21.01.2009

La banqueroute nous guette .

Après la crise financière et la crise économique : demain la crise monétaire ?

Posté par alaindumait sur 16/01/2009

la Crise, quelle crise ?

la Crise, quelle crise ?

La seule façon « d’aider » les entreprises à passer le cap de la crise, ou « d’inciter » les ménages à consommer davantage, est de baisser les impôts et les taxes, ce qui redonne immédiatement du pouvoir d’achat aux uns et des marges de manœuvre aux autres. Alors que les aides « ciblées » sont par définition inégales et injustes.

Une telle baisse des prélèvements publics peut être d’autant plus importante que la situation financière de l’Etat considéré est solide, à savoir qu’il est le moins endetté possible. Au contraire, si un tel Etat aborde la crise avec une situation d’endettement à la limite de ses possibilités, il ne pourra pas faire grand chose, sauf à transformer ses déficits en gouffres. Et c’est exactement la situation où se trouve l’Etat français : il n’a pas voulu assainir son bilan depuis plus de trente ans (comme le réclament les Contribuables Associés depuis plus de quinze ans !… ) ; il a préféré accumuler les déficits sans autre raison que l’entretien d’une sphère publique hypertrophiée ; il s’est comporté comme la cigale de la fable ; et maintenant il ne peut plus faire ce qui serait devenu opportun de faire, à savoir du déficit public, par la baisse des impôts !

Le gouvernement – celui-ci comme ses prédécesseurs – s’étant, par imprévoyance, laxisme ou démagogie, privé de la disposition de cette arme anti-crise (la relance par la baisse des impôts), il ne lui reste que deux solutions : ne rien faire, ou en faire trop, par rapport à des marges de manœuvre insignifiantes, et prendre le risque de mettre en cause le crédit de la signature de l’Etat français.

Ne rien faire serait peut-être dans la nature de certains ministres, voire du Premier, et ce serait sagesse… Mais ce n’est pas exactement l’image que le président Sarkozy veut donner de lui. Il y a donc aujourd’hui un risque plus important encore que la crise financière et économique, c’est celui de la banqueroute de l’Etat français.

Déjà, à travers le monde, une vingtaine de pays se sont déclarés incapables de rembourser leurs dettes en faisant face à leurs échéances. Au sein de la zone euro elle-même, des pays comme la Grèce, l’Espagne et l’Italie ne trouvent à emprunter qu’en promettant une prime, qui donne à penser que la monnaie européenne n’est pas si solide que ça, et que les fantaisies budgétaires de certains Etats (dont la France), ajoutées aux déficits structurels des balances commerciales (comme celui de la France) pourraient avoir bientôt raison de cette construction artificielle et 100% technocratique qui s’appelle l’Euro.

 

09.01.2009

Les fossoyeurs de la France continuent de ruiner notre économie!

Oubliés les bons vœux pour l’an neuf. Car l’économie n’aura pas connu, cette année, de trêve des confiseurs. D’autant que tous les indices, toutes les enquêtes sont d’accord : la situation est grave, et risque de s’aggraver encore.

D’abord, parce que la zone euro est en récession depuis le troisième trimestre 2008 ; et que, selon la plupart des analystes, il y a tout lieu de penser que les chiffres – qu’on ne connaît pas encore – se soient détériorés nettement au quatrième trimestre. Au point que l’on s’attend à une contraction du PIB cette année. Ce qui signifie, bien sûr, que les fameux plans de relance qu’on nous annonce un peu partout coûteraient inévitablement plus cher.

Ensuite, et en conséquence, parce que la confiance n’est plus là. Ni chez les entrepreneurs ni chez les consommateurs. Sans parler du chômage, et de l’accumulation des plans sociaux. Le moral est à son plus bas niveau depuis 1985.

L’économie européenne affronte « le test le plus difficile de son histoire » et « on peut considérer que 2009 sera très difficile en termes de croissance », a clairement résumé jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia.

La situation ne se limite d’ailleurs pas à la zone euro, puisque Barack Obama déclarait jeudi, à quelques jours de son investiture : « Je ne crois pas qu’il soit trop tard pour changer de cap, mais cela le sera si nous ne prenons pas des mesures cruciales le plus vite possible. Si rien n’est fait, cette récession pourrait durer des années. »

Voilà qui est parler plus net que Nicolas Sarkozy. Le Président français déclarait en effet ce même jour, à l’occasion de la conférence internationale à Paris, « nouveau monde, nouveau capitalisme », qu’il était impensable de rester sur un immobilisme qui « conduirait le monde dans quelques années à la même situation que celle d’aujourd’hui ». Ce qui est évidemment un euphémisme…

Le message était explicitement adressé aux Etats-Unis, avec lesquels Sarkozy entend que l’Europe travaille. Si le prochain G20 ne voit pas Washington proposer une réitération de Bretton Woods en 1945. Car il n’y a plus, aujourd’hui, une seule monnaie ; « il n’y a plus une seule nation qui peut dire ce qu’il faut faire ou ce qu’il faut penser » ; et « nous n’accepterons pas le retour de la pensée unique ». Que les démocrates se rassurent, il ne s’agit ici que d’économie !

Mais à quoi tend cet appel à une refonte, cette moralisation, cette refondation du capitalisme – puisque l’anticapitalisme serait une impasse ? Mais c’est tout simple, et Tony Blair l’a excellemment résumé : la crise économique « comporte une leçon : aujourd’hui, pas même le plus puissant système national ne peut fonctionner sans une notion de gouvernance mondiale ».

Nous y voila ! Et le président Sarkozy comme le chancelier Merkel ont évidemment renchéri.

Parce que, aujourd’hui, souligne Angela Merkel – qui préfère cependant appliquer un plan de relance allemand –, il n’y a « aucune autre possibilité » de lutter contre la crise que « les montagnes de dettes que nous accumulons actuellement ». Mais après, il faudrait cesser d’emprunter aux pays émergents – eh oui ! actuellement nous empruntons à ceux qu’on appelait autrefois les pays pauvres.

Cela dit, Sarkozy estime que le retour à l’endettement « exprime la foi dans l’avenir ». Apparemment, il n’a jamais entendu parler de la fuite en avant.

Au passage, personne n’explique pourquoi ce qui, en cette matière, est interdit au simple citoyen, et qui n’est d’ailleurs pas sain pour son économie familiale, serait bon pour les Etats.

Il y a dix ans, on nous expliquait qu’en devenant une économie européenne, on pallierait les défauts de l’économie nationale. Aujourd’hui que la situation a empiré, on nous explique qu’il nous faut une gouvernance économique mondiale.

Pourquoi cela marcherait-il mieux ?

Peu importe ! le chemin est imposé. Le directeur de l’OMC Pascal Lamy qui, en marge de la conférence, déclarait que « globalement le commerce international va suivre la décroissance de l’économie mondiale », n’hésitait pas à ajouter : « Les règles de l’Organisation mondiale du commerce permettent d’éviter les réactions protectionnistes brutales. »

Autrement dit : on se précipite vers une chute économique, et on contraindra tous ceux qui voudraient y échapper à suivre le mouvement !

Jean-Marie Le Pen dénonçait, ce même jour, à l’occasion de ses vœux à la presse, ces « apprentis sorciers de l’économie ». « Auréolés d’une gloire factice, éblouis par des idées qu’ils croyaient modernes, ils ont détruit les nations, les Etats constitués (…), les services publics, tous livrés aux lois de la marchandisation universelle », dénonçait-il.

Et, après nous avoir montré ces abîmes financiers qu’ils ont contribué à construire, nos dirigeants s’étonnent que leurs concitoyens ne se précipitent pas pour y jeter leurs derniers sous…

OLIVIER FIGUERAS

20.11.2008

Sarkozy, l’illusionniste du fonds d’investissement ...


Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN


Le fonds souverain à la française annoncé à grands coups de trompe le 23 octobre, baptisé « fonds stratégique d’investissement » sera doté de 20 milliards d’euros « directement mis au service de l’économie réelle », déclare le président de la République.

Les citoyens se demandent sans doute où Nicolas Sarkozy peut trouver tout cet argent. Qu’ils se souviennent que M. Sarkozy est un écureuil qui tourne en rond dans sa cage.

En fait, il s’agit pour l’essentiel des participations que détient la Caisse des dépôts dans les grandes entreprises. Et le fonds est, naturellement, présidé par le directeur de la Caisse des dépôts.

Car la définition même de la Caisse des dépôts, comme je le soulignais le 23 octobre, est d’être le fonds souverain à la française. Et l’une de ses missions est précisément de répondre aux urgences de l’économie réelle.

De la grande annonce de M. Sarkozy il ne reste qu’un coup de pouce de l’Etat à la Caisse des dépôts, d’environ 3 milliards d’euros, financés par une nouvelle dette…

25.10.2008

Sarkozy dilapide notre argent

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« L’agonie de l’idéologie néolibérale », titre l’hebdomadaire Marianne. Faux : le fait déclencheur, la crise des subprimes, trouve son origine dans l’interventionnisme étatique.

 

C’est le gouvernement américain qui, afin de rendre accessible à tous la propriété individuelle, a accordé implicitement ses garanties à Freddie Mac et Fannie Mae pour refinancer les crédits hypothécaires aux nouvelles acquisitions, mis en place une législation pour punir les banques qui ne prêteraient pas aux pauvres et aux minorités, et mené par le biais de la Réserve fédérale une politique de l’argent facile.

« Cela ne pèsera pas sur le budget », dit l’Élysée à propos du plan de relance. Alors d’où proviennent ces milliards, « comme s’il en pleuvait », selon l’expression de Jacques Marseille ?
26 milliards d’euros pour le plan de relance annoncé, 20 milliards pour les PME, 6 pour l’immobilier, qui seraient « pêchés dans les poches de liquidités disponibles, apprend-t- on de l’Élysée, celles de la Caisse des dépôts en l’occurrence ».
À quoi s’ajoutent la prime de Noël exceptionnelle de 220 euros, les 5 milliards supplémentaires accordés à l’établissement public Oséo, les 3 à 4 milliards promis chaque année jusqu’en 2011 par la BEI aux prêts bancaires français, le coût de la création et du fonctionnement d’un nouvel établissement public, la Société de prises de participation de l’État (SPPE) chargé de gérer d’éventuelles capitalisations de l’État dans les banques françaises en difficulté…

«  La France ne trahira pas ses engagements européens  », dit François Fillon à propos du retour à l’équilibre des finances publiques en 2012. Mais le projet de loi de Finances est indéniablement caduc, du fait de prévisions de croissances désormais fausses, et de déficits publics loin d’être stabilisés, bien au contraire, au vu des dépenses engagées pour le plan de relance et les garanties accordées aux banques…

«  Pas un seul déposant ne doit perdre un seul euro  », a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a promis de sauvegarder les dépôts à hauteur de 70 000 euros.
Sauf que l’État serait bien incapable de tenir une telle promesse : le fonds de garantie s’élève à 1,8 milliards d’euros, alors que le montant total des sommes déposées sur les comptes courants et les placements à vue (livrets A, Bleu, Jeunes, d’épargne populaire, etc.) par les Français s’élève à plus de 1 600 milliards d'euros !

15.10.2008

Exigeons un référendum avant d'engager 360 milliards d'euros!

Communiqué de presse de Marine Le Pen

Contribuables Français, la « bringue spéculative» des banksters est presque terminée, vous devez maintenant payer la facture d’une dette hallucinante de 360 Milliards d’ €, pour commencer !
Cependant, rien n’est réglé dans le système bancaire et monétaire européen qui a failli. Bien au contraire le risque systémique subsiste et la crise monétaire est devant nous avec son cortège de chômeurs et de pauvres.
Après avoir encensé un système financier ULTRAlibéral dont ils ont bénéficié pour parvenir au pouvoir politique, Messieurs Sarkozy et Fillon se portent à son chevet.

Pire, les mensonges d’état continuent en nous affirmant cyniquement que « le pari raisonnable que nous faisons est qu’en apportant cette garantie, nous n’aurons pas à la faire jouer », « qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts », que « l’état pourra même gagner de l’argent » !!!
Cet endettement public massif implique, évidemment pour tous les économistes honnêtes, une dégradation du budget et donc de la qualité de signature de la France.
Si ce plan de sauvetage actuel est voté par les Députés et Sénateurs godillots, ils seront coupables de la précarisation de nos compatriotes. Dans ce cas, la ruine menacera le pays et le spectre de la tutelle du FMI planera sur l’hexagone.
Aussi, compte tenu de la gravité de la situation, le Front National demande au Parlement d’exiger la tenue d’un référendum en urgence pour interroger, démocratiquement, le peuple sur sa position. Une politique économique alternative existe, la nôtre.
La gestion de cette crise de solvabilité bancaire doit passer par une procédure de « mise en redressement judiciaire » des établissements financiers défaillants et détenteurs d’actifs toxiques où l’on triera le bon grain de l’ivraie en prononçant parfois la banqueroute, parfois un plan de survie par la nationalisation.
Ceci, par éthique vis-à-vis des citoyens-contribuables !

14.10.2008

Une confiance passagère revient ...

 

Après un mois de cavale, la confiance est brusquement revenue lundi. Mais à quel prix : 360 milliards d’euros ! C’est le montant du plan de secours aux banques adopté lundi lors d’un Conseil des ministres extraordinaire. Un plan qui est la traduction française de celui élaboré en commun par les quinze pays de la zone euro (voir hier dans Présent) pour essayer d’enrayer les effets désintégrateurs de la crise financière. 360 milliards auxquels, si l’on additionne les sommes engagées par les autres pays européens (notamment 480 milliards pour l’Allemagne et 367 milliards pour l’Angleterre), on atteint un total de 1 700 milliards. Encore faut-il, au niveau mondial, y ajouter les mille milliards de dollars, et même un peu plus, investis outre-Atlantique par les Etats-Unis et l’on frôle (ou dépasse) les 3 000 milliards de dollars. C’est le prix que coûte pour l’instant cette crise mondiale de la finance. La première grande crise de l‘économie globalisée… A noter que l’Irlande fut vilipendée dans la presse pour avoir la première garanti ses banques. Comme quoi, quand on a raison trop tôt, même de quelques jours, on se fait toujours cracher dessus.

D’où vient tout cet argent ? Pour l’instant il est fictif. Il se résume dans la signature des Etats. En spéculant sur le fait que cette garantie va faire revenir la confiance. Cette confiance dont vivent les banques. Nicolas Sarkozy a expliqué lundi devant la presse : « En offrant la garantie de l’Etat, nous pouvons espérer mettre un terme à la crise de confiance et ainsi ne pas avoir à faire supporter aux Français le coût exorbitant qu’aurait une défaillance de tout le système bancaire (…). Le pari raisonnable que nous faisons est qu’en apportant cette garantie, nous n’aurons pas à la faire jouer. »

Pour l’application concrète de ce « plan de secours », le gouvernement a créé une société chargée de refinancer les banques qui, depuis le début de la crise, rechignent à se prêter de l’argent entre elles, mais opposent également la même réticence aux ménages et aux entreprises, au risque d’accélérer toujours plus le ralentissement de l‘économie. Elles rechignent d’autant plus — certains banquiers le disent aujourd’hui, de façon « off » —, que les caisses de beaucoup d’entre elles sont vides et qu’elles raclent avec angoisse leurs fonds de tiroirs pour satisfaire les retraits de leurs clients.

« L’union sacrée » des gouvernements européens, qui se sont accordés non pas sur un financement commun mais sur une méthode commune, en se portants garant pour des sommes astronomiques citées ci-dessus, a provoqué lundi l’euphorie des milieux financiers. Après un bon mois de dégringolade et une semaine de véritable panique, les Bourses européennes ont brusquement retrouvé le moral et se sont requinquées.

Effets durables ou passagers ?

Lundi, en fin de journée, la confiance était enfin de retour. Une confiance dopée aux milliards d’euros. Toutefois, comme tous les effets de dopage, ceux-ci peuvent aussi disparaître très rapidement. Pour être aussitôt remplacés par la dépression. Les marchés ont salué lundi le retour de l’enfant prodigue par des cris de joie et des courbes en hausse. Mais cette confiance enfin revenue demeure versatile. La fugueuse peut, à tout moment, repartir aussi vite qu’elle est venue.

Que se passera-t-il si l’Etat perd son « pari raisonnable » ? Il lui faudra alors concrétiser sa garantie en espèces sonnantes et trébuchantes. Où trouvera-t-il l’argent ? En utilisant bien sûr les deux canaux dont il dispose. Premièrement, plonger la main dans la poche des contribuables. Deuxièmement, augmenter toujours davantage la dette de la France. Une dette dont les intérêts, gigantesques, pèsent déjà, depuis un quart de siècle, de façon de plus en plus lourde et handicapante, sur l‘économie française. Ce sera donc à chacun de nous de régler, d’une façon ou d’une autre, ce « coût exorbitant ». Pris en vrille dans le « trou d’air » du krach mondial, les dirigeants des pays européens cherchaient un parachute pour sauter de l’avion déboussolé et atterrir en douceur. Ils ont finalement trouvé et ouvert ce parachute doré à 1 700 milliards d’euros. Mais si celui-ci se déchire, plus dure encore sera la chute. Notre chute.

Parmi les causes de la crise, beaucoup d‘éditorialistes incriminent les « paradis fiscaux » où prospèrent en douce, selon certaines estimations, « au moins 10 000 milliards de dollars ». Oui, vous avez bien lu : quatre zéros après le 1… Dans un monde occidental où la fiscalité de certains pays ponctionne, par le biais d’impôts et de taxes diverses, jusqu’aux trois quarts des revenus, les paradis fiscaux ont longtemps joué un rôle de soupape, permettant à ces économies soviétisées de ne pas s’asphyxier. C’est du moins le constat que faisaient jusqu’ici les économistes libéraux. Mais il faut bien constater que ces dernières années, la mondialisation aidant, l’argent sale des mafias, du terrorisme international et des Etats voyous ont envahi ces paradis financiers. Une économie souterraine qui concurrence de plus en plus, et parfois déstabilise l‘économie réelle au détriment, comme dirait Nicolas Sarkozy, du capitalisme des entrepreneurs. Et ces dix mille milliards qui manquent aux trésors publics de différents pays, ce sont évidemment les contribuables, ceux qui paient leurs impôts jusqu’au dernier centime, d’y suppléer.

Quoi qu’il arrive, cette crise aura évidemment de fâcheuses conséquences politiques. Vitupérer ce système économique « qui ne partage rien quand il engrange des bénéfices et qui engloutit l’argent des contribuables quand les choses, par sa faute, tournent mal pour lui », n’est plus le seul fait de l’extrême gauche. On entend désormais ce genre de récrimination aussi bien chez les cols bleus que chez les cols blancs.

JEAN COCHET

13.10.2008

Crise financière: les contribuables en première ligne

Après un mois de crise, les quinze Etats de la zone euro, réunis en sommet à Paris (la réunionnite bat son plein) ont adopté dimanche un plan d’action dont l’essentiel se résume à une garantie de prêts interbancaires et « un recours possible à la recapitalisation des banques ». Avec toujours le même objectif insaisissable : rétablir la confiance sur des marchés déboussolés par ce qu’il faut bien appeler un krach mondial. A l’issue de ce sommet « extraordinaire » des quinze pays de l’eurogroupe « tenu dans le sillage des recommandations des grands argentiers mondiaux du G7 », le contenu du plan a été annoncé aux médias par Nicolas Sarkozy. Un Sarkozy qui, vu les circonstances, fait tantôt une déclaration en tant que chef de l’Etat français, tantôt en tant que président en exercice de l’Union européenne. Ce changement de casquettes à un rythme de plus en plus accéléré a quelque chose, malgré la gravité de la situation, d’un peu burlesque. Un rôle qui aurait convenu à feu Louis de Funès. Ou à l’un de ses épigones.

Compte tenu du blocage du marché interbancaire – par peur des faillites et de ce que peut receler leurs comptes cachés, les banques ne se prêtent plus entre elles –, les Etats membres de l’eurogroupe vont donc garantir les crédits entre établissements financiers pour une période temporaire, jusqu’au 31 décembre 2009. Faute de refinancement, les banques auraient gelé les crédits aux particuliers et aux entreprises, menaçant ainsi de paralyser l’ensemble du système économique. Une glaciation de la circulation de l’argent qu’il faut à tout prix éviter.

Angela Merkel a confirmé de son côté qu’elle allait présenter à son gouvernement un plan de soutien aux banques allemandes par lequel elle espère « envoyer un signal important aux marchés ». Ces marchés qui ne retrouvent plus la clef de contact… « Les pays européens et les Etats-Unis s’engagent solennellement à rendre impossible toute faillite bancaire. » Voilà qui devrait les aider à embrayer.

Un plan mis au point par le Premier ministre anglais Gordon Brown, après quoi ce dernier a convaincu le Président américain de l’adopter. La situation il est vrai est encore plus urgente pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui se trouvent pour ainsi dire dans l‘œil de ce cyclone financier. Et c’est Angela Merkel qui a défini l’application du plan de Gordon Borown pour les pays européens, refusant à juste titre « le plan européen de 300 milliards » que le gouvernement français voulait mettre sur la table. Les pays européens useront certes, pour juguler la crise, d’outils identiques – il n’en existe pas vraiment d’autres –, mais chacun les financera avec ses propres deniers. Dans le « plan européen » avancé par Christine Lagarde les nations les plus riches auraient renfloué à fonds perdus des pays en quasi-faillite pour cause d’impéritie et de mauvaise gestion.

Le seul inconvénient de ce plan, que tous les économistes jugent inévitable, c’est que ce sont les citoyens de base qui, une fois de plus, vont raquer. « Nous allons engager une masse considérable de dollars du contribuable », avait prévenu il y a quinze jours George W. Bush. Mille milliards de dollars et peut-être plus, rien que pour les Etats-Unis. En Europe, nos dirigeants politiques n’usent pas de la même franchise abrupte. Les chiffres sont pourtant tout aussi effrayants de ce côté-ci de l’Atlantique. Et ce sont ceux qui sont le plus éloignés des jeux financiers et spéculatifs, dont ils ignorent tout du fonctionnement, qui aujourd’hui régleront ces additions astronomiques et qui demain en subiront les conséquences douloureuses : chômage accru et pour certains perte de leur emploi, baisse du pouvoir d’achat pour les ménages, salaires en stagnation continue et impôts en forte hausse. Certains économistes estiment que la crise des subprimes toucherait les banques françaises à hauteur de vingt milliards d’euros. « Et peut-être un peu plus… » Les dirigeants nous assuraient il y a peu, la main sur le cœur, qu’ils n’avaient pas utilisé ce genre de produits aventureux. On n’en est plus à quelques milliards près. Quand on sème ainsi à tout vent on ne compte pas.

Jean Marie Le Pen : un carnage économique

La France, nous serinaient encore la semaine dernière nos responsables politiques, « sera moins touchée que les pays anglo-saxons ». Ils n’osent plus l’affirmer aujourd’hui. Le rejet par les banques des dossiers de crédit atteint déjà en France un peu plus de 50%. A peine moins qu’aux Etats-Unis… Certes, il est admis que les banquiers comme les hommes politiques sont des menteurs professionnels. Au moins devraient-ils apprendre à nous mentir avec un peu plus de vraisemblance et de cohérence !

Une incohérence qu‘à propos du président de la République Ségolène Royal, qui s’y connaît en matière de contradictions et d’illogisme, dénonçait dimanche soir au micro d’Europe 1 : « J’ai entendu le chef de l’Etat tenir un discours très à gauche. Lui qui hier vilipendait l’Etat, aujourd’hui revendique l’Etat. Lui qui hier, dans la campagne présidentielle, se disait favorable aux prêts hypothécaires et estimait que les ménages français étaient sous-endettés. » Les libéraux ont tendance en effet, ces jours-ci, à brûler ce qu’ils avaient adoré. Royal aussi d’ailleurs gauchit son discours à l’extrême.

« Je suis le seul à avoir annoncé la catastrophe », se targuait Jean-Marie Le Pen dans Le Figaro de lundi. Pour le président du Front national, cette crise financière « n’est qu’un révélateur de failles dont l’origine remonte à près d’un quart de siècle. (…) Elle est le résultat de tous ces errements, de l’asservissement insupportable des élites politiques aux puissances économiques ; et elle entraîne maintenant le paiement de ces erreurs dramatiques par tous les citoyens (…) ; en particulier par les classes moyennes et les plus pauvres (…). Face au carnage économique en cours, il est nécessaire de rétablir l’Etat national, sa souveraineté, sa capacité de décider lui-même (…) et rétablir nos frontières de façon à être maîtres chez nous, de prendre les mesures de salut public indispensables pour assurer le sauvetage de l‘économie française. »

Question subsidiaire qu’induit ce krach mondial : l’Europe de Bruxelles est-elle soluble dans la crise ? Une réponse affirmative nous consolerait en partie de nos malheurs présents et à venir.

JEAN COCHET

Les causes de la crise

 

 

Suite au texte d’André Dufour, «Vers la fin de l’Occident», Martin Birnbaum aborde la destruction éthique et ethnique de notre pays sous un angle économique.

 

Pendant le temps nécessaire à la lecture de ce texte, la dette publique de la France augmentera de 1.900 € par seconde : elle était de 1.150 milliards € fin 2006, ce qui fit dire à François Fillon «Je suis à la tête d'un Etat en situation de faillite sur le plan financier … /… C'est une situation qui n'est plus supportable». Nous étions nombreux à croire qu’une fois le constat fait, on allait enfin, conduire le pays vers l’assainissement économique dont il avait besoin. Les déclarations passent comme passent les roses… et la dette publique est aujourd’hui de 1.260 milliards €. En moins de 18 mois la France a augmenté sa dette d’encore 100 milliards €, ridiculisant les propos de Monsieur Fillon et montrant qu’en réalité, le pays ne se trouve pas sur la voie de son assainissement économique, au contraire. De plus, on laisse de côté la dette «hors bilan» (selon les normes internationales) constituée par les engagements de l’Etat au titre des retraites des fonctionnaires, ce qui ajoute environ 900 milliards €, soit un total de plus de 2.150 milliards €.

 

Deux grandes explications sont avancées pour justifier cette situation: l’absence de croissance et le différé dans le temps des effets des réformes entreprises.

Pourtant, il suffit de regarder deux graphiques (évolution de la dette publique et taux de croissance) pour comprendre qu’en France, il n’y a aucune relation entre les deux.

 

25 années de 1981 à 2006 (source OCDE)

On observe que sur les 25 dernières années (à partir de l’élection de François Mitterrand et nonobstant la couleur de la coalition au pouvoir ensuite) la croissance moyenne du PIB de la France a été d’environ 2%. Les hauts et les bas n’ont eu aucune influence sur l’évolution de la dette qui est passée de 20 % du PIB en 1981 à 64 % du PIB en 2006. Les années de forte croissance (1990 ou 2000-2002) ont seulement ralenti, un peu, le rythme d’augmentation, sans plus.

 

Sur ce, voilà la crise. Par delà les critiques (plus ou moins fondées) émises à l’adresse du système financier américain (dont l’essentiel a été repris par le monde entier), voilà la France en première ligne pour défendre le capitalisme «à visage humain» qui ne serait pas celui responsable de nos malheurs.

Qu’une Ségolène propose le changement du système (?!), soit ! Que des journalistes ignares mettent en exergue l’avantage fantastique de notre système de retraite par répartition (non soumis aux aléas de la bourse) sans observer que le système porte en lui les causes de son explosion future et nous fait vivre à crédit (contribuant à la dette faramineuse du pays), soit encore ! Que d’autres se gaussent de «l’explosion en 2008 du système capitaliste comme en 1998 l’implosion du système socialiste», quoi de plus normal dans une France où la vulgate de gauche est prédominante. Mais que nos gouvernants, chantres de l’économie libérale pendant la dernière campagne présidentielle, parlent en utilisant un discours de «gauche»… on aura tout vu !

 

La crise, réelle, bien entendu, a bon dos quand il s’agit de notre pays. Sans nier ses conséquences probables sur l’activité économique ou sur l’emploi, il faut tordre le cou à la vulgate dominante selon laquelle si nous n’arrivons pas à mettre de l’ordre dans les affaires du pays «c’est la faute à la croissance». Les causes de la destruction de notre pays, qui est en marche, sont structurelles et tiennent au système sociopolitique que les élites de gauche et de droite ont mis en place et défendent bec et ongles. Ce qui veut dire en clair que sans des changements structurels, rien ne sera possible. Mais ce n’est pas ce qui pourrait arrêter nos gouvernants, devenus la risée de l’Europe, d’être pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour. En clair, montrer que le roi est nu mais, puisqu’il est roi … accepter qu’il donne des leçons de conduite au monde entier.

 

Ce qui détruit notre pays c’est l’obésité de l’état, l’immigration subie et l’exacerbation de l’Etat Providence.

L’obésité de l’état ? «Faut-il rappeler que la France compte 83 enseignants dans le secondaire pour 1 000 habitants, là où l’Allemagne en compte 66 et le Royaume-Uni 60 ? 2,2 agents des impôts sur 1 000 habitants là où le Royaume-Uni en compte 1,3, la Suède et le Canada 1,2 ? Faut-il rappeler que la France dispose de 1 987 fonctionnaires pour soutenir les exportations alors que l’Allemagne, qui pèse le double de la France en pourcentage du commerce mondial, en compte 1 046, presque un sur deux en moins ?» (source Le Point).

En 2007, la France (statistiques de la Commission européenne) a détenu le record des dépenses publiques en proportion du produit intérieur brut, non seulement au sein de la zone euro mais au sein de l'Union européenne à vingt-sept. Quand la France dépense pour l’état 100, l’Allemagne dépense 83 (comme le Royaume-Uni), l'Espagne 74 et le «meilleur de la classe» l’Estonie 64 (source Eurostat). Actuellement nous «battons» les Suédois, les Finlandais et les Danois qui en 2000 étaient tous devant nous, mais qui ont fait de très grands efforts pour faire maigrir leur Etat. Notre pays est le premier en Europe pour les dépenses de l’Etat, et «c’est les enfants des élèves qui payent les salaires des enseignants». (J. Attali).

 

Le remède ? Le discours de Toulon de notre président qui, la main sur le cœur, annonce que l’année prochaine on ne remplacera qu’un fonctionnaire (partant à la retraite) sur deux faisant ainsi l’économie de 30.000 postes. Voire. La même chose nous avait été promise pour 2008, mais l’année ne verra que 5.000 postes non remplacés par rapport aux 70.000 fonctionnaires partis à la retraite ! Et si quelqu’un veut faire un calcul simple, un fonctionnaire moyen coûtant 40.000 €/an, on fera une économie de 1,2 milliards € : Comparée avec le déficit annuel prévu de 59 milliards € et avec la dette de l’état de 1.250 milliards €….

 

Le coût de l’immigration ? Deux rapports d’experts «Essai d’évaluation pour la France des coûts de l’immigration» (Prof. J. Bichot, Lyon III-Jean Moulin) et «Le coût réel de l’immigration en France» (J-P Gourévitch, expert international) l’évaluent à 36 milliards € par an. Autant dire que ceux qui nous assènent comme parole d’Evangile «l’immigration est une chance pour notre pays» devraient peut-être consulter les statistiques pour vérifier si ce qu’ils disent correspond à la réalité. Non, ce qu’ils disent ne correspond pas à la réalité. Par ailleurs, la croissance beaucoup plus rapide de la catégorie des moins de 18 ans dans cette population (elle compte aujourd’hui 15 % de la population métropolitaine correspondante, soit 45 % de plus que leur poids dans la population totale du pays) ne fait et ne fera qu’accentuer les écarts, avec comme conséquence une augmentation continue du coût de l’immigration d’origine non européenne. De plus, tandis que le taux de chômage des immigrés européens est comparable à celui de la population autochtone (7,5%), celui des immigrés des pays tiers est de 21,5 %. Cette population ne contribue qu’à hauteur de 4 % des revenus de la France car leur revenu initial individuel se limite à 5 800 € contre 14 400 € de moyenne nationale. En revanche, ils perçoivent 22 % des prestations sociales.

 

Bien que politiquement incorrect, il faut avoir le courage de dire que 3/4 du déficit chronique des finances publiques de la France est induit par les immigrés d’origine non européenne. Naturellement, les bien pensants rendent la société française responsable de la non intégration de cette population et, tout aussi naturellement, expliquent qu’il faut dépenser de plus en plus d’argent (plans ville, associations, lieux de culte, etc.) pour alléger ce poids. On oublie que lorsqu’on se trouve dans un trou il est vain de creuser pour en sortir…

 

Et l’Etat Providence ? Résultat de la transformation de la social-démocratie allemande, de sa rupture avec Marx et de son adhésion à l’économie de marché (Bad-Godesberg, 1959) l’Etat Providence s’installe pratiquement dans tous les pays de l’Union Européenne. Et peu importe la couleur des coalitions au pouvoir, à l’exception de l’Angleterre. Partout, le «plus jamais de guerres» d’après 1945 se traduit au plan économique et social par «plus de guerres de classe» et l’apaisement du conflit fondamental du capitalisme tel qu’évoqué par Marx, «caractère collectif de la force de travail, possession ou appropriation individuelle des moyens de production». Systèmes de retraite par répartition, réduction de la durée du travail (annuelle et totale avant la retraite), assurances maladie obligatoires à double financement, éducation gratuite, indemnisation (généreuse) du chômage, développement de l’état et de ses fonctions etc. ont tous été mis en place pendant les «trente glorieuses» (pour certains dans les années 50-80 pour d’autres 60-90).

 

La France, qui n’a pas vraiment assimilé l’économie de marché, a vécu sans soucis pendant les trente dernières années comme si ses dépenses inconsidérées allaient pouvoir se maintenir éternellement. Elle a accueilli des masses d’immigrés sans ressources et sans capacités prouvées de pouvoir trouver un travail, créé essentiellement pour eux la CMU (couverture maladie universelle), nouvel attrait pour ceux qui veulent vivre en France. Pour les autochtones, elle a réduit la durée du travail au-delà de tout ce que l’on pouvait imaginer (sauf par ceux qui n’ont jamais travaillé dans une activité marchande pour se rendre compte que l’on ne partage pas le travail…). Elle a mis en place des modalités de départ à la retraite, pour certains à partir de 50 ans, pour d’autres, encore aujourd’hui, à partir de 55 ans…), inventé de nouveaux mécanismes pour financer ses dépenses afférentes: CSG, RDS et dernièrement la taxe pour le financement du RSA. Bref, pendant que ses partenaires européens commençaient à se serrer la ceinture, à rogner sur les largesses de l’Etat providence et à trouver des moyens pour relancer leur croissance économique et la réduction de leurs dettes, la France, insouciante, continuait sur sa lancée.

 

 Pour comprendre l’absurdité actuelle du système de retraite par répartition il suffit de donner deux exemples : au début des années 60 il y avait quatre personnes au travail pour une à la retraite, aujourd’hui il y a 1,8 personnes pour un retraité. Qui peut croire que les «mesures» prises (rallongement partiel du nombre d’années de travail ou les changements à la SNCF) sont autre chose que des cataplasmes sur une jambe de bois ?

 

Pendant 25 ans, d’alternance socialiste en pouvoir de droite, avec une constance permise uniquement par l’incapacité de ses partenaires européens de lui faire entendre raison, la France n’a en rien modifié les fondements de son Etat qui, individualisme exacerbé oblige, a démissionné devant les oppositions catégorielles aussi multiples que ses propres incapacités. Mais, comme la France est la France, c’est elle qui a imposé Maastricht et les deux critères principaux pour maintenir l’euro : un déficit annuel inférieur à 3% du PIB et une dette totale inférieure à 60 % du PIB. Les années ont passé et les promesses de la France de respecter les critères mentionnés, aussi. On a promis aux partenaires européens de tout faire pour 2006 et ensuite pour 2008 et ensuite pour 2010 et ensuite, croix de bois croix de fer… pour 2012. Et le principal conseiller du prince, Henri Guaino, vient de déclarer «les critères de Maastricht ne sont pas de mise par temps de crise». La France n’a que la Grèce derrière elle pour l’ampleur de son déficit !

 

Et voilà la crise. Elle fait peur mais notre président monte sur ses talonnettes (pour ne pas dire sur ses ergots…) pour rassurer le bas peuple : Il s’engage à garantir tous les dépôts bancaires des personnes physiques. Quelle tartufferie… Quand on sait que lesdits dépôts représentent quelques 1.800 milliards €, on reste pantois devant l’engagement de Nicolas Sarkozy de les garantir alors que la dette française est de 1.250 milliards €…

 

La crise fait peur ? Pourquoi ne dit-on pas qu’il s’agit en réalité d’une «purge» ? Depuis des années une partie du monde (la France y compris) vit au-dessus de ses moyens. La crise des «sub-primes» aux Etats Unis n’est que la conséquence du souhait de gens aux moyens limités d’obtenir des conditions d’habitation au-delà de leurs possibilités matérielles. Et qui a encouragé ce souhait «humain» ? Demandez-le à Monsieur Clinton qui pendant huit ans, a promu, encouragé et facilité la vie de Fanny Mae… Lui aussi voulait donner «tout, tout de suite, à tout le monde».

 

Pourquoi ne dit-on pas que cette crise financière trouve une partie de ses origines dans le transfert de trillions de dollars du monde occidental vers les sables du Proche et Moyen-Orient ou vers les steppes de la Sibérie dont on extrait le pétrole et le gaz avec lesquels la Russie, pays où on ne fabrique plus rien (ou alors des armes…) mais qui affiche des taux de croissance de 5 à 10% l’an et où les profits sont, pour l’essentiel, contrôlés (partagés ?) par l’entourage de Monsieur Poutine, tient prisonnière l’Europe entière.

 

Pourquoi ne dit-on pas que l’incapacité d’un pays comme la France d’arrêter de vivre à crédit conduit à dégrader la qualité de sa dette, ce qui, par des effets pervers, entraîne l’augmentation du loyer de l’argent ou la contraction des liquidités internationales ?

La crise financière passera, certes, comme toute purge le fait. L’organisme qui lui a été soumis maigrira… Mais tant que notre système économique, politique et social ne changera pas, tout ce que nos gouvernants nous disent ne sera que des paroles en l’air. Malheureusement, le pays s’affaiblira et sa conquête «par les ventres» des femmes de ceux qui nous guettent ou par l’invasion organisée, ne sera que plus facile. André Dufour a raison.

Vous avez mis 10 minutes pour lire ce texte ? Crise ou pas crise, la dette de la France a augmenté de 1.140.000 € ! ...

 

 

 

03.09.2008

L'euro et l'Europe nous appauvrissent de jour en jour

Selon une enquête de l'Institut national de la consommation (INC) publiée dans le numéro du 28 août du magazine 60 millions de consommateurs, le pouvoir d'achat moyen des ménages français a reculé de 0,4% entre juin 2007 et juin 2008.
Pendant cette période de 12 mois, le revenu mensuel disponible moyen par ménage a augmenté de 99 euros, passant de 3.093 euros à 3.192 euros mais l'inflation a absorbé 113 euros chaque mois, obligeant ainsi les ménages à réduire en moyenne leur train de vie de 14 euros par mois et laissant peu de marge aux dépenses non obligatoires, comme les loisirs par exemple.

En comparant l'équivalent d'une journée de salaire en 2000 et en 2008, l'INC relève en outre que le salarié français peut s'offrir moins (alimentation, logement, carburant) qu'il y a huit ans, en raison de l'inflation. Si le salarié pouvait acheter 49 litres de diesel avec une journée de salaire en 2000, cette année, il devra se contenter de 38 litres. Il achètera aussi moins d'oranges (-14%), de pommes de terre (-14%), de bifteck (-13%), de salades (-11%), de pain (-11%) et de beurre (-7%).

"l’économie de connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde"

Les ménages français sont ainsi contraints à faire des choix dans les dépenses incompressibles (alimentation, logement, santé) pour répondre à la baisse de leur pouvoir d'achat. Ces arbitrages se font principalement dans l'alimentation et c'est pourquoi les marques de distributeurs et les produits dits "premiers prix" (meilleur marché mais de moins bonne qualité que les grandes marques, selon des nutritionnistes) ont le vent en poupe. Or ces produits ont connu les plus fortes hausses ces derniers mois, selon plusieurs études. Du coup, les ménages au bas de l'échelle sont le plus pénalisés.

Selon l’INC, le pouvoir d'achat des Français devrait continuer à reculer au cours des prochains mois et la perte devrait s’établir à - 0,8% pour l’ensemble de l’année 2008.

CONCLUSION : LA FORMIDABLE ELOQUENCE DES FAITS

Mois après mois, les faits s’imposent et réduisent à néant les trucages statistiques des organismes officiels et la désinformation gouvernementale. La vérité est belle et bien celle que ressentent nos compatriotes : leur pouvoir d’achat ne fait que se dégrader depuis plusieurs mois et, pour de nombreux achats courants, leur pouvoir d’achat est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était il y a huit ans, c'est-à-dire avant l’introduction de l’euro. Et cette perte de pouvoir d’achat est particulièrement sensible chez les ménages les plus modestes, ce qui confirme les études qui soulignent l’écart grandissant de l’éventail des revenus.

Nietzsche parlait des " faits et de leur formidable éloquence ". Les faits apportent maintenant la preuve que toutes les promesses assénées aux Français avant et depuis le traité de Maastricht de 1992 n’étaient que de formidables mensonges. L’euro et la construction européenne, et la mondialisation ultra-libérale qui en est le complément naturel, nous appauvrissent collectivement et cet appauvrissement va aller en s’aggravant.

Il n'y a qu'une seule solution pour sortir de cette nasse : que la France quitte l’euro et l’Union européenne !

17.08.2008

La récession est là quoiqu'en dise le gouvernement ...

 

Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN :

Le PIB a été en recul au deuxième trimestre, et les économistes, qui ne croient pas aux bonnes paroles de Mme Lagarde, mais voient les chiffres et les tendances, s’attendent à une véritable récession au cours des prochains mois.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, le PIB de la zone euro a été également en recul, pour la première fois de son histoire. Ce qui n’est pas une consolation, mais une preuve que la zone euro est une mauvaise invention.

« Ensemble, tout devient possible », disait le slogan de M. Sarkozy.

En effet, même la récession.

Ce n’est sans doute pas dans ce sens-là que l’imaginaient ses électeurs…

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