestations a bondi de 318 % entre janvier et mai derniers. On apprend aussi que le ministre du Bugdet, en visite amicale à la fête de l’ Humanité, a failli recevoir une bouteille en pleine figure. Mais qu’ allait-il faire dans cette galère?

Au regard de ce bilan entièrement négatif et inquiétant, les discours du chef de l’ État se succèdent toujours plus nombreux, en augmentation eux aussi. Enflure de la rhétorique d’ un côté, dure réalité de la vie quotidienne des Français de l’ autre. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, franchement, bravo pour tout!

Christian LAMBERT
Ancien Ambassadeur de France

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25.10.2009

Les "droits de l' homme", outil de destruction de la civilisation chrétienne

 

Écrit par Thierry Martin   
 

Article tiré du numéro 8 de la revue Civitas (mars 2003) : Les droits de l'homme

« Droits de l’homme », expression aussi floue qu’incapacitante, invoquée à tout propos, utilisée comme une arme, y compris par ceux qui devraient pourtant savoir ce qui se cache derrière : ils sont devenus la source de la légitimité institutionnelle, consacrés par la loi, sanctionnés par le juge. En France, depuis juillet 1971, le Conseil constitutionnel fait figurer la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’août 1789 au nombre des textes servant à contrôler la constitutionnalité des lois. Sa démarche a cependant depuis longtemps quitté le terrain juridique, puisque les juges constitutionnels se font fort de déterminer, selon leurs propres dires, de « nouveaux droits » en application de ladite Déclaration. C’est, sans l’avouer, donner un caractère « religieux » aux droits de l’homme et entrer de plain-pied dans l’idéologie.

Jamais, à leur égard, le lumineux jugement de Mgr Gaume ne fut plus vrai :

« Si, arrachant le masque à la Révolution, vous lui demandez : Qui es-tu ? elle vous dira : «… Je suis la haine de tout ordre religieux et social que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble ; je suis la proclamation des droits de l’homme contre les droits de Dieu… » 1

L’homme-roi à la place du Christ-roi

L’article premier de la Déclaration des droits de 1789 proclame, on le sait, que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Affirmation réitérée, sous forme méthodologique, à l’article 3, « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation » et à l’article 6, « La Loi est l’expression de la volonté générale ».

Droits de Dieu ou droits de l’homme, ordre ou désordre : il faut choisir  !

Fonder la société sur la seule volonté des hommes, est une chimère dont les conséquences n’ont pas fini de se faire cruellement sentir : « C’est en vain que, inspiré par l’orgueil et l’esprit de rébellion, l’homme cherche à se soustraire à toute autorité ; à aucune époque, il n’a pu réussir à ne dépendre de personne » 2. L’homme ne peut être « libre » au sens de l’idéologie des droits, puisqu’il n’est aucunement autonome, ni quand il naît, ni quand il est adulte.

Animal social, l’homme ne se développe que grâce à la coopération d’autrui dans toute société. Seul le Bien commun peut permettre le bien particulier : « Ce qui réunit les hommes pour les faire vivre en société, c’est la loi de nature ou, plus exactement, la volonté de Dieu auteur de la nature ; c’est ce que prouvent avec évidence et le don du langage, instrument principal des relations qui fondent la société, et tant de désirs qui naissent avec nous, et tant de besoins de premier ordre qui resteraient sans objet dans l’état d’isolement, mais qui trouvent leur satisfaction dès que les hommes se rapprochent et s’associent entre eux » 3. Telle est la vraie science politique chrétienne, à l’exact opposé du « contrat social » de John Locke et de Rousseau.

De la « laïcité »…

Il s’ensuit que l’Etat laïque est un état dégradé, une « dissociété » (Marcel de Corte), oscillant en permanence entre désordre et césarisme, « l’anarchie plus le gendarme », selon Charles Maurras. La loi, livrée à l’arbitraire construction des hommes, en réalité, fruit de minorités organisées (sociétés de pensée, grands intérêts…), ne servira plus à canaliser l’homme vers sa fin surnaturelle, mais à assouvir ses passions déréglées.

L’Eglise catholique, par son Magistère, mère et maîtresse de vérité en matière de théologie et de morale, rappelle les principes devant gouverner les hommes : « En favorisant la prospérité publique, la société civile doit pourvoir au bien des citoyens non seulement en n’opposant aucun obstacle, mais en assurant tous les moyens possibles pour la poursuite et l’acquisition de ce bien suprême et immuable auquel ils aspirent. Le premier de ces moyens consiste à faire respecter la sainte et inviolable observance de la religion dont les justes actes unissent l’homme à Dieu. » 4

Cette vérité naturelle découle d’une vérité surnaturelle, que nous affirmons chaque fois que nous récitons notre Credo et que Saint Paul rappelle dans ses Epîtres : « Il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu » (Rom. 13,1). C’est la raison pour laquelle, il ne saurait y avoir de séparation de l’Eglise et de l’Etat (proposition n° 55 condamnée par le Syllabus), comme le prétendent la loi française du 9 décembre 1905 et l’article 2 de la Constitution actuelle.

… à l’apostasie

Le refus conjoint de MM. Chirac et Jospin en décembre 2000, de rappeler dans le préambule de la Charte européenne des droits fondamentaux, l’héritage chrétien de l’Europe (formule déjà insuffisante en soi), est une apostasie de plus dont les peuples et les dirigeants européens auront à répondre en ce monde… ou dans l’autre. Cette apostasie, officielle et institutionnelle, a des conséquences très pratiques. Si, aujourd’hui le sort de la Turquie, hier janissaire de l’Islam, aujourd’hui réislamisée, est en discussion pour savoir si l’Union européenne doit l’admettre en son sein, c’est parce que l’Europe « n’est pas un club chrétien », comme le dit le premier ministre grec 5.

Si en France et dans d’autres états d’Europe, les pouvoirs publics athées ou « catholiques » modernistes (M. Chirac, p. ex.) se refusent à endiguer les flots d’une immigration massive, c’est parce que celle-ci, qu’elle soit arabe ou africaine d’origine, est (très) majoritairement musulmane. Comment exiger de ces populations l’accomplissement de leur devoir d’état sur place, comment leur demander de se conformer aux principes de la civilisation chrétienne (monogamie, par exemple), comment assurer la paix civile dans ces pays aux ethnies nombreuses, si on les laisse dans l’ignorance de la Foi et des Commandements du Christ ou au minimum si on ne les contraint pas à se conformer aux lois découlant de l’ordre naturel ?

Faire de la France « un territoire de résidence » 6, où toute personne est admise en raison de son « appartenance à l’humanité », renvoie au mythe de la Tour de Babel et fut affirmé, dès l’origine, par la philosophie des prétendues Lumières dont découlent les droits de l’homme : « Le droit cosmopolitique doit se restreindre aux conditions de l'hospitalité universelle » 7. Sur le plan spirituel, l’immigration de masse que connaît aujourd’hui la France est la conséquence autant de son apostasie que de la liberté religieuse de Vatican II qui met sur le même plan, Vrai Dieu, fausses religions et pratiques démoniaques 8.

L’homme-législateur à la place du Christ-législateur

L’idéologie des droits de l’homme postule, on l’a vu, que la loi est l’expression de la volonté générale. C’est-à-dire, très clairement, qu’elle n’est pas le reflet de la loi divine mais découle de la « souveraineté du peuple » : « Quant à la souveraineté du peuple…, si elle est éminemment propre à flatter et à enflammer une foule de passions, elle ne repose sur aucun fondement solide » 9. L’autonomie de la loi humaine par rapport à la loi divine, sous couvert des droits de l’homme, entraîne la destruction de la famille et de la paix publique, bases des sociétés humaines.

Destruction de la famille

L’idéologie des droits de l’homme détruit la Famille, société surnaturelle et naturelle, société-mère de la société humaine et c’est de manière très prophétique que Léon XIII annonçait toutes les législations hostiles que nous connaissons depuis 40 ans : « La société domestique trouve sa solidité nécessaire dans la sainteté du lien conjugal, un et indissoluble ; les droits et les devoirs des époux sont réglés en toute justice et équité ; l’honneur dû à la femme est sauvegardé ; l’autorité du mari se modèle sur l’autorité de Dieu ; le pouvoir paternel est tempéré par les égards dus à l’épouse et aux enfants ; enfin, il est parfaitement pourvu à la protection, au bien-être et à l’éducation des enfants. Dans l’ordre politique et civil, les lois ont pour but le bien commun, dictées non par la volonté et le jugement trompeur de la foule mais par la vérité et la justice » 10.

Au nom de la libéralisation de la société et des « droits de la personne humaine », au sens révolutionnaire, de la diminution des allocations familiales en 1959 à la loi Royal de 2002 sur le nom patronymique, la famille a fait depuis 40 ans l’objet d’une hostilité proprement satanique, quel que soit le gouvernement 11.

Il faut y ajouter l’édifice scolaire de « l’éducation nationale » (expression née sous la Révolution) et qui n’est en fait que l’école sans Dieu, donc sans vraie morale - d’où l’inenrayable vague de violences dans les établissements scolaires - édifice totalitaire renforcé par la loi du 16 octobre 1998 sur « l’obligation scolaire » qui, sous prétexte de viser des écoles « sectaires », veut en fait empêcher tout véritable enseignement catholique hors « contrat d’association », c’est-à-dire d’assimilation à l’enseignement laïque. On n’oubliera pas non plus le démantèlement des nécessaires et bienfaisantes censures en matière de spectacle ou de publications, commencé sous le ministère Malraux dans les années soixante et récemment confirmé : le gouvernement Raffarin a refusé de faire examiner une proposition de loi sur la violence et la pornographie à la télévison présentée par quatre députés de sa majorité, au nom du « droit à la libre expression » rappelé par le ministre Aillagon. Le ministre Sarkozy s’est, dans le même temps, refusé à faire saisir un roman pédophile.

Destruction de la paix publique

Il n’est pas que la politique familiale a subir les assauts infernaux camouflés sous les législations actuelles. La politique pénale, sous l’influence des droits de l’homme et de la « défense sociale nouvelle », est totalement subvertie et la protection de la vie des honnêtes gens est démantelée. Pourtant « la puissance politique n’est faite pour servir l’intérêt de personne et les fonctions publiques doivent être remplies pour l’avantage non de ceux qui gouvernent, mais de ceux qui sont gouvernés » 12. Mais il est vrai qu’on ne peut demander à des pouvoirs publics notoirement corrompus d’être fermes avec délinquants et criminels…

Voici comment le pénaliste Pradel présente cette « défense sociale nouvelle » : « Cette nouvelle doctrine entend non pas défendre la société contre les délinquants…, mais faire passer la défense de la société par celle des délinquants qui doivent être resocialisés… Le juge devra tenir le plus grand compte de la personnalité du délinquant et… prononcer des sanctions… dépouillées de toute idée de blâme et de responsabilité morale. Enfin, la mesure prononcée sera constamment révisable ».

Dans leur Précis de droit pénal publié en 2001, Jean-François Burgelin, procureur général près la Cour de cassation, Frédéric Debove, professeur de droit pénal et François Falleti, procureur général à Lyon, ancien directeur des affaires criminelles et des grâces, affirment : « Cela fait maintenant plus d’un demi-siècle que la défense sociale nouvelle domine les discours officiels en même temps qu’elle inspire les réformes législatives »…

C’est malheureusement exact : de la dépénalisation de multiples infractions entamée en décembre 1958 à la loi Guigou sur la présomption d’innocence en passant par l’abolition de la peine de mort, c’est non moins systématiquement que les gouvernements successifs ont démantelé la protection de la paix publique 13.

L’homme qui se fait dieu au lieu du Dieu qui s’est fait homme

Des « droits » illimités des criminels, reconnus par le législateur, au « droit » sur la vie des innocents, il y a un pas que le législateur des droits de l’homme devait logiquement franchir.

Ce fut d’abord l’oeuvre de la loi Neuwirth en 1967 (dépénalisation de la propagande anticonceptionnelle et autorisation de la pilule), loi dont le Grand-maître maçon Pierre Simon avouera plus tard qu’elle fut élaborée dans les loges, puis de la loi Veil sur l’avortement (I.V.G. est un euphémisme de l’Ennemi) du 15 janvier 1975, entérinée par la loi Pelletier de 1979, remboursée par la loi Roudy de 1982, étendue par la loi Guigou du 4 juillet 2001 (délai porté à 12 semaines de grossesse), sans omettre la loi Aubry du 13 décembre 2000 sur la « contraception d’urgence » (Norlevo).

Les droits de l’homme cultivent la culture de mort, c’est particulièrement vrai en matière de statut de l’embryon et de clonage : « Notre choix est de ne pas traiter la question du statut de l’embryon. Nous ne disposons pas des éléments techniques et éthiques nécessaires pour légiférer dans ce domaine » 14. Paradoxe des paradoxes, la loi Veil est plus précise que l’actuel article 16 du code civil puisqu’elle dispose (art. 1) que « la loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie ». Une dérive semblable concerne l’euthanasie, au nom du « droit de mourir dans la dignité ».

L’Eglise, encore une fois prophète face à l’effrayante propension démoniaque des législations modernes, a répondu par avance à tous les sophismes du « droit à disposer librement de son corps »… et de celui d’autrui : « Ceux qui, dans les nations, tiennent le pouvoir ou élaborent les lois, n’ont pas le droit d’oublier qu’il appartient aux pouvoirs publics de défendre la vie des innocents par des lois et des pénalités appropriées, et cela d’autant plus que ceux dont la vie est en péril et menacée, ne peuvent se défendre eux-mêmes, et c’est assurément le cas, entre tous, des enfants cachés dans le sein de leur mère. Que si les autorités de l’Etat n’omettent pas seulement de protéger ces petits, mais si, par leurs lois et leurs décrets, ils les abandonnent et les livrent même aux mains des médecins ou d’autres, pour que ceux-ci les tuent, qu’ils se souviennent que Dieu est juge et vengeur du sang innocent qui, de la terre, crie vers le Ciel » 15.

Conclusion

Mgr Lefèbvre observe très justement qu’on ne saurait « trop insister sur le rôle providentiel de l’autorité de l’Etat pour aider et soutenir les citoyens dans l’obtention de leur salut éternel » 16. C’est la raison pour laquelle, aucune réforme politique n’est possible dans notre pays, comme chez ses voisins, tant qu’y règnera officiellement l’apostasie, et l’apostasie renouvelée : « Il n’y a pas de loi morale supérieure à la loi légale », tel est le « credo » de nos dirigeants actuels 17.

Une fois de plus, c’est vers le Saint Pape du XXème siècle qu’il faut nous tourner pour (re)trouver la clé de la restauration sociale : « Non, la civilisation n’est plus à inventer, ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est. C’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété. Omnia instaurare in Christo. » 18

Thierry Martin

1

Mgr Gaume, La Révolution, recherches historiques sur l’origine et la propagation du mal en Europe, tome I, page 46.

2

Léon XIII, Encyclique Diuturnum illud sur l’origine du pouvoir civil.

3

Léon XIII, Encyclique Diuturnum illud sur l’origine du pouvoir civil.

4

Léon XIII, Encyclique Immortale Dei sur la constitution chrétienne des Etats.

5

Costas Simitis, premier ministre grec, Le Monde, 9 janvier 2003.

6

Expression de la proposition de loi de Noël Mamère, Assemblée nationale, mai 2000, reprise de résolutions votées par le Parlement européen.

7

Emmanuel Kant, Projet pour une paix perpétuelle, 1795, ch. VIII, § 358.

8

La disparition de la France comme nation souveraine et la submersion de sa population de souche chrétienne sont, de longue date, l’objectif des milieux maçonniques car l’intention qui le sous-tend est religieuse : détruire la Fille aînée de l’Eglise, bras armé de la Chrétienté depuis Clovis.

9

Léon XIII, Encyclique Immortale Dei sur la constitution chrétienne des Etats.

10

Léon XIII, Encyclique Immortale Dei sur la constitution chrétienne des Etats.

11

Sans prétendre être exhaustif, on retiendra en novembre 1959, l’indexation des prestations familiales sur l’évolution du coût de la vie (fixé par les gouvernants) et non plus sur l’évolution des salaires, la loi du 13 juillet 1965 supprimant l’autorité paternelle, la loi du 4 juin 1970 sur le nouveau divorce (élargissement des cas de « faute »), la loi du 3 janvier 1972 portant statut unique pour l’enfant légitime et l’enfant naturel, en août 1974, l’abaissement de la majorité civile à 18 au lieu de 21 ans, la loi du du 11 juillet 1975 sur le divorce par « consentement mutuel », en octobre 1981, l’abaissement de la majorité sexuelle à 15 ans (bien utile pour les pédophiles !), la loi du 22 juillet 1987 sur le « maintien de l’autorité parentale » en cas de divorce, « quel que soit le devenir du couple » et la « garde conjointe », la loi du 8 janvier 1993 sur l’autorité parentale conjointe ou « coparentalité », la loi du 15 novembre 1999 sur le PACS, la loi du 3 décembre 2001 mettant fin aux discriminations successorales à l’égard des enfants adultérins, la loi du 4 mars 2002 sur la transmission du nom patronymique (plus d’obligation de donner le nom du père à l’enfant).

12

Léon XIII, Encyclique Diuturnum illud sur l’origine du pouvoir civil.

13

En témoignent la création du juge de l’application des peines (loi du 23 décembre 1958), l’instauration du contrôle judiciaire, loi du 17 juillet 1970, la loi sur les peines de substitution à l’emprisonnement du 11 juillet 1975, la loi du 6 août 1975 sur la détention provisoire, la loi du 4 août 1981 supprimant la Cour de sûreté de l’Etat, la loi du 9 octobre 1981 abolissant la peine de mort, le Nouveau code pénal, commencé en 1978 qui aboutit au projet Badinter de février 1986, mis en application par le gouvernement Balladur au premier mars 1994, la loi du 18 décembre 1998 relative à l’accès au droit et à la résolution amiable des conflits, la loi Guigou du 15 juin 2000 sur la présomption d’innocence.

14

Michel Sapin, garde des Sceaux, Le Monde, 19 décembre 1991.

15

Pie XI, Casti connubii, sur le mariage chrétien.

16

Mgr Lefèbvre, Un évêque parle, t. II, p. 94.

17

Jacques Chirac, Le Monde, 14 avril 1995.

18

Saint Pie X, Lettre Notre charge apostolique sur le Sillon.

La Turquie, puissance « globale » et détonateur en Europe

 

Écrit par Trancrède Vitry   
 

Article tiré du numéro 4 de la revue Civitas (mars 2002) : L'Etat

Aperçu géographique

C’est un grand pays, du moins à l’échelle des approches de notre continent, puisqu’il a une surface de 780 000 kilomètres carrés (une fois et demie la France métropolitaine) et qu’il est peuplé de soixante trois millions d’habitants, presque tous musulmans. La Turquie, réduite depuis 1920 au plateau anatolien et à une tête de pont européenne autour d’Istanbul, est généralement aride, souvent montagneuse et ne recèle pas de grandes richesses naturelles.

Verrou des détroits du Bosphore, donnant sur deux mers, la Méditerranée et la Mer Noire, ce pays, à forte personnalité et à l’histoire prestigieuse, est au carrefour entre les influences européennes, perses, arabes et russes. Il est un des acteurs principaux des problèmes du Caucase et peut contrôler le débouché des oléoducs de l’Irak et de la mer Caspienne vers l’Europe. Enfin, le plateau anatolien et les montagnes de l’est sont le « château d’eau » des deux grands fleuves du Croissant fertile : le Tigre et l’Euphrate, ils représentent donc un des acteurs majeurs de la « grande bataille de l’eau » qui s’annonce au Proche Orient.

Aspects religieux et spirituels

Etat officiellement laïque, mais pourvue d’une population pratiquant un islam sunnite assez modéré, la Turquie est cependant traversée depuis une vingtaine d’années par de puissants courants fondamentalistes issus du wahhabisme saoudien. De plus, considérant que son pays a été dépecé depuis le traité de Sèvres de 1920, l’élite Turque est orpheline de la splendeur de l’Empire ottoman, qui, au XVIIIe siècle, régnait de Sarajevo à Alger, via Jérusalem, Riad, Mossoul et Le Caire.

La Cappadoce, berceau d’une des plus anciennes chrétientés du globe est maintenant vide de chrétiens et il est inutile de revenir sur le génocide des Arméniens en 1915 1, qui s’explique plus pour des raisons politiques que purement religieuses. Ainsi, la chrétienté de Turquie est-elle maintenant réduite à presque rien, y compris à Istanbul. Quand à son hostilité à la Grèce, terre orthodoxe (donc à la Russie), elle est intacte et absolue. Par ailleurs, les Turcs, qui se considèrent comme les héritiers du plus grand empire musulman du monde, acceptent très mal les indépendances des pays arabes jadis soumis à la Sublime Porte. Ils professent volontiers un certain sentiment anti-Arabe et surtout anti-panarabiste 2.

Aspects historiques récents

Alliée de l’Allemagne durant la Grande guerre 3, la Turquie a donc succombé aux puissances victorieuses qui se sont taillées sur ses dépouilles des zones d’influence qui, à quelques détails près, ont abouti à la carte du Proche Orient telle que nous la connaissons aujourd’hui. Mustapha Kemal Atatürk s’insurgea contre la sujétion dans laquelle était tombé son pays, et organisa une véritable « révolution culturelle » dans les années 1920. Elle donna naissance à la Turquie moderne, seul Etat musulman véritablement laïc de la planète.

Neutre pendant le second conflit mondial et s’étant opposé fermement à Staline aux débuts de la guerre froide, ce pays s’est ancré dans le camp occidental en adhérant à l’OTAN, dont il est l’un des plus fidèles partenaires entre les mains des Américains. Il poursuit néanmoins une politique constante d’hostilité à la Grèce, qui culmina avec l’invasion et la partition de l’île de Chypre en 1974, dont tout le nord est maintenant sous domination turque 4.

Perspectives

Ce pays a de grandes ambitions puisque l’on parle turc d’Istanbul au Sin-Kiang, son premier ministre Ecevit a d’ailleurs déclaré récemment que « la Turquie n’est pas une puissance régionale mais une puissance globale ». Néanmoins, ce panturquisme n’est actuellement pas appelé à un grand avenir du fait de la jalouse identité que manifestent les républiques turcophones d’Asie centrale 5.

Les perspectives à court terme de la Turquie résident dans sa farouche volonté d’adhésion à l’Europe dont le Conseil a enfin accepté d’enregistrer en 1999 la candidature, après des décennies de refus. Cette adhésion ferait le jeu des Américains qui craignent beaucoup une Europe culturellement homogène et font tout pour occulter les immenses problèmes que constitue l’immigration turque en Occident 6.

Par ailleurs, la Turquie se place dans les Balkans et au Caucase comme une digue anti-orthodoxe (toujours sur l’influence américaine) ainsi que comme un allié d’Israël, par anti-arabisme.

Elle connaît deux problèmes majeurs et immédiats : l’irrédentisme kurde et la montée de l’islamisme qui, sans l’intervention constante de l’armée (600 000 hommes 7) dans la vie publique, aurait probablement déjà triomphé par la voie des urnes.

Aussi ce grand pays au fort sentiment national mérite-t-il toute notre vigilante attention.

Tancrède Vitry

1

Qui fit environ un million de morts, peut-être plus. La Turquie en profita pour régler définitivement le sort des restes de la « Grande Grèce » de l’antiquité, ou « Grèce d’Asie » encore installée sur les rives de la péninsule anatolienne. La mer Egée n’est donc plus un lac grec, la Turquie en revendique maintenant la moitié.

2

D’où leur hostilité à Nasser, Saddam Hussein, Arafat, etc. tous tenants de « la grande nation arabe ».

3

Le commandant en chef de l’armée turque était un général prussien.

4

Par là même, la Turquie se venge du constant appui de la Grèce à la Serbie durant la fin du XIXe siècle.

5

On parle turc à …Mazar i Charif, au nord de l’Afghanistan. Voilà pourquoi les Turcs ont immédiatement proposé leur concours pour envoyer des troupes sur le terrain de l’opération « Liberté immuable ».

6

Il a été dit qu’intégrer la Turquie et ses soixante millions de musulmans dans l’Europe (nolens volens chrétienne) était comparable à accepter l’intégration du Mexique (catholique et latin) aux Etats-Unis… ce que ces derniers se gardent bien d’envisager.

7

138 000 en France.

16.10.2009

Sarkozy défend les "valeurs" de l'homosexualité et de la pédophilie.

 

 

 

Dans son entretien fleuve au Figaro, Nicolas Sarkozy a largement minimisé les difficultés actuelles de son gouvernement en raillant un « climat médiatique politisé et agité ». Interrogé sur l’affaire Mitterrand il s’est exprimé pour la première fois. Et c’est éloquent…

 

Il faut se souvenir au passage que Le Figaro avait fait une très louangeuse critique de La Mauvaise Vie lors de sa sortie en 2005 comme l’a rappelé récemment dans un débat le rédacteur en chef de Marianne à Alexis Brezé. Le Figaro n’est donc pas le mieux placé pour cuisiner le chef de l’Etat sur le sujet. Il n’est d’ailleurs pas le mieux placé pour cuisiner le chef de l’Etat tout court.

« A vos yeux, l’affaire Frédéric Mitterrand est-elle close ? », demande le quotidien.

« Je suis président de la République, commence Sarkozy avec solennité. Je dois défendre certaines valeurs. » Parfait, bien dit. On retient son souffle, on attend, c’est vrai qu’il y a pas mal à dire…

« Je ne laisserai donc personne assimiler homosexualité et pédophilie », assène un Sarkozy menaçant.

Et voilà la seule et unique valeur absolue proclamée par le président de la République sur l’affaire Mitterrand.

Avant d’ajouter, cerise sur le gâteau, que cette assimilation est un « retour au Moyen-Age qui fait honte à ceux qui l’ont employée ». Que connaît au juste du Moyen-Age ce Président qui ne lit pas et qui n’a jamais pu aller au bout de La Princesse de Clèves ? Qu’il commence par les ouvrages « faciles » de Jeanne Bourin et de Régine Pernoud sur l’amour courtois et il sera étonné de voir que le Moyen-Age n’était pas ce no man’s land obscur et barbare de jeu vidéo où les restes fumants des homosexuels assimilés à des pédophiles, finissent de se consumer sur des bûchers…

Ne brandir comme étendard qu’une seule mise en garde à propos de tout ce qui a été évoqué autour des écrits de Mitterrand, et que ce soit celle-là, en dit long en effet sur l’état actuel de l’échelle des valeurs de notre Président.

 

Rien sur le déballage sordide de son ministre de la Culture dans La Mauvaise Vie ni sur le récit ostentatoire et choisi de ses « Nuits fauves » dans les bordels du Maroc ou de Thaïlande où il choisit des « boys » sur un podium avec des numéros, et raconte comment il les sodomise dans la chambre d’un club de Patpong. (Chapitre « Bird » dans La Mauvaise Vie). Rien qui fasse sourciller notre Président non plus lorsque Frédéric Mitterrand utilise plusieurs fois dans son texte le terme de « gosse », une fois en parlant de ce « Bird » justement, ou une autre fois en déplorant que ces garçons ne récoltent que les miettes de la prostitution. Tout cela est normal, acceptable, présentable, défendable (et écrit avec talent !) pour un ministre de la République venu expliquer ses préférences sexuelles perverses et tordues au 20 h de TF1.

Interrogé sur l’affaire Polanski à qui Frédéric Mitterrand avait tout de suite apporté son soutien, Sarkozy dit comprendre que l’on soit choqué par la gravité des accusations contre le cinéaste mais lui-même ne dit pas qu’il l’est, et préfère condamner la lenteur de l’administration de la justice américaine.

 Il n’y avait vraiment rien d’autre à dire pour un Président qui ose affirmer qu’il se place sur le terrain des valeurs et qu’il doit les défendre ? On en est là. Sarkozy en est là.

 

CAROLINE PARMENTIER

 

 

 

23.03.2009

La culture de mort avec Fillon,Act up,les verts et les...autres

 

Le parti communiste, assisté d’Act-Up et des Verts, a mis en pratique sa basse provocation, dimanche midi, sur le parvis de Notre-Dame. Allongés devant Notre-Dame quelques-uns des militants tenaient une affichette à l’effigie de Benoît XVI, agrémentée de ces mots : « Ecoutez cet homme, soyez séropo », tandis qu’une vingtaine d’autres scandaient, sans crainte du ridicule : « La capote, c’est la vie, le pape l’interdit », ou « Eglise complice du sida ».

Il faut dire que les politiques n’avaient cessé, ces derniers jours, de donner le ton du libéralisme suicidaire. Ainsi Nadine Morano, en charge de la… famille, n’a-t-elle pas craint, à l’instar de plusieurs obédiences maçonniques, de dénoncer le discours irresponsable du Pape, affirmant que, « à côté de Jean-Paul II, que j’ai beaucoup admiré, Benoît XVI me choque profondément ». Sans doute ignore-t-elle que Jean-Paul II faisait grand cas de celui qui n’était encore que le cardinal Ratzinger…

François Fillon, lui aussi, avait été de son petit couplet, jeudi, en estimant que « tout ne peut pas être réduit à la théologie » – on ne voit pas franchement le rapport – et en précisant : « Il faut préserver la vie, c’est une priorité absolue. Il faut se protéger soi-même et il faut protéger les autres, c’est le seul message qui vaille. »

Et ce gars-là est Premier ministre ! C’est tout de même effrayant qu’on vous conseille de prendre tous les risques, et qu’on juge irresponsable de conseiller de ne pas les prendre. N’est pas Mithridate qui veut !

Dieu merci, des dizaines de catholiques – jeunes pour la plupart – étaient là pour réparer l’outrage. « Touche pas à mon Pape ! » : tel était le mot d’ordre. Avec quelques slogans plus directs : « Pas de subvention, Act-Up dissolution ! », et « Communistes, assassins ! » Les tracts agressifs et les préservatifs ont été balayés en un tour de main – n’en déplaise aux prudents, que l’honneur effraye… – au point que les insulteurs vindicatifs ont dû accepter la protection des forces de l’ordre !

Devant une presse importante, les jeunes catholiques ont chanté des Ave, tandis que d’autres distribuaient des tracts pour expliquer les propos du Saint-Père. « Des paroissiens, qui commençaient à sortir de Notre-Dame, ont apprécié et encouragé les manifestants catholiques. Certains d’entre eux s’en sont pris verbalement aux militants du PCF », relève e-Deo sur son blog.

Finalement, le calme est revenu sur la place Jean-Paul II vers 13 h 30. Au prix de onze interpellations parmi les… jeunes catholiques.

Il paraît que Verts et communistes sont scandalisés du déroulement qui a été donné à leur provocation, et envisagent de porter plainte. Pourraient-ils en profiter pour répondre à la question posée samedi par L’Osservatore Romano : « On peut certes être en désaccord avec la vision catholique, mais pourquoi – comme cela s’est produit – polémiquer jusqu’à insulter et déformer les faits ? »

 

OLIVIER FIGUERAS

26.02.2009

Pour le retour du règne social de NS Jésus Christ

Quand nous disons que la seule Eglise est celle des évêques en communion avec le Pape et sous son autorité (cum Petro et sub Petro), nous récusons tout schisme et tout syncrétisme, quelles que soient les défaillances de la hiérarchie ecclésiastique.

Quand nous disons que « l’Eglise est malade », nous désignons en son sein la prolifération cancéreuse d’un néo-modernisme dominateur, mais ce n’est pas « l’Eglise » (et son mystère : une, sainte, catholique, apostolique) qui est malade. Ce sont, à divers degrés, les individualités du clergé et de sa hiérarchie.

La tentation du silence est celle à laquelle une Eglise « séparée » de l’Etat risque de céder dans une mesure plus ou moins grande, parce qu’elle a le sentiment que si elle ne se censure pas sur certains points contestés, elle finira par se trouver directement persécutée.

Ce n’est pas l’Eglise, c’est l’Etat qui a voulu la « séparation ». Il l’a voulue et il a pu l’imposer parce que la société, ses mœurs, ses institutions, se sont « sécularisées », c’est-à-dire sont devenues sans Dieu, par indifférence voire par hostilité. Et l’Eglise y a consenti parce qu’elle a eu le sentiment qu’elle n’y pouvait rien ; ou même parce qu’une trop grande partie du clergé et de sa hiérarchie a cru que dans ce qui les a opposés l’une à l’autre, c’est l’Etat qui avait raison et l’Eglise qui avait tort. La religion devrait donc se modifier selon l’exemple de l‘évolution démocratique et du progrès profane.

Cela seul qui évite à l’Eglise d‘être soit persécutée, soit réduite au silence, c’est l’existence d’un Etat, autonome dans son domaine, mais assez chrétien pour se concerter avec l’Eglise en vue du bien commun naturel et surnaturel de la société, en reconnaissant une primauté ecclésiastique en matière de religion et de morale. Mais un « Etat chrétien » est une notion abstraite et qui paraît bien vague. L’histoire de l’humanité depuis la venue du Christ, et spécialement l’histoire de France, répond à cette objection : un Etat chrétien, concrètement, cela veut dire un Prince chrétien.

Annoncer dans une société sans Dieu la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ, ce n’est pas forcément préparer un coup d’Etat ni fomenter une révolte. C’est annoncer l’Evangile. Requête concrètement chimérique, politiquement irréalisable ? Peut-être pour longtemps. Mais ce n’est pas une raison pour la taire, et pour en détourner l’enseignement catholique. Ce n’est pas une raison pour cesser d’en faire une intention de prière. Ce n’est pas une raison pour laisser le peuple chrétien s’accoutumer à penser que l’essentiel et l’urgent sont ailleurs, et que la Vérité révélée est pour le moment inopportune. Et Jésus facultatif.

Etant supposé qu’on ne peut rien faire politiquement contre le règne légal des avortements en masse, il restait possible de convier les fidèles à des cérémonies de réparation. Les évêques français ont laissé ce soin à l’initiative privée du docteur Dor ; ou plutôt la plupart d’entre eux l’ont discrédité, condamné, méprisé, et sont demeurés installés dans leur silence sur l’avortement, à l’abri d’avoir tout de même murmuré jadis quelques chuchotements désapprobateurs d’un tel génocide. Il en va de même pour les défilés triomphalistes et la promotion juridique du prosélytisme homosexuel : il s‘étale et il s’impose sans provoquer aucune cérémonie de pénitence et de réparation, ni aucune mise au point d’une égale insistance.

En l’absence d’un prince chrétien, en présence d’un Etat « séparé », l’Eglise ne peut éviter la persécution (une persécution sournoise, discrète ou fracassante) que par un silence coupable. Le fameux concile Vatican II a consenti, dans son discours sur le monde de ce temps, à un total silence sur le communisme : il y avait trop de risque médiatique à en parler. Cet exemple déclaré aujourd’hui « non négociable » a été largement suivi et développé en tous domaines où la démocratie moderne a décrété ses dogmes intouchables. Depuis quarante ans, les seules mises en garde solennelles véritablement insistantes de l‘épiscopat français ont été contre les « intégristes » et contre l’« extrême droite », car il se sentait là en profonde complicité avec l’Etat « séparé ».

Le silence peut être apostasie. « Apostasie immanente », disait Maritain au lendemain de Vatican II. « Apostasie silencieuse », a dit le Pape.

JEAN MADIRAN

09.02.2009

Subordination politique et militaire de la France à l'euro-mondialisme

Abdication

Communiqué de presse de Bruno Gollnisch

L’installation –pour le moment symbolique- d’une force militaire allemande sur le territoire national, alors qu’aucune exigence de sécurité ne le justifie, n’a évidemment qu’un sens : celui d’une subordination toujours croissante de la France à l’Euro-mondialisme.


La réintégration au même moment de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, est encore plus grave et plus claire.


Cette alliance était nécessaire à l’heure du danger soviétique et de la menace immédiate des millions d’hommes et des miliers de chars du Pacte de Varsovie. Aujourd’hui que ce danger a totalement disparu, l’OTAN n’a plus d’autre raison d’être que d’intégrer l’Europe sous domination américaine et mondialiste.


Ces deux mesures matérialisent le renoncement des autorités françaises à ce qu’elles ont pourtant la mission sacrée de sauvegarder : l’indépendance nationale.

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