09.11.2009

Veillée de mémoire pour les victimes du communisme

 

 

 

 Il faisait froid, c’est sûr, en ce samedi soir 7 novembre, place Edouard-Herriot (président de la République et compagnon de route des communistes), pour la Veillée de mémoire pour les victimes du communisme organisée par Bernard Antony et Chrétienté-Solidarité. Sous les fenêtres, soit dit en passant, du logis – le Gide et le couvert – de Frédéric Mitterrand.

Il faisait froid mais, comme l’a rappelé Bernard Antony à ceux qui, n’ayant pas la mémoire courte, avaient répondu à son appel, beaucoup moins que dans les goulags de la nuit communiste où ont été englouties des dizaines de millions de victimes.

Sous les drapeaux du Vietnam libre, de la Pologne, du Liban, de l’Espagne nationaliste, de la Chine anticommuniste, de l’Ukraine, etc., les orateurs se sont succédé pour « faire mémoire », comme on dit aujourd’hui, de l’horreur marxiste-léniniste qui continue de perdurer. Le Mur de Berlin dont ceux qui, ex-communistes, porteurs de valises, compagnons de route, idiots utiles, commémorent la chute en nous expliquant – à nous qui fûmes et restons des anticommunistes primaires, secondaires, tertiaires, hercyniens – pourquoi ils ont eu raison d’avoir tort ? Oui, oui… A condition de ne pas oublier les virus mutants (soi-disant antiracisme, hystérie écolocratique, mondialisme, islamisme) qui constituent plus que jamais des dangers menaçants pour le monde libre.

C’est ce que sont venus rappeler et démontrer tour à tour (et pardon si j’en oublie), Gollnisch (FN), Pérez (Parti populaire), Lang (Mouvement pour la France), Henri de Lesquen (Club de l’Horloge), Richard Haddad, Ghislain Dubois (Chrétienté-Solidarité Belgique), Thibault de La Tocnaye, Jeanne Smits, Alain Sanders, Pierre Bernard (ex-maire de Montfermeil), Frédéric Pichon (Europae Gentes), etc.

Mais il y eut aussi le témoignage de Catherine Kruk pour la Pologne, d’une représentante de Jean-Paul Pylypczuk pour l’Ukraine, de Nghi Tran pour le Vietnam, d’Alberto Torresano pour l’Espagne, etc.

Sous la direction, toujours inspirée, au sens fort du mot, de Jacques Arnould, le chœur Montjoie Saint-Denis a entrecoupé chacune des interventions des orateurs de chants anticommunistes mais surtout de prières. Dans la lumineuse espérance, comme l’a rappelé Jacques Arnould, de Notre-Dame de Fatima. Et, comme l’a souligné Jeanne Smits – « Et ce n’est pas un hasard » –, il y a à Fatima un morceau du Mur de Berlin sur le parvis des apparitions.

Nous n’étions pas des centaines, samedi soir, sur cette petite place, à quelques mètres de l’Assemblée nationale, cette petite place transformée par la magie de Maître Jacques (Jacques Le Morvan) en terre de mémoire avec banderoles, oriflammes, drapeaux tous symboliques d’un combat toujours d’actualité. Mais ils n’étaient aussi qu’une poignée ceux qui, sur tous les continents, au péril de leur vie, ont contribué à faire reculer la « bête immonde ». Dans la nuit froide de Paris, ce 7 novembre, ce sont leurs grandes ombres qui nous ont réchauffé le cœur. Et l’âme.

 

OLIVIER MALENTRAIDE

 

 

28.10.2009

Devoir de mémoire vis à vis des millions de victimes des communistes.

 

 
Retenez bien cette date et ces horaires : le 7 novembre,  de 18 h à 21 h. Et ce lieu de rendez-vous : place du Président Edouard-Herriot, 75007 Paris (à côté de l’Assemblée nationale). Ce jour-là, Chrétienté-Solidarité organise une manifestation de mémoire en hommage aux victimes des horreurs communistes. Mais aussi pour lancer un appel à la vigilance contre le néo-totalitarisme écologiste (Présent d’hier).

Au cours de cette soirée de la mémoire, de nombreux orateurs rassemblés autour de Bernard Antony prendront la parole pour rappeler comment, de 1917 à nous jours, le communisme n’a cessé de perpétrer son crime immense contre la vérité. Contre la liberté. Contre la vérité. La date du 7 novembre n’a pas été choisie au hasard car rappelle deux dates proches de l’Histoire :

— 82 ans après l’instauration du pouvoir des soviets en Russie, le 8 novembre 1917.

— 20 ans après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989.

Depuis sa création, en 1978, Chrétienté-Solidarité se bat pour que soit instauré le procès international du communisme et n’a cessé de multiplier les manifestations les plus spectaculaires en ce sens :

— Le 28 avril 1980 c’était à Paris, salle de la Mutualité, en présence des représentants de plus de vingt peuples opprimés ou génocides, le « Non aux JO à Moscou, pays du goulag ».

— Le 9 novembre 1987, la justice française refusant de poursuivre le bo-doï Boudarel, tortionnaire de nos soldats dans les camps de la mort en Indochine, ce fut – sous la présidence de Me Biaggi, héros de la guerre et de la Résistance, et de Pierre Clostermann, compagnon de la Libération – une grande journée de mise en examen du communisme, horizon indépassable de l’esclavagisme moderne.

Le choix de la place du Président Edouard-Herriot pour cette veillée de mémoire et de prière n’est pas innocent. Cet homme, qui fut président de la Chambre en 1925, de 1936 à 1940, de 1947 à 1954, député-maire de Lyon, président du parti radical, fut l’un des plus actifs compagnons de route du communisme en France. En 1933, alors que la famine organisée par les communistes fait des millions de morts en Ukraine, il est invité par Staline. Il reviendra de ce voyage en décrivant de manière lyrique les réussites de l’URSS et dénoncera dans son livre, Orient, « la fable de la famine en Ukraine ». En 1953, à la mort de Staline, Herriot, alors président de la Chambre des députés, fit observer une minute de silence à sa mémoire (1).

Alors ce 7 novembre, nous devons être au rendez-vous de Chrétienté-Solidarité. Il fera froid sans doute. Mais il ne fera jamais aussi froid que dans les goulags et autres bagnes du communisme. Avec, au cœur, la belle prière de Soljenitsyne : « Sur le chemin qui, à travers le désespoir, m’a conduit ici / A ce point d’où j’ai pu moi aussi envoyer à tous les hommes / Le reflet de tes rayons / S’il faut que je les reflète encore, / Tu me l’accorderas / Mais si le temps me manque, c’est qu’à d’autres / Tu l’auras assigné.

(1) Le Monde écrira : « Staline restera sans doute l’homme qui a réconcilié la Russie et la révolution au point de les rendre inséparables. Elle a aussi permis à l’homme de remporter sur la nature quelques-unes de ses plus magnifiques victoires. »

ALAIN SANDERS

 

 

06.05.2009

Dimanche 10 mai: fête de Jeanne d'Arc patronne de la France

 

Centième anniversaire, cette année, du cortège traditionnel d’hommage à Jeanne d’Arc : il eut lieu pour la première fois le 16 mai 1909, organisé par l’Action française et depuis lors maintenu par elle malgré l’abandon officiel de la fête nationale et de la fête religieuse.

C’est toute une histoire, de batailles et de piété, dont nous avons l’héritage et le devoir de garder la mémoire.

A l’origine, le pape saint Pie X : le 6 janvier 1904, il invite solennellement la France au culte de Jeanne d’Arc dont il proclame l’« héroïcité des vertus », première étape vers la canonisation.

La République y est hostile, et cette hostilité devient aiguë avec la nomination à la Sorbonne, en 1908, du professeur Thalamas, illustre insulteur de Jeanne. Cette provocation est un abcès de fixation.

18 décembre 1908-11 avril 1909 : béatification de Jeanne d’Arc. Pendant ce temps les étudiants d’AF (qui existent depuis 1905), bientôt soutenus par les Camelots du Roi (créés en octobre 1908), conspuent Thalamas, l’empêchent de faire ses cours, au prix de heurts violents avec la police qui s’efforce de le protéger. Après chaque bataille, ceux des manifestants qui n’ont pas été arrêtés vont place des Pyramides honorer la statue de Jeanne d’Arc. Telle est l’origine du Cortège traditionnel.

Interdit jusqu’en 1912, il aura été néanmoins imposé chaque année par l’Action française malgré une violente répression. En 1925-1926, le gouvernement du « Cartel des gauches » tentera à nouveau, mais en vain, de l’interdire : il devra une nouvelle fois renoncer, sa police étant battue dans la bataille de rue. En outre, la fête de Jeanne d’Arc est devenue officielle en 1920, elle est en quelque sorte protégée désormais par la loi républicaine et solennisée par le culte catholique.

En effet, le 16 mai 1920, le pape Benoît XV a prononcé la canonisation. Le 14 juillet, le Journal officiel a publié la loi qui décrète :

« Article premier. – La République française célèbre annuellement la fête de Jeanne d’Arc, fête du patriotisme.

« Article 2. – Cette fête a lieu le deuxième dimanche de mai. »

A la suite de quoi, Benoît XV décide que la fête liturgique de Jeanne d’Arc, qui avait été et demeure fixée au 30 mai, aura une « solennité transférée » au second dimanche de mai « afin d’assurer la coïncidence de la solennité religieuse avec la fête civique ».

Le 2 mars 1922, Pie XI érige Jeanne en patronne secondaire de la France (la patronne principale demeurant Notre Dame de l’Assomption).

Aucune de ces dispositions n’a été abolie, toutes demeurent juridiquement en vigueur, mais elles ont été pratiquement effacées à la suite de la Révolution française de 1943-1946. Le gouvernement de la République s’est peu à peu contenté, le second dimanche de mai, d’envoyer un sous-fifre déposer furtivement une gerbe place des Pyramides. La plus grande partie du clergé a cessé de célébrer la solennité, et l‘épiscopat l’a finalement supprimée en 1970 : depuis lors elle n’existe plus dans le calendrier de la nouvelle messe, et dans le Missel des dimanches de l‘épiscopat il ne reste plus, au 30 mai, que « Ste Jeanne d’Arc, vierge », sans aucune mention de son patronage sur la France.

Le Front national, qui participait au Cortège traditionnel, s’en est éloigné à mesure qu’il grandissait. En 1983, il a décidé de ne plus défiler à l’intérieur du Cortège, mais avant lui ; et à partir de 1988, non plus le second dimanche, mais le Premier Mai : à cette occasion Jean-Marie Le Pen prononce un très beau panégyrique de Jeanne d’Arc, renouvelé chaque année. De son côté le Cortège traditionnel, toujours organisé par l’Action française, maintient le défilé du second dimanche de mai, avec la Contre-Réforme catholique de l’abbé de Nantes et d’autres composantes autonomes du mouvement national.

La grand messe de la solennité demeure au calendrier liturgique propre au rite traditionnel, elle est toujours célébrée le second dimanche de mai. Un jour, il faudra bien que nos évêques y reviennent. Leur place les attend.

JEAN MADIRAN

11.02.2009

Tous à Valence le 19 mars : dénonçons les élus "fellouzes"

Non au 19 Mars de la honte !

 

Depuis plusieurs mois, il y a comme une véritable montée de fièvre fellouze chez nos élus. On assiste à une recrudescence de « baptêmes » de places, de rues, d’avenues, de squares du « 19 Mars 1962 ». C’est la cas à Valence, avec le maire PS de la ville. Ou d‘élus de l’UMP comme Xavier Darcos, par ailleurs ministre de l’Education nationale (sic), à Périgueux.

Ce n’est pas un hasard. Le « la » a été donné par les deux derniers secrétaires d’Etat aux Anciens Combattants, hier Alain Marleix, et aujourd’hui Jean-Marie Bockel, tous deux chantres effrénés de la commémoration du 19 mars du PC, du FLN et de la FNACA. Contre l’Etat lui-même qui a arrêté une date officielle – qui est ce qu’elle est, mais en tout cas pas le 19 mars : le 5 décembre.

Pour endiguer cette offense aux dizaines de milliers de pieds-noirs et de harkis massacrés après le prétendu « cessez-le-feu » du 19 mars, le Cercle algérianiste, le CLAN, l’ANFANOMA, de nombreuses associations de rapatriés et d’anciens combattants, appellent à une grande manifestation unitaire de protestation, à Valence, lors de l’inauguration par cette ville d’un square du « 19 Mars 1962 ».

Ce rassemblement de l’honneur et de la mémoire aura lieu le 19 mars, à 13 h 30, au kiosque Peynet, avenue du Champs-de-Mars à Valence (1). Les manifestants déposeront une lettre ouverte à Sarkozy à la préfecture, ainsi qu’une proposition à la mairie d’inauguration d’une rue dédiée aux victimes du 26 mars 1962 (massacre de la rue d’Isly à Alger). Des cars partiront de nombreuses régions de France. Il faut que ce soit une manifestation de masse. Pour obtenir du maire de Valence qu’il renonce à son inauguration ignominieuse.

Anne Cazal, responsable de VERITAS, qui œuvre admirablement pour la défense de la vérité historique sur l’Algérie française, rappelle : « La France compte, aujourd’hui, 31 associations d’anciens combattants d’Algérie, et peut-être plus… En 1981, Mitterrand, président de la République, ayant fermement déclaré, tout comme son prédécesseur, Giscard d’Estaing, que le 19 mars ne devait pas, ne pouvait pas, être célébré en France, pour des raisons faciles à comprendre, M. Laurain, alors ministre des Anciens Combattants, avait réuni ces 31 associations pour déterminer une date de Commémoration des morts militaires de cette guerre : 29 d’entre elles s‘étaient déclarées contre la célébration du 19 mars. Seules, 2 fausses notes : la FNACA et l’ARAC souhaitaient retenir cette date de commémoration. Qu’est-il advenu depuis ? La FNACA et l’ARAC, se sont-elles rangées au choix de la majorité ? Non ! Animées par une idéologie politique dépassée, soutenues, souvent, par des autorités locales égarées, elles ont maintenu, annuellement, la célébration du 19 mars, ce qui est une inadmissible provocation pour les victimes des atrocités de l’après-19 mars. A l’heure actuelle, voyant péricliter leur idéologie et se décimer leurs rangs, la FNACA et l’ARAC (…) n’hésitent pas à solliciter leur intervention dans les lycées et collèges, à cette date maudite. (.…) Où est la neutralité de l’Education nationale ? Où est son principe d’impartialité ? Comment ne pas élever une véhémente protestation devant de telles manigances auxquelles succombent certains professeurs d’histoire ? La date du 19 mars ne peut évoquer autre chose qu’un leurre, qu’une grossière mise en scène pour faire croire aux Français de métropole, et au monde entier, que De Gaulle, soutenu par le parti communiste qui n’avait cessé de conforter le FLN, était capable de régler convenablement l’affaire algérienne. »

En avril 2007, Sarkozy qui courait alors l‘électeur, déclarait : « Il n’est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration. Il est arrogant de mépriser la douleur qui fut la vôtre et celle de vos familles quand vous fûtes chassés de vos terres, de vos maisons, et séparés de vos amis. » Qu’il soit, là au moins, conséquent avec lui-même.

• Renseignements : Bernard Cini, président du Cercle algérianiste de Valence (tél. : 04 75 64 81 29, après 19 h) ; Christian Lopez (tél. : 04 75 61 32 58 ou 06 12 55 35 16) ; Mireille Attias (04 75 58 84 62 ou 06 76 29 70 76) ; Cercle algérianiste (tél. : 04 68 32 70 07, de 9 h à 12 h).

ALAIN SANDERS

03.12.2008

Quand est ce que l'on réhabilite PETAIN ?

 

 Parlant des soldats de la Grande Guerre fusillés pour refus d’obéissance, mutinerie ou désertion, Monsieur Sarkozy a déclaré le 11 novembre à Douaumont : « beaucoup de ceux qui ont été exécutés alors ne s‘étaient pas déshonorés, n’avaient pas été des lâches, mais simplement ils étaient allés jusqu’à l’extrême limite de leur forces ».

Qu’on me comprenne bien. Je ne suis pas plus insensible qu’un autre et je ne vois rien d’abominable à ce que la mémoire collective de la nation, quatre-vingt dix ans après la fin de la plus sanglante guerre que la France ait connue au XX ème siècle, montre un peu de compassion pour les malheureux qui ont été broyés dans ces circonstances. Simplement , je m’étonne que la mémoire collective, au moins la mémoire officielle, soit sélective, qu’elle n’aille  toujours  que  dans  un  sens…  Or, si l’on  examine bien les faits, on ne comprend pas                                 

pourquoi on réhabiliterait les combattants de la guerre 14-18 fusillés pour refus d’obéissance, mutinerie ou désertion et qu’on n’appliquerait pas le même raisonnement au Maréchal Pétain, condamné pour avoir fait arrêter la guerre en juin 1940. Pourquoi ceux qui avaient voulu cesser le combat, individuellement ou par petits groupes, en 1917 seraient-ils mieux traités que celui qui a pris la responsabilité, approuvé par la quasi – totalité de la population, de signer l’armistice en 1940 ? N’est-il pas temps de siffler la fin de la partie et de faire cesser la guerre franco - française qui divise notre pays depuis soixante - quatre ans ?

 

                                              

Georges Rousseau