23.01.2009
Marches pour la vie: notre épiscopat toujours en retrait ...
Washington, mercredi soir. – J’ai vu ce soir ce que je voudrais voir… en France. Lieu : le Sanctuaire national des Etats-Unis, à Washington, la basilique de l’Immaculée Conception. Il fait déjà sombre et le froid, dehors, est glacial. Mais ce sont des milliers de jeunes – 16 000 ? davantage ? – qui remplissent l’immense église, profitant de chaque recoin, de chaque pouce carré d’espace. Une messe est en cours. Elle est célébrée par le cardinal Justin Rigali, de Philadelphie. Des dizaines de prélats mitrés – 50 ? davantage – écoutent l’homélie de leur confrère dans le même religieux silence que les jeunes fidèles. Un silence qu’interrompt parfois une salve contenue d’applaudissements…
Oui, c’est lorsque le cardinal Rigali, sous l’œil des caméras, sous l’œil de la nation américaine, dénonce avec une force toute pastorale la « mort de plus de 50 millions d’enfants depuis Roe vs. Wade » que l’assistance se manifeste. C’est lorsqu’il plaide pour que chaque Américain puisse jouir de la « liberté et la justice » que son message passe cinq sur cinq. C’est lorsqu’il dénonce la mise à mort de la « vie humaine innocente » comme toujours mauvaise que la foule, que les évêques si nombreux l’acclament. C’est un pasteur !
Le cardinal Rigali a su trouver les mots, les mots fermes pour dire que ce sont de petits garçons et de petites filles qui meurent de l’avortement légalisé. Il a souligné la « profonde blessure » que cela cause aux Etats-Unis : le mal qui est fait aux enfants à naître, « les plus vulnérables » des petits Américains ; le « mal physique, psychologique, moral, spirituel » qui touche les mères ; le mal qui touche les pères, les frères et sœurs, et ceux qui participent à l’avortement… « Priez pour eux ! »
« Nous savons bien qu’un vote majoritaire ne permet pas de déterminer si une chose est juste ou non. Nous savons bien que, n’y eût-il plus que nous pour affirmer que l’avortement est mal, cela ne changerait rien à la vérité. Mais aujourd’hui, ce sont (aux termes d’un récent sondage commandé par l’épiscopat catholique américain) 82% des Américains qui estiment inacceptable la jurisprudence Roe vs. Wade qui permet l’avortement sans condition jusqu’au terme de la grossesse. Vous serez au moins 150 000 jeudi à marcher pour la vie : vous devez savoir, en arrivant près de la Cour suprême, que la majorité des Américains pensent comme vous. »
Oui, jeudi, dans quelques heures, la Marche pour la Vie va commencer. Après une nuit de veillée et d’adoration au Sanctuaire national. Après des messes, des conférences, et d’autres activités pro-vie qui ne concernent pas uniquement les catholiques. Après une nuit grave au joyeuse dans un hôtel de luxe de Washington qui ouvre ses portes aux jeunes à des tarifs défiant toute concurrence, pour l’occasion.
Ce sera une Marche différente des autres : Obama envisage de faire voter la Freedom of choice act qui interdira toute restriction à la pratique de l’avortement. Les évêques des Etats-Unis, ensemble, ont déjà demandé à tous les catholiques et hommes de bonne volonté d’empêcher cet acte extrémiste. Le cardinal Rigali, lors de son homélie, en a souligné le caractère épouvantable, qui risque de porter atteinte « à la liberté des catholiques de pratiquer leur religion ».
Il s’est dit « encouragé », « revigoré », avec ses frères dans l’épiscopat, devant la mobilisation et la volonté des marcheurs de mercredi qui « portent témoignage » en étant là : « Vous nous donnez aussi la force de nous exprimer, puisque nous nous savons soutenus », a-t-il dit.
Tiens, dimanche, à la Marche pour la Vie parisienne, combien d’évêques ?
Jeanne Smits
JEANNE SMITS
10:52 Publié dans Avortement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marches provie, avortement, épiscopat français
24.11.2008
Rien qu'en France,Simone Veil a plus de 7 millions de morts sur la conscience
L’élection par 22 voix sur 29 de Simone Veil à l’Académie Française en remplacement de Pierre Messmer est à marquer d’une pierre noire et à considérer comme un jour de deuil, de désolation et de honte pour la France, jadis appelée Fille aînée de l’Eglise.
La palme de l’hypocrisie revient à « La Croix », quotidien « chrétien » qui déclarait la veille de cette funeste élection en se référant au parcours de Madame Veil : « C’est peut-être cela qui fera d’elle une « immortelle », digne successeur de Pierre Messmer » (sic). La froide neutralité de ce journal face au véritable crime organisé de l’avortement sans oser dénoncer celle qui est à l’origine de sa libéralisation provoque un véritable dégoût et une profonde tristesse.
Quant au clergé son honneur aurait pu être relevé si Mgr Claude Dagens, académicien lui aussi, évêque catholique et membre de la Commission doctrinale de la Conférence Episcopale de France, avait eu le sursaut de rappeler les plus de sept millions de meurtres d’enfants innocents commis par la permission expresse de la loi Veil.
Après avoir vainement attendu de la hiérarchie catholique de France une déclaration indignée à l’annonce de la candidature de Simone Veil, il serait du devoir impérieux de Mgr Dagens de marquer solennellement sa désapprobation en refusant de siéger auprès de la responsable légale du contemporain massacre des innocents.
Nous attendrions aussi qu’il appelle fermement ses confrères, encore une fois muets devant un pareil scandale, à dénoncer cette imposture et cette infamie.
Il rendrait ainsi un semblant de dignité à un malheureux épiscopat français qui a brillé par un lâche silence contrairement à un Mgr Dupanloup qui en 1863 s’était opposé à la candidature de Littré, agnostique militant, et l’avait fait battre une première fois. Lorsqu’en 1871, Littré fut enfin élu, Mgr Dupanloup, empêché de démissionner, ne remit jamais les pieds à l'Académie.
Mais peut-on vraiment attendre de Mgr Dagens qu’il ait le courage de dénoncer – comme l’Eglise depuis 2000 ans, comme tous les Papes - l’incroyable crime organisé de l’avortement et l’indécente présence de celle qui l’a l’égalisé alors qu’il a participé au 250ème anniversaire de la création de la franc-maçonnerie à Angoulême ?
Abbé Régis de CACQUERAY ,
16:11 Publié dans Avortement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avortement, académie française, société de mort



