08.03.2009
Un exemple du suicide collectif de la France
A moins de taxer François BENARD de menteur, tout un chacun peut comprendre le chagrin d'un homme qui s'est donné corps et âme à la réussite d'un projet générant de la richesse non seulement pour lui-même, ce qui est parfaitement légitime, mais aussi pour les autres à tous les niveaux de la société.
En l'occurrence, la responsabilité du politique qui n'a pas su concevoir les potentialités de la Guadeloupe, comme d'ailleurs de la Martinique, de la Réunion et de la Guyane, est gravement engagée et relève même, à mes yeux, d'un assassinat politique dont les DOM risquent fort de ne pas se remettre.
Devant un tel exemple, qui ne doit pas être isolé, nous ne pouvons que ressentir une grande colère envers ceux qui, aujourd'hui encore, refusent de voir la réalité en face et, surtout, se montrent incapables d'innover pour essayer de redresser une situation qui ne va pas manquer de s'étendre à toute la France.
Lettre d'un Béké entrepreneur
Blanc métropolitain, mais guadeloupéen depuis 1970 (j’avais 7 ans), ma scolarité : Anquetil, Raizet, Carnot puis Baimbridge pour le bac. Ensuite direction Lyon pour des études d’ingénieur et ensuite un 3eme cycle de management et Marseille ; puis 10 ans dans une PME marseillaise pour acquérir de l’expérience professionnelle.
En 1998, je suis revenu « au pays » pour créer une entreprise dans le domaine du tourisme et dans le secteur des nouvelles technologies. Ma motivation : « Prouver qu’il est possible de créer de la valeur en Guadeloupe, créer de l’emploi guadeloupéen, développer une entreprise dans les nouvelles technologies, et ne plus parler du tourisme antillais en terme de potentiel, mais en terme de richesse créée ». Aujourd’hui cette entreprise a développé un savoir faire unique au monde.
En 1999 j’ai obtenu le prix de l’entreprise innovante du Ministère de la Recherche (Ministre Monsieur Claude Allègre) parmi 3.000 candidats ; en Octobre 2008 le jury du magazine « Inter-Entreprises » me faisait l’honneur de m’élire manager Antilles-Guyane de l’année. Commentaire de Mr Arconte de la Direction du travail en Guadeloupe « je n’ai jamais lu un rapport de mes services aussi élogieux sur une entreprise guadeloupéenne ». Il faut dire qu’avec mes équipes, nous avons toujours été fier de porter haut les couleurs du tourisme antillais, de créer des emplois directs et indirects, et de créer de la richesse de la valeur ajoutée partagée par tous. Il faut dire que nous appliquons toute la convention collective des agents de voyages, et que les salaires de l’entreprise sont en moyenne 30% plus élevés que ceux de la métropole ; il faut dire que nous avons distribué au titre de l’exercice 2007 près de 70.000 euros de participation aux salariés…et pourtant nous allons mourir !
A cette date l’entreprise comptait 65 salariés à Saint-François, et en janvier 2009 nous avons réalisé 30% de croissance par rapport à l’an passé. Je m’apprêtais à embaucher 5 personnes de plus, à investir encore plus car le tourisme guadeloupéen repartait après 10 années de galère.
En 5 semaines nous avons annulé plus de 2.000 touristes en Guadeloupe et Martinique, nous avons remboursé plus d’1 million d’euros à nos clients, nous avons perdu plus de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires, plus de 500.000 euros de marge brute ; le nombre de clients nous sollicitant pour des séjours aux Antilles est passé de 700 par jour à moins de 200 jours. La haute saison touristique est désormais derrière nous, et nous abordons les ventes de la basse saison (de Mai à Septembre). Il est désormais certain qu’au-delà des pertes accumulées depuis 5 semaines, les 6 mois à venir seront catastrophiques ; non seulement l’entreprise ne s’en remettra pas, mais des centaines d’emplois vont être supprimés dans les hôtels, restaurant, loueurs de voitures, loueurs de bateaux, excursionnistes … (combien parmi les 12.000 salariés du tourisme ? il suffira de regarder les chiffres entre Mars et septembre prochain).
Alors cette semaine je m’apprête à licencier les 10 premiers salariés de l’entreprise, parmi eux les contrats de formation, professionnalisation, les CDD que nous aurions dû et pu embaucher si on nous avait laisser faire notre métier de créateur de valeur et de richesse. Je sais aussi que ce sont les 10 premiers et que je serais contraint de continuer pour préserver le reste, puis continuer …etc jusque la fin !
Oui je pleure, je pleure d’incompréhension fasse à un suicide collectif, je pleure de voir la classe politique locale muette, invisible face au désastre social qui s’annonce, face aux milliers de chômeurs qui vont grossir les rangs de l’ANPE et les bureaux des pleurs de leur collectivité. Je pleure de voir tous ces politiques venir donner des leçons. Madame Royale vous qui affirmez « …ne me dites pas que les entreprises ne peuvent pas augmenter les salaires de 200 euros ! » alors montrez nous l’exemple du haut de votre poste de Présidente de la Région Poitou Charente, « ne me dites pas que la Poitou Charente ne peut pas le faire ! » et d’ailleurs que toutes les régions socialistes de France nous montrent l’exemple puisque c’est si facile.
Votre inconséquence et démagogie récupératrice privent les guadeloupéens de la fierté de créer leur propre développement et générer leur propre richesse. Il est de la responsabilité du politique de légiférer sur la juste répartition de la richesse ! Cela passe par les textes de toutes natures (et il en existe de nombreux) , mais pas par les accusations généralisantes, infondées, irresponsables et par l’émotion à 2 euros.
Je pleure de voir que la seule façon que nous avons de distribuer de la richesse, c’est d’emprunter, c’est par la dette des collectivités locales, de l’état; dette dont nous allons ‘courageusement’ léguer à nos enfants.
Dans mon métier qu’est le tourisme, je rappelle que la Barbade, Etat indépendant située à 600 kilomètres de la Guadeloupe, étant 4 fois plus petite que la Guadeloupe, ayant 2 fois mois d’habitants, accueil chaque année 1,2 million de touristes générant 1,2 milliards de recettes par an !
La Guadeloupe accueillent à peine 400.000 touristes générant à peine 400 millions d’euros. Alors voilà 800 millions d’euros par an, qui sont ni des subventions, ni de la dette, ni de l’emprunt, ni du RMI, ni du RSA, ni « déchoukage » d’une communauté, ni de l’appauvrissement des entreprises, ni des bons sentiments, ni des « y a qu’à, faut qu’on ». Il s’agit de travail de réflexion, de compétence, d’ambition, de stratégie, de qualité, de management de motivation de salariés…. Mais face à cela nous offrons les carcans administratifs aussi bien de l’état que de la région, et le dogmatisme syndical.
Au lieu de cela nous en Guadeloupe fermons des hôtels depuis 10 ans : (Anse de Rocher, Marissol, Kayé-Là, Domaine de Malendure, Petite Anse, Plantation sainte-Marthe, Callinago, Méridien/Kalenda, Hôtel Tropical, Royal Caraïbes, Village Raisin Clair, Le Hamak,…), et plus récemment pour des périodes provisoires ou définitives : Le Manganao, le Club Med, Pierre et Vacances !
Alors oui je pleure face aux licenciements que l’on m’oblige à faire alors que je pourrais créer des dizaines d’emplois et générer des dizaines de millions d’euros de richesse à distribuer, parce que les Hommes modernes (tous tant que nous sommes, chef d’entreprise, politiques, syndicalistes, journalistes, simples citoyens !) préférons la facilité de lieux communs au travail, à la compétence, au dialogue, à la réflexion, A 0 l’innovation !
Notre société est capable de créer ses nouvelles idoles en la personne de nos footballeurs multimillionnaires, mais jette « aux chiens » les entrepreneurs, créateurs de valeurs, de richesses, d’emploi alors qu’ils prennent des risques financiers pour eux et leur famille ; on les jette « aux chiens » avec une seule formule lapidaire « pwofitasyon ».
Messieurs les syndicalistes fonctionnaires, hommes et femmes politiques biens pensants, vous voulez distribuer de la richesse : or, vous la détruisez ; vous voulez moins de chômeurs, or vous les créés ; comment pourrais-je ne pas pleurer de colère, d’incompréhension et d’impuissance !
Je veux me battre pour créer de la richesse et je suis enchaîné, je veux me battre pour créer des emplois et je suis enchaîné, je veux me battre pour la Guadeloupe, mon pays « sé ten mwen .. . » aussi!), et l’on me suicide !
François BENARD
Nouvelles Antilles
Manager Antilles Guyane 2008
18:20 Publié dans Programme de la gauche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grèves, programme de la gauche, fausse droite
19.02.2009
La Guadeloupe: insurrection attisée par la gauche et Besancenot
Sédition, insurrection, guérilla…
Comme on pouvait aisément le prévoir, la tension en Guadeloupe, entretenue depuis maintenant 30 jours par les syndicats, les partis de gauche et quelques groupes extrémistes, dégénère en actes de violence : exactions, pillages, saccages, incendies de voitures, barrages improvisés selon l’humeur des manifestants. Et depuis quelques jours, des mouvements de guérilla bien organisés, conduits par des petits groupes extrêmement mobiles et décidés, qui harcèlent sans répit les policiers. Fermé mardi matin, ce qui aggrave encore la paralysie de l‘île, l’aéroport de Pointe-à-Pitre essaie de rouvrir de façon sporadique, entre deux manifestations.
Le reporter du Figaro constate : « Les jeunes des quartiers, qui se tenaient à carreau depuis le début du mouvement, sont passés à l’action. » Ils sont passés à l’action parce que les dirigeants du LKP les ont incités à le faire. L’un de ces « jeunes » explique : « On communique par internet et on s’entasse dans des 4×4 pour monter sur les barrages plus vite que la police. » Téléphones portables et internet sont devenus aujourd’hui, en matière de guérilla urbaine, des atouts stratégiques indispensables.
Depuis le début des manifestations, les dirigeants du LKP tiennent d’ailleurs un double langage. Dans leurs discours officiels, ils appellent à manifester « pacifiquement ». Mais derrière cette vitrine légale, ils prêchent l’insurrection à des troupes de jeunes désœuvrés, qu’ils excitent avec des mots d’ordre haineux à l‘égard des métropolitains et des « békés ».
Pour souffler sur les braises de la sédition, les agitateurs du LKP peuvent compter également sur le soutien sans faille de l’extrême gauche. Le PCF et les groupuscules trotskistes organisent des manifestations de soutien et appellent de plus en plus ouvertement à l’importation du mouvement insurrectionnel en métropole. Les poètes de Lutte ouvrière espèrent ainsi transposer en France métropolitaine « un printemps de luttes » et « une grève générale ». Le médiatique leader du NPA, Olivier Besancenot, n’est évidemment pas en reste. Il se rendra lui-même vendredi à la Guadeloupe et à la Martinique avec plein de mèches à allumer dans sa musette de facteur. D’ores et déjà, il appelle tous les salariés, de France et d’outre-mer, à « prendre exemple sur les Antillais ». En attendant, des militants du NPA, tous formés à l’agitation clandestine dans les rangs de la défunte LCR, semblent très actifs en Guadeloupe et en Martinique, où ils s’efforcent de jeter de l’huile sur le feu.
Le patron des députés UMP Jean-François Copé et le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, ont pour leur part nommément accusé mardi Olivier Besancenot de vouloir « multiplier partout l’agitation, si possible violente ». Dans les années soixante, Guevara, l’icône de Besancenot, incitait les guérilleros d’Amérique latine à multiplier les « Vietnam » dans un grand front anti-Américains et anticapitaliste. C’est la stratégie que veut reprendre en quelque sorte, sur une échelle beaucoup plus modeste et à sa dimension réduite de nain politique, le guévariste Besancenot.
En se gardant bien de jouer aussi franchement les incendiaires, les socialistes vont, eux aussi, même si c’est sur la pointe des pieds, dans le sens des insurgés. Après des réactions initiales relativement discrètes, le PS vient de dépêcher deux délégations parlementaires aux Antilles et à la Réunion. Chef de la mission aux Antilles, le député Christian Paul a témoigné mardi « d’une situation sociale extrêmement dégradée » et appelé à une « négociation » pour trouver « des réponses spécifiques ». Ce qui s’appelle parler pour ne rien dire. Quant à la « situation dégradée », pas besoin de traverser l’Atlantique pour s’en rendre compte. Les téléspectateurs de métropole peuvent le constater, chaque soir, devant leur poste de télévision.
Michaux-Chevry : sénatrice et agitatrice
Alors qu’ils s’apprêtent à rencontrer aujourd’hui jeudi le président de la République, les élus d’outre-mer jouent la surenchère. La plus virulente de tous étant la sénatrice et ancienne ministre UMP Lucette Michaux-Chevry qui a proposé mardi sur Radio Caraïbes aux élus ultramarins de constituer « un front uni face à Nicolas Sarkozy ». Et d’asséner : « On ne peut pas continuer à gérer l’outre-mer comme si nous étions dans les colonies : c’est fini cette mentalité de paternalistes. » On croirait entendre Besancenot…
Mme Lucette Michaux-Chevry est une proche de Jacques Chirac. Est-ce en tant qu’ex-ministre chiraquienne qu’elle entend régler des comptes avec Nicolas Sarkozy ? Ses propos sont d’autant plus surprenants que la fille de cette sénatrice UMP boutefeu, « Marie-Luce Penchard », est conseillère à l’Elysée, « où elle est chargée de l’outre-mer ». Est-ce qu’elle conseille aussi sa mère ?
A moins que ce genre de déclarations, qui jouent sans retenue sur la haine du Blanc « colonialiste », ne soit l’illustration d’un double langage, et de sentiments à double face ?
Porte-parole adjoint de l’UMP, Dominique Paillé dénonçait mardi soir « les indépendantistes qui impriment une présence forte dans ce mouvement et qui souhaiteraient certainement en faire une agitation politique ». On fera remarquer au bon M. Paillé que cette agitation n’est plus seulement un souhait. Elle est devenue réalité.
Quant aux Antillais et Réunionnais, s’ils veulent suivre les indépendantistes sur « les chemins de la liberté », libre à eux. En leur rappelant quand même quelques chiffres. Taux de chômeurs en Guadeloupe : 55,7%. A la Réunion : 50%. En Martinique : 47,8%. Dans certains quartiers de Pointe-à-Pitre – où entre parenthèses 70% des habitants occupent des logements sociaux –, le chômage dépasse dans certains quartiers les 74%. Des chiffres à comparer avec ceux des îles indépendantes comme Saint-Domingue ou l‘île Maurice, où les prestations sociales étant beaucoup moins généreuses, les taux de chômage demeurent inférieurs à 10%.
Des chiffres que devraient méditer nos insulaires revendicateurs. Mais sur lesquels devraient aussi réfléchir les métropolitains.
JEAN COCHET
10:00 Publié dans Programme de la gauche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agitation d'extrême gauche, besancenot, lpk
21.01.2009
Les députés socialistes font la bronca
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Les députés socialistes font la bronca, chantent la Marseillaise au pied de la tribune comme pour faire acte de résistance patriotique, demandent la démission du président de l’Assemblée nationale et boycottent la séance des questions au gouvernement…
Spectacle dérisoire d’une Assemblée, devenue pour l’essentiel chambre d’enregistrement des décisions prises à Bruxelles, qui passe son temps à se disputer sur un droit d’amendement dont elle n’a plus l’usage pour ce qui concerne les trois quarts des lois…
On attend des députés français, non qu’ils chantent la Marseillaise en une si vaine occasion, mais qu’ils défendent concrètement la nation.
18:51 Publié dans Programme de la gauche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : députés de gauche, assemblée nationale



