20.09.2009

Dénoncez les élus qui attentent à la mémoire de la France !

 

Halte aux atteintes à la mémoire de la France !

Chaque jour apporte son lot de repentances.

Dans l’édition du 15 septembre 2009 du quotidien « La Croix », on apprend avec stupéfaction qu’une association bordelaise, « Diverscités », lance une campagne nationale destinée, selon son président, à « débaptiser les rues portant des noms de négriers».

Pour Karfa DIALLO, « on ne peut pas accepter la reconnaissance publique attribuée à des gens coupables de crime contre l’humanité ».

En ligne de mire, sont notamment visées les villes de Nantes, Bordeaux, La Rochelle et le Havre……

Quand arrêtera-t-on de manipuler l’Histoire de France en multipliant les anachronismes à des fins idéologiques ?

Plus que jamais, il nous faut refuser ce déni permanent du passé de la France et réaffirmer avec force notre attachement à son héritage historique, admirable à bien des égards.

De l’Ancien Régime à la République, la France ne doit pas avoir à rougir de son histoire qu’elle doit assumer dans son ensemble, dans ses heures glorieuses comme dans ses pages les plus sombres.

A trop vouloir la falsifier, les Français continueront à perdre tout estime à l’égard de leur patrie.

Il nous faut agir pour réhabiliter et préserver la mémoire de la France, d’abord pour elle-même mais aussi pour que les Français puissent, fièrement, enfin renouer avec leur histoire.

N’hésitons pas à dénoncer ces initiatives liberticides et à nous y opposer par tous moyens !

Karim Ouchikh
15 septembre 2009

 

Nantes la Honteuse ! Pensez donc, onze rues ou avenues porteraient le nom des Infréquentables !  Grou, Leroy, Colbert, Berthelot, Terrien et de La Fosse, Bourgaud-Ducoudray, Guillon ou Millet, Baudoin, Bernier…

 

Bordeaux l’Infâme ! La « Vile » Commerçante ne détiendrait-elle pas un record ? Les noms d’une trentaine d’enrichis par la Traite s’étaleraient sur les plaques de rues ou avenues de la Honte…
La Rochelle, Le Havre, en tremblent déjà. En cherchant bien la liste devrait s’allonger bien vite !

Pour soutenir ce prétendu travail de mémoire, « Diverscités » se pique d’histoire et propose aux bonnes âmes d’entrer dans la longue marche de l’esclavage. Une marche au cours de laquelle l’amnésie est le fil conducteur : le méchant « blanc » est la cause de tout !

 

http://www.diverscites.eu/histoire.html

 

 

 

 

Emus par les interventions politiques de plus en plus en fréquentes dans l’appréciation des évènements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs, nous tenons à rappeler les principes suivants :

L’histoire n’est pas une religion. L’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant.
L’histoire n’est pas la morale. L’historien n’ a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique.
L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité. L’histoire ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les évènements d’autrefois la sensibilité d’aujourd’hui.

L’histoire n’est pas la mémoire. L’historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confrontent aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L’histoire tient compte de la mémoire, elle ne s’y réduit pas.

L’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l’Etat, même animée des meilleures intentions, n’est pas la politique de l’histoire.

C’est en violation de ces principes que des articles de lois successives notamment lois du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 23 février 2005 ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites.

Nous demandons l’abrogation de ces dispositions législatives indignes d’un régime qui se dit démocratique !

 

La République Française, vertueuse comme il se doit, cette république, phare de la Civilisation, qui n’a de cesse depuis plus de deux cents ans de se poser en modèle à la face du monde entier, cette république dont se revendiquaient les bouchers du Cambodge et de bien d’autres paradis rase les murs…

Elle se complait dans ses défaites. Elle se met en frais pour témoigner de Trafalgar et met son drapeau en berne pour Austerlitz !

En d’autres temps, nous aurions pu en rire. Et nos amis, et ceux qui le sont moins, ne peuvent nous taxer d’une quelconque nostalgie napoléonienne…
Mais nous sommes de France, de toutes les Frances !

Nous sommes les héritiers de la bataille de Tolbiac et de celle de Vouillé. Nous avions le cœur léger à Bouvines. Nous avons craint le pire à Poitiers. Nous poussions fort sur le pont de Cocherel, avec les Bretons de du Guesclin !

 

Et que dire de nous devant Orléans, avec Jeanne La Pucelle ?
Nous sommes de toutes les victoires et de toutes les défaites de notre France.
Combien de larmes avons-nous versé à la mort du preux Bayard ?
Nous avons trinqué sans retenue à la santé du jeune duc d’Enghien après la victoire de Rocroi !
Nous avons pleuré avec la Palatine, sur les excès commis dans le Palatinat.
Nous avons tous été transpercés par les baïonnettes prussiennes au cri de "A moi, Auvergne"... lancé par le chevalier d'Assas à la bataille de Kloster-Kamp, et nous le pleurons encore...

 

Nous ne nous sommes pas dérobés à l’appel de « la Patrie en danger » et nous avons embrassé les vieux soldats qui ont refusé de brûler leurs vieux drapeaux.
Nous ne rougissons pas de Valmy ou de Fleurus.

Nous n’oublions pas que nous sommes aussi de la Saint-Barthélemy. Nous sommes de tout le Royaume de France. Nous n’effaçons pas de nos mémoires les sinistres cales des bateaux qui transportaient le « bois d’ébène ».

 

Nous ne renions pas la prise de la Smala d’Abd el-Kader. Nous levons nos verres à la santé du capitaine Marchand. Nous sommes de Fachoda.

 

Nous ne baissons pas les yeux à l’évocation de nos conduites héroïques ou misérables.

Nous n’avons jamais rêvé à un « homme nouveau » engendré par la République des vertus !

Nous sommes de Monte Cassino avec les Tabors, des Aurès aussi.

 

Un peu de nous a croupi dans les rizières et nous sommes aussi de Dien Bien Phu.

 

Nous aimons notre pays, nous l’aimons de tout notre cœur et nous acceptons tout son héritage.

Nous préférons, comme tout un chacun, certaines heures de son histoire plus que d’autres. Nous chérissons des héros qui ne sont pas nécessairement partagés par tous. Mais tous sont gens de France ! Et nous ne méprisons pas pour autant ceux qui sont honorés par d’autres...

Il faut s’aimer pour aimer autrui...

 

02.07.2009

Sarkozy se confie au Nouvel Obs: "je suis devenu plus tolérant" dit 'il ...

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Mea Carla, mea Carla, mea maxima Carla…

 

 

 

Voilà qui va enchanter Carla : Nicolas Sarkozy veut montrer son plus joli profil au Nouvel Obs. Et vas-y que je me repens et vas-y que je me contorsionne et vas-y que je te papouille et que j’essaie de te plaire.

« J’ai commis des erreurs », déclare le président de la République. Certes ! Nous sommes bien placés pour le savoir. Mais comme vous imaginez, ce ne sont pas toutes celles auxquelles nous pensons. Sa repentance, elle est destinée aux journalistes et au public du Nouvel Obs. Et pas à son électorat de droite qu’il a pourtant méthodiquement trahi. Son plus gros « scud » est pour la droite catholique, celle qui a défilé en 1999 aux côtés de Christine Boutin contre le PACS :

« Le problème de l’opposition aujourd’hui, c’est d‘être à ce point fermée. Nous avons connu cela nous-mêmes. L’erreur qu’a commise la droite à l‘époque du PACS ! c‘était ridicule et outrancier. On s’est trompé. J’en ai tiré les conséquences définitives. Jamais il ne faut se raidir. Jamais il ne faut se bunkériser. »

De ces « conséquences définitives » on peut s’inquiéter. Plus jamais désormais Sarkozy ne se laissera entraîner comme pendant sa campagne présidentielle sur le terrain des convictions et valeurs incarnées par la droite, sur le vague reste de racines et d‘éducation judéo-chrétienne dont il nous avait parlé il y a fort longtemps ou sur sa résistance à l’héritage de 68 ? « Avec l‘âge, confie-t-il au magazine, je suis devenu plus tolérant, plus ouvert, plus serein. » Il laissera tout « filer » désormais, de mères porteuses en adoption par les homos, d’ouverture à gauche en fusion politico-culturo-sentimentale avec la bande à Carla, de Bachelot en Morano, de Philippe Val en Frédéric Mitterrand ?

Sur Frédéric Mitterrand, il a ce couplet vibrant : « L’ouverture, Frédéric Mitterrand la caractérise magnifiquement. J’avais trouvé son livre La Mauvaise Vie courageux et talentueux. »

S’il l’avait seulement lu au lieu d‘écouter ce que lui soufflaient ses nouveaux potes bobos, Nicolas Sarkozy aurait été pétrifié, ne serait-ce qu’en bon père de famille, par la crudité et la nature des propos autobiographiques rapportés : la quête homosexuelle de Frédéric Mitterrand, chroniqueur régulier de Têtu, dans les bordels asiatiques ou marocains, le tourisme sexuel, la prostitution des adolescents dont il est le client, l’ambiguïté autour de la pédophilie (Présent du 26 juin). Alors que la lutte contre le tourisme sexuel et l’exploitation sexuelle de la misère des enfants des pays pauvres est une priorité  désormais pour la plupart des pays civilisés et que celle contre la cyberpédomanie s’intensifie, Nicolas Sarkozy nomme à un poste phare de son gouvernement, une personnalité qui a tenu à revendiquer de telles ignominies. Et il s’en vante : une ouverture « magnifique ». Et ce n’est bien évidemment pas (et surtout aux yeux du Nouvel Observateur !) l’une des erreurs qu’il confesse avoir commises.

Parmi celles-ci, il cite sa querelle avec Laurent Joffrin, le patron de Libération. Querelle selon lui qu’il n’aurait plus aujourd’hui parce qu’il a « beaucoup de considération » pour l’intéressé et parce qu’il a renoncé à son attitude de monarque élu… Repentance aussi, sur le « péché originel du sarkozysme », la soirée du Fouquet’s, le CAC 40, les patrons de presse amis, le showbiz, le yacht de Bolloré, le bling-bling ! Et là avec une rare élégance, Sarko met tout sur le dos de son « ex », Cécilia : « Cela correspondait à une époque de ma vie personnelle qui n‘était pas facile et où j’avais à me battre sur plusieurs fronts. Je n’avais pas attaché à cette soirée [NDLR : celle du Fouquet’s le soir de l‘élection présidentielle] une importance considérable. J’ai eu tort. »

Selon L’Express qui a annoncé la « révolution culturelle » du Président, désormais le soir des élections, comme pour les dernières européennes, Nicolas Sarkozy regarde Mort à Venise avec Carla Bruni… En pensant à Frédéric Mitterrand pour son prochain remaniement.

CAROLINE PARMENTIER

20.04.2009

Ségolène Royal, aussi repentante que Sarkozy

 

Ségolène Royal s’est trouvé un job à plein temps : elle s’est octroyé le ministère de la Repentance en tout genre et sous toutes ses formes. Quinze jours après son discours de Dakar, dans lequel elle demandait « pardon » à son auditoire sénégalais pour les propos tenus quelques mois auparavant dans la même capitale par Nicolas Sarkozy – ce dernier avait alors estimé que « l’homme africain n‘était pas encore entré suffisamment dans l’Histoire » – la présidente du Poitou-Charentes récidive. Elle présente cette fois ses excuses publiques, au nom de la France et des Français, à José Luis Zapatero. Motif : mercredi dernier, lors d’un déjeuner avec des parlementaires de divers horizons (sauf de l’horizon national), le chef de l’Etat aurait, selon le journal Libération, mis en doute sur le mode « ironique », l’intelligence du Premier ministre espagnol, le socialiste José Luis Zapatero. Propos aussitôt démentis par l’Elysée, ce qu’ont d’ailleurs confirmé la plupart des vingt-quatre parlementaires conviés aux agapes élyséennes, toutes tendances confondues.

Ces propos, recueillis par bribes par deux journalistes de Libération auprès de différents députés ayant eu le privilège de petit-déjeuner avec le président de la République, semblent en effet avoir été mal rapportés et surtout mal interprétés. Spécialiste des déclarations à l’emporte-pièce, Nicolas Sarkozy, qui doit se rendre avec son épouse en Espagne les 27 et 28 avril prochains, aurait en fait voulu plutôt rendre hommage à Zapatero, dans son style lapidaire : « Il n’est peut-être pas très intelligent. J’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle. » Cette pique visait évidemment Jospin bien plus que Zapatero. Les détracteurs de ce dernier ont en effet tendance à souligner chez lui un côté superficiel, ainsi que son manque de profondeur. Sarkozy voulait semble-t-il rebondir sur ces assertions, en suggérant que José-Luis Zapatero ne possédait peut-être pas l’envergure intellectuelle d’un Lionel Jospin, mais que, contrairement à ce dernier, il savait se faire élire et réélire. Qualité première pour un pragmatique opportuniste comme Nicolas Sarkozy. Il avait d’ailleurs poursuivi sa démonstration en faisant l‘éloge du président du Conseil italien. « L’important dans la démocratie, c’est d‘être réélu. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois. »

Comme le reconnaît un socialiste un peu plus intelligent que les autres, « ce n’est pas le président du gouvernement espagnol qui a été mis en cause par Nicolas Sarkozy. C’est plutôt, de la part de ce dernier, une prise à revers pour tacler les socialistes français ». Mais Jospin ne s’en offusque pas trop. Depuis sa défaite retentissante derrière Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, il s’est habitué à être traité de grand couillon.

Répercutés de façon approximative et sans doute maladroite par deux journalistes de Libération, qui, pour être précis, soulignaient l’ironie désinvolte et autosatisfaite de Nicolas Sarkozy, mais ne parlaient aucunement d’injures ou d’insultes, ces propos présidentiels ont néanmoins été ressentis de l’autre côté des Pyrénées comme méprisants.

C’est alors que Ségolène Royal, toujours à l’affût de la moindre occasion de faire parler d’elle, a cru bon de prendre sa plume larmoyante pour, une nouvelle fois, « s’excuser au nom de la France » des « propos injurieux » qu’aurait tenu selon elle Nicolas Sarkozy à l‘égard de José Luis Zapatero. Pas intelligent Zapatero ? Notre pleureuse nationale, que l’on surnommait jadis, au temps de sa splendeur sondagière, la Zapatera, a peut-être pris l’injure pour elle ? En tout cas, sa démarche inepte a prolongé en France l’onde de choc qui, jusque-là, était passée à peu près inaperçue du grand public.

Embarrassés plus qu’ils ne veulent bien le dire par cette nouvelle repentance intempestive de Madame Royal, les socialistes essaient de détourner la polémique vers une dénonciation du style de Sarkozy. Ainsi pour Benoît Hamon, porte-parole du PS, l’actuel président de la République se comporte dans les sommets internationaux « de manière parfois grossière et vantarde ». A quoi le sénateur-maire socialiste François Rebsamen renchérit : « Le Président doit avoir un comportement exemplaire. L’UMP devrait lui demander de maîtriser son langage. »

Une nouvelle forme de palilalie : la royalie !

Tandis que de leur côté les parlementaires UMP, déchaînés et ulcérés, tirent à boulets rouges contre l’ex-candidate socialiste à l‘élection présidentielle. Brice Hortefeux, ministre du Travail et vice-président du conseil national de l’UMP, a notamment déclaré que Mme Royal devrait demander « pardon » pour toutes ses « bêtises ». Avant d’ajouter : « Elle semble atteinte de palilalie, trouble de la parole dont souffrent les personnes répétant systématiquement le même mot. Nous venons donc de découvrir la “royalie”, nouvelle forme de palilalie, qui consiste à demander pardon à tout le monde et à tout bout de champ. »

« Commentaires machistes », ont aussitôt hurlé certains socialistes. A quoi le porte-parole de L’UMP Frédéric Lefebvre réplique : « Le PS insulte le président de la République, colporte des mensonges et, sous prétexte que c’est une femme qui le fait dans un nouveau délire, nous devrions rester sans réagir ? Ce qui est machiste, c’est la réaction des socialistes. »

Comme François Bayrou, Ségolène Royal est contrainte à exister sur la scène médiatique sans le soutien d’une structure politique solide. D’où la nécessité pour eux de se poser, en concurrence avec Olivier Besancenot, comme les opposants les plus déterminés à Nicolas Sarkozy. Mais alors que Bayrou le fait avec la rouerie consommée d’un vieux maquignon de la politique politicienne et un indéniable talent, Ségolène, en chute libre dans les sondages, semble, au fil des mois, perdre tout à la fois son sang-froid et les pédales. En 2007, du haut de la muraille de Chine, toute vêtue de blanc, elle nous avait parlé de bravitude. Depuis, elle est tombée dans la grotesquitude. Tandis que ses anciens partisans sont de plus en plus nombreux, eux, à se retrouver dans la lassitude…

JEAN COCHET