24.10.2009

Ce que cache la réforme électorale de L'UMP

 

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12.10.2009

Jean-Paul FELIX tête de liste aux prochaines élections régionales

 

Régionales au FN : "Les gens croient toujours en nos idées"

 

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                                                                   Jean-Paul Félix (Archive Le Mensuel de Rennes).

 

 

Jean-Paul Felix, secrétaire départemental du parti dans le Morbihan, a été élu tête de liste du Front national pour les régionales 2010. Ce week-end, il se déplaçait dans la campagne rennaise pour lancer officiellement la course.

Le Mensuel : C'est officiel, le Front national se lance dans la course aux régionales. Ce week-end, vous avez lancé votre campagne. De quoi avez-vous parlé ?

Jean-Paul Felix : J’ai été investi par le parti comme tête de liste pour remplacer Brigitte Neveux, partie dans les Pays-de-la-Loire. Nous avons aussi décidé de nos chefs de file départementaux. Les listes départementales ne sont pas encore complètes. Nous avons cependant défini nos thèmes de campagne. Le Front national défendra dix priorités. De la création de richesses à l’environnement, du développement de l’économie rurale au dynamisme sportif et culturel…

Sur votre site internet, vous défendez aussi d’autres thèmes. « Non à l’islamisation », « Créteil Bébel vs foot gay, cocktail de cultures importées »… Le Front national a-t-il changé sa ligne de conduite ?


Nos thèmes nationaux restent toujours les mêmes : insécurité-chômage-immigration. C’est presque notre marque de fabrique. Les gens le savent. Nul besoin de le répéter. Maintenant, nous adaptons notre discours à l’élection régionale.

 

La Bretagne n’est pas franchement une terre fertile pour Front national…


Nous y travaillons depuis des années. Ici, il est difficile de faire passer nos idées. Pourtant, nous sommes arrivés à faire des scores très importants. Lors des dernières régionales, nous avions dépassé la barre des 10% dans le Morbihan et dans certaines villes des Côtes d’Armor. Au final, nous avions dépassé 8%. A l’époque, le MNR s’était présenté de son côté et avait grappillé 2% des voix. Sans eux, nous aurions eu sept ou huit élus au conseil régional en 2004.

2004 n’est pas 2010. Depuis, le FN a perdu du poids. Est-ce que vous pouvez toujours prétendre à de tels scores ?

Certains disent que nous sommes en perte de vitesse. C’est faux. Les gens croient toujours en nos idées. Après les réunions de famille, la messe ou les meetings, les gens viennent me voir. Ils me disent : "C’est bien ce que vous faites. La dernière fois, j’ai voté Sarko. A la prochaine élection, mon vote sera pour vous".

Lors des municipales à Rennes, le Front national avait présenté une liste avant de se retirer dans la dernière ligne droite… Cette fois-ci, irez-vous au bout ?


Evidemment. Les élections municipales et régionales sont deux choses complètement différentes. Incontestablement, les gens ne nous ont pas oubliés. Dans une ville comme Rennes, être candidat FN n’est pas facile à porter. Dans ces grandes villes, nous avons parfois du mal à trouver le nombre de personnes requis pour monter une liste. Il n’y aura pas ce problème pour les régionales.

Certains de vos militants disent que le parti délaisse la Bretagne, faute d’être une terre très réceptive à vos idées. Est-ce aussi votre sentiment ?


C’est faux. Nous sommes mieux traités que les autres. D’ailleurs, Marine ou Jean-Marie Le Pen devraient se déplacer après les fêtes pour venir nous soutenir.

 

Benjamin Keltz