11.09.2009

La grippe A, un prétexte pour faire peur et vous vacciner...

 

Alors que la polémique bat son plein au sujet du vaccin (voir l’article de Caroline Parmentier), la stratégie prophylactique mise en place tous azimuts autour de la grippe A (H1N1) commence à faire tousser (autrement que par la contagion !) tant elle prend des dimensions totalitaires où se devine un Big Brother ni désintéressé ni inoffensif derrière des prétextes antiseptiques.

• Elle fait tousser par exemple certains magistrats alors qu’un projet gouvernemental envisage de bouleverser la procédure pénale en cas de pandémie : audiences pénales confiées à un seul magistrat (en violation du principe de collégialité), huis clos généralisés, mineurs envoyés devant le tribunal correctionnel, délais de prescription suspendus… Le Syndicat de la magistrature y voit un « dispositif liberticide », dénonçant la « volonté de créer  une justice d’exception par ordonnances gouvernementales, sans débat démocratique »

• Même si elle fait se frotter les mains des plus jeunes (non pas pour se laver les mains avec de l’eau oxygénée !), la décision de priver des centaines d’élèves d’école pour quelques grippés, par une fermeture systématique (pour une durée de six à sept jours) des classes ou des établissements touchés, elle fait aussi tousser parents d’élèves et enseignants alors que la maladie, certes contagieuse, est très peu pathogène. Au rythme de la contagion, on peut envisager une courbe exponentielle des fermetures. Pour Philippe Tournier, secrétaire général du SNP DEN (principal syndicat des chefs d’établissement) : « On leurre les familles lorsqu’on leur dit que les cours continuent avec la fermeture des classes. » On les leurre d’autant plus que les cours de substitution prévus sur les ondes télévisées font à nouveau s’interroger sur la mainmise de l’Etat en la matière…

• En France métropolitaine, jusque-là plutôt épargnée, comparée à des pays comme l’Angleterre, le nombre de cas de grippe clinique, estimé à 52 300 cas la semaine dernière (contre plus de 30 000 la semaine précédente), « dépasse légèrement » pour la première fois le seuil épidémique – 80 cas pour 100 000 personnes – selon le réseau Sentinelles de l’INSERM. « Il faudra attendre une seconde semaine pour confirmer le dépassement de ce seuil et valider l’arrivée de l’épidémie en France », précise le Dr Thierry Blanchon, responsable du réseau, qui souligne que tous les cas ne sont pas des grippes confirmées. Le nombre de cas de grippe (fièvre supérieure à 39°, signes respiratoires, courbatures) est « très supérieur à ce qu’on observe à la même époque habituellement » même s’il reste « loin des chiffres observés en pleine épidémie hivernale », ajoute-t-il.

• Mais il n’y a pas que la continuité de l’état des service publics qui est envisagée dans des scénarios catastrophe. La radio RTL tient à nous rassurer sans rire : elle a géré « sans panique » la maladie de Christophe Hondelatte, atteint de la grippe H1N1, car la station s’était « préparée à la gestion de cette situation », a indiqué un porte-parole de la station. Selon ce dernier, le journaliste s’est aperçu mercredi qu’il était atteint de la maladie alors qu’ils se trouvait à son domicile et ne s’est donc pas présenté à son travail. Présentateur en début de soirée de l’émission « On refait le monde » (sic), il a été remplacé par le journaliste Stéphane Carpentier, qui était présent sur cette tranche de RTL pendant l’été : quelle « gestion » ! Alors qu’un autre cas a été détecté au sein même de la radio, l’actrice Rachida Brakni, que Hondelatte devait invitée et qui est enceinte de huit mois, n’a pas été autorisée, par précaution, à entrer dans la station. Elle a réalisé son entretien depuis un véhicule d’enregistrement garé devant RTL. Les sept studios de la station sont régulièrement nettoyés et chaque intervenant dispose de ses bonnettes personnelles pour coiffer le micro qu’il utilise… Comme on souhaiterait que les présentateurs usent mentalement de « bonnettes » analogues pour préserver aussi leur discours de l’intox et d’une certaine psychose liée à un sida mental !

• On peut à cet égard rappeler les mots du P. Thomas Euteneuer (président de Human Life International) applicables à la France : « Lorsque les gens sont davantage perturbés par un virus que par le massacre à grande échelle des bébés, ils ont besoin d’un rappel à l’ordre (…). L’avortement tue davantage d’Américains en un jour que la grippe porcine en tuera dans ce pays. Prions pour qu’ils comprennent le message : la vraie épidémie qui ravage ce pays n’est pas la grippe porcine, mais le massacre des enfants par l’avortement – et l’histoire se souviendra de son rôle dans cette plaie moderne. »

REMI FONTAINE

26.08.2008

Et si l'on privatisait la sécurité sociale ?

 

 

 

Ce système n’a d’assurance que le nom, puisque dans un véritable système d’assurance les primes dépendraient du risque assuré et non des revenus, et que des compagnies d’assurance privées veilleraient à contrôler les gaspillages et les fraudes, qui affecteraient leurs résultats.

Ce contrôle n’est pas la préoccupation principale des employés des caisses publiques.

Appliqué intégralement, le système français de Sécurité Sociale aboutirait, comme le système économique communiste, à des catastrophes : les biens gratuits seraient gaspillés, l’offre ne suivrait pas la demande et des queues se formeraient ; un système parallèle de meilleure qualité et sans queues serait réservé à la « nomenklatura ».

On constate une partie de ces défauts dans notre système : nous avons deux fois plus de lits d’hôpitaux par habitant et consommons deux fois plus de médicaments que des pays développés comparables, sans avoir de meilleurs résultats de santé.

Les arrêts-maladie, les transports en ambulance, les cures thermales sont abusivement gaspillés. Les hôpitaux publics ne savent pas gérer leur personnel et gaspillent leurs équipements. Ils sont moins bien gérés que les cliniques et autres hôpitaux privés.

Des systèmes spéciaux sont réservés à certains privilégiés : étrangers (aide médicale d’Etat), Rmistes (CMU), salariés publics pour lesquels le « tiers payant » est total.

Mais ce système n’est pas appliqué intégralement en France. Tous les biens et services de santé ne sont pas gratuits : les « tickets modérateurs » et « franchises » laissent un important « reste à charge » à la plupart des malades ; les remboursements de l’assurance maladie étant insuffisants, notamment pour les lunettes et les soins dentaires, des assurances complémentaires ont été créées, dont certaines fonctionnent selon le principe des assurances privées. Ces assurances complémentaires se développent d’ailleurs plus vite que les dépenses totales de santé. Depuis 2001, leur taux de croissance est voisin de 8 % l’an.

N’osant pas remettre en cause l’ensemble du système, le gouvernement a entrepris de donner plus d’importance aux assurances complémentaires, notamment pour le contrôle des fraudes et gaspillages.

C’est une démarche dans la bonne direction. Mais, par peur des réactions des étatistes, cette démarche est faite avec beaucoup de prudence, en privilégiant les mutuelles au détriment des assurances privées, et en levant un impôt supplémentaire d’un milliard d’euros sur ces assurances complémentaires.

L’opposition socialiste crie à la privatisation. Comme si elle avait oublié que le gouvernement de Lionel Jospin a, à lui seul, plus privatisé que les deux gouvernements réunis d’Edouard Balladur et d’Alain Juppé, et plus également que les deux gouvernements réunis de Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin.
Elle pourrait donc logiquement penser qu’une privatisation plus avancée de notre assurance maladie (caisses d’assurance et hôpitaux) serait bienvenue et rendrait notre système d’assurance maladie plus efficace, c’est-à-dire, à couverture égale, moins coûteux pour tous les salariés.

D’ailleurs une privatisation progressive est en cours dans beaucoup de pays européens : Allemagne, Suisse, Autriche, Pays-Bas notamment. Le choix de leur assureur santé est un droit dont les citoyens de ces pays commencent à jouir. Il apporte non seulement des contrats mieux adaptés aux besoins de chacun, mais un meilleur contrôle des fraudes et gaspillages, et des tarifs d’assurance plus bas pour tous.

Une telle rupture n’est pas encore à l’ordre du jour dans notre pays ...

 

« A chacun selon ses besoins ; de chacun selon ses moyens ». Tel est le principe qui régit notre système d’assurance maladie depuis 1945. Ainsi les prestations sont théoriquement les mêmes pour tous les malades, et en principe gratuites, les cotisations sont proportionnelles aux revenus, et l’assurance est gérée par des caisses publiques.

07.06.2008

Fermeture de la maternité et des urgence à l'hôpital de Carhaix.



 La fermeture de services publics en milieu rural sur des critères de  rentabilité immédiate  participe d’un véritable déménagement du territoire.C’est l’abdication du politique devant la logique du profit.

Daniel BERGERON