15.10.2009
Le naufrage de l'Enseignement
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN :
Nicolas SARKOZY a annoncé aujourd’hui, comme dans chacun de ses discours, une « nouvelle révolution ». Cette fois, c’est dans le système d’orientation du lycée.
Cette deuxième annonce de la réforme du lycée, après l’échec de la première, parle de « plates-formes d’orientation multimédia », d’ « enseignement transversal des arts », d’une « plate-forme internet de vidéos en ligne », etc.
Toutes ces billevesées, issues de l’imagination du directeur de Sciences Po M. DESCOINGS, sont un rideau de fumée pour ne pas parler du naufrage de l’enseignement.
Et quand par hasard M. SARKOZY évoque l’enseignement, c’est pour annoncer un développement « systématique » de « l’enseignement en langues étrangères de certaines disciplines fondamentales », dont les sciences et l’histoire.
Au lieu de restaurer l’enseignement, il programme un nouvel attentat contre la langue française.
19:26 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enseignement français
03.07.2009
Les perles du baccalauréat ...
Ci-après quelques "perles'' relevées dans des copies de candidats au bac, dans la région parisienne. Cuvée 1998 ; cette année-là, un des sujets d'examen était : « la Bretagne ».
On pourrait croire qu'il s'agit d'une évaluation de la fin du CM2 ( et encore ! ); mais non, il s'agit bien du baccalauréat!
La population bretonne ne se compose que de quelques fermiers.
Dans ce pays, les sabots sont de rigueur.
La population de Bretagne diminue parce que tous les pêcheurs meurent en mer.
Les problèmes bretons ne sont pas seulement du domaine de la fatalité mais aussi de l'imbécillité des gens qui sillonnent la mer.
Physiquement, la Bretagne est rattachée à la France par un lien très fragile.
La situation figée de la Bretagne s'explique par son passé celtique.
La Bretagne se distingue du reste de la France par sa position au bord de la mer.
La Bretagne forme un bras qui donne dans la Manche.
Les côtes bretonnes sont situées au niveau de la mer.
Les grands ports bretons sont le Pas-de-Calais qui nous permet d'aller en Angleterre, le Finisterre, Le Havre. Seule la Somme est navigable.
Les deux régions de la Bretagne sont la Champagne humide et la Champagne pouilleuse. La Champagne humide est un pays d'étangs et de marées.
La Bretagne est une région pêchière par excellence.
La pêche bretonne n'est plus au stade artisanal comme chez nous en France.
Les bateaux sont équipés de surgénérateurs pour la conservation.
Les Bretons se reposent six mois de l'année.
En se promenant, on peut voir les fameuses femmes bretonnes avec leur chapeau en dentelle et des calvaires qui prouvent que nous sommes dans une région moyenâgeuse et calcaire.
La Bretagne a une structure très originale, de nature physique due aux humains qui la peuplent.
La Bretagne, selon les anciens, se serait détachée de l'Amérique il y a plusieurs millions d'années.
Comme en France, il y a en Bretagne quatre saisons : l'été, l'automne, l'hiver et le printemps.
Les cours d'eau se dirigent vers la mer.
Son climat connaît des précipitations telles que la pluie.
L'érosion a créé des curiosités telles que menhirs et dolmens.
Les montagnes ont été usées par les invasions des Maures.
Il y a d'importantes usines d'extraction de granit dont on fait l'aluminium.
Le massif hercynien a été saboté par l'érosion.
La Bretagne est de forme triangulaire, par conséquent peu élevée.
La Bretagne possède des gisements de plutonium.
Seule l'iode des algues est extrait du sous-sol de la région.
La Bretagne est un pays d'élevage ; bovins, oursins.
La production agricole la plus rentable est la pêche.
La principale industrie alimentaire est la crêpe.
Les vaches, à cause de la proximité de la mer, donnent du lait salé dont on fait le délicieux beurre breton de pré-salé.
Les prés abondent de vaches.
Les vaches bretonnes produisent du lait.
Les vieilles femmes pratiquent la fabrication du beurre.
La Bretagne est aussi une région de poissons fumés.
Le climat chaud permet la culture de la vigne, la Bretagne est en effet célèbre pour le cidre.
La Bretagne peut s'enorgueillir de son cidre issu de la transformation de la pomme de terre.
La viticulture prend une place considérable en Bretagne.
Le bocage breton est formé de haies de cyprès qui protègent les cultures du mistral.
La population bretonne n'est actuellement plus rénovée.
La Bretagne vote traditionnellement à droite car elle est tournée vers la mer.
La Bretagne, qui était délaissée a été remise à la mode par les aventures d'Astérix.
Les côtes bretonnes sont le lieu où sont cachés les trésors des pirates et les Bretons qui sont cupides et avides se battent pour ces trésors.
Exploit unique au monde, la Bretagne, qui n'a pas de pétrole a réussi à faire tourner des usines électriques à l'eau de mer en particulier celle de la Rance.
PS: onze ans après ,en 2009 cela n'a pas dû s'améliorer !
19:09 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peles du bac, enseignement, éducation nationale
06.04.2009
Le pourrissement de l'université
Il y a vraiment de quoi être souverainement agacé, voir excédé par la crispation de l’autoproclamée élite intellectuelle de la France, les "enseignants-trouveurs" sur leurs « zacquis » inoxydables, dont la défense est un sport hexagonal immuable. Trouveurs ? Affirmatif, car dans les sciences sociales (le Droit, notamment), sauf à « inventer » (dans l’acception primaire) des idées (plus ou moins bonnes, d’ailleurs), il n’y a rien à chercher, à proprement parler, sauf à savoir comment couper un peu plus menu les cheveux de nos contemporains.
L’évaluation des enseignants à l’université, est ce que la démocratie est à notre régime républicain si bien portant : un privilège d’oligarques. L’endogamie est même la caractéristique principale du système universitaire français. On s’y recrute entre-soi et, de préférence, avec un piston qui aurait fait rougir de honte le pauvre d’Artagnan muni de la lettre de recommandation de son père pour le capitaine des mousquetaires. La commission nationale des universités (CNU), organe central composé d’enseignants et divisé en sections par disciplines, reste encore acceptable, mais les comités (ex-commissions) de spécialistes locales de recrutement sont une tartufferie. Dénommer « concours » ce mode d’embauche des futurs enseignants-trouveurs relève de la plus pure imposture, quand on sait qu’à l’instar des anciennes féodalités (l’honneur chevalier et la parole donnée en moins), il est tacitement mais obligatoirement demandé aux candidats d’avoir prêté préalablement allégeance aux mandarins du coin. Quant à l’évaluation, elle cesse dès que le recrutement est acquis, sauf à ce que le nouvel enseignant décide de passer l’agrégation, laquelle, là encore, n’a de concours que le nom.
Ces chers fonctionnaires de l’enseignement supérieur prennent, qui plus est, leurs étudiants en otage, notamment en refusant de communiquer les copies et notes d’examen du premier semestre à l’administration, aux fins d’enregistrements et donc de validation définitive des épreuves. Sans compter certains cours à peine commencés ou considérablement retardés, alors que se profilent les vacances de printemps, avant la dernière ligne droite pour les examens finaux du second semestre.
Tous les enseignants sont loin de faire de la « trouverie » et quand leur ministre de tutelle leur dit qu’ils compenseront cette carence par plus d’heures d’enseignements, éventuellement pour dégager du temps aux vrais trouveurs, c’est la ruée dans les brancards. Ce spectacle suscite l’écœurement tant il est profondément révoltant. Ce faisant, beaucoup tombent ainsi le masque. Certains sont là pour accomplir leur service minimum de 192 heures à l’année et non par vocation, comme on pourrait le croire.
Bref, l’université, si âprement concurrencée par les grandes écoles à fric, est en train de pourrir, de l’extérieur, par la présence d’étudiants à l’inculture abyssale et de l’intérieur, parce qu’une poignée de pseudo-trouveurs n’a plus aucune fierté de sa mission de transmission du savoir.
L’université, un lieu de consommation comme un autre ?
Emile Beaufort
Docteur en Droit public
20:41 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enseignant chercheur, université
13.01.2009
Les "vraies écoles catholiques" ne doivent pas être sous tutelle de l'EN
Dans le dernier Monde et Vie consacré à « l‘école ex-libre ! », Mgr Jean-Pierre Cattenoz (archevêque d’Avignon) explique que son projet (diocésain) de retour à une école vraiment catholique a été plutôt mal reçu à l’extérieur, étant stigmatisé comme « communautariste » dans la presse et même dans l’Enseignement catholique et chez ses confrères (cf. Livre noir et blanc des évêques de France, Renaissance catholique, p. 141, 149 et 153) :
« A l’extérieur, cela n’a pas toujours été compris. Je me suis fait taxer de communautariste, notamment par Le Figaro (...). J’ai dit dans ma charte : ce n’est pas l’enfant qui doit être au centre de nos écoles, mais le Christ (...). Comme c’est l’Etat qui paie, nous n’avons plus le choix des professeurs. Le jour où nous l’avons accepté, nous avons vendu notre âme ! En revanche, je crois que nous devons avoir l’audace de renégocier d’autres types de contrat, qui permettraient de recevoir moins d’argent qu’aujourd’hui, mais en retrouvant la liberté de choix de nos professeurs. Si ça coûte moins cher, l’Etat ne devrait pas y être insensible ! Mais le secrétariat de l’Enseignement catholique ne veut pas en entendre parler. »
Si le projet de Mgr Cattenoz est ainsi refoulé au sein même de « l’Eglise qui est en France », il faut alors également taxer Radio-Notre-Dame (RND) et son patron (le cardinal Vingt-Trois) de « communautaristes » ! Car qu’est donc RND sinon une radio comme Mgr Cattenoz veut que l‘école catholique soit : confessionnelle ! La quasi-totalité de ses journalistes sont catholiques et réalisent des émissions diverses d’esprit toujours chrétien. On y prie publiquement. On y enseigne. Et on y cause de manière catholique, s’adressant à tous mais d’abord à des catholiques. Ce qui ne l’empêche pas d’y inviter des non-catholiques et de rester ouverte à tous mais sans jamais affadir et renier ce caractère propre, confessionnel. Tous peuvent l‘écouter, sachant ainsi à quelle musique sacrée ils prêtent leurs oreilles. Et n’importe qui, sans doute, peut y être invité à condition de savoir où il met les pieds. C’est le bon communautarisme (ouvert et missionnaire) de RND proposé par Mgr Cattenoz pour l’école catholique : « Ma ligne est simple : si nous avons un trésor, il est important de le partager. Or notre trésor, c’est notre foi (...). L’évangélisation, ça ne veut pas dire convertir tout le monde à coups de sabre et de goupillon, mais proposer à tout le monde le trésor que j’ai reçu (...). Les familles musulmanes qui mettent leurs enfants dans nos écoles savent qu’elles ont un caractère propre, qui est catholique. »
L’existence bienfaisante de RND (« une voix chrétienne dans le monde ») pour la vie sociale, intellectuelle, culturelle et spirituelle des catholiques (et au-delà) n’empêche pas la diffusion prépotente des radios publiques nationales (d’esprit laïciste) où des catholiques peuvent aussi agir, tenter d’infuser la bonne nouvelle subrepticement ou ponctuellement, comme désire le faire par exemple Le Jour du Seigneur à la télévison. Mais prétendre, en tant qu’évêques, que cela suffirait aux catholiques et qu’ils n’auraient pas besoin de KTO ou de RND parce que c’est faire du (mauvais) communautarisme, c’est aussi ridicule et masochiste que ces nationaux qui assurent qu’ils n’ont pas besoin de Présent ou Radio courtoisie ! C’est pourtant, par analogie, ce que laisse entendre le secrétariat général de l’Enseignement catholique (nommé par la Conférence des évêques de France !) dans le domaine scolaire en s’opposant au projet identitaire de Mgr Cattenoz.
En s’inféodant à l’Education nationale, en s’ouvrant laïquement à tous sans (juste) discrimination et sans discernement, l‘école « catholique » s’est déconfessionnalisée et a perdu sa spécificité « communautaire » au bon sens du terme. Elle s’est aliénée, « a vendu son âme ». Les catholiques qui y demeurent ne peuvent à peine mieux vivre que ceux qui œuvrent isolément en missionnaires dans l‘école publique (dotée au mieux d’une aumônerie), comme les journalistes catholiques du service public. C’est pas peu dire ! Dans notre société laïciste et sécularisée à outrance, les catholiques, a fortiori leurs enfants, ont vitalement besoin d’un milieu en sus de leur paroisse (école, scoutisme, médias…) qui ne soit pas conditionné par cette apostasie immanente et l’athéisme pratique qu’il implique. Sans bien sûr renoncer, autant que possible, aux terrains d’apostolat en jachère que sont devenues les indigentes écoles sous contrat aux côtés des écoles publiques, il est de plus en plus irresponsable, voire criminel, pour les évêques de continuer notamment à marginaliser et à anathématiser les écoles indépendantes hors contrat, d’esprit vraiment catholique.
Dans l’hypothèse la plus bienveillante, il serait temps pour eux de sortir enfin de timidités injustifiées. Promouvoir la restauration d’un vrai temporel chrétien à ces échelons élémentaires de l‘éducation qui dépendent de l’Eglise. Encourager la reconstruction d’un ordre social chrétien à ces premiers niveaux pour le bien des chrétiens et pour le plus grand bien de tous. « Le succès missionnaire est à ce prix », résume bien Annie Laurent (dans l’Homme nouveau du 3 janvier).
En l’occurrence, l’accusation de « communautariste » est aussi vicieuse et dialectique que celle, bien connue, d’« intégriste », de « réac », « ringard », etc. L’exemple de Radio Notre-Dame, parmi une infinité d’autres entreprises, démontre précisément qu’il est un sain et légitime communautarisme, devant lequel les « idiots utiles » chrétiens (même mitrés et crossés) de l’anti-communautarisme primaire, sytématique et viscéral devront bien convenir un jour, en y réfléchissant un peu, qu’il est le b.a.-ba de la reconquête et de la mission, contre la peste du laïcisme.
• Cf. Le communautarisme est-il un péché ? 12 euros franco à Via Romana : 5, rue du maréchal Joffre, 78000 Versailles.
REMI FONTAINE
12:20 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enseignement catholique, écoles hors contrat
16.12.2008
Darcos et le gouvernement "carpette"
Le ministre de l’Education nationale était en visite officielle en Israël – pour expliquer, notamment, au mémorial de Yad Vashem comment la France enseigne la Shoah à ses jeunes – lorsque la valse des manifestations lycéennes a « contraint » le gouvernement à remettre à plus tard la réforme Darcos du lycée. Coups de fils avec l’Elysée, avec Fillon… Xavier Darcos, celui qui avait annoncé qu’il ne serait pas « le ministre de l’hésitation », se pliait à leurs exigences. La classe de seconde nouvelle manière ne verra pas le jour à la rentrée 2009, mais un an plus tard, le temps de faire la pédagogie de la réforme.
Pourquoi ce recul, alors que la grande conférence de presse du ministre pour présenter le détail des changements en chantier, était prévue pour ce mardi ?
Un fait divers a peut-être pesé plus que d’autres : la manifestation de quelques centaines de personnes, vendredi soir, auprès de l’ambassade de Grèce, en soutien aux jeunes Grecs de la « génération 600 euros » dont les violences ont défrayé la chronique. A Paris, les forces de l’ordre ont à diverses reprises contenu ou dispersé les manifestants qui se livraient à des dégradations sur des voitures et qui ne se privaient pas de jeter des projectiles sur les CRS ; ils ont malgré tout pu accéder aux Champs-Elysées et bloquer la circulation.
Olivier Besancenot, leader d’une extrême gauche tellement convenable, n’hésita point à féliciter cette mobilisation pour la Grèce. « La convergence qu’il y a là-bas entre les jeunes mais aussi les travailleurs, c’est peut-être ça qui nous a manqué lors du CPE, on aurait besoin d’un nouveau Mai 68. »
De l’annonce à la menace (reprise par le PS), il n’y a finalement qu’un pas ; Darcos a clairement expliqué que, de concert avec Sarkozy et Fillon, il n’a pas voulu donner prise à une contestation liée au contexte socio-économique qui a trouvé dans la réforme du lycée un prétexte de rêve. Il est vrai que de réforme en réforme de l’Education nationale (on en a annoncé sept d’importance en vingt ans) c’est toujours le même scénario : les jeunes descendent « spontanément » dans la rue et le ministre retire l’essentiel de son projet, quand il n’est pas purement et simplement remercié. Il paraît que le spectre de Malik Oussekine hante toujours les esprits : l’étudiant mort (en raison d’une faiblesse cardiaque) lors des grands manifs de 1986 sert toujours de moteur aux reculades.
Les manifestations d’Athènes et d’ailleurs sont venues s’ajouter à cette crainte devenue quasi structurelle. Sans compter cette différence fondamentale qui existe à cet égard entre la Grèce et la France… Avec ses banlieues ethniques, celle-ci compte aux portes de ses grandes villes des viviers de jeunes capables de rejouer les émeutes de 2005. « Spontanément » ? Difficile d’y croire…
Malgré l’annonce officielle, lundi matin, du report du projet de réforme des lycées, la mobilisation lycéenne s’est poursuivie dans des zones bien précises, du Grand Ouest notamment, au motif qu’il ne s’agit pas d’un report. Qui croira à une « spontanéité » des jeunes circonscrite à quelques Académies ? Qui refusera de voir le rôle de ces groupes d’extrême gauche comme « No pasarán », le CNT, le SCALP qui menaient l’occupation de la rue à Nantes ? Qui refusera de voir, dans l’occupation de lycées qui restent bloqués dans de multiples villes, la traditionnelle foire au recrutement de militants politiques qui ne laisse pas passer quatre ans sans s’organiser ?
La reculade du gouvernement, à cet égard, est un piteux aveu de faiblesse.
Mais parfois le diable porte pierre.
Au-delà de la mobilisation pour la mobilisation, concentrée comme toujours sur le « manque de moyens » de l’Education nationale qui emploie déjà plus de fonctionnaires que les chemins de fer indiens, pour un manque de résultat sans égal, il faut voir que le report du projet Darcos est tout de même une bonne nouvelle.
La « semestrialisation » de l’année scolaire n’est dans cette affaire qu’un gadget de plus. Le plus grave, c’est le démantèlement de ce qui reste de vraie formation de l’intelligence, avec sa menace précise sur les humanités, le latin, le grec, l’histoire. Aussi, à la satisfaction affichée par plusieurs syndicats d’enseignants de gauche, s’ajoute celle du SNALC, attaché davantage à une vraie transmission du savoir. De son coté Louis Chagnon, s’exprimant au nom de l’Institut du Pays réel, souligne : « Il n’est guère besoin d’épiloguer sur une réforme qui ne fait que développer un enseignement allégé qui sollicite de moins en moins la matière grise pour passer le savoir au rouleau compresseur du nivellement par le bas. » A quoi sert en effet de préparer les jeunes à plus d’autonomie en vue de l’enseignement supérieur (c’est l’objectif affiché de la réforme Darcos) alors qu’ils sont si nombreux à ne même pas maîtriser la lecture intelligente et l’écriture du bon français ?
JEANNE SMITS
18:03 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation nationale, enseignement, reculade du gouvernement, besancenot
04.07.2008
Ce nest pas nous qui le disons
Lors d’un entretien télévisé la Secrétaire d’état à l’enseignement supérieur explique comme suit les mauvais résultats de la France au regard de la Finlande qui fait figure de premier de la classe : la situation de nos deux pays n’est pas comparable ;la population scolaire de la Finlande, est très homogène, alors que nous devons fournir un effort considérable pour mettre à niveau la jeunesse issue de l’immigration , et les résultats de l’ensemble des élèves s’en ressentent ;Voilà bien l’aveu de la tiers-mondisation de notre pays..On ne cherche pas les coupables,personne ne se sent responsable.
D.B
12:17 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



