28.04.2009

Sarko, la Halde et les méfaits de la discrimination positive

C’est le 7 mai prochain que le nouveau commissaire à la Diversité, Yasig Sabeg (entrepreneur français d’origine algérienne, ancien élève des jésuites mais franc-maçon avoué) doit rendre son rapport pour promouvoir l‘égalité des chances !

A cette occasion, le dernier numéro de Famille chrétienne livre une enquête intéressante, plutôt hostile à la fameuse « discrimination positive » prônée par ledit commissaire avec une possible et déjà très controversée « mesure de la diversité » (« statistiques ethniques ») au grand dam de la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l‘égalité).

Le débat est d’emblée piégé par un vocabulaire politiquement correct digne de la novlangue d’Orwel, dont Martin Peltier stigmatise pour sa part la torsion et subversion dans (l’avant-dernier) Monde et Vie. De ce fait, chantres ou adversaires de la discrimination positive sont le plus souvent captifs d’une funeste aporie où les enferme une même pensée unique quelque peu contrariante. Laquelle a jeté une sorte de fatwa sur le simple bon sens, à savoir qu’il peut et doit exister une bonne discrimination qui n’est pas faite pour rattrapper artificiellement l‘égalité impossible mais pour assurer naturellement une « inégalité protectrice », comme disait Maurras. Horresco referens !

La réponse du père Jean-Marie Petitclerc dans l’hedbomadaire familial catholique apparaît exemplairement victime de cette logique verbalement correcte : « L’Evangile nous invite à lutter contre toutes les discriminations, aucune ne peut être positive. » Pour ne citer que deux cas parmi bien d’autres, il ne nous semble pas que l’Evangile nous invite à remettre particulièrement en cause la discrimination entre le bon et le mauvais larron ou celle des talents de la parabole…

Ce n’est pas la discrimination (action de distinguer ou discerner, toujours positive et négative d’une certaine manière, en tout cas naturellement hiérarchique) qui est péjorative en soi. C’est son objet lorsqu’elle ne sait plus distinguer précisément entre le juste et l’injuste, le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid, sous prétexte de liberté et d‘égalité. Les droits que l’on acquiert par la naissance et l’héritage, ou par le travail et le mérite, ou par le sang versé, appartiennent légitimement à ceux qui les ont reçus ou qui les ont gagnés, selon une juste « discrimination ».

Faut-il discriminer ? Si c’est oui, c’est oui, mais justement, selon le principe communautaire ouvert à certains et fermé à d’autres, selon les critères du droit naturel et de la doctrine sociale de l’Eglise qui appellent la charité politique dans les limites du bien commun national. Si c’est non, c’est encore oui, car pour dire non, il faut discriminer, mais injustement, en excluant précisément la préférence communautaire, nationale, culturelle, identitaire, au profit soit de la neutralité et du métissage culturels (laïcité de stricte observance chère à la HALDE) soit du multicommunautarisme et d’une certaine préférence étrangère (laïcité ouverte, « diversité » et discrimination dite positive, chères à Sabeg et à Sarkozy).

Mais ces deux contraires-là sont en l’occurrence du même genre laïciste, reposant sur le même mythe égalitaire (appliqué soit aux individus soit aux communautés) dans la même dictature du relativisme. La question n’est pas d‘être pour ou contre la discrimination positive, la laïcité éponyme ou le (poly)communautarisme. Elle est de sortir de ces fausses alternatives fondées sur le leurre de la (malsaine) laïcité, en retrouvant, au-delà de la novlangue de laquelle elles participent, la primauté de la vérité et de la justice sur la liberté et l‘égalité.

Comme le dit le P. Yannick Bonnet dans le même Famille chrétienne : « Il n’y a pas de vraie charité sans respect de la justice qui donne à chacun son dû. La justice, c’est traiter inégalement ce qui est inégal. » A l’image de la parabole des talents. C’est la juste discrimination ou l’inégalité protectrice que doit promouvoir toute nation digne de ce nom dans un sain et légitime comunautarisme autrement appelé préférence nationale.

REMI FONTAINE

17.04.2009

La HALDE veut ouvrir la fonction publique aux étrangers !

Communiqué de presse de Bruno GOLLNISCH

La Haute Autorité de Lutte contre la Discrimination et pour l'Egalité (HALDE), créée par la droite, a rendue publique hier une recommandation scandaleuse : supprimer la clause de nationalité pour les emplois où elle existe encore, notamment dans la fonction publique, les entreprises et établissements publics ; sans aucune clause de réciprocité bien évidemment ; et au bénéfice exclusif des immigrés extra-communautaires, puisque l'essentiel des emplois concernés sont depuis 20 ans accessibles aux ressortissants de l'Union européenne.

Ainsi, selon la Halde, il n'y a pas assez de chômeurs en France ; le mondialisme n'a pas ruiné suffisamment d'emplois ; le dumping social n'est pas suffisamment nuisible ; la France n'a pas le droit de réserver un certain nombre d'emplois à qui elle le souhaite ; l'Europe ne peut en aucun cas, sur décision de M. Schweitzer, organiser la préférence communautaire !

Il est urgent de dissoudre la Halde !

25.01.2009

Harcèlement des Français de souche:la HALDE arrive dans le Morbihan...

Discriminations :la HALDE arrive à Vannes

 

 La HALDE étend ses tentacules  en Morbihan. Financée par notre argent.

Le (premier) correspondant morbihannais de cet organisme définit son champ d’intervention comme débordant largement le racisme, le fondant sur  « toute différence de traitement par rapport à autrui sur des critères tels que l’origine, l’apparence physique,l’âge ou le sexe. » Cette liste n’apparaissant pas limitative,  espérons que les souchiens adeptes de certains courants politiques ou religieux seront  à même d’y recourir…

D. B.

18.12.2008

Promotion ethnique et discrimination positive vues par Sarkozy !

La « diversité » recyclée de Nicolas Sarkozy

 

Comment se défendre de vouloir faire de la « discrimination positive » en annonçant des mesures de discrimination positive ? Nicolas Sarkozy s’est essayé, mercredi, à ce difficile exercice, devant les élèves de la prestigieuse Ecole polytechnique de Palaiseau. Son « discours de Polytechnique », que les mauvaises langues qualifient déjà de discours de Polyethnique, n’a pas trompé Malek Boutih, ancien président de SOS-Racisme : « Plus que les mesures, ce que je retiendrai c’est la première partie, qui restera, à mon avis, un grand discours du quinquennat, et, peut-être, quelque chose qui marquera l’histoire de notre pays. »

Le saviez-vous ? « C’est le miracle de la République d’avoir forgé l’unité de la France sans nous avoir condamnés à l’uniformité », assure le discours présidentiel (exception faite sans doute du jacobinisme égalisateur et du nivellement assuré par la guillotine…). « C’est le miracle de la République d’avoir fait de la France la grande patrie… » L’unité de la France, « les rois l’avaient rêvée, la République l’a réalisée… » (Sic, sic, re-sic…). Cette unité, façon 2008, ce sera la « diversité » !

Le MRAP et la LICRA s’en sont d’ailleurs félicités, avec un enthousiasme inégal mais réel : l’entourloupe sémantique du Président n’empêche pas le message de passer.

L’entourloupe, c’est le remplacement de la discrimination positive en faveur des « minorités visibles », par la discrimination positive en faveur des victimes des inégalités sociales. « C’est par le critère social qu’il faut prendre le problème parce que les inégalités sociales englobent toutes les autres », a déclaré Sarkozy. Mais pour être mieux compris, il ajoutait plus loin : « En réduisant toutes les fractures sociales, on réduira du même coup toutes les fractures ethniques. »

En avant, donc, pour les mesures : « Pas de République réelle sans volontarisme républicain. » Il suffira d’apporter la preuve de son manque de moyens ou de sa position sociale défavorisée (sur quels critères ?) pour bénéficier de coups de pouce dans les classes préparatoires, dans les entreprises, dans le recrutement des fonctionnaires et j’en passe. Il va de soi que de telles mesures « positives » ne sauraient favoriser une famille nombreuse, mère au foyer, un seul salaire réputé confortable, peu d’aides sociales de ce fait, qui rame pour payer les études supérieures de ses enfants. Il faut savoir délimiter le champ du privilège…

Les mesures proposées par Sarkozy sont multiples. Elles sont d’abord centrées sur l’accès aux grandes écoles par le biais de quotas (jusqu’à 30% en 2010) de lycéens boursiers recrutés d’office dans les classes préparatoires, pour réparer l’ascenseur social en panne. C’est prendre le problème par le mauvais côté : si tant de jeunes, issus de l’immigration mais tout autant les jeunes Français de souche ne peuvent aujourd’hui rêver de développer tous leurs talents, ce n’est pas parce que l’école met en place une discrimination qui les brime, mais parce que si souvent elle les déséduque, les décervèle à dessein, refuse de les rendre intelligents. Là est le vrai scandale ; il ne se réglera pas par la multiplication des « minorités visibles » dans les postes en vue.

Tout en se défendant donc de vouloir faire de la promotion ethnique, Sarkozy – élu sur un programme de respect de l’identité française – propose des mesures qui visent précisément cela. « En 2009, le gouvernement proposera à 100 grandes entreprises d’expérimenter le CV anonyme. » Au-delà d’un certain seuil, les entreprises devront justifier des actions entreprises pour la « diversité ». Un label récompensera les meilleures d’entre elles. Les marchés publics seront réservés à celles qui marchent droit à cet égard. Même les partis politiques verront leur financement public conditionné par la promotion de la « diversité » dans leurs rangs ; un rapport public en rendra compte. Les télévisions devront respecter un semblable cahier des charges.

Comment faire pour évaluer tout cela, alors même que le président de la République a assuré que, si « la France doit se doter d’outils statistiques permettant de mesurer sa diversité », ces instruments « ne doivent pas traduire une vision ethnique de notre société » ? C’est délicat. Très délicat. Si bien que Sarkozy ne s’est pas appesanti sur cette question. Mais il a donné deux éléments de réponse

D’une part, la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), qui réalise bel et bien son travail selon les critères visés par la loi (âge, sexe, handicap, mais aussi orientation sexuelle, nationalité, origine ethnique, religion, appartenance syndicale, etc.) verra ses compétences étendues. C’est un véritable pouvoir de flicage qui lui sera concédé : le « pouvoir d’effectuer des contrôles inopinés sur les lieux de travail ».

Deuxième élément : la nomination de l’industriel musulman d’origine kabyle, Yazid Sabeg, chantre de la discrimination positive, au poste de « commissaire à la diversité et à l’égalité des chances ». De lui on peut dire qu’il n’a pas été choisi sur le critère de la défaveur sociale. Fils aîné d’une famille de 13 enfants immigrée en 1952, il a su s’imposer dans le milieu industriel, financier et politique. Au point que même Le Monde cherche une explication rationnelle, donnée en ces termes : « Son appartenance à la franc-maçonnerie – “J’y compte beaucoup d’amis”, admet-il – n’est sans doute pas totalement étrangère à son exceptionnelle ascension. »

L’égalité demeurera pour longtemps un bien à distribuer avec parcimonie. Nous savons avec Orwell que « tous sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres ». La nouveauté, c’est qu’il suffira d’être « divers », selon des critères fixés par l’Etat, pour avoir un droit de priorité sur tous les autres.

JEANNE SMITS

28.11.2008

Sarkozy veut imposer aux Français une politique raciste



Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN


Le président de la République annonce des initiatives pour « accélérer puissamment » la représentation de la « diversité ethnique » dans les « élites françaises ».

Promouvoir quelqu’un selon son origine ethnique, cela s’appelait, avant la langue de bois du politiquement correct, une politique raciste.

En tout état de cause, la discrimination entre Français selon l’origine ethnique, qu’elle soit négative ou positive, est contraire aux principes mêmes de liberté, d’égalité et de fraternité.

13.11.2008

Sarkozy et les homosexuels ...

La censure en échec devant la Cour de cassation

L’exemple de Christian Vanneste

 

Mercredi, un arrêt de la Cour de cassation a
innocenté le député Christian Vanneste (CNI-UMP) du
délit d’homophobie pour lequel il avait été injustement
condamné, à la demande des
« associations », par le Tribunal correctionnel de Lille
puis par la Cour d’appel de Douai.

A l’origine de toute
l’affaire, il y eut l’opposition du député Christian Vanneste
à la loi du 31 décembre 2004 instituant la Halde et
créant le délit incroyable d’homophobie par des articles
introduits subrepticement au Sénat puis en deuxième lecture
à l’Assemblée nationale. Il fut poursuivi pour des propos qui,
comparant l’homo et l’hétérosexualité, estimaient celle-ci
supérieure à celle-là, l’homosexualité
étant, « si on la pousse à l’universel, dangereuse
pour l’humanité » qui ne pourrait plus se perpétuer.

Le président
Sarkozy avait donné le ton, déclarant ces propos
« inadmissibles et intolérables ». Le
conglomérat de ce que l’AFP appelle « les
associations » (tout court) dénonça ces propos comme
homophobes, il en réclama et il en obtint la censure par une
condamnation judiciaire. (Voir l’interview de Christian Vanneste dans Présent
du 16 juin 2007.)

Christian Vanneste ne
s’est pas laissé impressionner. Condamné par le Tribunal
correctionnel, il a fait appel. La Cour d’appel ayant confirmé sa
condamnation, il a poursuivi le combat judiciaire par un pourvoi en Cassation.
Il a gagné. A la grande fureur des
« associations » et de l’AFP elle-même, qui
déclarent sournoisement qu’il a été « blanchi ».

Le
député CNI-UMP a mené son combat judiciaire et
médiatique au nom de la démocratie. C’est un argument ad
hominem
qui est de bonne guerre, puisque
c’est au nom de la démocratie que ses persécuteurs
(présidentiel, associatifs et judiciaires) ont prétendu le
censurer. Mais en soi, est-ce l’argument le plus fort ? Les grands hommes
qui ont fondé la démocratie française, Danton,
Robespierre, Marat, Saint-Just ne se sont aucunement crus tenus de respecter la
liberté d’expression de leurs adversaires politiques ou religieux. Le
dernier mot aujourd’hui de l’histoire universitaire reste celui de
François Furet qui a enfin découvert que la démocratie ne
peut survivre et fonctionner qu’en violant les principes dont elle se
réclame officiellement. D’ailleurs la charte solennelle de la
démocratie moderne, à savoir la « Déclaration
universelle des Droits de l’Homme » de 1948, affirme très
clairement, par ses articles 29 et 30, que les « droits et
libertés » qu’elle énonce ne pourront « en
aucun cas » être exercés pour la critiquer ou la
contredire.

Quoi qu’il en soit de
son argumentation très personnelle, Christian Vanneste est en cette
affaire un grand exemple par son indépendance d’esprit et par son
courage civique.

Mais un exemple pour qui ?

Eh bien, pour ceux justement qui ont besoin d’un tel exemple
avant d’oser poursuivre ce combat avec une argumentation mieux
fondée : au nom d’abord du bon sens et de l‘évidence, simple
constatation que s’il n’y avait plus que des homos, ce serait la fin de
l’humanité. Un exemple pour ceux qui savent pouvoir invoquer la nature
humaine, la loi naturelle, le fond moral commun à toutes les
civilisations, considérations qui sont tout de même
supérieures à « la démocratie ».

Un exemple surtout pour ceux qui ont la mission et le pouvoir
de parler au nom de Dieu, selon sa
parole dans la Bible. Ils n’ont pas toujours le pouvoir, ils n’ont pas
spécialement la mission de convaincre, mais sûrement celle de dire
la vérité à temps et à contretemps.

D’autant mieux que
juridiquement la voie est libre pour tous. En effet la Cour de cassation n’a
pas accordé à Christian Vanneste le privilège d’une
liberté d’expression qu’il demandait en tant que
« parlementaire investi d’une parcelle de la souveraineté
nationale ». Son arrêt porte sur les propos eux-mêmes,
témérairement dénoncés par le Président
comme « inadmissibles et intolérables ». Ces
propos en eux-mêmes ne sont nullement coupables. Tout citoyen peut donc
en dire autant à l’encontre des réclamations et de la promotion
indues de l’homophilie.

JEAN MADIRAN

 

20.06.2008

La Justice Française encourage la discrimination positive !

 

Discrimination positive

2 500 euros de dommages et intérêts. Dans l’affaire qui oppose l’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) au patron de L’Oréal, Jean-Paul Agon, la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de Paris est bien entrée en voie de condamnation… mais pour « poursuite abusive ». Une association antiraciste qui ose défendre l’égalité des droits des Français et des étrangers, qui ose demander raison d’une politique d’embauche défavorable aux autochtones mérite d’être punie. Pour qu’elle ne recommence pas, surtout. Pour qu’elle se taise.

Jean-Paul Agon, piqué à vif par la condamnation d’une de ses filiales, les Laboratoires Garnier, pour « discrimination à l’embauche », avait déclaré au Monde le 13 juillet 2007 qu’à L’Oréal, lorsqu’on rencontre « un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche ». Mouloud plutôt que François…

Cette phrase vous choque-t-elle ? Il semble qu’elle ait choqué aussi l’Agence France-Presse, qui, rendant compte du jugement déboutant l’AGRIF de ses poursuites, a préféré carrément la passer sous silence. Sa dépêche ne retient que celle-ci : la réponse de Jean-Paul Agon à la question de savoir si L’Oréal faisait de la discrimination positive. « Oui, d’une certaine manière. Et nous l’assumons. »

Lors de l’audience (voir notre compte-rendu dans Présent du 17 mai dernier), aussi bien l’avocat de Jean-Paul Agon, Jean Veil (fils de Simone) que celui du Monde s’étaient montrés gênés aux entournures, évitant de revendiquer un « droit » à la discrimination positive, inquiets de se voir condamner pour ce qui révèle objectivement un appel à la différence de traitement entre plusieurs catégories de la population.

Les juges de la XVIIe n’ont point eu de ces prudences. Pour eux, Jean-Paul Agon avait fait plutôt preuve d’« une volonté de rétablir un équilibre qui se trouve compromis, en favorisant ceux qui sont ordinairement victimes de discriminations prohibées ».

En quelques mots, le tribunal a fracassé le principe de l’égalité devant la loi. C’est à ce prix seulement qu’on peut justifier la discrimination positive. A ce prix que l’on peut blanchir celui qui préfère Mouloud à François, tout en punissant toujours celui qui voudrait donner plus de chances à François qu’à Mouloud.

Le jugement n’a rien de politiquement étonnant : il s’inscrit dans le droit fil de la volonté présidentielle. Et, sur le plan juridique, dans une parfaite conformité avec un droit européen qui devient de plus en plus présent.

Le prix de la non-conformité de l’AGRIF à ce nouveau principe a donc été fixé à 2 500 euros. On n’a pas le droit de dénoncer une politique de « l’action positive », surtout lorsqu’elle est menée par une entreprise comme L’Oréal. Tabou !

(Mais ajoutons que L’Oréal craignait tout de même pour son image. A preuve, la présence d’une chargée de la communication du groupe au procès, venue distribuer à la presse qui n’était pas là des communiqués pour expliquer et minimiser la portée des propos de son patron… C’est que L’Oréal a aussi des clients et clientes d’origine française !)

L’AGRIF, cela va de soi, fait appel.

AGRIF, 70, boulevard Saint-Germain, 75005 Paris.

JEANNE SMITS

12.06.2008

Inquisition de la HALDE ...

 

 

La Halde traque la « discrimination à l’embauche »

Et les entreprises « coupables » sont outrées…

Comment, de la discrimination, chez moi ? Impossible ! Les chiffres sont faussés, vos méthodes ne valent rien !

Voilà, en gros, comment les entreprises « testées » par la Halde (Haute autorité de lutte contre la discrimination et pour l’égalité) au cours d’une opération d’envoi de faux CV, ont réagi – même si, au bout du compte, seuls Accor, le Crédit agricole et Mercuri Urval ont été en définitive épinglés. Leurs noms ont été jetés en pâture à la presse lors d’une présentation au siège de la Halde, mardi, en présence de Louis Schweitzer, président de cette autorité administrative.

Les contestations sont multiples, mais elles sont aussi révélatrices d’un état d’esprit on ne peut plus politiquement correct. Aucune entreprise n’a dénoncé le procédé en tant que tel, aucune n’a revendiqué de mener sa politique d’embauche comme elle l’entend, toutes celles qui ont réagi l’ont fait en protestant de la sincérité de leur politique contre la discrimination. Et même de façon houleuse, paraît-il, au siège de la Halde, lundi…

Il a été reproché à la Halde d’avoir confié l’opération de « testing » (pour un budget de 570 000 euros !) à une société d’études, Arirs, dirigée par le sociologue Jean-François Amadieu… qui se trouve être membre du comité consultatif de la Halde.

Les entreprises testées, qui ont pu s’expliquer avant la publication des résultats, ont relevé en outre l’envoi de candidatures improbables, comme celui d’un « diplômé HEC » discriminable à travers son origine inscrivant au titre de l’expérience professionnelle : « plongeur ». Ou des candidatures mal soignées, ne comportant pas de lettre de motivation par exemple. Sur les 5 620 faux CV envoyés, tous sur Internet en réponse à 1 327 offres parues sur ce même support, 929, soit près d’un sur cinq, ont dû être éliminés par les « testeurs » eux-mêmes, obligés de reconnaître leur manque de sérieux. 2 288 étaient des candidatures « de référence » (jeunes Blancs ?), 1 972 présentaient le parcours fictif de Maghrébins ou d’originaires d’Afrique noire, et seuls 431 CV « émanaient » de candidats âgés de 45 ans. 648 réponses positives ont été enregistrées sur les fausses boîtes courrielles ou les messageries des numéros de portable créés pour l’occasion. L’échantillon, on peut le dire, est petit.

Au total, sur les quinze employeurs sélectionnés parmi les entreprises du CAC 40 et les cinq « intermédiaires de l’emploi » testés, seul Accor (l’un des premiers signataires de la Charte de la diversité !) est dénoncé pour avoir discriminé selon l’origine africaine, mais conteste énergiquement. Pour l’ensemble des entreprises, les discriminables selon l’origine auraient 22,77% de chances en moins d’être convoqués à un entretien. Pour l’âge, seuls le Crédit agricole et Mercuri Urval ont été désignés ; sur l’ensemble des tests, la Halde retient que les candidats âgés ont 42,17% de chances en moins.

Si les résultats des tests dont douteux, en revanche leur portée est profonde, puisqu’elle fait peser un risque concret de traque et de dénonciation sur les entreprises qui savent avoir tout intérêt à privilégier les candidatures discriminables au détriment des autres. Fictives ou non.

Pendant que l’on réfléchit à l’égalité devant l’emploi de Mohammed et de Jean-Pierre, d’un « petit vieux » de 45 ans et d’un jeune frais émoulu de la merveilleuse Education nationale, il en est un pour qui « l’égalité » se mesure autrement. Louis Schweitzer, super-cumulard des jetons de présence, énarque et ancien conseiller de Fabius, patron de la Halde et du conseil de surveillance du Monde, président des conseils d’administration d’AstraZenecca et de Renault, administrateur d’AB Volvo, de BNP Paribas, EDF, l’Oréal,Véolia, membre du conseil de surveillance de Philips, n’a pas de problèmes d’argent. En 2006, il était le patron français le mieux payé, avec plus de 11 millions d’euros de revenus. De quoi s’identifier aux minorités de tout poil, bien sûr !

JEANNE SMITS