28.08.2008

RSA:le gouvernement plombe encore les classes moyennes !

 

Après des mois de tergiversations, Nicolas Sarkozy a finalement décidé que le « revenu de solidarité active » – qui doit succéder notamment au RMI à compter du 1er juillet 2009 – sera financé par une nouvelle taxe de 1,1% des revenus du capital. Le chef de l’Etat, qui devait l’annoncer jeudi à l’occasion d’un déplacement à Laval, l’a confirmé la nuit précédente, confirmant ainsi les rumeurs qui circulaient depuis quelques jours.

Concrètement, les revenus du capital, taxés jusqu’ici à 11%, le seront désormais à 12,1% ; ce qui devrait suffire, selon les calculs élyséens, à financer l’intégralité du milliard et demi de crédits supplémentaires, destiné, en année pleine, au RSA. Le quel doit bénéficier, toujours selon les mêmes calculs, à quelque 3,7 millions de ménages.

Qui dit capital, ne dit pas nécessairement riche. D’autant plus qu’il y a toujours le bouclier fiscal… En réalité, c’est la classe moyenne qui sera la plus touchée, puisque la nouvelle taxe portera sur l’assurance-vie (douze millions de personnes), les actions (et donc les PEA – un Français sur six), et les revenus fonciers, payés par quatre millions de foyers (et notamment les agriculteurs).

Bref ! ce sont en quelque sorte les moins riches qui sont appelés – une fois de plus… – à la rescousse pour aider les plus pauvres. On nous promet, et ce n’est sans doute pas la dernière fois, que cette mesure va augmenter le pouvoir d’achat de « tous les Français, à commencer par les plus modestes ». C’est du moins l’assurance qu’a voulu donner Chantal Brunel, porte-parole de l’UMP, en expliquant que cette nouvelle taxe n’était « ni une facilité, ni un plaisir » – notamment, Madame, pour ceux qui vont avoir à l’acquitter… – pas plus qu’une « fin en soi », mais un « moyen ».

Mais comment croire à cette promesse récurrente du pouvoir d’achat, quand on viole celle, électorale il est vrai, d’une baisse des impôts ?

Ce faisant d’ailleurs, le chef de l’Etat prend à contre-pied sa majorité, et sidère davantage la gauche qui ne sait plus trop quelle politique lui opposer…

Le patronat aussi a du mal à digérer la nouvelle. Laurence Parisot, la présidente du MEDEF, souligne qu’il eût mieux valu financer le RSA avec les ressources disponibles – mais lesquelles ? – et ajoute que « créer une taxe supplémentaire n’est pas un bon principe ».

Sur ce point, tout le monde, hormis certains des idéologues socialistes, semble d’accord. Il y a, dans cette manière de définir la solidarité, quelque chose qui heurte. Il est vrai que le mot est de ceux qu’on emploie volontiers, à condition d’en ignorer la pratique. Mais la ponction obligatoire a aussi quelque chose de choquant, et qui est bien loin de la gratuité de la charité. Il y manque le don – un terme qui a disparu des dictionnaires des milieux d’argent.

Mais, au-delà de toute considération, la manœuvre Sarkozy, en cherchant à piéger une nouvelle fois la gauche, pourrait bien n’être qu’une fuite en avant. Bien malin qui pourrait dire aujourd’hui si les plus pauvres trouveront, par ce biais, une réinsertion dans le milieu du travail. Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’une pratique trop continue de la taxation pourrait bientôt faire basculer la classe moyenne, ou du moins une bonne partie, dans le camp de la pauvreté. Et qui alors financera ?

OLIVIER FIGUERAS

 

 

Pendant ce temps, dans les pays occidentaux, la croissance économique se traîne. Les Etats-Unis, malgré des exportations records facilitées par le maintien d’un dollar faible par rapport à l’euro et au yen, auraient connu une croissance quasi - nulle au cours deux premiers trimestres. Et le FMI vient d’annoncer que dans la zone euro la croissance serait seulement de 1,4 % en 2008 et 0,9 % en 2009. C’est pourquoi, dans de nombreux pays, des plans de relance sont organisés par les gouvernements, quelques soient leur couleur politique. C’est ainsi que le gouvernement américain a injecté 155 milliards de dollars dans leur économie sous forme de diminutions d’impôts et de subventions diverses. L’Espagne, qui en est à son troisième plan de relance en cinq mois, a versé un chèque de 400 euros à chacun de ses contribuables et s’apprête à racheter des terrains aux promoteurs en faillite afin d’y construire des logements sociaux. La France, pour sa part, n’a pris qu’une part modeste dans cet effort, puisque les crédits d’impôts et les subventions diverses qu’elle a voté jusqu’à présent ne s’élèvent qu’à 7,7 milliards d’euros. Mais elle a complètement brouillé la donne en indiquant il y a quelques jours que le surcoût du Revenu de Solidarité Active ( « R.S.A. »), complément de salaire qui sera versé à certains salariés reprenant le travail alors que jusque - là ils touchaient des allocations type RMI, serait financé par une nouvelle taxe de 1,1 % sur les revenus des placements et du capîtal. Cette mesure, qui fait grincer des dents chez les députés U.M.P., n’a aucun sens au niveau de l’économie. En instituant cette taxe, la France marche a contre-courant des plans de relance pratiqués dans tous les pays, puisque cette mesure sera totalement neutre sur le plan économique, l’argent injecté dans l’économie par le RSA étant repris par l’argent soutiré par ce prélèvement supplémentaire. Il y a du Gribouille dans l’esprit des techniciens des finances… En tous cas, il est clair qu’on s’éloigne des promesses électorales de Nicolas Sarkozy. Apparemment, la baisse des prélèvements obligatoire en France – qui sont pourtant parmi les plus élevés du monde – n’est plus à l’ordre du jour chez les "princes" qui nous gouvernent !

G.P

 

27.08.2008

Financement du RSA

 

Communiqué de Wallerand de SAINT JUST

Vice-Président du Front national

La capacité de Nicolas Sarkozy à se renier est immense : pour financer cette usine à gaz qu’est le RSA, N. Sarkozy a décidé de taxer les revenus du capital. Il suffit de consulter le « tableau de bord de suivi des engagements » (sic) sur le site internet de l’UMP pour se rappeler que la promesse du candidat Sarkozy de baisser les prélèvements obligatoires de 4 points du PIB sur 10 ans a été renouvelée à Mme Lagarde dans la lettre de mission que le Président lui a adressé le 11 juillet 2007. Cette taxation supplémentaire intervient alors qu’en 2007, le montant des prélèvements obligatoires est en France de 43,5% du PIB, en Europe de 39,9%, aux USA et au Japon de 27%...

 

15.04.2008

Déficit de la sécurité sociale

 

 Après le déremboursement de certains médicaments, la mise en place le 1er janvier 2008 de quatre franchises non remboursées par l’assurance maladie sur les premiers euros dépensés chaque année en examens biologiques, consultations médicales et hospitalisations, le gouvernement entend laisser à la charge des seules mutuelles le remboursement des produits optiques.

Pour réduire le déficit abyssal de la Sécurité sociale, le gouvernement frappe une fois encore les Français au portefeuille au moment où la baisse du pouvoir d’achat et la crise économique plongent des millions de nos compatriotes dans le désarroi.

Le Front National dénonce une mesure dérisoire qui de l’aveu même de la Caisse nationale d’assurance maladie représentera une économie de 190 millions d’euros sur un déficit de la Sécurité sociale qui devrait être compris entre 4,6 et 6,2 milliards d’euros en 2007.

Pour réduire les déficits, le gouvernement devrait commencer par mettre fin à la scandaleuse Aide médicale d’Etat accordée aux clandestins qui depuis 2000 a coûté 1,2 milliards d’euros aux contribuables français...