05.06.2008
Nouvelle décision de Bruxelles contre les pêcheurs
COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN-MARIE LE PEN
Sur la provocation de la Commission Européenne envers les marins-pêcheurs.
Bruxelles - le 4 juin 2008
C'est au moment où les marins-pêcheurs subissent de plein fouet l'envolée du prix du gazole, la réduction drastique des quotas et du nombre de jours passés en mer, la baisse des cours du poisson, que la Commission Européenne envisage, à partir de 2009, de diminuer les quotas de pêche de 25% pour certaines espèces sans aucune concertation avec les pêcheurs ou leurs représentants.
Cette véritable provocation ne s'explique que par la volonté délibérée de Bruxelles de favoriser la mondialisation des produits, y compris de la pêche, en augmentant les importations des pays tiers au risque de sacrifier la pêche française et européenne.
Le Front National s'élève contre cette provocation et défendra par tous les moyens les entreprises de pêche côtières ou hauturières afin qu'elles puissent vivre de leur travail sans subir la concurrence déloyale des navires-usines des pays tiers qui pillent la ressource halieutique.
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28.05.2008
La grogne des pêcheurs continue
Quand on ne peut plus vivre de son travail !
De nombreux pêcheurs ont poursuivi leur action de protestation lundi, malgré la reprise du travail dans certains ports, alors que leurs collègues d’autres pays européens se joignaient à ce mouvement contre la flambée du prix du carburant, qui étouffe la profession déjà en souffrance depuis 20 ans à cause notamment de la politique européenne des quotas.
Un appel à bloquer les ports pendant 48 heures à partir de mardi matin a été voté lundi par des représentants d’une dizaine de ports de la Manche et de la Méditerranée réunis à Boulogne-sur-Mer. « Nos revendications sont toujours les mêmes : un gazole eurocompatible [prix unifié au niveau européen] et une gestion raisonnable des quotas », a expliqué Thierry Leprêtre, président du comité local des pêches de Boulogne-sur-Mer et délégué CFTC.
Réunis dans le cadre de la foire internationale de la pêche à Ancône (côte adriatique), des pêcheurs de quatre pays européens – Italie, Portugal, France et Espagne – ont appelé par ailleurs à une grève illimitée à partir de mercredi pour protester contre la hausse du gazole. Les pêcheurs de Catalogne n’ont pas attendu cet appel pour entamer dans la matinée de lundi un mouvement de grève en soutien aux réclamations des pêcheurs français. Une manifestation est prévue vendredi à Madrid devant le siège du ministère espagnol de la Pêche.
Au moment où Sarkozy vient d’affirmer qu’il fallait avoir « le courage de dire aux Français » que l’évolution des prix pétroliers , n’allait « pas s’arranger » (mardi sur RTL), les mesures annoncées par le ministre français de la Pêche Michel Barnier apparaissent toujours terriblement dérisoires, prisonnières de « leur » euro-mondialisme technocratique. « Pour arriver au chiffre de 310 millions d’euros, résumait Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, on doit additionner une aide à la casse des navires, une aide d’urgence à ceux qui subsistent, une aide aux pêcheurs de cabillaud, une subvention aux pêcheurs d’ordures (sic), aux contrats de “pêche durable”, etc. Il y a enfin les 40 millions d’“aide sociale”. S’il est vrai que de nombreuses familles sont en difficulté, une telle mesure ne répond évidemment pas aux attentes de la profession. Les marins pêcheurs ne veulent pas d’une assistance sociale, ils veulent pouvoir vivre du fruit de leur travail. »
Dans le cadre de la politique commune de la pêche de l’Union européenne, la Commission européenne encadre strictement les quotas annuels de prises tant en maquereaux qu’en cabillaud ou en merlan ainsi que les aides financières que peuvent accorder les gouvernements. En particulier, elle fixe un plafond aux aides nationales ne nécessitant pas de feu vert de Bruxelles car considérées comme ne causant pas distorsion à la concurrence. « Nous sommes bloqués par le système des aides d’Etat, sur le plafond des aides [appelées “de minimis” dans le jargon européen] », a regretté Barnier devant quelques journalistes, en marge d’une réunion avec ses collègues européens de la Pêche et de l’Agriculture à Maribor en Slovénie. « Si l’on constate que le prix du gazole compromet l’existence même de la pêche européenne, ne faudrait-il pas poser la question du plafond de ces aides ? C’est la question que je pose », a-t-il ajouté naïvement alors que le mouvement de grogne commence à gagner sérieusement plusieurs pays.
Mais, comme l’a dit le président du comité régional des pêches de Haute-Normandie : « Même avec un gazole à zéro centime, ils (beaucoup de bateaux en Manche) ne pourraient reprendre la mer faute de quotas » (déjà atteints en mai !). Au-delà du « problème conjoncturel » du gazole, le ministre français a donc aussi réaffirmé sa « volonté » de discuter des moyens de « gérer mieux et de manière plus efficace » les systèmes de quotas de pêche de l’UE, régulièrement mis en cause par les professionnels. Ce « débat » doit être mené notamment durant la présidence de l’UE que la France assumera pendant six mois à partir de juillet. La vérité est que, sacrifiée depuis trop longtemps sur l’autel de Bruxelles, toute la filière pêche est aujourd’hui en danger de mort.
REMI FONTAINE
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24.05.2008
Nouvelle crise de la pêche
Les pêcheurs rechignent à accepter les propositions qui leur sont faites. Sachant que le litre de gazole à 40 centimes ,quand son prix frôle un euro, serait une subvention aux frais du contribuable, étant d’autre part admis que chacun doit pouvoir vivre de son travail , c’est le prix de vente du poisson qu’il faut libérer. Mais celui-ci est bloqué par les importations à bas prix selon le dogme du libre échange, la part de la pêche nationale dans la consommation française étant désormais très faible . La colère suggère des actes répréhensibles , mais la mise en cause de la grande distribution n’est pas sans fondement, alors même que nos gouvernants nous vantent la défense du pouvoir d’achat par la « modernisation des circuits commerciaux ». Il fallait, il faut, il faudra sortir de ce système et de cette Europe-là.
D.B
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