20.05.2009

Les infanticides financés par nos impôts

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Le Planning [anti]familial a salué lundi comme une « avancée (trop longtemps attendue) » la parution du décret autorisant les centres de planification familiale et les centres de santé à pratiquer l’« IVG médicamenteuse » (sic) et « veillera » à une bonne application du texte.

Ce décret, paru le 8 mai, permet à ces structures [de péché] de pratiquer l’infanticide prénatal à l’aide de la molécule RU 486, la miféprisone, après avoir passé une convention avec le conseil général. Devant être administrée au départ seulement à l’hôpital, Douste-Blazy avait déjà permis en 2004 que cette pilule de mort puisse être prescrite par un médecin de ville ayant passé une convention avec un hôpital. On facilite donc légalement toujours plus l’accès de « l’avortement à domicile » : la RU 486, « c’est l’aiguille à tricoter dans le tiroir de la table de nuit, c’est l’avorteur embusqué dans chaque maison », disait déjà le professeur Lejeune.

C’est le ministre de la Santé Roselyne Bachelot qui avait annoncé en septembre 2007 son intention de permettre maintenant aux centres du Planning de délivrer la RU 486, contredisant sa volonté affichée de réagir au nombre trop élevé d’avortements par une meilleure « contraception choisie ». Elle l’avait fait en des termes particulièrement équivoques et odieux, jouant sur la confusion, présentant cette nouvelle comme une mesure « qui intéressera les femmes » : « On pourra donner les médicaments de l’IVG dans les centres de planning familial. Il ne s’agit pas de la pilule du lendemain. »

On saisit une nouvelle fois la ruse et le piège sémantiques : l’avortement devient un médicament remboursé (et donc la grossesse une maladie) ! Mais il ne s’agit pas de la pilule du lendemain. Il s’agit d’un moyen encore plus radical d’empêcher l’enfant de naître par son empoisonnement mortel dès qu’on est sûr qu’il est là ! Rappelons que la pilule du lendemain (Norlevo) appelée aussi « contraception d’urgence » est un moyen déjà potentiellement abortif (comme le stérilet). Or, elle est déjà délivrée en pharmacie sans ordonnance et gratuitement aux mineures (qui peuvent également l’obtenir auprès des infirmières scolaires) ! A quand pour la RU 486, l’arme chimique perfectionnée en 3 comprimés ?

On assimile donc maintenant « l’IVG médicamenteuse » (la pilule de l’après-lendemain !) à une sorte de « contraception » d’extrême urgence. Cette surenchère dans la tromperie et la diffusion du pesticide antihumain constitue un parjure inouï au serment d’Hippocrate : « Je ne donnerai pas une drogue homicide à quiconque m’en prierait, ni ne suggérerai pareil usage et de même, je ne donnerai à aucune femme de pessaire abortif. »

Le Planning [anti]familial devient le gardien officiel de ce parjure historique et légal : « (Il) sera attentif et veillera à ce que l’élargissement de l’IVG par voie médicamenteuse ne se fasse pas au détriment de la méthode d’IVG par voie instrumentale » car « les femmes doivent pouvoir continuer à avoir le choix de la méthode qui leur convient ». Il veillera aussi à ce que l’ensemble des associations puissent, en leur qualité de CPEF (centre de planification ou d’éducation [sic] familiale), réellement passer des conventions avec le conseil général. Car, selon le décret, « le conseil général peut » (et non pas « doit ») passer cette convention, regrette Marie-Pierre Martinet, sa secrétaire générale.

Bref, dans cette guerre totale contre l’enfant à naître, le Planning veillera à la banalisation toujours plus grande de l’avortement sous toutes ses formes, contrairement aux déclarations officielles (contradictoires) mais conformément aux consignes de Maïté Algaby (son ancienne secrétaire générale), disant tout haut ce que pensait la loi Veil : « L’avortement doit être quelque chose de normal, banal… Nous ne sommes pas dans une logique de réduction du nombre d’IVG... Même si tous les problèmes de contraception sont résolus, il y aura toujours des oublis. Pourquoi ne pas l’accepter ? » (à l’AFP, janvier 2008). On ne saurait mieux dévoiler le mensonge que nous sert la culture de mort depuis des lustres pour mieux faire passer sa pilule.

REMI FONTAINE