15.01.2009
En france, service public rime avec "sévices publics"!
Bastion trotskiste :
Les syndicats rouges piétinent le service minimum et les droits des voyageurs mais obtiennent gain de cause de la direction !
Le chaos de Saint-Lazare signe l‘échec cuisant du service minimum et sa totale inefficacité. Et ça énerve beaucoup Sarkozy. Service minimum pourtant arraché de haute lutte. Celui qui déclarait « maintenant quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit », a bonne mine. Personne ne s’en aperçoit… sauf un demi-million d’usagers restés à quai ou derrière des grilles !
La loi sur le service minimum dans les transports terrestres, promesse de campagne de Sarkozy et votée dès l‘été 2007, est censée empêcher la prise en otage des passagers en imposant une concertation préalable entre syndicats et direction avant toute grève et une déclaration individuelle de chaque participant 48 heures avant le début d’un mouvement. Les voyageurs de Saint-Lazare ont goûté la parfaite mise en œuvre de cette garantie !
La réalité c’est que les syndicats-voyous comme l’a très bien écrit hier Jean Cochet, les syndicats trostskistes s’assoient sur le service minimum. La grève permanente est devenue la stratégie de Sud-Rail qui multiplie les conflits depuis six mois. Sud et ses juristes ont trouvé le truc : se jouant des règles du service minimum, ils organisent des grèves tournantes de 59 minutes qui désorganisent totalement la SNCF, empoisonnent les usagers et pénalisent peu les cheminots financièrement.
Le syndicat a engagé une guérilla contre la direction de la SNCF imposant sa loi terroriste au service public qui est censé justement appartenir au public. Leur terrorisme paie. Après l’arrêt sauvage de mardi qui a totalement paralysé les trains contraignant la direction à fermer la gare Saint-Lazare, les syndicalistes ont finalement été récompensés. Ils ont obtenu gain de cause. La SNCF a cédé. 84 conducteurs vont être embauchés pour faciliter le passage à la nouvelle grille horaire, ainsi que quinze agents de sécurité qui vont pouvoir tout de suite aller cotiser chez Sud-Rail et la CGT pour les remercier de leur travail de sabotage.
La CGT et Sud Rail rivalisent d’influence dans ce bastion rouge qu’est Saint-Lazare et se livrent à une démonstration de force avant les élections syndicales en mars prochain.
Les syndicats d’extrême gauche qui imposent sur leur fief leur totalitarisme rouge refusent de passer au « cadencement » des trains : 10% de plus de circulation des trains pour le confort des voyageurs, ce qui reviendrait à faire travailler quelques minutes de plus par jour ces rois fainéants tout-puissants du rail (pour reprendre une expression à la mode).
Le cas de Saint-Lazare est l’illustration une fois de plus de l’archaïsme des pratiques sociales en France. La raison, le bon sens, l’intérêt du pays, le service des usagers, les droits des voyageurs, le devoir d’Etat ne pesant strictement rien face à la pratique marxiste de la lutte des classes, du rapport de force et des actions sauvages. Etablie, ancrée, verrouillée, indéboulonnable. Tandis que les responsables politiques d’extrême gauche, qui tiennent les services publics français pour leur propriété, bénissent ces agissements de voyous. Sarkozy peut bien trépigner et se rouler par terre. Il n’y change rien.
CAROLINE PARMENTIER
12:54 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : service public, transports, sncf, trotskiste, fillon, sarkozy, laxisme du gouvernement
14.01.2009
Les gaucho-communistes de la SNCF à l'oeuvre
Saint-Lazare : un demi-million d’usagers pris en otages par des « piqués » de grève…
Après l’agression lundi soir d’un conducteur de train « par six personnes alcoolisées », un mouvement de grève « spontanée » – une spontanéité préparée de longue date et qui n’attendait qu’un prétexte pour se manifester – a paralysé mardi à Paris, à partir de 10 heures du matin, la gare Saint-Lazare et le trafic ferroviaire qui en découle. Fait sans précédent : la direction de la SNCF a fait évacuer par les forces de l’ordre des milliers d’usagers désemparés, furieux et parfois frigorifiés… « Par mesure de sécurité. » Certes : il est déjà arrivé que Saint-Lazare, lors d’une alerte à la bombe, soit partiellement évacuée. Mais jamais aussi totalement, et aussi longuement. Mardi, les images de cette gare devenue momentanément fantôme, semblaient surgir de la période dite des « heures les plus sombres de notre histoire ».
Cette journée « noire » – enfin, encore plus noire que d’habitude – survient après quatre semaines de perturbations liées à une grève de conducteurs. Des perturbations à répétition qui ont fait monter à son comble l’exaspération des passagers. L‘évacuation ordonnée par la direction de la SNCF était surtout dictée par la crainte que des usagers furibonds s’en prennent au personnel de la gare. Qui ne sont généralement pas les principaux responsables de la grève, ceux-ci étant planqués en ville, bien au chaud dans leurs bureaux d’apparatchiks syndicalistes aux portes solidement blindées.
Le motif de ces grèves qui, avant le pic de mardi, ont désorganisé le trafic pendant un mois ? Il réside dans une compétition, donc une surenchère dans les revendications démagogiques, entre la CGT et le syndicat ultra-gauchiste Sud-Rail, proche de la Ligue communiste. C’est ce dernier, adepte de la révolution permanente, qui est à l’origine des grèves de harcèlement. A Paris, tout comme d’ailleurs à Nice où une poignée d’activistes de Sud-Rail bloquent le trafic depuis dix jours. Au détriment des usagers pris une fois de plus en otages. Une expression que contestent évidemment les syndicalistes. Pourtant, si ces derniers ne mettent pas de revolver sur la tempe des usagers, ils leur font subir des désagréments qui ressemblent fort à des sévices. A tel point que certains n’hésitent plus à parler, à propos des services publics ferroviaires, de « sévices publics ». Ces syndicalistes ne molestent pas les usagers, mais ce qu’ils leur font subir relève toute de même d’une forme d’exaction.
« Y’en a ras le bol : entre les grèves, les incidents techniques, les agressions, il n’y a pas une journée, depuis décembre, sans qu’il se passe quelque chose de ce genre », criait mardi soir une jeune secrétaire résidant en banlieue, empêchée comme des centaines d’autres mères de famille de rentrer chez elle et d’aller récupérer ses enfants, retenus en otages eux aussi, dans quelque salle d‘école, attendant désespérément qu’un de leurs parents vienne les chercher. A côté de cette jeune femme au bord de la crise de nerfs, un employé de banque s’emportait également : « J’ai 55 ans et j’en ai marre d’aller bosser seulement lorsque les transports le veulent bien. »
Sud-Rail, syndicat voyou
Les agents d’accueil qui essaient de proposer des solutions palliatives sont écoutés avec méfiance. « Ils nous envoient gare du Nord chercher un train pour Amiens, avec une correspondance pour Rouen… En fait, leur but c’est de nous éloigner de Saint-Lazare. » Un habitué de la ligne, complètement désabusé, commente : « A l‘époque des trains à vapeur, on mettait 1 h 10 pour faire Paris-Rouen. En janvier 2009, on met beaucoup plus de temps. Et cela pour servir les intérêts du syndicat Sud qui veut battre la CGT aux prochaines élections professionnelles. » Des élections qui auront lieu dans trois semaines. Donc les cheminots de Sud mettent la pression.
Comme certains Etats terroristes, il existe aussi des syndicats voyous. De toute évidence, Sud-Rail est l’un d’eux. Ses méthodes relèvent d’une certaine forme de terrorisme. De terrorisme soft, peut-être, où le sang ne coule pas. Mais terrorisme quand même. Des usagers vont travailler chaque matin avec la peur au ventre. Pas seulement à cause de l’insécurité criminelle dont lundi soir, vers 19 h 45, un conducteur du RER a été victime à Maisons-Laffitte (ville plutôt résidentielle). Mais plus encore à cause de l’insécurité que certains syndicats font régner de façon récurrente dans les transports en France. « Qu’est-ce qu’ils me réservent encore ce matin comme mauvaise surprise », s’interrogent certains salariés, en se demandant s’ils pourront arriver à l’heure à leur travail. Ou si le soir, ils vont pouvoir rentrer chez eux.
Pour Fillon, « ce n’est pas grave » ...
La grève de mardi, aboutissement d’une guérilla grévicole qui durait depuis quatre semaines, marque bien sûr de façon éclatante l‘échec total du soi-disant accord sur le « service minimum » dont Sarkozy et Xavier Bertrand se vantaient. L‘échec, mais aussi l’imposture de leur politique. Le « service minimum », les usagers y ont eu droit quotidiennement durant quatre semaines, à raison de 59 minutes de grève chaque jour. Ce qui est largement suffisant pour leur pourrir « légalement » la vie. Pourtant, François Fillon trouve qu’une grève de 59 minutes, répétée chaque jour, comme le supplice chinois de la goutte d’eau, « ce n’est pas si grave que ça ». En revanche, notre Premier ministre juge « inadmissible » le mouvement de mardi. Tant que la grève ne touche que les usagers, « ce n’est pas grave ». Mais lorsque celle-ci prend des proportions trop médiatiquement visibles, elle embête le gouvernement et devient « insupportable ». La petite phrase de trop… Si ce gouvernement prenait une rouste aux prochaines élections, beaucoup de Français penseraient sans doute eux aussi, qu’après tout, « ce n’est pas si grave que ça »… Ce serait même bien mérité !
JEAN COCHET
12:33 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communistes, ligue révolutionnaire, sncf, transports



