31.07.2008
Relançons l'emploi par le corporatisme
Ne laissons plus le champ libre en économie aux théories libérales et socialistes maçonniques qui n'ont déjà fait que trop de ravages en France !
Il faut remettre le corporatisme au goût du jour, car lui seul peut rendre compte de ce que préconise la doctrine sociale de l’Eglise dans le domaine de la nécessaire coopération entre les patrons, salariés et travailleurs indépendants d’un même métier. Et, s’il est vrai qu’un régime économique de type corporatif n’est pas à l’abri d’éventuelles infiltrations par des éléments technocratiques et donc par de possibles dérives étatiques, le corporatisme est le seul système économique et social qui va dans le bon sens, celui du bien commun : lui seul permet la vraie participation des salariés au bien commun de l’économie nationale (De la justice sociale – Jean Madiran – Nouvelles Editions Latines) ; lui seul constitue un barrage efficace contre l’emprise tentaculaire des entreprises multinationales , vecteurs du phénomène de mondialisation dans ses aspects les plus négatifs : délocalisations et chômage dans les Pays du nord, esclavagisme dans les Pays du Sud.
Le corporatisme sera sain s’il demeure un corporatisme d’association (il faut rejeter le pseudo-corporatisme d’Etat qui n’est qu’une déviation , ce qui n' empêche pas l'Etat de pouvoir agir en cas d'abus), c'est-à-dire qu'il doit obéir à au moins deux conditions :
- qu’il ne supprime pas la liberté d’action et d’initiative de chacun, et au contraire qu’il laisse le paysan sur sa terre, l’artisan dans son atelier, le commerçant dans sa boutique, l’assureur et le médecin dans leurs cabinets, maîtres chez eux conformément au principe de subsidiarité : la corporation doit avoir pour seul objet de résoudre les problèmes aucun chacun ne peut faire face seul ,
- que les corporations puissent se créer spontanément ; les corporations ne doivent pas devenir des organismes sclérosants, mais laisser dans le domaine professionnel, la possibilité aux initiatives nouvelles conformes à l’ordre naturel de se réaliser (Ainsi, les Chambres d’Agriculture ne devraient pas s’opposer à l’agriculture biologique, ni l’Ordre des Médecins aux médecines nouvelles…).
Ajoutons qu’un sain corporatisme n’est possible que dans le contexte de la petite entreprise familiale, agricole, artisanale ou commerciale. Le salariat massif n’est pas bon, car il est déresponsabilisant, tant pour les employés que pour dirigeants (qui ne sont que des salariés à la botte des actionnaires... ).
G.P
20:39 Publié dans Politique de l'emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



