26.10.2009

Qui a complétement démantelé notre Aérospatiale?

 

De Mordicus,

Ca aide la mémoire qui flanche

« Douée esthétiquement et intellectuellement, madame Royal se révèle une piètre ménagère car elle ne sait pas balayer devant sa porte, selon une expression populaire tout à fait significative.

Avec ses acolytes, Le Guen, Richard, Rocard, elle s’en prend avec véhémence à la « gestion scandaleuse depuis cinq ans du dossier EADS/AIRBUS ». Elle-même et ces personnalités ont la mémoire courte lorsque cela les arrange (d’autant que l’électeur a encore une plus grand faculté d’oubli).

Qui a décidé de démanteler la prestigieuse Aérospatiale, société nationale fournissant à la France une importante fraction de ses armes, aux bureaux d’études héritiers de ceux qui, sous la IVème République et aux débuts de la Vème avaient hissé la France aérospatiale au 3ème rang mondial ? Qui, sinon le gouvernement de M. Jospin, celui-ci aujourd’hui membre de l’équipe Royal.
Qui a cédé généreusement 31.45 % de la future entreprise Matra-Aérospatiale à J.L. Lagardère, préparant ainsi la privatisation de l’Aérospatiale bradée au secteur public et aux capitaux étrangers ? Le gouvernement de M. Jospin. Aujourd’hui, madame Royal s’attaque au groupe Lagardère « si proche du pouvoir (celui du gouvernement socialiste ?) qui s’est opportunément désengagé quelques semaines avant l’annonce des retards de l’A. 320 (mais non madame, de l’A 380) ». Mais ce sont ses amis qui l’ont abusivement, transformé en principal dirigeant de l’ensemble EADS-AIRBUS.

Qui a souscrit à un montage politico-industriel aussi absurde que celui d’EADS, à la direction bicéphale aux intérêts nationaux divergents, à la hiérarchie interne compliquée par des conceptions techniques différentes, conséquences du cloisonnement national séculaire ? Qui n’a pas compris ce que devait être une entreprise industrielle et commerciale affrontant la concurrence internationale avec un patron, une équipe, une doctrine ? Messieurs Jospin et Strauss-Kahn confondant politique et industrie pour créer un monstre qui ne pouvait qu’aboutir à « la catastrophe et au scandale » que dénoncent aujourd’hui M. Jean-Marie Le Guen et aussi M. Rocard soulignant le « désastre financier »
« L’Etat peut faire et doit faire, la puissance publique doit assumer ses responsabilités… »  déclame madame Royal. Mais qui ne les a pas assumées en se déchargeant de l’Aérospatiale au profit du secteur public sinon le gouvernement de M. Jospin ?

« Avec moi l’Etat sera fort, juste à sa place », insiste la candidate. Mais comment la France peut-elle bénéficier d’un Etat fort après que son maître à penser, François Mitterrand lui eut infligé le traité de Maastricht et les abandons de souveraineté qu’il implique ?

Selon le Nouvel Observateur (du 21 octobre 1999) publication dont madame Royal ne peut nier la compétence, M. Lionel Jospin (en créant EADS) a mis sur pied… « un outil puissant de la contraction d’une Europe forte, solidaire et maîtrisant pleinement son avenir » et Airy Routier, le signataire de l’article d’ajouter : « le Premier ministre a insisté sur le « caractère équilibré de l’actionnariat stable et de long terme du nouveau groupe ». Et il précise « Victoire de l’Europe ? Nul ne peut en douter ».

Outil puissant de la construction d’une Europe forte et solidaire ? L’ « outil puissant » est en état de faiblesse, l’Europe n’a pas été solidaire mais source de division et d’échec. Belle prospective.

Et belle réussite pour la France que de « transformer l’entreprise publique Aérospatiale en une société franco-allemande, société au nom anglais logée à Amsterdam ». C’est ce qu’acceptèrent MM. Jospin et Strauss-Kahn celui-ci ayant reçu la mission de négocier avec les Allemands la capitulation française.
En 1999, ainsi qu’on l’a vu, le Premier ministre avait proclamé « le caractère équilibré de l’actionnariat stable et de long terme ». En fait de stabilité, à la fois Lagardère et DaimlerChrysler réduisent leur participation, la Grande-Bretagne se retire du capital, si bien que « l’actionnariat n’a été ni stable ni de long terme ». C’était un peu osé de la part de MM. Jospin et Strauss-Kahn que de fonder le succès d’une entreprise scientifico-technique sur un groupe  de presse français et une firme germano-américaine d’automobile. Et le pari a été perdu. Aux contribuables de remédier à ce désastreux gâchis et aux candidats à la présidentielle de profiter de l’aubaine en multipliant les déclarations démagogiques et les apparitions à la télévision afin de quêter des voix. Mais le mal est fait. Aux contribuables de panser la plaie.

En vingt-cinq ans la France a perdu – définitivement – la place éminente qu’elle occupait dans le domaine aérospatial. La stupide politique du tandem Mitterrand-Hernu visant la réalisation d’un avion de « combat européen » a abouti aux succès commerciaux d’un appareil anglo-allemand, l’Eurofighter et à la généralisation en Europe d’avions américains F 16 et F 35 et cela pour la durée du siècle. Au détriment des études et de la production françaises qui avaient gagné plus de la moitié du marché mondial, avec une trentaine de pays acquéreurs. Quelque 3000 techniciens de haut niveau, près de 200.000 spécialistes qui en vivaient ont dû en venir à de pénibles reconversions…
Mais, après tout, les Français, qui en ont vu d’autres, s’accommodent du choix politique qu’ils ont fait. Ils sont prêts, d’ailleurs, à en faire, à nouveau, d’aussi malheureux.

Jaloux, voici cinq siècles, Charles Quint disait déjà : « Aucun pays n’a plus fait pour son malheur que la France et, pourtant, tout lui a tourné à bonheur ».

 A condition de ne point lasser le bonheur. » ...

 

 

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18.12.2008

Chômage technique chez FAURECIA

L'usine  d'équipements automobiles  Faurecia de Redon et de St Nicolas de Redon annonce une période de chômage technique du 5 décembre au 7 Janvier 2009 puis d'autres semaines chômées au 1er trimestre 2009 .

Fournisseur principal des usines Peugeot et Citroen elles-memes condamnées au chômage partiel après l'effondrement des ventes de véhicules ,Faurecia est victime de l'effet domino et de l'écroulement de l'industrie automobile .

 

Le Front National du Morbihan ainsi que celui d'ille et vilaine  et de Loire Atlantique  apporte son soutien aux salariés  de Faurecia qui sont les victimes de l'irresponsable politique économique du  gouvernement  et de l'ultralibéralisme de Bruxelles .


Il appelle les travailleurs français écoeurés par l'incurie du pouvoir ,à sanctionner dans les urnes ,lors des élections européennes , les partis de l'Etablissement ,principaux responsables de leur calvaire .
                                                                                    

 

Le Front National du Morbihan

09.05.2008

La désindustrialisation en France n'est pas une fatalité

 

 

Ces douze derniers mois, nous avons "perdu" plus de 40 000 emplois dans nos industries nationales. Où avions nous donc la tête? Monsieur le Premier ministre Fillon a eu beau rôle de déclarer il y a quelques semaines que la sidérurgie représentait pour la France un enjeu "stratégique". Belle démonstration qui prouve une fois de plus que le ridicule ne tue plus depuis bien longtemps. C'était là une occasion de lui rappeler que l'Etat s'est totalement désengagé de la sidérurgie depuis 1995 et qu'en 2006 il a sans soupir laissé filer Arcelor, un des fleurons de la sidérurgie française, chez le groupe "anglo-indien" Mittal, après avoir soutenu ce secteur à coups de milliards entre les années 1970-1980. Pour s'en dégager par la suite… sans s'apercevoir que ce secteur redevenait des plus rentable!

En l'an 2000 nous comptions près de 110 000 entreprises exportatrices. Aujourd'hui elles ne sont plus que 98 000. Et ce ne pas le fait de rachats et fusions…
Certains chiffres évitent de longs discours: La Lorraine a "perdu" 5000 emplois industriels depuis 2006, et pour faire bon poids, plus de 26 000 emplois en 8 ans. (Chiffres du conseil économique et social de Lorraine).

Certes… Mais posons nous la question de savoir pourquoi l'Allemagne ne connaît-elle pas la même crise ?

L'industrie allemande est florissante contribuant pour une grande part aux 200 milliards d'euros d'excédents commerciaux, alors que nous affichons un déficit de plus de 40 milliards…

Nos politiciens roucoulent en récitant de baux et "gros" contrats obtenus par "nos" poids lourds: Airbus, Areva, Alsthom et autres… alors que l'Allemagne obtient ses résultats grâce aussi à un fort tissu de PME "industrielles", performantes et innovantes ( Machines-outils par exemple). Et l'euro n'entame pas la santé de ces PME allemandes…

Depuis combien de lustres nos politiciens claironnent-ils que nos PME sont l'avenir?
A-t-on vu poindre une véritable politique industrielle "globale" en France?
Ce thème est sans cesse lancé mais à ce jour nous attendons toujours que les lignes directrices et les lignes de force soient posées…

Conflits idéologiques obligent…

Tous les observateurs sensés admettent qu'il faut sortir de toute urgence des positions extrêmes: "Tout libéral" contre "Patriotisme économique".

Dans cette crise, l'Etat, l'Etat dans sa définition la plus noble et la plus authentique, a un rôle important à jouer. Il dispose de leviers d'intervention puissants. Faut-il encore qu'il définisse une vision globale de la politique industrielle à tenir et qu'il prenne la mesure de la dimension industrielle portée par les grands enjeux de société comme l'environnement, la santé et autres…

Il n'est plus question de subventionner, presque toujours à pertes…, de raisonner en terme de bassin d'emplois, voire de seuls secteurs, mais de prendre conscience que sans une "pensée et des actions globales" nous sommes condamnés à régresser.


Ces grands choix doivent échapper aux arrière-pensées électorales...