09.08.2009

Ce que nous coûte l'Europe: plus de 60 milliards d'euros !

Voici le récapitulatif des dépenses européennes annuelles – quantifiables – de l’État, des collectivités locales et des entreprises françaises liées à l’intégration européenne.


Le solde budgétaire officiel (ce que verse le budget de l’État à l’Europe moins les aides directes aux agriculteurs et les aides structurelles aux régions) s’élève à 6,6 milliards d’euros. Pour obtenir le solde budgétaire apparent, il faut ajouter, au solde budgétaire officiel, les autres dépenses directes :


- les mesures de soutien au développement rural, à la pêche, au développement régional, à la cohésion sociale (part financée directement par la France et qui conditionne l’octroi des aides européennes), soit 2,9 milliards ;
- la participation au FED (Fond d’aide au développement pour l’Afrique, les Caraïbes et le Pacifique) est de 738 millions ;
- les avances consenties par la France et non remboursées par l’Europe atteignent 250 millions ;
- les amendes et astreintes journalières : 586 millions ;
- l’action européenne (crédits destinés à financer la présence d’experts dans des missions européennes) : 53,4 millions ;
- la promotion de Strasbourg comme capitale européenne : 28,8 millions ;
- les indemnités des députés : 8 millions ;


- la contribution aux sept corps militaires : 11 millions.
Soit, au total, plus de 11 milliards d’euros.


Solde budgétaire réel direct :
au solde budgétaire apparent, qui est de 11 milliards, il faut ajouter les charges de l’État, des collectivités locales et des entreprises liées à l’activité communautaire:
- le coût de la collecte des recettes fiscales affectées à l’Europe : 150 millions ;
- le coût de fonctionnement des organismes et du personnel affecté à la redistribution des aides communautaires : 2,2 milliards ;
- le surcoût de la réglementation communautaire pour les administrations : 8,7 à 10 milliards ;
- le surcoût administratif pour les entreprises : 30 à 40 milliards.

Total : de 52 à 63 milliards d’euros.

article extrait du Cri du Contribuable n° 52

14.10.2008

Il n' y a pas de plan de sauvetage commun

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Il n’y a pas de plan de sauvetage commun



Le prétendu plan de sauvetage commun de l’eurogroupe ne fait qu’avaliser des disposition nationales déjà prises dans certains pays, et donne aux Etats l’autorisation de prendre d’autres mesures nationales qui ont également déjà été prises dans certains pays.

Malgré les coups de menton européistes de Nicolas Sarkozy, il ne s’agit donc que d’un blanc-seing donné a posteriori.

Le fait que les conseils des ministres de France, d’Allemagne et d’Italie se réunissent aujourd’hui au même moment pour décider de mesures nationales ne fait que souligner l’absence réelle de politique commune européenne.

Il n’y a d’ailleurs rien à attendre d’une hypothétique politique commune en la matière. Si la crise financière a un effet bénéfique, c’est de montrer concrètement que l’Etat-nation reste le seul cadre protecteur.

02.09.2008

Gel du partenariat UE-Russie: une pitoyable mascarade

 

 

Les Vingt-Sept ont décidé de suspendre le processus de partenariat stratégique UE-Russie. Cette tentative d'intimidation est insensée et dangereuse pour l'avenir. Elle vise à faire plier la Russie afin qu'elle retire ses troupes de Géorgie. Cette menace puérile ne servira qu'à démontrer l'impuissance diplomatique et militaire d'une Union européenne inféodée aux Etats-Unis.

 

Que l'on soit hostile, indifférent ou favorable à l'intervention russe la question géorgienne ne doit pas empiéter sur les bonnes relations économiques, politiques et stratégiques d'avec la Russie.

 

Ce caprice médiatique, d'une pseudo élite sans aucune vision d'avenir, va ruiner le nécessaire rapprochement avec ce grand allié naturel de l'Europe. Les Etats Unis devraient aussi réviser à la baisse leurs prétentions géopolitiques. La Russie n'est pas l'Union soviétique.

 

Jean-Marie Le Pen et le Front National saluent fraternellement leurs frères et sœurs de Russie. Il existe encore en Europe de l'ouest des femmes et des hommes qui savent où se trouvent le bon droit et leurs alliés naturels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.frontnational.com

 

26.07.2008

Ce que nous coûte l'Europe

 

 

Du "coût de l'Europe" pour la France, on s'est jusqu'à présent contenté d'évoquer le « solde net » budgétaire, c'est à dire la différence entre la cotisation officielle versée au budget de l'Union et les « retours » des fonds européens en France. Celle-ci d'ailleurs ne cesse de croître. Notre pays récupère en aides agricoles et structurelles environ 66% de ce qu'il a versé : lorsque l'Etat contribue pour 100 euros au budget européen, les agriculteurs français récupèrent 50 euros et nos régions 16 euros, les 34 euros restants subventionnant l'Europe de l'Est et du Sud, ainsi que le fonctionnement des institutions européennes. La France est devenue le deuxième contributeur net en volume et présentera d'ici 2013 un solde "européen" déficitaire de près de 7 milliards d'euros par an. S'y ajoutent d'autres dépenses budgétaires directes, moins connues, telle que la contribution au fonds européen de développement (738,3 millions), les "refus d'apurement" et amendes communautaires pour défaut de transposition des directives (837 millions en 2008) ou le budget de la présidence française de l'UE (190 millions). Surtout, l'Etat français contribue en tant que percepteur des ressources européennes (la collecte fiscale a un coût), redistributeur des "retours" communautaires qu'il a subventionnés et transpositeur d'un important volume de normes communautaires (plus de 80% des lois nouvelles), le tout, au nom et pour le compte de l'Union européenne. Ces charges d'administration déconcentrée de l'Union européenne mobilise quotidiennement des moyens publics de l'Etat et des collectivités locales. Du côté des entreprises, le coût d'assimilation de la législation européenne représente environ 37 milliards d'euros. Ainsi, le coût global comptable de l'intégration européenne atteindrait 50 à 65 milliards d'euros par an pour la France. C'est le résultat du dernier rapport que publient les "Contribuables Associés" à la veille de la présidence française de l'Union, et qui est signé Christophe Beaudouin, du groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen.

 

 

02.07.2008

Non à l' Europe

 

 

Le NON des irlandais au référendum sur le traité européen a sonné haut et clair ! Il a claqué comme une gifle donnée aux dirigeants de ce pays et aux européistes de toutes les nations européennes. Et en premier lieu, à Monsieur Sarkozy, qui a été l’initiateur du traité simplifié et qui va devenir, pour six mois, président de l’Union Européenne.
En réalité, depuis le début, la construction européenne s’est effectuée en cachette. Selon la méthode Jean Monnet, il fallait se garder de mettre sur la place publique les décisions qui ont abouti, au cours des cinquante dernières années, a retirer petit à petit des portions de plus en plus grandes de la souveraineté des nations composant cet ensemble monstrueux ! Pour Jean Monnet et ses successeurs, pour réussir la construction européenne, il faut avancer masqué…En somme, la construction européenne est un sujet trop sérieux pour qu’on fasse intervenir le peuple. Les technocrates de Bruxelles sont démocrates dans les discours, mais dans la réalité, ils professent le plus profond mépris pour la masse des électeurs ! Alors, ceux-ci se vengent dès qu’on leur en donne la moindre occasion… En deux ans, les électeurs de trois nations ( la France, les Pays-Bas et l’Irlande) ont rejeté par référendum, chaque fois à une confortable majorité, le projet de Constitution européenne ou le Traité qui en tient lieu.

Les raisons d’une telle constitution
Pourquoi les gouvernements insistent–ils tellement pour l’adoption de ce traité ? Tout simplement parce qu’à force « d’élargir l’Europe », entendez par là, à force d’ augmenter le nombre de ses membres, l’Union est devenue ingérable. En effet, la Communauté Européenne, à six ou à quinze pays, fonctionnait sur la base du consensus, c’est à dire que les décisions se prenaient à l’unanimité. Par définition, cela prenait du temps pour l’obtenir et parfois le mécanisme se bloquait, surtout lorsque les technocrates de la commission de Bruxelles inventaient une nouvelle règle que personne n’avait demandée. Mais voilà que l’Union est passée à vingt cinq membres, et bientôt vingt sept et peut-être trente…Du coup, ce système ne peut plus marcher. Par exemple, jusqu’à présent, chaque Etat - Membre disposait d’un siège de la Commission de Bruxelles, c’est à dire qu’il désignait un « ministre » de l’Union. Jusqu’à quinze, cela allait très bien. Mais on ne peut pas avoir un gouvernement avec trente ministres ! Alors, la Constitution, pardon : le Traité, prévoit qu’un Etat pourra ne pas être représenté à la Commission. C’est l’une des nombreuses raisons qui portait à repousser ce texte, puisque la France, comme les autres Etats, notamment les grands pays, n’aurait même pas été présente dans l’exécutif Bruxellois. On arrivait bien à un « pouvoir supra - national », un super – Etat technocratique et apatride… Le « Meilleur des Mondes », en somme ! Tout ceci démontre amplement que le système européen est complètement coupé des réalités auxquelles les pays et leurs citoyens doivent faire face. Cela n’intéresse tout simplement pas les européistes, qui continuent imperturbablement à gérer les différents pays comme s’ils en étaient les maîtres et sans s’occuper le moins du monde de ce qu’en pensent les citoyens. Il suffit de voir leur réaction devant le NON irlandais. « On va bien arriver à leur faire changer d’avis, on va les faire revoter dans quelques mois, ces demeurés », voilà ce qu’ils pensent !

Le vent tourne……
Mais les choses sont en train de changer, les esprits commencent à évoluer dans ce domaine où, jusqu’à présent, l’idéologie européiste régnait en maître. Voici un exemple récent de cette évolution. Monsieur Alexis Brézet, dans un éditorial du Figaro Magazine , écrivait il y a quelques jours : « La vérité est que la gigantesque machinerie que l’on dit en panne et qui pourtant produit à la chaîne des directives, des résolutions, des jurisprudences, des normes et des sanctions, ne sait plus parler au cœur des Européens… Au nom d’un universalisme abstrait, l’Europe refuse de dresser la moindre barrière entre elle et le reste du monde ? Crispée sur un libéralisme doctrinaire qui laisse pantois les américains…, elle s’interdit de voler au secours de ses industries ? Les peuples, du coup, reviennent à la seule protection qui vaille : celle de la Nation. » Voilà qui est bien vu et qui pourrait être écrit dans Restauration Nationale. Précisons que Monsieur Alexis Brezet est le Directeur adjoint de la Rédaction du Figaro Magazine , donc un personnage très important du monde médiatique. C’est dire si, mine de rien, les esprits commencent à secouer la chape de plomb invisible, qui depuis cinquante ans, empêche les gens d’observer les faits et d’en tirer des conclusions.

L’Europe est à reconstruire
Au point où nous en sommes, il faut remettre les compteurs à zéro et tout reconstruire, mais en regardant la réalité et en tournant le dos aux visions doctrinaires. Il ne faut pas détruire les Nations, mais s’appuyer sur elles dans des entreprises pratiques de coopération. Par exemple, on peut penser que de telles initiatives sont possibles en matière de transports ou de l’énergie. Mais il faut commencer par démolir le cadre institutionnel - car c’est lui qui bloque tout - en remplaçant la Commission par un Secrétariat général chargé, non de prendre lui-même des décisions, mais seulement d’exécuter les décisions prises par le Conseil des chefs d’Etat. Naturellement, dès que ces décisions seront importantes, la règle de l’unanimité sera rétablie. Par ailleurs, la Cour de Justice sera supprimée, car un tribunal étranger ou supra - national ne peut en aucun cas contredire un jugement d’un tribunal français. Enfin, l’Europe doit être à géométrie variable. Si dans certains domaines, des solidarités historiques, des traditions anciennes ou des intérêts économiques existant entre quelques Etats permettent de faire certaines tâches qu’il est impossible d’organiser à six, à quinze ou à vingt-sept, pourquoi ne pas les faire en dehors du cadre européen ? Du fait de toutes ces mesures, les Etats - Membres bénéficieraient d’une bien plus grande souplesse… Ce ne sont que quelques exemples et la remise en ordre de la « Communauté », nom que je préfère de beaucoup à « l’Union », demandera beaucoup de travail et d’imagination…

Georges ROUSSEAU


23.06.2008

L' Europe ce n'est pas la paix et la liberté

 

Contrairement à ce que veut faire croire Régis HUTIN dans son éditorial Ouest France du 23 juin , l'Europe ce n'est pas la paix et la liberté !

Le feu qui couve dans les banlieues , l'engrenage dans la dhimmitude, le désarmement de nos armées , la désorganisation dissumulée de la gendarmerie font que pour ceux qui savent analyser la situation , tous les clignotants sont "au rouge" . Il n' y a que les franc-maçons et les "bobos" qui veulent prouver le contraire .

Notamment , l’immigration de peuplement encouragée conjointement par les apôtres du mondialisme et les internationalistes d’extrême gauche prend une tournure de plus en plus séditieuse.

Après les occupations d’entreprises par les clandestins, c’est le centre de rétention de Vincennes qui a été le théâtre le 22 juin d’une insurrection organisée par des clandestins en voie d’expulsion.
Quelques heures plus tôt, A Melilla, enclave espagnole du nord marocain, un nouveau poste frontière a été pris d’assaut par des dizaines d’Africains voulant pénétrer en Espagne.

Loin d’être devenues la forteresse que dénonce les associations immigrationnistes, la France et l’Europe sont désormais prises violemment d’assaut par tous ceux qui poussés par les charlatans de la mondialisation heureuse, estiment qu’ils ont un droit inaliénable à s’installer où bon leur semble.

Marine Le Pen, député européen, vice-présidente du FN, exprime ses vives inquiétudes face à cette escalade de la violence encouragée par les mondialistes de tous bord qui livrent la France et l’Europe au chaos et rappelle qu’il appartient aux seuls Etats souverains de choisir qui ils entendent accueillir ou pas sur leur sol.

http://www.frontnational.com/communique_detail.php?id=1724 (communiqué de presse de Marine Le Pen).

 

 Par ailleurs , comme le rappelle Olivier Figueras dans PRESENT de ce jour :

Il ne suffit pas de constater, comme le fait Chevènement (tiens ? le revoilà ?), que le traité de Lisbonne est « juridiquement mort » du fait du rejet irlandais. Parce que le droit, en définitive, n’intéresse personne…

Le Premier ministre luxembourgeois l’a clairement exprimé dimanche : « Je pars du principe qu’il entrera en vigueur, mais je ne sais simplement pas quand. S’il n’entre pas en vigueur, nous serons totalement incapables de fonctionner en Europe. »

Assertion curieuse ! Jean-Claude Juncker devrait savoir que, s’il s’agissait réellement d’un principe, il n’aurait besoin ni de supposition, ni – et encore moins – de menace. Mais, d’une part, ce principe n’existe pas, sauf dans chapeau dont il vient de le sortir. Et, d’autre part, la question du fonctionnement de l’Europe est un mensonge éhonté. D’ailleurs, comment marcherait-elle si elle finissait par se mettre tous les peuples à dos ?

Il n’en reste pas moins que c’est Jean-Claude Juncker qui a raison – et ses pairs avec lui. Quelle que soit la réalité, le droit et tout ce qui s’y rattache, ce sont eux qui, pour l’heure, décident. Ce qui explique qu’un Patrick Devedjian se félicite de « la capacité de rebond de l’Union européenne »…

« Nous avons pris la décision que le processus de ratification devait se poursuivre dans tous les Etats membres, c’est maintenant la position du Conseil », a ainsi clairement déclaré Nicolas Sarkozy au terme de la réunion bruxelloise.

Ce n’est pas de sa part une simple contradiction du droit. C’est l’aboutissement d’une logique. Que deviendrait la présidence française de l’Union européenne si elle devait tirer les conséquences du non irlandais ? Nicolas Sarkozy, qui a déjà connu beaucoup de déboires à propos de la Méditerranée, n’a cure de se poser la question.

Mais le volontarisme du Président français ne saurait suffire à faire se lever l’arc-en-ciel. Car les solutions proposées – mises en place de premiers éléments du traité, nouveau vote irlandais, etc. – se heurtent à bien des obstacles. Et pas seulement de la part des adversaires habituels. Tels Bruno Gollnisch qui s’interroge : « Faut-il que les Irlandais reprennent le fusil ? »

Il y a d’abord le gouvernement britannique, obligé d’admettre que sa ratification du traité était suspendue à la décision de la Haute Cour de Londres sur la contestation déposée par un électeur qui conteste la décision de Gordon Brown de ne pas soumettre le traité à référendum. « Le tribunal est très surpris que le gouvernement se propose apparemment de ratifier le traité, alors que le recours du défenseur contre la décision de ne pas organiser de référendum sur la ratification est en cours d’examen », ont déclaré les juges.

Par ailleurs, le Premier ministre polonais Donald Tusk a reconnu vendredi que la signature du traité de Lisbonne par le président Lech Kaczynski n’était pas acquise ; ce qui remet en cause sa ratification par la Pologne.

Enfin, la République tchèque paraît de plus en plus incertaine. On sait (Présent du 20 juin) que son président, Vaclav Klaus, ne veut pas donner sa signature. Mais, avant même cette étape, il faut attendre l’avis, jugé incertain, de la Cour constitutionnelle tchèque ; et la décision du Sénat, où le Parti démocratique civique (ODS), opposé au traité, semble disposer de suffisamment de poids pour faire barrage.

 

Enfin cette Europe n'est pas vraiment un espace de liberté  dès que l'on aborde le contenu officiel de son histoire ....

 

G.P

 

 

 

21.06.2008

Israël dans l'Europe !

 

Par Jean-Michel Vernochet* :

« Dans quelques jours, Israël sera admis comme partenaire privilégié de l'Union européenne sans que les peuples d'Europe aient été consultés, ni même avertis d'une décision aussi lourde de conséquences pour leur avenir!

"[...] Last but not least, quatre jour après la ratification irlandaise, le
12 juin - si importante pour M. Bush - doit intervenir un autre fait d’une
importance capitale et qui éclaire l’ensemble des grandes manœuvres dont la
zone Europe-Méditerranée est actuellement le théâtre : le 16 juin à
Luxembourg, le conseil des ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept
devrait entériner un partenariat avancé avec Israël.
Cela signifie une intégration quasi complète au sein du marché unique, dans les institutions européennes avec la participation des ministres israéliens dans les conseils européens et d'experts dans  tous les  programmes et groupes de travail, « ce qui équivaudrait à conférer à l'Etat juif un statut de quasi-membre de l'UE » comme le soulignait « Le Monde » dans son édition du 7 juin. La chose s’est préparé dans le silence feutré des chancelleries car apparemment rien n’avait filtré dans la grande presse – les archives du quotidien Le Monde sont muettes en 2007 sur cette question  - histoire de mettre l’opinion devant le fait accompli. Nous avons ici une preuve supplémentaire que les vraies décisions, celles qui engagent le destin des nations ne sont pas connues du public, qu’elles sont soigneusement tues… Comme fut caché, dès l’origine, au début des années 40, les finalités réelles de la construction européenne…des objectifs pas très éloignés de ceux qui président aujourd’hui  à la « Greater Middle East Initiative » : démembrer des États souverains et créer des entités fédérales sur des bases communautaristes… un prolongement et une amélioration substantielles de l’accord secret Sykes-Picot passé le 16 mai 1916 entre la France, la Grande-Bretagne et la Russie, lequel organisait le partage des dépouilles de l’Empire ottoman...

greater-middle-east.jpg

Est-ce aussi pure coïncidence si la tournée de M. Bush a démarré par la
Slovénie là où justement, en avril dernier, se tint la commission chargée de
finaliser cette discrète entrée de l’État hébreu dans la communauté des
Vingt Sept ? On comprend mieux alors la hâte de M. Sarkozy à réaliser cette
Union pour la Méditerranée si l’on considère avec un peu de recul, et dans
son ensemble, l’échiquier géostratégique proche-oriental […]"

*Ancien journaliste au Figaro. Dernier ouvrage publié :  Manifeste pour une
Europe des Peuples . En collab., Éd. du Rouvre.
Ci-dessus : extraits de l'article : « LISBONNE » VIA DUBLIN ET TRIPOLI  LES DÉFAITES DU PROJET EURATLANTIQUE publié le 12 juin 2008,  sur
http://www.paperblog.fr/796998/ce-qui-se-trame-dans-l-omb...

http://fischer02003.over-blog.com/article-20397469.html

15.06.2008

La malhonnêteté de Sarkozy face au Non irlandais ...

 

 

Sarkozy : non irlandais mais oui quand même

Le Chef de l'État s'est exprimé à propos du "non" irlandais au traité de Lisbonne : le vote irlandais n'est pas conforme, on passe outre. Explication de texte :

L'emballage

  • Constat d'une évidence :

"Le non irlandais, c'est une réalité politique, le peuple irlandais s'est prononcé, on doit l'accepter".

  • Une interprétation immédiate :

"Je vois le non irlandais comme un appel à faire davantage, mieux, différemment, et à trouver ensemble les solutions".

  • Un principe faux, comme point de départ :

"L'idée européenne, on n'a pas le droit de la saboter, mais il faut qu'on fasse différemment".

Mais si, on a le droit de la saboter, c'est le principe même des consultations des pays. Tout pays fait ce qu'il veut d'un traité! L'Irlande l'a prouvé.

  • Un peu de démagogie :

"beaucoup d'Européens ne comprennent pas la façon dont on construit l'Europe en ce moment (...) Il faut qu'on en tienne compte très rapidement et qu'on change notre façon de faire l'Europe".

Le contenu

  • Déni de démocratie, violation des règles sur la ratification et mensonge :

"Puisque aujourd'hui 18 États européens ont ratifié, il faut que les autres continuent à ratifier".

Le respect des lois européennes imposait de dire exactement l'inverse : "Puisque aujourd'hui 1 État n'a pas ratifié, il faut que les autres arrêtent de ratifier". C'est ce qu'impose le fonctionnement européen.

  • A un peuple qui s'est exprimé librement, on oppose la force des idéologues :

"Nous pensons avec Mme Merkel qu'il faut continuer le processus de ratification (...) c'est d'ailleurs l'intention Gordon Brown que j'ai eu au téléphone hier - de façon à ce que cet incident irlandais ne devienne pas une crise".

  • un faux raisonnement entraîne une fausse solution :

"Il faut qu'on réfléchisse tous ensemble".

Double malhonnêteté : c'est déjà tout réfléchi par les eurocrates et s'il voulait respecter ce "non" irlandais, Sarkozy reconnaitrait qu'il n'y a plus matière à réfléchir!

Ces propos montrent bien qu'il ne s'agit plus de sourde oreille, mais bien de mauvaise foi corolaire de toute dictature.

Lahire