13.11.2009
Mise au point sur les chiffres présentés par M. HORTEFEUX
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Le ministre de l’Intérieur prétend se fonder sur les chiffres de l’Observatoire national de la délinquance (OND) pour annoncer que la « tendance à la hausse » de la délinquance se serait « inversée » en octobre, avec une baisse de 6,2 %.
Il n’est pas besoin d’être statisticien pour comprendre qu’une « tendance » ne s’établit pas sur un seul mois.
Or, les chiffres mêmes de l’OND, sur lesquels prétend se fonder M. Hortefeux, indiquent que la tendance des atteintes à l’intégrité physique était en hausse de 3,8 % en octobre, et que le nombre d’atteintes aux biens n’a quasiment pas varié.
En ce domaine comme en tant d’autres, dont le chômage ou le pouvoir d’achat, les ministres de M. Sarkozy peuvent répandre de la poudre aux yeux autant qu’ils le veulent, ils se heurtent aux dures réalités que vivent les Français. Plus ils racontent de bobards de ce genre, plus ils se discréditent.
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17.09.2009
La France abandonnée aux traficants de drogues.
Les promesses de « combat sans merci » de Brice Hortefeux
Des promesses, des promesses, toujours des promesses… mais qui peut encore y croire, excepté ceux qui les font ? Et encore…
Les promesses, ce sont celles faites mercredi soir par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux en déplacement à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dans le quartier de la gare devenu depuis deux ans le supermarché à ciel ouvert, au vu et au su de tous, y compris des forces de l’ordre, de la drogue et du trafic de crack en particulier (Présent d’hier). Une sorte de « cour des miracles » devenue le lieu de ravitaillement de la plupart des drogués et autres paumés de Paris et de sa région. Des dealers et des « zombies », souvent menaçants pour les riverains, devenus les maîtres du quartier. Un quartier qu’ils ont pourri sans qu’aucune autorité compétente ne lève le petit doigt.
Alors, mercredi, Brice Hortefeux, sans doute « interpellé quelque part » par des articles parus dans la presse (notamment dans Le Parisien et Présent), a fait le déplacement au-delà du périphérique. Une visite éclair, avec tout le tremblement, c’est-à-dire : escorte policière conséquente, officiels courbant l’échine autour de leur ministre et en tenue d’apparat pour l’occasion, et caméras.
Sur place, et devant de nombreux habitants du quartier qui, excédés par l’envahissement de leur quartier par une « vermine » dont personne ne vient (ne veut venir) à bout, ont fait part de leur « ras le bol de l’insécurité » au ministre, ce dernier a promis que « le poste de police, qui était jusque-là ouvert deux après-midi par semaine [pour quel résultat ?], sera désormais ouvert sept jours sur sept, ce qui mobilisera 50 policiers supplémentaires ». Ouverture qui pourrait être effective « dès le 1er octobre ». Et d’annoncer également « l’extension de la vidéosurveillance sur l’esplanade de la gare ». Et avec ça, qu’est-ce que je lui mets à la p’tite dame ? Du vent.
Comme son grand chef Nicolas Sarkozy avec son histoire de Kärcher, Brice Hortefeux promet un « combat sans merci » contre les trafics et l’insécurité qui règnent en gare de Saint-Denis. Comme d’habitude et comme désormais quasiment partout en France, il promet des renforts de policiers. Des policiers dont on sait que pas un ne peut mettre ne serait-ce qu’un pied dans les zones de non-droit sans être tiré comme un lapin ou se prendre un parpaing sur la tête et d’être accusé de non-respect ou violence volontaire à l’encontre d’un « jeune » qui lui aurait foncé dessus avec un scooter volé !
Alors, difficile de croire à ces énièmes promesses de retour au calme et à la sécurité dans des quartiers dits « sensibles ». D’autant qu’à peine prononce-t-on le (gros) mot, terrible, de « répression » contre la délinquance, que des bonnes âmes et autres associations bien pensantes poussent des cris d’orfraie. Pour preuve, peu après le discours – bidon – de sécurité renforcée de Brice Hortefeux, le collectif d’associations comprenant Asud, Anitea, Act Up-Paris, Safe, Sos Hépatites Paris et Gaïa, se sont levées comme un seul homme, non pas pour savourer un dessert crémeux, mais pour faire part de leur indignation face à tant de (prétendue) répression annoncée. Pour ces grandes âmes, la « répression ne résoudra rien (…) Les dealers prendront plus de précautions ou se déplaceront provisoirement, (…) les usagers se cacheront ». Et le collectif d’ajouter : « Les mesures d’ordre public ne seront utiles que si elles sont complétées et articulées avec une offre sanitaire et sociale allant des centres de soins jusqu’aux salles de consommation à moindre risque », le tout « encadré par des professionnels et avec des conditions d’hygiène acceptables ».
Pour les associations, les conditions et la qualité de vie des habitants du quartier qui subissent toutes les nuisances passent après le bien-être des drogués et de leurs dealers. Alors qu’elles se rassurent les associations : les promesses sécuritaires du ministre ne sont justement, on peut le parier, que des… promesses. De plus !
PIERRE MALPOUGE
19:05 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insécurité, drogue, dealer, drogues, crack
01.09.2009
Insécurité: Sarkozy et Hortefeux complètement dépassés par les problèmes !
Insécurité : même Jospin n’en était plus là
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
La table ronde sur les relations entre jeunesse et forces de sécurité a été l’occasion pour le ministre Hortefeux de définir une politique de gauche, et de la gauche la plus aveuglement irénique.
Lors de la campagne électorale de 2002, Lionel Jospin avait reconnu avoir été « naïf » sur l’insécurité. Brice Hortefeux (c’est-à-dire Nicolas Sarkozy) en rajoute dans la coupable « naïveté ».
Il va créer une équipe de conciliation avec un psychologue, pour « désamorcer les situations de crise », pour « éviter l’incompréhension ». Et il va rappeler aux policiers « les règles de courtoisie »…
Si la situation n’était pas aussi dramatique, on en rirait. Mais il y en a que cela fait bien rire, dans les zones de non-droit où l’on attend le gentil psychologue avec des pavés, et le policier courtois prêt à recevoir les cocktails Molotov.
20:05 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : insécurité, hortefeux, sarkozy show
19.08.2009
Insécurité:après Sarkozy, Hortefeux nous fait le coup de la "tolérance zéro"
Augmentation de la délinquance en très forte hausse… Les médias citent les chiffres récemment publiés par l’Observatoire national de la délinquance (OND) dressant le bilan annuel des crimes et délits. Ces médias parlent « notamment » d’une hausse inquiétante de 12 % des cambriolages. Notamment… Car en fait, globalement, toutes catégories confondues, la délinquance en France est en hausse de 137 %. Pour un pays dont le Président a été élu sur la promesse de lutter fermement contre les délinquants, c’est tout de même un beau résultat… La lutte promise aura pour le moins manqué de fermeté… Mais patience : les prochaines élections arrivent et le nouveau ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux enfourche de nouveau le dada électoraliste de la tolérance zéro. Un dada fourbu d’avoir tant et si mal servi, mais qui par le passé a si bien réussi à Nicolas Sarkozy, patron et ami d’Hortefeux.
Sept mois… Les élections approchent ! Le ministre de l’Intérieur a donc frappé du poing sur la table. On va voir ce que l’on va voir. Et tout d’abord il va convoquer le 1er septembre prochain, jour de la rentrée, « vingt préfets enregistrant les meilleurs et les pires résultats » dans la lutte contre la criminalité. Et pas seulement les préfets.
« J’ai décidé de convoquer par anticipation (…) tous les directeurs départementaux de la sécurité publique et les commandants de groupement de la gendarmerie » annonce-t-il dans Le Figaro de mercredi. « Je leur fixerai des objectifs précis de baisse de la délinquance. Il faudra mettre un coup de collier contre les cambriolages. »
En fait cette réunion était prévue pour le 14 septembre. Mais la publication des chiffres de l’Observatoire national de la délinquance a paraît-il fait l’effet d’un « électrochoc » au sommet de l’Etat, d’où la précipitation du ministre de l’Intérieur. Il faut donc à ce dernier les chiffres de cet Observatoire pour réagir. Sans les statistiques de l’OND ni le ministre de l’Intérieur, ni ses services ne savent où nous en sommes avec la délinquance ? Ils devraient pourtant être les premiers informés. A noter que l’année dernière ces chiffres étaient tout aussi mauvais et tout aussi alarmants. Mais en 2008, il n’y avait pas d’élections nationales. Justes les européennes, scrutin sur lequel les statistiques de la criminalité n’ont aucune répercussion.
L’insécurité au quotidien
Les Français eux n’ont pas besoin des chiffres d’un organisme quelconque ni des déclarations du ministre de l’Intérieur pour réaliser qu’autour d’eux la délinquance augmente. Ils s’en rendent compte tous les jours. Quand ils n’en sont pas directement les victimes, c’est un proche, un voisin d’immeuble ou une relation de travail qui s’est fait cambrioler, détroussé, escroqué ou, plus grave, agressé. Ce sont en banlieue la multiplication des zones de non droit. C’est aussi, ce que de nombreux parisiens peuvent constater dans certains quartiers de la capitale, l’indécente prospérité des trafiquants en tous genres. La délinquance augmente en France d’année en année parce que la politique du laissez-faire et de l’angélisme judiciaire, sévit chez nous à tous les échelons depuis un quart de siècle. Intronisée par la gauche, qui contestait les « forces injustes de la loi » cette politique laxiste n’a jamais été corrigée par la droite. A l’époque de Jacques Chirac elle a même parfois été aggravée. De plus en plus de condamnations, quand condamnations il y a, ne sont pas accomplies, faute de place en prison. Faute aussi de réelle volonté d’aller rechercher le condamné pour le conduire en maison d’arrêt. Les peines de substitution ? Elles sont, pour une grande part d’entre elles, purement virtuelles. Quant aux prisons, les malfrats qui malgré tout y échouent, elles ne leur font pas peur puisqu’ils continuent à y imposer leur loi comme ils la faisaient dans leurs quartiers : racket, trafics en tous genres dont bien sûr, en premier lieu, celui de la drogue. Ces prisons où règnent sans partage les caïds des cités ou du crime organisé sont en revanche devenues de véritables enfers pour le délinquant occasionnel, livré quasiment sans défense aux fauves de la pègre, grands ou petits. D’où le taux actuel de plus en plus élevé des suicides en prison, sans que personne n’ose en désigner la cause la plus directe.
Il faut aussi préciser que les chiffres de l’Observatoire national de la délinquance, si impressionnants soient-ils, sont encore en dessous de la réalité. Beaucoup de petits délits ne donnent même pas lieu à des plaintes. Ça ne vaut effectivement pas le coup, si l’on bénéficie d’une franchise d’assurance, de gâcher celle-ci pour des dégâts relativement peu importants. Il y a ceux aussi dans certaines cités qui, victimes de violences, n’osent pas se rendre au poste de police de crainte de subir des représailles…
Sur cet « angélisme » de la justice qui a abouti au « laissez-faire » des autorités publiques, un démagogue de talent comme Nicolas Sarkozy a beau jeu de plaquer en contrepoint un discours de fermeté, ralliant aussitôt les suffrages d’une majorité de Français. Mais derrière ces beaux discours électoraux, rien n’a réellement changé. Les faits n’ont pas suivi. Ils n’étaient d’ailleurs pas prévus au programme du candidat. Juste le verbe…
Hortefeux est arrivé !
Hortefeux, qui a ressorti du placard des farces et attrapes le costume de Zorro où l’avait rangé son lointain prédécesseur s’est rendu mercredi à Perpignan pour encourager l’action de ses services dans la lutte contre la drogue. « Je revendique la transparence et l’honnêteté des chiffres. » Il les revendique d’autant plus volontiers que ceux-ci sont en effet accablants pour le ministre de l’Intérieur précédent : Mme Michèle Alliot-Marie. Hortefeux déclare, sibyllin : « Puisque la délinquance change, les modes d’action vont évoluer ». Sous-entendu : ce que n’a pas été capable de faire Michèle Alliot-Marie, cette nulle d’entre les nuls… Sans doute pourquoi d’ailleurs cette dernière a été priée d’aller exercer son incapacité au ministère de la justice. Là où pourtant, surtout là d’ailleurs, les choses auraient furieusement besoin de changer.
Mais qu’on se le dise dans les chaumières : pour ce qui est de la police, la page Alliot-Marie est définitivement tournée. Hortefeux, nouveau matamore de la Place Beauvau, a prévenu ses préfets : « Je n’hésiterai pas à convoquer celles et ceux d’entre vous dont les résultats seraient durablement insuffisants. » Autres recommandations du ministre de l’Intérieur : « Vous devez constituer dans vos départements un état-major de la sécurité et réunir, chaque mois, les forces et acteurs concernés pour définir et mettre en œuvre votre stratégie avec une association étroite du parquet. »
A cette réunionite aiguë Hortefeux ajoute le triplement du nombre de caméras de surveillance sur la voie publique. « Leur nombre passera de 20 000 à 60 000 d’ici à 2011. ». Des caméras… Quand il s’agit de cinéma ces instruments sont effectivement appropriés.
En tout cas, cinéma ou pas, les grandes manœuvres verbales sur l’insécurité, élections obligent, ont commencé. Nous voilà rassurés. Et les délinquants sans doute encore plus que nous…
JEAN COCHET
17:16 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insécurité, hortefeux, sarkozy
13.08.2009
Royan confrontée aux bandes ethniques
Après qu’une horde sauvage issue d’une banlieue francilienne se fut abattue sur la paisible station balnéaire de Royan (Charente-Maritime) où elle a terrorisé et importuné une partie de la population pendant trois semaines (voir dans Présent d’hier), sans réaction ou presque des autorités publiques, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a enfin jugé bon d’intervenir. Il s’est rendu mercredi à Royan « où la bande avait pris possession d’une rue située dans le centre ville ». Et où, explique un commerçant, « plus le temps passait et plus ces voyous étendaient leur pouvoir ». Et ils l’auraient étendu encore bien davantage – sans que les autorités publiques ne trouvent apparemment rien à redire à cette extension – si des commerçants n’avaient décidé de combler la déficience des forces de l’ordre en essayant de réagir par eux-mêmes aux exactions et méfaits de ces délinquants ethniques.
A propos de l’incroyable tolérance dont les autorités municipales de Royan ont fait preuve à l’égard de cette bande de sauvageons entruandés durant près d’un mois – en fait elles n’ont pas du tout réagi aux sévices des voyous, mais à la menace d’une expédition punitive contre ces derniers – une déclaration de l’adjoint au maire de Royan, « en charge de la sécurité », un certain Didier Besson, nous renseigne sur l’état d’esprit de nos responsables politiques en matière de répression. Voici donc du Didier Besson dans le texte : « La police et nos services ont fait de leur mieux. Nous avons été confrontés à une bande de jeunes de banlieue qui ont voulu se comporter comme chez eux ». Rien de très grave à cela, seulement voilà : « Ici la population sédentaire est un peu plus exacerbée qu’en région parisienne. Ces jeunes se sont certes montrés un peu agressifs et menaçants, mais ils ne s’en sont jamais pris à une retraitée pour lui voler son sac. » Pour ce Didier Besson tout cela relève en quelque sorte du « phantasme sécuritaire » cher à la gauche des années quatre-vingt ? Quelques retraités pusillanimes dérangés dans leurs habitudes et leur confort et quelques commerçants grincheux toujours prêts à dénigrer les « jeunes » de nos banlieues dont ils ne comprennent pas la culture. Entre autres la culture du pavot dont ces artistes en herbe (si l’on peut dire) des cités sensibles sont particulièrement férus. Tout ça, pour monsieur l’adjoint au maire « en charge de la sécurité », relève en quelque sorte du classique conflit générationnel. D’une malheureuse et regrettable incompréhension entre gens issus de classes sociales différentes. Petite bourgeoise pour les uns, défavorisée pour les autres.
Pour Didier Besson ces « jeunes » un peu paumés ont simplement voulu transposer leur mode de vie de banlieusards franciliens sur leurs lieux de vacances. Il est donc admis de façon définitive, par la classe politique, que le racket, le trafic de drogue, les vols, le proxénétisme et autres activités coupables font désormais partie de la vie quotidienne de certaines cités ? Et que l’on ne peut plus rien contre cela ? Simplement il ne faudrait pas que ce mode de vie se répande trop au-delà de ces cités de non-droit, admises et reconnues comme telles.
Les sauvageons d’Epinay-sous-Sénart ont commis quelques larcins sur les lieux de leur villégiature au bord de mer ? C’était sans doute pour financer leurs vacances. Il n’y a pas que ces cochons de bourgeois qui ont le droit de partir en vacances. Tout cela est certes regrettable, déplore l’adjoint au maire de Royan. Mais enfin, n’exagérons rien : « Ils n’ont pas volé leurs sacs aux vieilles dames. » Il s’agit en quelque sorte de gentlemans cambrioleurs qui s’ignorent.
Et si ce monsieur Besson se trouve en charge de la sécurité à Royan, c’est peut-être parce qu’il est encore le moins laxiste des élus municipaux ? Dans ce cas, un conseil aux électeurs de Royan : changez au plus vite de municipalité !
Hortefeux et les « petits caïds »
Revenons aux propos, évidemment martiaux, du ministre de l’Intérieur que nous avions annoncés en début de cet article. « Je ne laisserai pas les petits caïds faire la loi. » Intense rigolade dans les banlieues. Hortefeux a aussi annoncé aux commerçants en colère avec lesquels il s’est entretenu, « l’envoi de 45 CRS supplémentaires qui viendront s’ajouter aux 260 fonctionnaires de police déjà présents ». Le ministre a également apporté son soutien et encouragé la police de Royan, estimant qu’elle avait été « efficace » en interpellant plusieurs des fauteurs de trouble, dont trois ont été condamnés mardi à des peines symboliques (voir hier dans Présent). Les policiers, quand ils ne sont pas entravés par le pouvoir politique et judiciaire, font effectivement leur travail. A Royan, quand la mairie leur a donné le feu vert, ils ont embarqué toute la bande en deux coups de cuillère à pot. Les vacanciers un peu spéciaux d’Epinay-sous-Sénart qui n’ont pas été déférés devant le juge ont été conduits manu militari en fourgon à la gare de Saintes pour y prendre le premier train à destination de Paris.
Les délinquants ethniques ont ainsi été renvoyés, non pas à leurs études qu’ils n’ont jamais entreprises, mais à leurs activités ordinaires. Toutefois chez eux, en zones autorisées de non-droit.
JEAN COCHET
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11.08.2009
La vérité sur les émeutes de Bagnolet
Un « jeune » se tue accidentellement en fuyant la police
Et c’est l’émeute ethnique !
Le scénario est toujours le même et les figurants en sont à peu près interchangeables. Seul change le nom du héros. Cette fois la victime de ce fait-divers tragique avait dix-huit ans et s’appelait Yakou Sanogo. Ce dernier roulait dimanche à « très vive allure » sur une moto « non autorisée », probablement un engin de motocross, à Bagnolet (Val-de-Marne). Excès de vitesse et usage d’un véhicule non conforme. Repéré par une voiture de police qui passait par là, il a été demandé au jeune chauffard de « serrer à droite pour un contrôle ». Celui-ci, au lieu de répondre à l’injonction de l’officier de police, « n’a pas obtempéré et a au contraire pris la fuite ». Poursuivi évidemment par la voiture de police. C’est tout de même encore dans la fonction et la mission des forces de l’ordre d’arrêter les fuyards. Ou, du moins, d’amener ces derniers à la raison. Le fuyard prend des risques. Pour lui-même. Mais il en fait aussi courir à ceux qui essaient de l’intercepter. Dimanche, la poursuite s’est mal terminée pour celui qui en avait pris l’initiative. « Quelques mètres plus loin, le jeune homme a perdu le contrôle de sa moto dans un virage et a percuté une barrière en béton. » Le lendemain Yakou Sanogo décédait des suites de ses blessures.
Tout est tragiquement clair dans le déroulement de cette histoire d’où la moindre bavure policière semble a priori exclue. D’ailleurs, selon la procédure en cours dans ce genre d’affaire, le parquet de Bobigny a saisi l’inspection générale des services (IGS) qui jusqu’ici n’a fait que confirmer la version des policiers. Mais peu importe la vérité des faits aux énergumènes des cités. Pour eux, la police est évidemment responsable de la mort de leur ami. « Touche pas à mon pote » est toujours le mot d’ordre en vigueur dans les banlieues. Les bandes ethniques se sont donc mobilisées. Avec « caillassage » des abribus et des vitrines, incendies de poubelles et de voitures… Un film, toujours le même, que l’on ne connaît que trop bien en France. C’est chez nous, dans les banlieues de nos grandes villes envahies par les immigrés, leurs progénitures et leurs descendants, qu’il se trouve le plus souvent affiché. Chaque cité, de façon récurrente, le rejoue à sa façon, avec peu de variante dans le synopsis. Pourtant, en l’occurrence, le diagnostic est sans ambiguïté : le traumatisme subi par Yakou Sanogo « correspond au choc du torse du chauffeur et du pilier de la barre métallique contre laquelle il s’est encastré », a confirmé le procureur adjoint de Bobigny, Philibert Demory, lors d’un point de presse. Soulignant bien « qu’il n’avait pas été décelé d’autres traces de lésion sur le corps » ce qui permet d’établir « qu’il n’y a pas eu de contact entre la voiture de police et Yakou Sanogo », contrairement aux rumeurs qui circulent sur place pour imputer la responsabilité de l’accident à la police. Des rumeurs que les bandes ethniques, toujours à la recherche du moindre prétexte pour en découdre avec la police, font évidemment courir. Ce qui leur permet d’être rejointes dans leur émeute par de jeunes naïfs, pas forcément délinquants, mais nourrissant tout de même à l’égard des autorités françaises un sourd ressentiment. Un ressentiment sur lequel on ne s’étendra pas trop parce que, comme vous le savez, en France le « choc des civilisations n’existe pas ». Le simple fait de l’évoquer vous disqualifie avec les étiquettes infamantes de xénophobe et de raciste.
Le goût du saccage
Dans la nuit de dimanche à lundi, donc, des bandes de « jeunes » habitant le quartier où vivait Yakou Sanogo « ont manifesté leur colère » en donnant libre cours à leur habituel goût du saccage et de la destruction.
Et comme chaque fois, à Bagnolet comme dans toutes les cités où ce scénario se déroule depuis maintenant un bon quart de siècle, les forces de police ont été évidemment mobilisées. Mais avec un impératif : limiter au maximum l’extension de l’insurrection urbaine, sans toutefois procéder à des arrestations et bien sûr, sans surtout occasionner le moindre blessés parmi les vandales. Sinon ce serait le lynchage médiatique des policiers et de leur hiérarchie. Le désaveu des magistrats. Et la mobilisation générale dans toutes les cités. De quoi donner des sueurs froides à tous nos responsables politiques.
Dans la grande tradition de la pusillanimité frileuse et bavarde de ses prédécesseurs, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a évidemment lancé un « appel au calme », invitant une vingtaine d’associations sensibilisées aux problèmes des banlieues à une réunion sur les rapports jeunes-police, le 31 août prochain, avec Fadela Amara secrétaire d’Etat à la Ville, et Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse. Brice Hortefeux nous dit qu’il veut « faire progresser le dialogue entre la jeunesse et les forces de sécurité » et dresser « un diagnostic de la situation » avec pour but de « proposer des pistes d’évolution », au-delà des « discours réducteurs et caricaturaux ». La réunion devrait permettre « d’identifier les thèmes de réflexion, c’est-à-dire des actions de préventions, jusqu’à la question du tutoiement, il faut tout mettre sur la table », a précisé le ministre. Les délinquants ethniques tutoient tout le monde, mais ils exigent en retour que la police les vouvoie. Total respect ! « Nous avons compris leur message d’émotion suite à la mort de leur copain. Maintenant que ce message est entendu, il faut essayer de prendre le temps du recueillement », a précisé le maire communiste de Bagnolet, en pleine conformité de vue et d’esprit avec la mansuétude compréhensive du ministre de l’Intérieur.
La gauche tendance Carla
Durant sa campagne électorale pour l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy promettait de « nettoyer la racaille au Kärcher ». Un Kärcher qui, une fois élu, s’est aussitôt transformé en brumisateur, dans lequel Brice Hortefeux, ministre parfumeur, ajoute aujourd’hui des vapeurs d’eau odoriférantes. Ce doit être l’influence de Carla Bruni, l’avocate des ex-terroristes italiens, que sa famille, à l’époque des Brigades rouges, avait pourtant prudemment fuis en se réfugiant en France. Pas de doute : en entendant les propos lénifiants du ministre de l’Intérieur, on se dit que celui-ci a dû rejoindre la gauche : une gauche tendance Carla ! Celle qui règne à l’Elysée…
Dans la même tendance à minimiser les émeutes ethniques et excuser leurs auteurs, les médias parlent d’ailleurs des « légers incidents qui ont éclaté lundi soir à Bagnolet ». Mais « d’incidents légers » en « incidents mineurs », les émeutiers vont finalement obtenir ce qu’ils désirent. Tétaniser à tel point les policiers que ceux-ci n’oseront plus, dans l’avenir, poursuivre les fuyards. Ce qui sera une étape de plus gagnée vers l’impunité déjà considérable des délinquants ethniques.
Les choses ne se passent pas tout à fait de la même façon en Algérie
A propos de conflits ethniques, Libération de mardi nous en raconte une bien bonne dans un article intitulé : Les Chinois, un casse-tête algérien. Je résume : « Le conflit a éclaté lundi dernier. Un jeune Chinois s’est garé devant la porte d’une boutique et, lorsque le commerçant lui a demandé de déplacer sa voiture pour que les clients puissent entrer, le conducteur a refusé. « Il a insulté sa mère en arabe ! Alors, fou de rage, l’Algérien est allé appeler ses frères à l’étage. Dès qu’il est redescendu, il s’est retrouvé nez à nez avec des dizaines de Chinois armés de pelles, de pioches et de barres de fer. » Bref, la dispute a tourné à la bataille de rue avec une cinquantaine d’habitants de chaque côté. Du coup, les Algériens du quartier demandent dans une pétition que les Chinois rentrent chez eux.
Ces Algériens n’ont peut-être pas tout à fait tort. Et les Français – enfin ce qu’il en reste dans nos banlieues surtout surpeuplées d’immigrés – feraient peut-être bien de s’inspirer de leur exemple. Pétitionner pour que les délinquants ethniques, et les étrangers incapables de se tenir convenablement, rentrent chez eux…
Une pétition de simple bon sens mais que notre ministre de l’Intérieur n’est malheureusement pas près de signer.
JEAN COCHET
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14.07.2009
La politique de Sarkozy et de son gouvernement encourage les émeutiers.
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Les émeutes qui ont secoué Firminy pour la troisième nuit consécutive, marquées notamment cette fois par l’incendie de sept commerces, apportent une nouvelle preuve que, malgré les rodomontades de M. Sarkozy, les forces de l’ordre ont la consigne de ne pas faire respecter l’ordre, ni de protéger les personnes et les biens.
L’obsession de la « bavure » réduit le rôle des policiers à celui de spectateurs des destructions. Et qui, eux, prennent des coups.
Il est honteux de laisser entendre, tant à la population pacifique qu’aux émeutiers, que la police nationale est incapable de rétablir l’ordre.
Cette politique de lâcheté ne fait qu’encourager les voyous dans leurs zones de non-droit.
Elle est criminelle.
20:03 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : firminy, immigration, insécurité, laxisme du gouvernement
02.07.2009
Ces violences ethniques dont ne parlent ni les médias ni le gouvernement.
Henri Guaino caillassé à Montfermeil
Il voulait voir la réalité du terrain dans les banlieues ethniques ? Il a vu….
Deux véhicules de police en patrouille, dont l’un accueillait le conseiller spécial de l’Elysée Henri Guaino, ont été caillassés dans la nuit de lundi à mardi, à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Celui-ci était venu, a-t-il dit, « en observation » du travail des policiers sur le terrain. Il a été servi…
Une quarantaine de « jeunes » s’en sont pris aux deux véhicules au cœur de la nuit (vers une heure du matin), ignorant vraissemblablement la présence de M. Guaino à l’intérieur de l’un d’eux. Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux voitures banalisées auraient été retenues « par des jeunes gens » (sic) à l’aide d’une barrière placée en travers de la route des policiers. Devant « l’encerclement » et le « piège » flagrant, les policiers ont dû se dégager, non sans se faire caillasser avec bris de glaces et voitures endommagées.
Henri Guaino a lui-même raconté l’« incident » : « C’est pas un guet-apens prémédité, ils étaient là dans les rues. Quand ils se sont rendus compte que c’étaient deux voitures banalisées de la police, ils s’en sont pris à ces voitures très violemment… Tout ça s’est passé très vite. On sort un peu secoué... On n’a pas eu le temps d’avoir très peur, on a plutôt peur pour l’avenir de nos sociétés, ça aurait pu très mal tourner. »
Le haut-fonctionnaire a rendu hommage au « sang-froid » des policiers avec lesquels il se trouvait et qui n’ont pas riposté : « Cela aurait été suicidaire. » Ce qui l’a marqué, c’est que ces policiers n’ont nullement provoqué les jeunes : il a suffi que ceux-ci se rendent compte qu’il s’agissait de la police pour qu’ils déclenchent les hostilités. Or « ce n’est pas un événement extraordinaire, ce qui est inquiétant, c’est que c’est un événement ordinaire ».
Plusieurs incidents du genre se sont produits ces derniers jours dans des quartiers sensibles en France, principalement en région parisienne. Cinq véhicules ont été incendiés dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier de La Bastide, à Limoges, où des affrontements ont opposé des « jeunes » et des forces de l’ordre, pour la troisième nuit consécutive. Des policiers ont essuyé des tirs de mortiers de feux d’artifice la même nuit à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), un mois et demi après des tirs de fusil d’assaut Kalachnikov contre leurs collègues à La Courneuve, dans le même département. Deux individus de 21 et 24 ans ont été interpellés après que des policiers aient été visés par des jets de projectiles lundi soir dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, au lendemain d’une intervention de la police.
Deux gardiens de la paix hors service ont été agressés et roués de coups dans la nuit de lundi à mardi en sortant du commissariat de police de Gagny (Seine-Saint-Denis). Ils étaient « attendus » par leurs agresseurs qui « n’ignoraient rien de leur fonction de policier ». Cette agression n’avait rien à voir avec le hasard, commente le syndicat Alliance : « Nos collègues ont été suivis et agressés car ils n’avaient commis qu’une faute, celle d’être policiers (...). Après les attaques à l’arme lourde, c’est tant sur le fond que sur la forme qu’un nouveau palier vient d’être franchi. »
En vérité, le palier a été franchi depuis longtemps, comme le sous-entend lui-même Henri Guaino qui voulait donc « aller voir sur le terrain », se rendre compte de visu, après avoir discuté avec le préfet de Seine-Saint-Denis : « Je n’y passe pas mes nuits mais c’est intéressant de voir de près le quotidien des policiers, j’avais déjà expérimenté cela il y a douze ans à Marseille quand j’étais Commissaire au Plan. »
Le palier qu’il faudrait franchir du côté des syndicats de police et des autorités politiques (comme de leurs éminences grises) c’est celui des lapalissades, qui péchent en outre par omission, comme le sous-entend à nouveau Guaino : « Il leur faut [aux policiers] des moyens, il faut qu’on les respecte et qu’on les soutienne. Ils font un métier très, très dur qui est absolument indispensable et qui ne suffira pas évidemment à résoudre le problème qui nous est posé. »
Le conseiller du Président est venu en banlieue et il a vu en effet « le problème » : la guerre qui est faite à notre police et à la France. Mais on n’est pas prêt de la vaincre cette guerre civile, tant qu’on s’indignera seulement de ses effets récurrents et croissants en feignant d’ignorer, par tabou idéologique (« leur » soi-disant laïcisme et antiracisme !), ce qui l’alimente toujours plus : l’immigration-invasion et l’islamisme.
REMI FONTAINE
10:28 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violences ethniques, immigration, islam, insécurité, guerre civile
22.06.2009
Immigration:l'Etat ne contrôle pas les violences qui en résultent.
Guerre tribale au Blanc-Mesnil
« En général c’est calme, sauf quand les bandes des deux cités se croisent. » Ce brave riverain du Blanc-Mesnil qui ne s’exprime qu’anonymement, a tout résumé de la situation. Un adolescent de 17 ans est mort samedi d’une balle dans la tête. Au cours d’une rixe haineuse, violente, barbare. Une rixe à mort.
Depuis quelques mois, les rixes entre la bande de la cité des 212 et celle de la cité des Tilleuls au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) sont devenues quotidiennes. « Une guerre des territoires » selon un enquêteur. Un « jeune » est mort, un autre âgé de 18 ans a été touché à l’omoplate, un autre blessé à la main. Les policiers sont intervenus vers minuit. Ils ont interpellé onze personnes dont trois mineurs et récupéré un fusil à pompe. Mercredi une lutte sanglante avait opposé des mineurs âgés de 13 à 14 ans. La police pense qu’un « mauvais échange de regards » entre membres de bandes rivales, aurait été le déclencheur.
Les violences entre bandes sont en constante augmentation en France. Avec un record pour les deux derniers mois de l’année 2009. Exploitant cette nouvelle rixe mortelle, le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a exhorté les parlementaires à voter « à l’unanimité » le texte de Christian Estrosi contre les bandes.
Un texte « effet d’annonce » dont les mesures sont vagues et redondantes par rapport à la législation déjà existante, ou carrément ridicules comme l’interdiction du port de la cagoule. Ce faux arsenal veut traquer l’intention, l’appartenance supposée, et se place dans une logique de soupçon comme au temps de la Terreur où l’on pouvait être suspect d‘être suspect… Une idée sarkozienne tout à fait discutable, alors que l’Etat se refuse à désigner les bandes pour ce qu’elles sont : un regroupement le plus souvent connu de « jeunes » d’origine immigrée, animés par une haine raciste, qui se livrent à des actions violentes et criminelles.
Dans le projet de loi Estrosi, aucune définition précise du mot bande n’est formulée. C’est toute l’ambiguïté du projet de loi. Le gouvernement ne peut pas qualifier honnêtement un phénomène qu’il a lui-même contribué à fabriquer.
Ces bandes ethniques ne sont pas arrivées de Mars. Elles sont le résultat d’une politique d’immigration massive, folle et non contrôlée. Des centaines de « jeunes » d’origine immigrée, en marge, non intégrés, non intégrables, en rupture culturelle, sociale, légale, religieuse, raciale, qui sont passés à la barbarie. Avec Youssouf Fofana, la justice a entre les mains en ce moment l’un des caïds de bandes les plus emblématiques qui soit et qu’elle ne sait d’ailleurs pas comment juger sinon par l’implication la plus condamnable : anti-sémite. Et hop, liquidé le cas Fofana.
CAROLINE PARMENTIER
22:24 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insécurité, immigration
22.05.2009
Insécurité: les criminels ne sont pas inquiétés mais on fouille les cartables...
Les cartables et les élèves fouillés. Les portiques de sécurité à la sortie des écoles. Une énième loi contre les bandes. Deux petits garçons de 6 ans et 10 ans embarqués par les policiers parce qu’ils étaient soupçonnés d’un vol de vélo… On est dans la plus complète improvisation. Totalement inadaptée à la réalité.
Le gouvernement fait la preuve de son incompétence, dépassé par le fait qu’il a créé une situation ingouvernable par les moyens ordinaires.
La proposition de Xavier Darcos d’autoriser la fouille des cartables est une mesure irréalisable. On est là dans le bla-bla sarkozyen, le « Kärcher », la « racaille », le cause toujours, tu m’intéresses. Et même si le gouvernement avait les moyens de contrôler tous les écoliers de France, en agissant ainsi, il taperait à côté. Il ne s’attaquerait pas aux vraies racines de la violence, de la haine et de la criminalité à l‘école qu’il a contribué lui-même à implanter.
Les deux enfants de 6 et 10 ans conduits au poste de police à Floirac (Gironde) et auditionnés pendant deux heures – il faut dire qu’il n’est pas facile d’arracher des aveux à des pointures de cet acabit – , c’est du délire et du grand n’importe quoi. Apparemment, c’est plus simple d’arrêter un présumé voleur de bécane en herbe âgé de 6 ans que de retrouver les dangereux voyous qui ont ouvert le feu sur les policiers en 2005 à Villiers-le-Bel – blessant 85 d’entre eux par balles – et dont la très grande majorité court toujours.
Les médias ont alors beau jeu de hurler au zèle sécuritaire alors que l’insécurité, elle, galope. C’est surtout un zèle imbécile et contre-productif, à côté de la plaque.
Professeur poignardé à Toulouse, policier renversé par une voiture à Amiens, fourgon de police attaqué à la kalachnikov, les faits emblématiques les plus graves se banalisent et font monter encore de plusieurs crans la violence de la délinquance quotidienne.
Pour regagner tous les territoires perdus de la République française que sont les banlieues immigrées et les établissements scolaires, il faut autre chose que l’improvisation et les discours de matamore en campagne électorale devenus ridicules et insupportables à entendre.
Il faut déjà commencer par reconnaître que l’insécurité et l’immigration ingérée sont liées. Il faut observer – quelle perspicacité ! – que les membres des bandes par exemple sont à forte majorité immigrée et qu’une nette proportion de la délinquance en France est née d’une politique d’immigration criminelle et suicidaire. Il faut s’apercevoir que la plupart de ces délinquants sont maintenant français et non expulsables selon nos lois. Et que ni nos lois ni l’idéologie dominante – la législation en vigueur n’est rien d’autre que la mise en œuvre de l’idéologie dominante – ne nous laissent aucune possibilité juridique, administrative, réglementaire de nous opposer à cet état de fait. Jean Madiran l’a écrit dans Une civilisation blessée au cœur, « face à une continuelle et massive invasion démographique, la France officielle ne peut rien légalement, elle ne peut rien moralement ».
Il lui faut d’abord retrouver son identité, restaurer l‘éducation et l’autorité, changer de morale et de légalité. Le reste ne sera qu’improvisation sarkozyenne.
CAROLINE PARMENTIER
19:33 Publié dans Insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insécurité sarkozienne, fouille des cartables, immigration, droit du sol



